‹ France (volume 5)Chapitre 21 sur 114 · CHU · texte numérisé non relu

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de Saiot-Bejf^-aur-Loîjre au dixième siède; puis vienjt une traduction fort inexacte deJa vie de Charlemagne, par lôn secrétaire Éginhard; puis un fragmeot de la fausse clironique de l'arcbe?équeTurpin, où sont détaillés les 6its et prouesses du preux Roland.

Ibis cette partie de Touvrage est la (eule où se trouvent entremêles des détirés des romans du moyen âge.

reste est emprunté à nos anciens )rien8 qui ont écrit en latin, coml'auteur anonyme de la Fie de Louis itébonnaire; Suger ; les deux auteurs ^\ rie de Louis FH; Rigord; Guil- 16 le Breton ; Thistorien de Louis ; Guillaume de Nangis, auteur des de saint Louis et de PhUippe le rdif ainsi que d'une chronique qui réte à Tan 1301; enfin le premier itinuateur de ce même Guillaume )!faiigis, de 1301 à 1340. Jusqu'à je époque, les Chroniques de Saint- *T ne sont que la traduction fraude textes latins antérieurs , où intercalés de loin en loin des faits à d'autres sources, mais trop nombreux pour donner au récit 'es renferme le caractère et le méd'une composition originale. De 4e 134Q à Tavénement du roi en 1 350 , la rédaction devient ornent originale. L'histoire de années est fou vrage d'un moine Saint - Denis , qui écrivait avant Jbataille de Poitiers. Interrompu * fin du rè^ne de Philippe de Vace recueil fut longtemps abané, et ne fut repris que sous les V. Ce prince, suivant l'auteur [focellente notice déjà citée, char- "^JPierre d'Orgemont, chancelier de ie, de continuer ce grand travail; igistrat le continua en effet jus- 1375 ou 1377, et trèsnrobaolejusqu'à la mort de Charles V, I. A dater de l'avènement de W^ les Grandes chroniques it plus qu'une copie littérale de nre de Juvénal des Ursins jus- 1402, et de la chroniçjue de Jean tier pour les 20 années qui sui- Là rarrétent les manuscrits qui uatn de ttxte à 1^ première édi-

tion de ces chroniques publiée en 14d6. C'est seulement depuis qu'on y a ajouté les Fies de Louis XI ^ de Charles FUI et de Louis XU. Reproduit dans la. collection des historiens de France publiée par dom Bououet « ce recueil a été de nouveau publié séparément, il y a quelques années, par M. Paulin Paris, sous le titre suivant : Grandes chroniques de France, selon qu'elles sont conservées en téglise de Saint- Denis en France , Paris , 1839 et suiv., in-fol.

Chronique scandaleuse. —Lorsue Louis XV, usé par la débauche, ut devenu , comme son bisaïeul l'avait été dans sa vieillesse , un sultan inamusable, le lieutenant général de police imagina, pour ranimer son esprit épuisé , de faire recueillir par ses agents tout ce qui se passait d'amusant , d'impudique et de scandaleux , dans les petites maisons des grands seigneurs, dans les couUsses des théâtres et dans les mauvais lieux de Paris. A ces documents il Ht joindre l'histoire des relations des plus illustres libertins avec les plus célèbres courtisanes, l'histoire des prêtres et religieux sur* pris dans des maisons de prostitution, etc^ Quand on manquait d'anecdotes , on en inventait , et tous les matins, ce dégoûtant rapport était présenté au roi, qui s'en amusait beaucoup dans son lit, et se plaisait à raconter a son lever, en présence de ses courtisans, les actes de libertinage que quelques-uns d'entre eux avaient commis la veille, et que, par un reste de pudeur, ils auraient voulu cacher.

Cette honteuse complaisance du lieutenant de police dura longtemps , et fournit assez de matériaux pour que de cette collection d'anecdotes impures on pût composer un livre qui eut , sous le titre de Chroniques scan» daleusesy trois éditions successives, en deux , trois et quatre volumes. Par un raffinement digne de l'époque , on attribuait ce sale ouvrage à un bénédictin , que cependant on ne nommait point. Ces archives de la dépravation des classes élevées peuvent servir à l'histoire des mœurs du dk-huitièinç

L'UNIVERS

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siècle; mais le proGt qu'on en peut tirer est loin de compenser le dégoût qu'elles inspirent.

Chypbe ( royaume de). Voyez Jé-

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