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de vive force , et fit prisonniers 7 officiers russes et 250 soldats. Le 10, dès le jour, Blucher, jaloux de réparer cet échec , dirigea sur Clacy les trois divisions du corps de Woronsow et les hussards du général Balck. Le général français laissa arriver la colonne d'infanterie jusqu'à une demi - portée de canon, et alors il la mitrailla tellement , qu'elle fut contrainte de chercher un refuge dans le bois qui est à gauche en avant du village. La cavalerie ne fut pas repoussée moins énergiquement, et six autres attaques de l'ennemi , faites dans le courant de la journée avec des troupes fraîches et plus nombreuses, n'eurent pas un meilleur succès.
Glagenfcrth (prise de). — Après les conobats de Tarvis et de Chiusa , trois divisions ayant traversé les gorges qui conduisent de l'État vénitien dans le Tyrol , campèrent à Vil- Inch. Masséna se mit en marche le 27 mars 1797. A une lieue de Clagenfurth, il rencontra l'armée autrichienne, la défit, entra dès le soir dans la capitale deJa Carinthie, et vit fuir devant lui les débris de l'armée du prince Charles.
CjLAiR ou Clbr (S.), né au commencement du règne de Clotaire II , sur les bords du Rhône, dans le village qui porte aujourd'hui son nom , fut abbé du monastère de Saint-Marcel de Vienne, en Dauphiné, le gouverna pendant vingt ans , et mourut vers l'an 660, Sa vie, ouvrage d'un anonyme , a été publiée par Mabillon et Bôllandus.
Claib (S.),, prêtre et martyr du neuvième siècle, naquit à Rochester, passa ensuite dans les Gaules , et s'établit dans le Vexin , où il acquit bientôt une haute réputation de vertu. Une femme éprise de lui n'ayant pu lui faire partager sa passion , s'en vengea en payant deux meurtriers qui Fassassinerent, vers l'an 894, dans un bourg ç|ui porte son nom , et qui est célèbre par le traité qui céda à RoUon la province de Neustrie.
Clairag « Clariacum, jolie ville de l'ancienne Guyenne , à 22 kil. de Mar-
mande, doit son origine à une célèbre abbaye de l'ordre de Saint-Benott,'dont la fondation remontait au huitième siècle.
Gérard Rousselle, abbé de Ciairac , embrassa, en 1527, laireligion protestante , et attira à sa nouvelle croyance une partie des habitants de la ville.
Les capitaines catholiques Lavalette, de Losse et Montferrand^, vinrent investir la place 'le 30 mai 1674 , et furent forcés de se retirer le 20 juin suivant , après avoir donné deux assauts inutiles. En 1621 , Louis XIII fit en personne le siège de Ciairac; la ville se rendit à discrétion après douze jours de tranchée ouverte. Le roi imposa aux habitants une contribution de 150,000 livres pour le rachat de leurs biens , et fit pendre quatre des princi-
Kaux chefs ; mais l'année suivante, les abitants firent main basse sur la garnison catholique, et se rendirent de nouveau maîtres de la place.
Claibaut (Alexis-Claude), né à Paris le 7 mai 1713 , partagea avec Euler et d'Alembert l'honneur d'être regardé comme l'un des successeurs immédiats de Newton dans la découverte des lois du système du monde. Son père , géomètre distingué lui-même, et associé de l'Académie de Berlin , dirigea de bonne heure son esprit vers l'étude des mathématiques. A douze ans , il présenta à l'Académie des sciences un mémoire remarquable , et à treize , il était en état de tenir sa place dans une société de savants et dWtistes ou figuraient la Condamine, Noilet, Julien Leroi. En 1731 , il fut jugé digne d'entrer à l'Académie ; mais comme il n'avait que dix-huit ans . on fut oblige de demander pour lui au roi une dispense d'âge. 11 est le seul pour oui cette formalité ait été nécessaire depuis rétablissement de l'Académie.
Ciairaut mourut à Paris le 17 mai 1765, âgé de cinquante - deux aûs Bailly, quYavait été son élève, a rendu, dans son Histoire de rastrmomie moderne, un juste hommage à sa.mémoire. Le morceau qu'il lui a consacre est un des plus éloquents qui soient sortis de sa plume. Les ouvrages de
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Glairaut sont , outre un grand nombre de mémoires publiés dans le recueil de rAcadémie : Recherches sur les cour»
bes à double courbure^ 1731 , in -4°; Éléments de géométrie, composés pour madame du Châtelet , 1741 , in-8" ; Théorie de la figure de la terre, 4743, in-8* ; Élémeràs d'algèbre, 1 746, in-8** ; Théorie de la lune y déduite du seul principe de t attraction , in-4° , 1752; Théorie du mouvement des comètes, 1760, in-8°.Tous ses ouvrages ont été plusieurs fois réimprimés ; les Éléments de géométrie surtout , et les Éléments d'algèbre, ont eu le plus grand succès.
Glaibon ( Glaire-Hîppolyte Leyris de la Toude) naquit, en 1723, à Samt- Wanon, petite ville de la Flandre française. On ignore le nom de son père', et tout ce qu'on sait de sa naissance , c'est que sa mère , accouchant aa bout de sept mois de grossesse, en temps de carnaval , Tenfant, qu'on n'avait pas crue viable , fut baptisée par un caré assisté de son vicaire , déguisés, l'un en Gilles, et l'autre en Arlequin, et qu'on avait eu grand' peine à trouver , occupés quMIs étaient à se divertir. Dès l'âge de douze ans, la vocation de la grande tragédienne se manifesta : on 1 avait menée au spectacle, et en rentrant elle déclara à sa mère qu'elle serait actrice. Dévote et acariâtre, celle-ci l'accabla de mauvais traitements pour lui faire abandonner une idée qu'elle considérait comme une inspiration du diable ; tout fut inutile, et la jeune fille lui dit un jour , avec cette énergie indomptable qui est un des signes des véritables vocations :
« Eh bien ! tuez-moi donc tout de suite, « car sans cela je jouerai la comédie. » Force fut enfin de céder , et mademoiselle Clairon , à peine âgée de treize ans, débuta dans les rôles de soubrette à la comédie italienne. Des tracasseries de coulisse la forcèrent ensuite de quitter ce théâtre , et elle alla à Rouen , où elle joua tous les rôles qui pouvaient convenir à son âge. De Rouen elle se rendit au Havre , et c'ei»t pendant ce voyage qu'un de ses camarades, dont elle avait repoussé l'amour, pu-
blia pour se venger un pamphlet infâme où il attaquait la jeune artiste dans son talent et dans son honneur.
Du Havre , mademoiselle Clairon alla à Gand , où elle fit partie d'une troupe destinée à jouer la comédie devant 1^ tat- major d'une armée anglaise qui menaçait alors la France; mais promptement dégoûtée de vivre au milieu des ennemis de son pays , elle échappa aux Anglais , qui , devmant sa résolution , la s'Urveillaient activement , et elle arriva à Dunkerque, où elle reçut un ordre pour débuter à l'Opéra. Elle y parut effectivement avec succès en 1743, et elle eût pu rester sur cette scène, dont sa belle voix la rendait digne , si un penchant irrésistible ne Peut entraînée vers la muse tragique.
Elle obtint un ordre de début pour la Comédie -Française; et celle qui jus-
gu«-là n'avait guère joué que les sourettes, s'engagea pour les premiers rôles tragiques. Elle joua Phèdre , et la Comédie-Française, si riche en talents à cette époque , compta une grande actrice de plus. Une discussion du duc de Richelieu et des comédiens, dans laquelle les derniers montrèrent plus d'honneur que le maréchal , la fit mettre en prison au FortVÉvêque en 1765. Elle n'y resta que cinq jours; mais , outrée de rinjustice qu'on lui avait faite, elle jura de ne plus reparaître sur la scène , et elle tint parole. Mademoiselle Clairon avait alors quarante-deux ans ; elle se retira près du margravexI'Anspach, dont elle devint la femme selon quelques-uns , la maîtresse selon d'autres. Elle y resta pendant dix-sept ans , et revint ensuite à Paris, où elle mourut le 18 janvier 1803, à l'âge de quatre-vingts ans.
Mademoiselle Clairon a fait faire un pas immense à l'art dramatique : c'est a elle que nous devons l'exactitude des costumes et le langage naturel qui a remplacé la diction notée dont nous avons parlé à l'article Champmeslé.
On a d'elle un ouvrage authentique ayant pour titre : Mémoires d'Hippo^ lyte Clairon y et réflexions sur l'art dramatique. On y voit l'importance et la dignité qu'avait à ses yeux la
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profession de comédien , professrion qu'elle aima toute sa vie , et qu'elle sut toujours faire respecter en sa personne.
Clairons, instruments à vent, en cuivre jaune , et qui remplacent les tambours dans les compagnies d'infanterie légère et dans les compagnies de voltigeurs de l'infanterie de ligne.
De toute antiquité on s'est servi d'instruments de diverse nature pour appeler les troupes , et leur indiquer , par des signaux convenus, les devoirs a rempHr ou les mouvements à exécuter. Il paraît qu'on employait autrefois à cet usage un instrument à vent qu'on appelait clairon , et qui fut remplacé, en 1347, par la caisse de tambour. (Voy. Tambour.) Depuis cette époque, ce dernier instrument fut seul en usage dans llnfanterie.
L'arrêté du 22 ventôse an xii et le décret du 2* jour complémentaire an XIII, portant création des compagnies de voltigeurs dans chaque bataillon d'infanterie légère et de ligne, affectèrent deux instruments militaires,au lieu de tambours, à chaque compagnie de voltigeurs. Ces instruments étaient de petits cors de chasse auxquels on donna le nom de cornet.
Après le licenciement de l'armée en 1815, et à l'organisation des légions départementales , toutes les compagnies d'infanterie indistinctement eurent deux tambours; mais, par une ordonnance du 18 décembre 1816, on remplaça les tambours par deux cornets dans les compagnies de voltigeurs. Une décision royale du 12 novembre 1819 supprima un des deux tambours dans les compagnies de carabiniers et de chasseurs des bataillons d'infanterie légère, et le remplaça aussi par un cornet. Enfln, un emploi de caporal -cornet fut créé par décision ministérielle du 29 mars 1820.
Après un essai de quelques années , Texpérience ayant démontré que le cornet était nuisible à la santé des hommes qui s'en servaient , et présentait d'ailleurs d'autres inconvénients pour le service, une ordonnance du 22 mai 1822 prescrivit son remplacement par
un autre instrument qui prit le nom de clairon. Toutefois , cet instrument ne commença à être employé que vers Fe commencement de Tannée 1828. Le clairon ne donne que cinq.notes, mais ces notes sont suf usantes pour l'exécution des 26 sonneries adoptées par les règlements. De ces 26 sonneries , quinze sont .affectées au service journalier des troupes, et 11 sont flus particulièrement consacrées aux manœuvres des tirailleurs. Le son de cet instrument a une très-grande portée, et s'entend très-distinctement, même au milieu du bruit des armes a feu.
Cette propriété a donné à M. Sudre Fidée (l'appliquer au clahron la phonographie^ ou langue musicale, au moyen de laquelle des ordres assez compliqués peuvent être transmis à une trèsgrande distance avec une célérité qui approche de celle que Ton peut obtenir avec le télégraphe. Des essais ont été faits dans cebuten présence de différentes commissions nommées par le gouvernement , et les résultats ont semblé répondre à ce qu'on en attendait. Cependant il ne paraît pas que le gouvernement ait riep fait depuis pour profiter de cette utile invention.
ClaiM-v^àI ( J. B.), célèbre acteur de rOpérà^ Comique, né à Paris vers 1740, exerija d^abord la profession de perruquier qui' lui donna l'accès des coulisses et lui fournit ainsi le moyen de reconnaître sa vocation. Mais ce fut surtout à sa jolie figure , à la distinction de sa tournure et de ses manières que Clairval dut les succès qu'il* remporta dans son emploi (Tamoureuœ.
Surnommé, pour ses bonnes fortunes , le Mole de la comédie italienne , il fut l*un des principaux soutiens de la musique des Philidor , des Wonsigny et des Grétry. Quand l'âge eut affaibli ses moyens, on fit sur lui cette épigramme :
Cet acteur miiiaudier et ce chanteur sans voix Écorche les auteurs qu'il rasait aatrefns.
Il mourut en 1795.
Claïrvaux ( abbaye de ). — L'abbaye de Claïrvaux , chef de l'une des plus importantes congrégations de l'ordre de Cîteaux, fut fondée en 1114,
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p^ saint Bernard , aidé des libéralités d'Hugues , comte de Cbampagne , qui lui donna la vallée d'Absinthe avec toutes ses dépeudauces ; cet établissement fut encore enrichi plus tard par Tbibaut, cpQvte de Champagne, et par les conoites <le Flandre. En peu d'années , Bernard fonda ou agrégea à son abbaye soixante - seize monastères , dont trente-dnq seulement étaient en France. £n 1181 , les religieux de Clairvaux étaient si nombreux qu'on fut obligé de leur construire un nouveau monastèr-e où , à la mort de saint Bernard, vivaient sept cents moines.
A répoque de la suppression des communautés religieuses, il y avait encore à Clairvaux quarante religieux de chœur, vingt frères oonvers, et un grand nombre de domestiques. Le revenu de l'abbaye consistait à cette époque en cent vingt mille livres de rente , dont soixante-six mille seulement en argent et le reste en nature.
Les murs de l'enclos du monastère avaient près de deux mille mètres de circonférence. Dans les caves du monastère se trouvait le fameux foudre qui pouvait coiTtenir jusqu'à huit cents tonneaux de vin.
De Clairvaux sont sortis un pape, Eugène III, quinze cardinaux, et un très-grand nombre d'archevêques et évéques.
Depuis la révolution , les bâtiments de l'abbaye de Clairvaux ont été convertis en une maison centrale de détention , où l'on enferme aussi, depuis queiquesajinées,des détenu s politiques.
Clairvaux dépend aujourd'hui ae la connuune de Ville-sous-la Ferté , village du département de l'Aube, dans Farrondissement et à 14 kilom. de Barsur-Aube. (Voy. Citeaux et saint
B^RNABD. )
Claiby, ancienne seigneurie de Picardie, aujourd'hui du département de ja Somiîje, à 4 )iil. de Péronne, érigée en comté en 1623, sous le nom de Clairy-Créquû
Claixe (la) on la Clayette y ancienne baronnie de Bourgogne, au* iourd'bui département, de Saône-etîoire , érigée en comté en 1730.
Clamegy , Clameciacum , petite ville de l'ancien Nivernais, aujourd'hui chef -lieu d'arrondissement du département de la Nièvre.
On ne sait rien de précis sur la fondation de Clamecy, qui remonte à une époque reculée. C'était autrefois une place forte , et Ton voit encore quelques vestiges de ses fortifications ; elle a beaucoup souffert dans nos guerres civiles et a soutenu plusieurs sièges.
Le château a été détruit lors des dissensions des seigneurs de JNevers et des ducs de Bourgogne. Un des faubourgs de Clamecy, situé sur l'autre rive de l'Yonne, était le siège d'un évéché in partibus qui était à la nomination des ducs de Nevers , avec l'agrément du roi , et qui a subsisté jusqu'à la révolution.
Cette ville , patrie de Royer Piles et de M. de Marchang}^, auteur de \àGaule poétiquey était anciennement un cheflieu d'élection. Elle possède aujourd'hui des tribunaux de première instance et de commerce et une société d'agriculture ; on y compte 5,539 habitants.
Clamenges ou Clémengis ( Mathieu-Nicolas de ) , appelé en latin Clemagiics ou de Clemagiîs, du nom du village de Clamenges en Champagne, où il était né, remplissait, en 1393, la çlace de recteur de l'académie de Paris. Ce fut lui qui rédigea au nom de la Sorbonne et présenta au roi , le 30 juin de l'année suivante, un Traité dans lequel il exposait les moyens de faire cesser le scnisme par l'intervention de l'autorité royale. Il fut pendant quelque temps secrétaire de l'antipape Benoit XIII; mais ayant été soupçonné d'avoir rédigé la bulle d'excommunication lancée contre Charles VI-, roi de France, il fut forcé deux fois de s'expatrier et passa plusieurs années en Toscane. Ses lettres prouvent qu'il rentra ensuite en France , (|u'il recou vra ses bénéfices et qu'il vivait encore en 1431 , au temps du concile de Bâle. Le recueil des ouvrages de cet auteur, qui a joui danç son temps d'une étonnante réputation , a été publié par Lydius , Leyde , 1618 , in-4'>. Il renferme
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différents Traités sur des matières ecclésiastiques , et des lettres adressées à des prélats , à des cardinaux, et à Henri , roi d'Angleterre.
Clameur de haro. (Yoy. Haro.) Clamorgan (Jean de), seigneur de Saane ou Saave, chef de la marine du Ponant , servit pendant quarantecinq années dans la marine française, sous François I", Henri II, François II et Charles IX. Il avait composé, pour en faire hommage à François I""*, une Carte universelk, avec détermination des longitudes et des latitudes , et un Traité sur la construction des navires et sur les navigations lointaines. Ces ouvrages n'ont pas été publiés^ mais on a de lui un Traité fort curieux de la chasse au loup, dédié à Charles IX, et conservé en manuscrit à la bibliothèque de Dresde.
Claparede ( le comte ) , lieutenant général , pair de France, né à Gignac (Hérault) en 1774, après avoir servi en Italie ( an vu ) comme chef de bataillon, et à Farmée du Rhin (an yiii) comme adjudant-commandant, accompagna le général Leclerc à Saint-Domingue, et obtint^ dans cette funeste campagne, plusieurs avantages importants sur les nègres. De retour en France , après la mort du général en chef de l'expédition, Claparede partit pour l'expédition de la Dominique, revint en France après la soumission de cette colonie , et reçut le commandement de la 1"*^ briga'de du ^^ corps de la grande armée. A la tête de cette brigade, il se distingua aux combats de Wertingen , d'Ulm , d'Hollabrûn , aux batailles d'Austerlitz et d'Iéna.
A cette dernière bataille ce fut lui qui , avec sa seule brigade , commença l'attaque contre 8,000 Saxons et les mit en déroute. Il se signala encore au combat de Pulstuck, où il fut blessé, ainsi qu'à toutes les affaires qui eurent lieu en Pologne en 1807.
Après la bataille de Tilsitt, il fut nommé général de di vison. En 1809 , eut lieu la brillante affaire d'Ebersberg, au passage de la Tramm, sur laquelle le bulletin de la grande armée s'exprime ainsi : « La division Clapa-
« rède seule, et n'ayant que quatre « pièces de canon , lutta pendant trois « heures contre 30,000 ennemis. Cette « action d'Ebersberg est un des plus « beaux faits d'armes dont l'histoire « puisse conserver le souvenir. La division Claparede 's'est couverte de gloire; le pont, la ville et la position d'Ebersberg seront des monuments durables de son courage ; le voyageur dira : C'est de cette superbe position , de ce pont d'une si longue « étendue , de ce château si fort par «c sa situation, qu'une armée^de 30,000 « Autrichiens a été chassée par 7,000 « Français. » Claparede prit encore une part glorieuse à la bataille d'Essling où il fut blessé de nouveau, à celle de Wagram et au combat de Znaïm.
Après ta campagne , l'empereur le nomma grand oftcier de la Légion d'honneur. Après avoir servi avec distinction en Espagne pendant deux ans, Claparede reçut le commandement en chef du corps polonais au service de France , fit à la tête de ce corps la campagne de Russie, et se trouva à la bataille de la Moscowa et au passage de la Bérésina , où il fut encore blessé. En 1813, il fit partie du corps d'observation de Mayence. Il commandait la 3*^ subdivision de la l'* division militaire, lorsque Napoléon débarqua au golfe Juan ; il resta étranger aux événements des cent jours, et, après la deuxième restauration, il fut nommé inspecteur général d'infanterie, gouverneur du château royal de Strasbourg et pair de France. Pendant la réaction de 1815 et de 1816, le général Claparede n'a pas cessé d'user de l'influence (]ue lui donnaient ses fonctions militaires à Paris, pour adoucir le sort de ses anciens frères d'armes persécutés par le ministre Clarke.
Clara d'Anduse , issue d'une famille illustre, qui possédait la sei- §neurie d'Anduse, est mise au rang es meilleurs troubadours du seizième siècle. Il ne reste d'elle qu'une seule
f)ièce recueillie par Sainte-Palaye; et 'on voit, par ce petit ouvrage, que Clara d'Anduse fut unie à un mari ja-
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ioux ; qu'elle finit par justifier sa jalousie; que sa liaison secrète avec un autre fut découverte ; qu'elle vit son amant éloigné pour toujours par son époux , et nit au désespoir de cette séparation. Les vers dans lesquels elle a . exprimé ses regrets, sa douleur et son amour, semblent inspirés par une passion vive, et plaisent en outre par un tour délicat et assez ingénieux.
Cl ABAG (Charles - Othon- Frédéric- Jean-Baptiste , comte de) est né à Paris en 1777. Il roonCra de bonne heure un goût prononcé pour les arts ; mais en 1795, il fut appelé par son père à Tarmée de Condé, et il y servit jusqu'à la dissolution de cette armée. Il alla ensuite en Italie où ses connaissances en archéologie lui firent confier la direction d'une partie des fouilles de Pompéi. En 1814 il revint à Paris; puis il alla étudier la nature vierge dans les forêts de rAmérique. C'est à ce voyage que nous devons la belle gravure représentant une forêt du BrésiL En 1818, M. de Clarac fut nommé conservateur des antiques du musée royaKdu Louvre, et, en 1838, membre ae l'Académie des beaux-arts.
Il a publié : la Description des antiques du musée rcfyal, commencée par Ennio Quirino Visconti, Paris, 1820, in-8 ; la Description des ouvrages de la sculpture française des 16'. 17* et 18*" siècles y exposés dans les salles de la gcUerîe dAngouléme , Paris , 1823, m-8o; le Musée de sculpture ^antique et moderne ^ ou Description de tout ce que le Louvre^ le Musée roycU des antiques et le jardin des Tuileries renferment en statues, bustes, bas-reliefs, inscriptions, accom* pagnée d^une Iconographie grecque et romaine, et de plus de 1,200 statues antiques tirées des principaux musées et de diverses collections de l'Europe; magnifique ouvrage commencé en 1825, et qui est sur le point d'être achevé.
Clabion (J.) , né à Saint-Pont-Ie- Seyne, département des Basses-Alpes, pharmacien ordinaire du roi , eut de bonne heure un goût très-prononcé pour l'étude de la botanique. Il vint à
Paris à vingt et un ans étudier la médecine, et, en 1803, soutint sa thèse sur ï Analyse des végétaux en gêné' rai, et sur ceUe de la rhubaroe en particidier. Devenu clief du laboratoire de chimie de l'école de médecine et préparateur de Fourcroy, il donna, dans le Journal de Médecine ^ plusieurs Mémoires, parmi lesquels on remarque ceux qui traitent de la couleur jaune des ictériques et de Cana^ lyse d^s sucs gastriques. Nommé professeur de botanique iQrs de la dissolution et de la réorganisation de la Faculté, il a cessé, depuis 1830, de faire partie du corps des professeurs , par suite de la nouvelle organisation de l'école.
Clabke (Henri Jacques-Guillaume), duc de Fèltre et maréchal de France, né à Landrecies en 1765, entra à l'école militaire de Paris en 1781, fut nommé sous-lieutenant en 1782 , et capitaine ivî 1784. L'année suivante , il obtint le grade de chef d'escadron dans le 2* régiment de cavalerie légère, et bientôt après il re<^ut le commandement de ce même régiment en remplacement de M. de Beaujeu , à la destitution duquel , dit-on , ses dénonciations n'avaient pas été étrangères.
Ce régiment faisait alors partie de l'armée de la Moselle ; à la première affaire , le nouveau colonel se montra si mauvais soldat , jtX fit preuve de tant d'impéritie, que, sans la bravoure et l'intelligence des officiers, tout le régiment était perdu. Chassé de l'armée delà Moselle, il passa à l'armée du Rhin , où il fut employé dans les bureaux. L'aptitude qu'il montra pour les travaux de cabinet lui fit accorder le grade de général de brigade , et lui valut d'être appelé par Carnot au comité de salut public en qualité de chef de bureau topographique. Il fut maintenu dans ces fonctions par le Directoire, qui le nomma général de division, et l'envoya en Italie pour surveiller le général Bonaparte, que ses victoires commençaient à rendre suspect au pouvoir. "Le conquérant de l'Italie pénétra la secrète mission de Clarke , et le traita d'abord avec mépris ; mais
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reconnaissant bientôt le parti quMl pourrait tirer de son surveillant en le mettant dans ses intérêts , il eut le talent de gagner sa confiance et d'obtenir de lui les révélations qu'il désirait. Cependant Clarke fat bientôt rappelé par le Directoire, qui soupçonnait sa trsÉiison ; mais Bonaparte lé retint , et le fît assister au traité de Campo-Formio. Carnot, son protecteur, ayant été exilé après le 18 fructidor, Clarke fut mis en non-activité comme général, et perdit sa place comme bureaucrate.
Mais cette disgrâce ne dura pas : le Directoire, en l'an vi, l'envoya comme ambassadeur à la cour dé Turin. Il prit une part très-active à la révolution du 18 brumaire, et le premier consul l'attacha à son cabinet particulier. Après la bataille de Marengo , il fut nommé ministre plénipotentiaire près du roi d'Étrurie; en 1805, gouverneur de Vienne et grand officier de la Légion d'honneur; en 1806, gouverneur d'Erfurt et de Berlin; enfin, ministre de la guerre en 1807, au retour de la campagne de Prusse. C'est durant cette administration, où Clarke se signala par le dévouement le plus absolu aux projets ambitieux et gigantesques de son maître, qu'il reçut le titre de duc de Feltre et le grano cordon de la Légion d'honneur. C'est aussi sous son ministère qu'eut lieu la fameuse conspiration du général Mallet, qu'il n'eut pas le talent de prévoir, mais qu'il sut cruellement punir. En 1814, lorsque Clarke vit T Europe entière conjurée Contre Napoléon , il se mit en rapport avec le marquis de Chabannes , agent des Bourbons. Le duc de Rovigo le dénonça comme traître à Napoléon; mais l'empereur ne put croire à tant d'ingratitude, et lui laissa son portefeuille. Il ne tarda pas à se repentir de son incrédulité et de sa confiance. En effet, au moment de l'invasion étrangère, la France se trouva dépourvue de tous moyens de défense ; tes places fortes n'avaient pas le quart de leurs pièces en batterie, et beaucoup manquaient de chaînes pour faire jouer les pontslevls. Lors de la défense de Paris (30 mars 1814) « tout ce qui tenait au dé-
partement de la guerre M luit aveic une mollesse inconcevable : les points les plus importants ne furent point armés ; les munitions de guerre restèrent dans les arsenaux y les Instructions manquèrent aux troupes, les cartouches à la garde nationale. C'est en ap- { prenant cette conduite du ministre de a guerre que Napoléon , sur la route de Fontainebleau , s'écriait : « Clarke « est un vilain homme; on me l'avait « bien dit; mais je n'aurais pas voulu a le croire. » Il vovait alors , mais trop tard,^u'un génie désorganisateur avait conspiré avec les hordes du Nord contre la fortune et l'indépendance de la patrie. Clarke fut aussi servile sous les Bourbons qu'il l'avait été sous Napo* léon. A la chambre des pairs, dont il avait été nommé membre le 4 juin 18M, il ne craignit pas d'avouer que le roi était le seul interprète des lois: Siveut le roi, ajouta-t-il , si veut la loi. Quelques Jours après le débarquement de Napoléon au golfe Juan , il fut nommé ministre de la guerre ; il fit des proclamations, s'efforça d'enrôler quelques troupes; mais le fugitif de i'ile d'Elbe ne poursuivit pas moins sa marcYie triomphale; et Clarke^ le 30 mars, s'empressa de quitter la capitale et de passer à l'étranger. Il rentra en France à la suite des armées coalisées, reçut le portefeuille de la guerre après la chute du ministère Talleyrand.
Mais à peine eut-il pris place au conseil, qu'il classa Tarmée par catégories, proposa l'établissement des cours prévôtales , fit poursuivre et fusiller une foule de généraux couverts de gloire , surchargea le budget de la guerre, tandis qu'il réduisait Taf mée a rien , et accabla d'injures, de mauvais traitements, d'humiliations, de misère, les anciens Officiers. Cette affreuse persécution dura plus de deux ans, et ce ne fut que vers la fin de 1817 que l'armée fut délivrée de cet odieux ministre. Qui le croirait ? Cet homme , qui n'avait jamais vu un champ de bataille, qui n'avait conquis ses grades que dans les bureaux et par son dévouement de courtisan, reçut, en place de son portèfettillci le bâtOn de mare-