‹ France (volume 5)Chapitre 29 sur 114 · GUI · texte numérisé non relu

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dial de France ! Mais il ne jouit

pas longtemps de cette dernière faveur : il mourut le 28 octobre 1818, laissant une fortune de 8 millions.

LVpitapbe suivante, écrite au crayon, fut trouvée sur son tombeau :

Ci-gît ClarLe, d'odiea$e mémoire, ministre sans talent , et maréchal sans gloire.

Claude, né dans le midi de la France, vers 1470, a eu l'honneur de faire connaître à T Italie Tart de la peinture sur verre. Jules II avait ordonné au Bramante d'orner les fenêtres du Vatican de verres historiés.

. Bramante, qui avait admiré chez Fambassadeur français un vitrail superbe , appela à Rome le peintre Claude, qui vivait alors à Marseille et qui jouissait d'une grande réputation. Claude amena avec lui un de ses confrères, nommé Guillaume , et tous deux exécutèrent au Vatican plusieurs vitraux qui furent détruits en 1527. Ils firent ensuite, pour l'église de Santa Maria del Popolo, deux verrières où ils représentèrent l'histoire de la Vierge ; on peut encore admirer ces beaux vitraux, dont les Italiens disaient qu'ils étaient descendus du ciel. Claude mourut peu de temps après avoir terminé cet ouvrage, et fut remplacé par Guillaume.

Claude (Jean) , l'un des plus célèbres ministres du culte réformé, naquit en 1619 à la Sauvetat de Caumont, dans l'Agenois. II dirigeait avec succès l'école de théologie qu'il avait formée à îiîmes , lorsque , accusé de mettre obstacle a l'exécution d'un projet de réunion des calvinistes et des catholiques, il fut frappé d'une interdiction qui le força bientôt a quitter le Languedoc.-Attaché en 1656 au consistoire de Charenton , il eut , dans diverses polémiques religieuses , l'occasion de mettre au grand jour les qualités d'un esjprjt qui brillait autant par la profondeur de l'érudition que par la finesse de la dialectique. Claude fut bientôt regardé comme Pâme de son parti ; aussi , le jour même de la révocation de redit de Nantes, reçut-il l'ordre de partir dans les vingt-quatre heures. Il se retira à la Haye près de son fils , qui suivait , ainsi qu'il l'avait

fait lui-même, la vocation paternelle , et il y mourut au bout de deux ans.

La plupart de ses nombreux écrits de controverse ont été imprimés à l'étranger. Nous devons une mention particulière à sa Défense de la réformation , en réponse au livre de Nicole , intitulé Préjugés légitimes contre les calvinistes , et à sa version de la célèbre conférence qu'il eut avec Bossuet.

t'évêque de Meaux répliqua par une sorte de défi , s'engageant à se faire succ^sivement accorder par son adversaire, dans une nouvelle rencontre, tous les points qu'il lui refusait ; mais celui-ci ne releva pas le gant.

Isaac^ son fils, né à Saint-Affrique, en 1653, exerça d'abord le ministère à Sedan , nuis accepta la direction de l'église wallonne à la Haye, où il mouirut en 1695. C'est par ses soins que parurent la plupart des œuvres de son père.

Jean- Jacques y fils d'Isaac, né à la Haye en 1684, commença dès l'âge de quinze ans à écrire sur' diverses matières d'érudition profane; ses idées s' étant plus tard tournées vers la religion , il embrassa la profession de ministre et mourut pasteur de l'église française à Londres, en 1712.

Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, naquit à Romorantin en 1499. Héritière, du chef de sa'mère, du duché de Bretagne , elle fïlt , tout enfant , recherchée en mariage par Charles d'Autriche, auquel on l'aurait accordée si la raison d'Etat , plus forte que les sympathies de la reine , n'eût porté Louis XII à la marier à François de Valois, héritier présomptif de fa couronne de France. Fiancée, en 1506, 5 l'âge dé sept ans, Claude fut solennellement mariée, en 1514, à Saint-Germain en Laye. Elle apportait en dot à son époux , outre le duché de Bretagne, les comtés de Blois, de Coucy, deMontfort, d'Étampes, d'Ast, êtres éternels droits au duché de Milan, qui ont coûté à la France tant d'or et de sang. Claude était loin d'être belle ; mais elle était douée des qualités les plus éminentes; les historiographes

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L'UNIVERS

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du temps la célébraient comme une sainte, le peuple Tadorait et l'appelait la bonne reine. Le libertin François I" fut lui-même touché de sa douceur et de sa vertu, et pendant dix années que dura leur mariage, il n'eut point de maîtresse déclarée, et l'entoura constamment de soins et d'égards. Claude mourut à Blois en 1524 , à l'âge de vingt-cinq ans , ^près avoir donné ie jour à sept enfants. Sa devise , dont aucun historien n'a contesté la justesse , était une lune en plein avec ces mots : Candida candidis,

Clàusel (Bertrand) , comte et maréchal de France, est né à Mirepoix, en 1772. Il s'enrôla comme volontaire en 1791, et parvint rapidement au grade de capitaine; il fît les campagnes de 1794 et 1795 à l'armée des Pyrénées , passa ensuite à l'armée d'Italie ; commanda une brigade dans la campagne de ] 799 , et fît partie de l'expédition de Saint-Domingue. En 1802 , après la mort du général Leclerc , il aida le général Rochambeau à sauver les débris de l'armée , puis il revint en France. Il fut nommé, en 1804, commandant de la Légion d'honneur , et envoyé à l'armée du Nord avec le grade Je général de division ; peu de temps après il passa en Italie, et contribua , en 1809 , à la conquête de l'Autriche. Mais c'était en Espagne

3ue Clausel devait surtout s'illustrer : ans les campagnes de 18 iO et de 1811, il soutmt tout le poids de- la guerre terrible que les Espagnols faisaient aux armées françaises. En 1812, il commanda en chef l'armée qu'avait abandonnée le général Marmont grièvement blessé , et ce fut alors qu'il fît cette brillante retraite, dite du Portugal , comparée à la retraite de Ney en Russie. Il rentra en France au moment où déjà les Bourbons avaient reparu. Louis XVIII le nomma grandcroix de l'ordre de la Réunion et chevalier de Saint-Louis , et , peu de temps après , inspecteur général d'infanterie et grand officier de la Légion d'honneur. Lors du retour de l'île d'Elbe, Clausel rejoignit le drapeau tricolore , et reçut le commandement

d'une armée à la tête de laquelle il op*

{>osa , aux ennemis qui envahissaient es départements du Midi , une énergique résistance. Compris, après la seconde restauration, dans 1 ordonnance du 24 juillet 1815, il fut déclaré traître au roi et à la patrie, et forcé de fuir aux Ëtats-Unis. Il revint cependant à la suite de l'amnistie de 1820; fut envoyé à la chambre des députés par l'arrondissement de Rethel, en 1827 ; coopéra à la révolution de juillet , et fut envoyé en Afrique en qualité de gouverneur générai.

Rappelé en France en 1831, le général Clausel reçut alors le bâton de maréchal, et fut de nouveau^ en 1832, envoyé dans l'Algérie ^ qu'il continua de gouverner jusqu'eh 1836. A cette époque , il commanda la première expédition de Constantine , où il éprouva un échec, dont il doit être moins blâmé que le ministère qui , en lui intimant

I ordre d'entrer en campagne, lui avait refusé les renforts qu'il demandait.

De l'avis de tous les militaires, le maréchal Clausel est peut-être l'homme de guerre le plus habile que nous ayons, et le seul qui soit en état de commander dans une guerre sérieuse.

Clausel de Coussebgues (Jean- Claude), député, né à Coussergues (Aveyron), en 1765, était conseiller à la cour des aides avant la révolution.

II fit partie de la première émigration, et servit dans l'armée de Condé. Rentré en France sous le consulat , il se fit libraire et journaliste; les opinions qu'il émettait dans sa feuille étaient loin d'être hostiles au grand homme, qui gouvernait alors la France. En 1808, il fut nommé membre du corps législatif; en 1809, conseiller à la cour impériale de Montpellier; en 1813 , pour la deuxième fois, membre du corps législatif. Membre de la chambre des députés pendant la première et la deuxième restauration, il a constamment parlé et voté en faveur des projets de loi contraires aux libertés publiques. La liberté de la presse n'a pas eu de plus violent adversaire , les émigrés de plus chaud défenseur que M. Clausel. En 1820 , il proposa de

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