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porter un acte d'accusation contre M. Decazes, ministre de l'intérieur , comme complice de l'assassinat du duc de Berry. Un mouvement d'indignation éclata aussitôt dans i'assemolée; on demanda le rappel à l'ordre; on le traita de calomniateur^ et un grand nombre de députés voulaient même qu'il fût poursuivi. Depuis 1815, il était conseiller à la cour de cassation.-
Clausen (combat de). Maître de la ville de Botzen en Tyrol, après la défaite du général Laudon, Joubert y laissa seulement une force suffisante pour observer le général autrichien qui errait dans les montagnes, puis marcha droit sur Clausen, petite ville sur l'Ëisach , où Kerpen avait rallié ses troupes battues à Saint-Michel.
Les Impériaux , profitant des moyens de défense que leur offrait ce pays de défilés, firent les meilleures aispositions. L'attaque fut vive et bien concertée, et le succès longtemps disputé; enfin , Joubert essaya de faire tourner l'ennemi par une brigade d'infanterie légère qui gravit, après les plus grandes difficultés, des rochers escarpés d'où elle fit rouler sur lui d'énormes
Ï terres; pendant ce temps il marchait ui-méme contre le centre. Trop faibles pour résister à cette double attaque, les Autrichiens se retirèrent alors en désordre, laissant 1,500 hommes tués ou prisonniers. Le lendemain matin les Français entrèrent dans Brixen.
Clayareàu (Nicolas-Marie), architecte des hospices civils de Paris, né dans cette ville en 1757, mort à Arras en 1815, a construit : le hideux portail de l'Hôtel-Dieu de Paris ; l'école de médecine clinique, rue des Saints- Pères, et l'hôpital d'Arras, qui s'écroula peu de temps après sa construction.
Claveau (Antoine-Gilbert), avocat à la cour royale de Paris, né à Châteauroux, en 1788, a plaidé avec talent dans une foule d'afraires remarquables, entre autres dans celle de Vépin* gle noire, ainsi que dans celle des aeux fourriers de la garde royale.
Desbans et Chayaux; il les assista jusqu'à l'heure de l'exécution; au moment où ils allaient être fusillés, M. Claveau, les embrassant, leur dit :
« Adieu , mes amis , nous nous rever- « rons dans l'autre monde. — Oui, ré- « pondirent-ils, et, comme fourriers, « nous allons préparer les logements. » Dans le procès des pétards^ il plaida pour Bouton. Sentant que le péril était extrême, il eut recours à un violent moyen de défense. Il voulut toucher et épouvanter. Après avoir développé , avec autant de force que de chaleur, les raisons légales, afin de porter un coup terrible, il eut Pair d'abandonner son client au sort qui l'attendait ; et s'écria à plusieurs reprises : ' Frappez-le donc ! en faisant accompagner chacune de ces exclamations du récit d'un malheur. Enfin il ajouta :
a Son épouse est morte aujourd'hui, « et c'est moi qui lui en ai porté la « nouvelle; frappez-le donc) » Bouton s'évanouit ; Je toutes les parties de la salle, l'auditoire, ému de terreur et de pitié, faisait entendre des sanglots : il fallut interrompre la séance. Le lendemain Bouton fut condamné à mort, et M. Claveau suspendu de ses fonctions pendant un mois. Il refusa de présenter aucune défense pour luimême, mais il fit les démarches les plus actives pour la victime qu'il avait résolu d'arracher au bourreau; il réussit encore, et, après plusieurs commutations successives de peines, l'infortuné Bouton fut mis en liberté à l'époque du sacre.
Au commencement de 1827, sur la prière du vénérable duc de liarochefoucauld-Liancourt , M. Claveau se chargea de la défense des élèves de Châlons, qu'il fît acquitter. Depuis il est toujours resté parmi les premiers avocats du barreau de Paris.
Claveysan, ancienne seigneurie du Dauphiné^ aujourd'hui du département de la Drome, érigée en marquisat en 1658.
Clavier (E.), savant helléniste, naquit à Lyon le 26 décembre 1762. Il s'adonna de bonne heure à l'étude de la jurisprudence, et, en 1788, il
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L'UNIVERS
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obtint une charge de conseiller au Châtelet. Après la' suppression de ce tribunal^ il fut homme juge à la cour de justice criminelle du département de la Seine, où il siégea jusqu'en ISll, et il déploya dans ses fonctions une rare intégrité et un profond sentiment de ses devoirs. Lorsque Moreau fut traduit devant le tribunal de la Seine,. on flt auprès de Clavier des démarches pressantes pour obtenir la condamnation à mort de Faccusé ; on promettait qu'on lui ferait grâce : Et à nouSy qui nous fera grâce ? s'écria Clavier indigné. Reçu en 1809 à la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut, Clavier mourut en 1817. Il avait eu pour gendre le célèbre Courier, et ne lui avait donné sa fille que sur la promesse qu'il se ferait recevoir à rinstitut ; on sait quel fut le résultat des démarches de Paul-Louis. On doit à Clavier : 1° OEuvres de Plutarque, traduites par Amyoty avec des notes et des observations, par MM. Brotier et f^auvilliers, édition augmentée de la version de divers traités et fragments inédits de Plutarque, 1801- 1806, 25 vol. in-S**. L'éditeur, en n'altérant que très-peu le texte, a fait, dans la traduction dAmyot, un grand nombre de corrections indispensables; 2° Bibliothèque dApoUodore V Athénien^ 1805, 2 vol. in-8°. Cette édition, oui renferme le texte grec, une tra- Quction française et de nombreuses notes, n'est pas à l'abri de tout reproche , par suite des modifications que Clavier a fait subir au texte. Les notes sont intéressantes. 3° Histoire des premiers temps de la Grèce, jusqu'à l'expulsion des Pisistratides y 1809, 2 vol. in -8°, réimprimée en 1822, 3 . vol. in-8'*. Malgré les nombreuses et savantes recherches auxquelles Clavier s'était livré pour cet ouvrage, l'histoire des premiers temps delà Grèce, on peut le dire, restait encore à faire après lui. 4° Description de la Grèce de Pausanias, traduction nouvelle avec le texte grec, Paris, 1814-1824, 6 vol. in-8°; les quatre derniers volumes ont été revus et publiés par Coraî et Courier. Côt ouvrage
est, sans contredit, le meilleur de Clavier; auquel on doit en outre des éditions de l Exposition de la doctrine de réalise gauicane par Dumarsais ; des tioertés de l'église gallicane par Pithou, et un assez grand nombre de mémoires lus à l'Institiit et imprimés dans le recueil de l'Académie des inscriptions.
CLAviÈaE (Emile), né à Genève en 1735, vint se fixer à Paris, pour se soustraire aux poursuites que ses opinions lui avaient attirées lors des dis-, sensions intestines qui agitaient sa ville natale. Plein d'habileté et d'audace dans les opérations financières, il contribua à étendre les mouvements de la bourse , et ce fut peu^être lui qui réveilla en France cet esprit d'agiotage qui déjà , sous Law , avait causé tant de maux. Il avait amassé une fortune assez considérable, lorsqu'il se lança avec ardeur dans la carrière de la rè» volution. Membre zélé de la société des amis des noirs, doué d'un esorit actif, mais irascible et opiniâtre, ii se fit bientôt remarquer par sa haine contre la cour, et par une critique amère des plans de son compatriote Necker.
Brissot, de concert avec les jacobins, le fit porter, en mars 1792, au ministère des finances, ou contributions publiques^ et, lorsqu'au mois de juin le roi lui reprit son portefeuille , l'assemblée législative déclara, par un dé> cret, qu'il emportait l'estime et les regrets de la nation. Après la sanglante journée du 10 août, les girondins, devenus tout-puissants, réclamèrent et obtinrent la réintégration de leurs amis Rolland et Clavière. Aussi Clavière^ partageant les destinées de sa faction, se trouva-t-il ensuite compris dans toutes les accusations qui furent dirigées contre elle. Décrété d'arrestation avec son collègue Lebrun, sur la proposition de Couthôn, il fut traduit au tribunal révolutionnaire, dont il prévint la sentence en se tuant dans sa prison, le 8 décembre 1793. Après s'etré entretenu avec d'autres détenus sur la manière la plus prompte de mourir, il avait marqué, avec la pointe de son couteau, la place oil il devait f rappelai
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Attiâ il s'était retiré àsm m chambre.
Le Jendemain on le trouva étendu sur son lit 4 ayant son couteau enfoneé éans le cœur.
Clbmbtigb SB HONGBIB, fille de Charles Martel, roi de Hongrie, épousa, en 191^, le roi deFranee, Louis X, surnomnoé le HuUn. Ce monarque avait, pour contracter ce nouveau naariage, répifdié sa première femme, Marguerite de Bourgogne, et, comme cette princesse mourut au moment où Gléoienee venait d'arriver en France, de vagues soupçons d'empoisonnement pesèrent sur ia nouvaile reine. Au bout d'un an , Louis X meurt subitement à son tour, et les mêmes soupçons se représentent , mais sans plus de certitude , et pour cette fois du moins, la reine n'avait nul intérêt à cette mort.
Clémence était enceinte; on attendit son accouchement pour nommer un roi, et elle donna le jour à un fils qui dut succéder à son père, mais qui ne vécut que six jours, et auquel son oncle, Philippe le Long, succéda à son tour. Clémence, qu'aucun intérêt ne retenait plus en France, y resta cependant, livrée tout entière à des actes de piété et de charité qui furent peutêtre considérés par elle comme une expiation. Quoi au'il en soit, elle fut entourée d égards et de considération pendant les douze années qu'elle survécut à son fils. Elle mourut en 1328.
Clémence Isaube. (Voyez Jeux