‹ France (volume 5)Chapitre 31 sur 114 · FLORAUX · texte numérisé non relu

FLORAUX

Cléhencet (dom Charles), bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, né en 1703, mort en 1778, fut chargé, avec Durand, de la continuation des />ecréto/é5 (ies papes, et d'autres travaux historiques. On a de lui t/frt de vérifier les dates, etc., Paris, 1750, in-40, ouvrage conçu et imparfaitement exécuté par Dantine, refait par ciémencet, et heureusement revu et terminé par dom Clément (voy. ce nom) 5 une Histoire générale de Port- Royal, Amsterdam (Paris), 17j^5-56, 10 vol. inlS, et les vol. 10 et 11 de VtHstoiri littéraire de la France; Œuvres de saint Grégoire, 1. 1, 1778.

Clémeivo^. Voyez Clamenges.

CLte«HT IV (Grtjîdo-Fvleoéi, ou Guy-Foulques ou Fouquet), élu pape en 1266 pour succédera Urbain IV, était né à Saint-Gilles et avait été successivement militaire^ jurisconsulte^ secrétaire de Louis IX, marjé, père de famille, veuf, prêtre, évéque do Puy, archevêque de Narbonpe et cardinal.

Son élévation, qu'il devait à la protection du roi de France, ne changea rien à la simplicité de ses nnieurs, et n'altéra point la reconm^issance qu'il avait vouée à Louis IX. Il mit, par la pragmatique sanction , un terme aux différends qui régnaient entre les cours de Rome et de France. J^ insinuations de Clément déterminèrent Louis IX à une nouvelle croisade; toutefois le pape lui conseillait de ne point quitter la France. On a accusé ee pontife d'avoh* conseillé le supplice dp jeune Conradin, compétiteur de Charles d'Anjou au royaume de Naples; mais cetie assertion ne repose sur aucune preuve. Il mourut en 1268 à Viterbe.

Clément V, élu pape en 1305, en remplacement de Benoît .XI, portait, avant son élévation, le nom de Bertrand de Goth, Né à Villandreau, dans le diocèse de Bordeaux, il fut successivement créé évéque de Comminges et archevêque de Bordeaux par le pape Boniface VIII. Il passait pour une des créatures de ce pontife, et cependant Philippe le Bel proûta de l'influence qu il avait sur les cardinaux pour le faire élire; ipais ce prince n'ignorait pas la convoitise du prélat gascon., et avant de lui promettre sa puissante intervention il avait exigé des garanties. Suivant le récit quelque

f)eu romanesque de Villani, le roi et 'archevêque se seraient rencontrés dans la forêt de Saint- Jean d'Angély, à moitié chemin entre Paris et Bordeaux, et là se serait fait ce pacte célèbre qui mit la papauté sous la dépendance de ia couronne de France.

Philippe le Bel voulut d'abord être réconcilié avec l'Église, ainsi que tous Cîux qui avaient pris part à l'attentat d' Anagni. La mémoire de Boniface VIII devait être flétrie; le pontife promet-

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L'UNIVERS

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