‹ France (volume 5)Chapitre 41 sur 114 · OA · texte numérisé non relu

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Haneé rfëftosffe fkit formée à Adgs^ bourgs mtte rEmpèrenr, les rois d'Espagne etdeSttède, les ProTtnoes-U nies, rétectetff palatin et Vé\texem de Saxe, les cercles de Bavière, de Franootiie et du haut Rhin. L'année snitante, le duo de S&Toie , félocteur de Bavière , tous fes pr!nees dltalie , Innocent XI , y acquiescèrent; et enfin l'Angleterre en fit autant, lorsque Jacques II eut été détrôné. La France n'avait pas en* core eu à supporter un tel choc ; elle le soutint pourtant glorieusement. La paix de Kyswkk, en 1696, termina la guerre.

8*^ £n 1703, se forma une nouvelle coalition oh entrèrent F Angleterre, l'Empire, !a Hollande , les cercles d' Al** lemagne, etc.EHe était moins vaste, il est vrai , que la précédente , mais plus redoirtabte , car ta France, seule, devait se défendre non-seulement elle« même, mais défendre encore l'ËSfiagne, qui était depuis longtemps épuisée. La guerre terrible qui suivit , et dans la^ quelle les alliés avaient cru démembrer la France , ne nous ôta pas une pro^ vince , et nous n'y perdîmes que quel« ques côlonids.

Sous la régence du duc d^Orléans et le règne honteux de Louis XY, Ja France était trop affaiblie et trop peu avide de conquêtes ^ovr exciter les craintes ou la jalousie de l'Europe) aussi, dans les guerres du dix-huitième siècle, eut-elle toujours des al* liés , et il ne se forma contre elle au* cune coalition. Il en fut de même sous Louis XVI ; mais , lorsque la révolution éclata , l'Europe entière complota notre ruine , et on vit se former ces ligues fcrrmidables que l*on désigne plus particulièrement sous le nom de coalition.

La l'« fbt conohie le 27 aoAt 1791, à Pilnitz , entre l'Antricbe et la Prusse. Toutes les puissances de l'Europe, sauf la Suède , le Danemark , la Suisse et la Turquie , j entrèrent successivement. Elle fut dissoute le 17 octobre 1797, par le traité de Campo-Formio.

La 2", formée en mars 1799, entre r Autriche, la Russie, la Grande-Bretagne , la Turquie , les États barba-

rMques et le rojaume dés Deux'^Si^ dies, fut rompue par les traités de Lunéville, en 1801 ; et d'Amiens^ em

La S*, formée, en 1803, entre TAd* gleterre, TAutriche et la Russie, fut terminée par la bataille d'Austerlits et par la paix de Presbourg, signée le 26 décembre 1805.

La 4*, formée an mois de septem^ bre 1806, entre la Prusse, la Russie et l'Angleterre, fut terminée |)ar la paix de Tilsitt , signée les 7 et 9 juillet

La 6*, formée entre TAùtriche et l'Angleterre seulement , Commença en avril 1809, et fut terminée en une seule campagne par la victoire de Wa« gram , qui amena la paix de Schœn* nrann, signée le 14 octobre 1809.

La 6** et dernière coalition eut lieu en 1813, après les désastres de Mos* cou, et fut conclue entre la Russie^la Prusse, T Angleterre, la Suède et l'Autriche. Elle fut terminée par l'abi dication de Napoléon , signée à Fon« tainebleau le 11 avril 1814, et replaçala famille des Bourbons sur le trdns de France.

Une 7* coalition se forma en 1814 après le retour de Napoléon. La Suède cette fois n'y prit aucune part. Malgré les traités qui suivirent la seconde restauration, résultat funeste des re« vers essuyés par notre armée à Wa^^ terloo, on peut dire que cette coalition^ perpétuée en quelque sorte par lu sainte allianoe (voyez ce mot), n'est point encore dissoute aujourd'hui; car, par plus d^un acte, et notamment par le traité du 15 juillet 1840 , elle a prouvé la persistance de son animo<* site contre la France.

GoÀEAZE, bourg du département des Basses-Pyrénées, à 18 kilomètres de Pan, était l'une des douze premières baronnies du Béarn. Cest au château de Coaraze que Henri IV passa son en« fance.

€k>BL£]!rrz (prise de). Pendant que les Impériaux battaient partout en retraite, le général Marceau se dirigea le 22 octobre 1794 sur la ville de Co» Menu , défendue par une forte ûivh

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L'UNIVERS

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Bîon autrichienae avantageusement retrancha. !N*ayant pu attirer l'ennemi en plaine, Marceau attaqua les redou* tes, dont il s'empara après une courte résistance, et les Français entrèrent en triomphe dans Tancien quartier général de l'émigration. (Voyez Ëhi*

GBATION.)

Cocagne (mât de). L'exercice du mât de cocagne , qui fait aujourd'hui

Eartie de toutes les réjouissances puligues, est assez ancien : il paraît avoir été introduit en France par les Anglais . pendant les guerres qui ont désolé la France sous le règne de Charles Vï. Le 1" septembre 1425, on planta à Paris , rue aux Ours , en face de la rue Quincampoix, un mât de trente-six pieds de hauteur, à la cime duquel était planté un panier contenant une oie grasse et six-blancs de monnaie (deux sous et demi). On oignit le mât, et on promit à celui qui parviendrait à la cime, le mât et le

Iianier avec ce qu'il contenait. Toute a journée , les jeunes gens essayèrent de gagner le prix offert à la force et à l'agilité , mais aucun n'en put venir à bout. Toutefois, un jeune varlet qui avait approché plus près que les autres du but, obtint l'oie grasse, mais il n'eut ni le mât , ni le panier , ni les six-blancs. De 1425 à 1758, l'exercice du mât de cocagne ne fut point renouvelé en France. Cette dernière année , le sieur Torré , artiûcier italien , fondateur et directeur du Wauxhall^ à Paris , avant obtenu la permission de donner des bals et des fêtes foraines, l'admit au nombre des divertissements qu'il offrait au public, et lui fit acquérir le droit de cité.

COGABDE. Voyez CoULEUfiS NA- TIONALES.

Coche. Voyez Voitures.

CocHEBEL(combatde).Du Guesclin, chargé de tenir tête en INormandie au captai de Buch , rencontra , le 16 mai 1364, les Navarrais postés sur un monticule, près de Cocnerel, village à trois lieues d'Ëvreux. Pour leur enlever l'avantage du terrain, du Guesclin feignit de décamper. Le captai ne put empêcher ses Anglais de descendre.

Du Goescliti fit alors volte-face, et, en rangeant son armée en bataille , il lui adressa cette courte harangue : « Pour «Dieu, sou venez- vous que nous avons « un nouveau roi de France ; que sa «couronne soit aujourd'hui étrennée «par vous; pour moi, j'espère donner « au roi le captai de Buch pour étrennes «de sa noble ro)[auté. » £n effet, la victoire fut décisive : le captai fut fait prisonnier au premier rang même de son armée , et les autres chefs navarrais perdirent la vie.

CocHiN (Henri) , célèbre avocat au parlement de Paris , naquit dans cette ville en 1687 , et y mourut en 1747, laissant la réputation d'un homme vertueux et d'un grand orateur. Ses plaidoyers ont été imprimés en 6 vol.

ia-4% 1751.

..&M^Éve,/ean-Z>&msCocHiN, fondafeùr de l'hospice qui porte son nom, -^ à Paris , naquit dans cette ville en 1726, et fut nommé en 1756 curé de Saint-Jacques du Haut-Pas. Ayant conçu, en 1780, l'idée de fonder un hospice pour les pauvres du faubourg Saint- Jacques , et ayant annoncé qu'il consacrait à cette bonne œuvre un fonds de 37,000 fr. , des aumônes lui arrivèrent de toutes parts. L'architecte Viel se chargea gratuitement de la direction des travaux , et deux pauvres de la paroisse posèrent la première pierre du monument , qui fut terminé en juillet 1782. Cocbin mourut le 8 juin de l'année suivante, laissant un grand nombre d'ouvrages de piété.

Jean- Denis-Marie CocHiiv , de la même famille que les précédents, né en 1789, avocat aux conseils du roi et à la cour de cassation , fondateur des salles d'asile de Paris, fut un des hommes qui contribuèrent le plus, dans ces dernières années, aux progrès de l'instruction du peuple. Son fils a suivi ce noble exemple.

CocHiN (Nicolas), graveur à l'eauforte , né à Troyes en 1619. On a de ce maître un assez grand nombre d'estampes dont la pointe facile et agréable a ouelque ressemblance avec celle de Cahot. Il a gravé, d'après ses compositions, le Passage de la mer Rouge,

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