‹ France (volume 5)Chapitre 42 sur 114 · OG · texte numérisé non relu

OG

fharu(^n submergé, un Repos en Egypte y etc. ; d'après Paul Véronèse, Ië& Noces de Cana, et d'après le Titien, le Martyre de saint Pierre Dominiquin; enfin, d'après Fouquières, Vao der Meulen, etc.» divers sujets relatifs à l'histoire militaire du règ^e de Louis XIV.

Trois autres graveurs ont porté le nom de^Cochin :

Noél ou NataliSy également né à Troyes<, grava les planches du livre de la fille du fameux Charles Patin.

Charles-Nicolas y né à Paris, en 1688, mort dans cette ville en 1754, a laissé un assez grand nombre de planches gravées d'après Watteau , Restout, Lemoine, Coypel, BouUongne, Cazes, etc.

Charles-Nicolas, son fils et son élève, né à Paris, en 1715, merldans cette ville en 1790, fut l'un des plus célèbres graveurs de son temps.

Cependant, dans le nombre immense des pièces qui composent son œuvre , il en est peu qui aient encore de la valeur. Cédant au mauvais goût de son époque, il négligea le dessin et ne visa qu'à l'effet. Son chef-d'œuvre est la collection des batailles de l'empire chinois , qu'il grava pour l'empereur de la Chine , d'après des dessins fournis par des missionnaires. Il a enrichi beaucoup d'éditions de luxe de vignettes dont le mérite le plus essentiel est une grande facilité. Les Ports de France, qu'il a exécutés avec Lebas, sont au nombre de ses meilleures pièces. Cochin avait cultivé les lettres avec succès; il composa uq grand nombre de mémoires pour l'académie de peinture, et fut Tun des acteurs les plus distingués des réunions de madame Geoffrin.

CocaiMCHiNE. Voyez Missions.

Cochon.— Suivant Strabon,les Gaulois, grands mangeurs de viande, surtout de viande de porc , élevaient et laissaient nuit et jour , en plein champ , de grands troupeaux de ces animaux qui étaien':, pour ceux qui les rencontraient, aussi dangereux que des loups. La Gaule nourrissait tant de porcs, qu'elle fournissait de graisse

et de salaisons, non-seulement la ville de Rome , mais l'Italie tout entière.

Ceux de ses fils qui allèrent, les armes à la main , se fonder une autre patrie sur les rivages du Po , y portèrent le goût qu'ils avaient pour la viande de porc, et Polybe nous apprend qu'ils en entretenaient aussi des troupeaux considérables. Il est probable que les Bourguignons, les Visigoths, les Francs et tous les autres peuples qui passèrent successivement le Rhin, pour se partager la Gaule, élevaient des porcs dans leur patrie ; quoi qu'il en soit, les lois qu'ils se donnèrent à eux-mêmes fournissent la preuve qu'ils attachaient une grande importance à la conservation de ces animaux. Celle des Visigoths contient quatre articles qui les concernent, ainsi que l'arbre dont le fruit rend leur chair ferme et savoureuse. Le second chapitre de la loi salique est composé de dix-neuf articles, uniquement consacrés au vol des cochons. Saint Rémi, par son testament, laisse ses cochons à partager entre ses deux héritiers. Mappmius, archevêque de Reims au sixième siècle , écrit à Villicus, évéque de Metz, uniquement pour lui demander ce que coûtent les cochons dans son pays. Dans les capitulaires de Charlemagne, on voit ce prince recommander à ses régisseurs d'élever , entre autres animaux, force cochons dans ses métairies. Dans deux états des revenus et dépenses de Philippe-Auguste, pour Tan 1200 et l'an 1202, on remarque une somme de cent sous et une de quatre livres quatre sous, employées pour achat de cochons; enfin, dans un dénombrement de l'abbaye de Saint-Remi de Reims,' cité par du Cange , on voit que cette maison possédait quatre cent quinze cochons. Un nombre aussi grand pour un seul monastère étonnera d'abord, maison le comprendra aisément quand on se rappellera que , même ceux des moines que leur règle assujettissait à un maigre perpétuel, étaient autorisés à préparer leurs aliments avec du jus de lard , quand le pays qu'ils habitaient ne produisait point d'huile. Or le diocèse de Reims est dans ce cas-là.

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