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Cette aotorlsatîon explique en outré pourquoi nos rois s'engagèrent dIusieurs fois à payer à des monastères des redevances en porcs, ou permirent à ces monastères de faire paître dans !es forêts royales ceux qu'ils passée daient. Quelques communes jouissent encore, sous le nom de glanaée, d'un droit semblable dans les forêts de TÉ* tat, mais seulement pendant le temps où le chêne laisse tomber son firuit.
La ehaf r de cochon était si recherchée autrefois^ qu'il y ayatt des festins dont elle faisait seule les frais. Ces festins étaient appelés baconimesy da vieux mot bacon, qui signinait cochon. Le chapitre de Notre-Dame de Paris était traité ainsi, en certaines occasions solennelles , et c'est à cette coutume qu'est attribuée l'origine de la foire aux jambons , qui s est tenue longtemps sur le parvis de cette église.
Les habitants des villes , ne pouvant pas avoir des troupeaux décochons, nourrissaient au moins un ou deux porcs, que , dans le jour, ils lâchaient dans les rues pour s y engraisser des immondices qui n'étaient jamais enlevées. En 1131 , comme le fils aîné de Louis le Gros, le prince Philippe, déjà associé à la royauté par son père, se promenait à cheval dans les rues de Paris, un de ces cochons errants se jeta dans lesjambesdesa monture, laquelle se cabra etfit tomber le prince, qui mourut des suites de cette chute. Cet accident fit défendre de nourrir des cocho'ns à Paris, et ce règlement, méconnu dès son origine , fut renouvelé sans plus de succès pendant plusieurs siècles. Les religieux de Saint-Antoine se prétendirent exceptés de la prohibition, parce que leur patron est toujours représenté escorté d'un cochon. Ils ajoutèrent plus tard à cette prétention , déjà as- 8e« extraordinaire, celle d'avoir le droit de laisser vaguer leors porcs dans les rues de la capitale , et ils parvinrent à la faire admettre. Us lâchaient donc, dès le matin , leurs cochons , marqués d'un signe qui les faisait reconnaître et respecter. Le bourreau saisissait tous ceux qui , n'appartenant point à M8 moines , étaient surpris en ma-
raude, les conduisait à )'H6M-Dieày au profit duquel ils étatebt confisqués.
Le cochon, qui se nourrit d'immondices et croupit dans les ordures , est fort sujet à une sorte de lèpre que l'on appelle ladrerie. C'est à l'usage de la ehair des cochons ladres que l'on attribua l'origine de cette maladie contagieuse qui parut en France , vers la fin de la deuxième race, et -y causa, pendant huit siècle» , des ratages affreux. Pour la prévenir autant que possible , on institua des officiers , nommés langueyeurs de porcs ^ qui reconnaissaient à l'absence ou à la présence de certaines pustules blanches sous la langue de l'animal, s'il pouvait être ou non livré à la consomma* tion. Quand ils trouvaient un co* chon ladre , ils le marquaient à l'oreille, pour que personne ne l'achetât.
La lèpre ayant disparu ptnd tard , on se rassura*; deux arrêts du parlement, l'un de 1602, l'autre de 1667, permirent de vendre de la chair de cochofi ladre , et assignèrent un endroit particulier de la halle pour cette vente.
En 1604, les langueyeurs furent remplacés par trente vendeurs-visiteurs de porcSy payant finance, puis, l'année suivante, rétablis et confondus avec ces derniers , et sous le même nom , à la condition de payer finance comme eux. Enfin , ceux-ci furent, en 1708 , remplacés à leur tour par cinquante inspecteurs - contrôleurs de pores , ayant le droit d'établir sous eux des hommes experts dans le lan^ueyage.
Ces derniers officiers ont été supprimés à la révolution, et le soin de veiller à ce que Pon n'expose en vente que de la chair saine fut remis à la police de salubrité. (Voyez Chàrgutibrs.)
Cochon de l'Apparent (Charles), né en 1750, dans la Vendée, était conseiller au présidial de Poitiers, lorsque la révolution le plaça sur un plus vaste théâtre. INommé député suppléant aux états généraux, il s'associa avec enthousiasme aux défenseurs de la cause populaire. En 1792, il reparut à la Convention nationale comme député des Deux-Sèvres. Cochon s'y montra d'aboid ardent montagnard et TOta là
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mort dé Lonis XYI. Envofyé enïicrite à l'armée du Nord, ^ remplacement des commissaires que Dumouriéî tenait de lirrer aux Autrichiens , il chercha «a vain à pénétrer jusqu'au quartier général , et fut obligé de s'enfermer dans Yalenciennes , où il fut assiégé par les Anglais. Après avoir contribué a la défense de cette place , et résisté avec hauteur à toutes les propositions de Tennemi, il en sortit , le 1^' août 1798> avec la garnison, et r^arut, le 6 du même mois à la tribune, pour y justifier la conduite du général Ferrand et celle des volonrtaires républicains , et dire que les habitants et les troupes de ligne avaient seuls été coupables.
Ayant évité d'ailleurs de se prononcer d'une manière positive entre les divers partis qui divisèrent la Convention , il entra, après le 9 thermidor, au comité. de salut public , où il obtint assez d'influence pour faire donner des com^ mandements en chef aux généraux Dumas, Candaux et Merlin. £n 179d, il fut chargé d'unie nouvelle mission à l'armée du Nord. Devenu ensuite membre du Conseil des Aneiens, il fut ehoisi, au mois de germinal an iv, pour remplacer Merlin au poste difficile de iBtmstre de la pdlice générale. L'éloignement qu'il manifestait de plus eo plus pour \û parti démocratique, et la pioaitioti que lui donnait vis-à-vis des royalistes seik vote dans le procès de XiOiltf XVIy finirent par le jeter dans cette faction du joste-milieu, qui ima« giha le système de bascule. Ainsi il signala son activité par la double ré* pression oe la conspiration républi* (âaine de Babeuf et du complot monarchique de Brottier. Les complices de oe dernier semblaient néanmoms avoir compté sur le ministre de la police, ^u'on accusait généralement de roya^ iMme, puisqu'ils avaient résolu de lui conserver son portefeuille , en cas de BQCcès. U eut beau protester. Sa per»»
picBcité babitoelle a deviner de quel o^ serait k victoire s'était trouvée CD défaut ; non-seulement il n'obtint |ns la majorité des suffrages lors du remplacement de Letourneur dans la pentafehÎQ dire^oriale^ il fut même
deètîf tié peu de jours avant le 18 frootâdor. Cette disgrâce né fut pour lui que le prélude d'une proscription com« plète. Condamné à la déportation , il en fut quitte pour rester prisonnier dans l'tled'OIeron, jusqu'au moment od le 1 8 brumaire vint le rendre à la liberté. Il fut nommé, en 1800, à la préfectore de la Vienne, à celte des Deux-Kètiie»
en 1805 , et sénateur en 1809. Après les désastres de 1813, l'empereur ren« voya avec des pouvoirs extraordinaires dans la 20'' division militaire , pour y organiser la défense contre les armées ennemies , ce qui ne l'empêcha pas d'adhérer, en 1814, à la déchéance de ffapoiéon. Il ne put éviter néanmoins, sous le gouvernement royal, d'être exclu de la pairie et des fonctions publiques. Pendant les cent jours , il oc« cupa la préfecture de la Seine-Infé* rieure, et rentra dans la vie privée au 8 juillet. Exilé ensuite comme régicide, il fut rappelé en France, par une ordonnance de 1817, et mourut àPoi* tiers en 1825.
Cocon AS (Annibal, e^mte de), l'un de ces Italiens qui vinrent chercher fortune en France, sous la régeneede Catherine de Médicis , se couvrit de sang et se distingua par ses cruautés à la Saint-Barthélémy. Devenu ensuite le favori du duc d'Aleoçon, frère du roi , il fut , avec le sieùr de la Mole, l'agent principal de la faction des po*- Utiques ou mcUcwUents , oui voulait mettre ce prince sur le troue au préjudice de Henri III, alors en Pologne* Les princes, leurs courtisans, les mattresses des uns et des autres, organisèrent le complot avec la discrétion et le mystère qui couvrent d'ordinaire les intrigues politiques où il y a deb femmes. Aussi Calherine de Médièis en fut-elle bientôt informée. Elle suT'*' veilla les princes et les fit garder à vue. Le roi de Navarre^ le prince de Condé, le duc d'Alençon , fatigués de cette contrainte, résolurent de se faire enlever ; mais l'alarme fut donnée d'à* vance : l'entreprise échoua ; la oour alarmée quitta Saint-Germain ; Char* les IX mourant s'écria : « Du moins, s'ils avaient attendu ma mort»»LaMoUi
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«oonneeellesd^aujourd'hui; niais souvent le premier consul nous convoquait à midi et nous gardait jusqu'à neuf ou dix heures du soir. Coniorr mémeut à Tarrôté du 24 thermidor lan Yiii, les membres de la commission concoururent au travail de la sectioui et eurent séance à rassemblée générale avec voix consultative. L'arrêté ne donnait séance qu'à MM. Tronchet, 3igot-Préameneu et Portails ; M» Malleville fut néanmoins admis.
Dans le conseil d'État, indépendamment de Troncbet, de Éigot-Préameaeu, de Portalis, de Malleville, d'£mmery, de Berlîer, de Real et de Tbibaudeau, se trouvaient d'autres jurisconsultes du mérite le plus distingué, et notamment Cambacérès, Grenier, Treilhard , Rœderer. Les discussions qui eurent lieu entre tous ces hommes illustres sur la rédaction du code demeureront à jamais célèbres dans l'histoire, qui en a soigneusement recueilli les procès- verbaux. Elles furent brillantes et approfondies , à cause de la force du talent, de la diversité des systèmes et de la liberté avec laquelle se produisait chaque opinion* Toutefois , ce qu'il y avait de glus remarquable, c'est que ce concile e jurisconsultes était la plupart du temps présidé par un homme qui avait une gloire immense , mais purement militaire. Selon le Mémorial ae Sainte- Hélène, le premier consul Bonaparte se faisait expliquer par Troncbet, avant la séance , les termes de droit qui lui étaient entièrement étrangers; alors, éclairé par la divination du génie , il marchait tête levée dans une sphère pour lui toute nouvelle, et sur- . prenait les vieux jurisconsultes dont il était entouré, par la profondeur et l'originalité de ses vues, la vigueur de sa logique et la subtilité souvent éloquente de son raisonnement. Si l'on veut caractériser la direction et la nature d'influence que Bonaparte exerça sur la rédaction du code civil, on dira qu'il fut presque constamment l'avocat des idées et des principes défendus par Portalis; ou bien, lorsqu'une transaction était nécessaire entre les idé^
nouvelles et fes anciens ^ystème^f lov9-
2ue les esprits, nourris des tradition^ iverses de la jurisprudence , et anîr mes par des prmcipes politiques conr tradictoires , cherchaient inutilement les* solutions qui devaient naître de la nature même des choses, Bonaparte, par la seule force de son Intelligence, s'élançait pour ainsi dire d'un bond sur la raison suprême et décisive , et conciliait les systèmes opposés en les rappelant à la source de la lumière.
«Si le code civil, a dit M. Troplong, opéra la fusion des idées anciennes avec les idées de la révolution , s'il est empreint de cet éclectisme qui est la philosophie du dix-neuvième siècle, c'est principalement à Napoléon qu'il faut en attribuer l'honneur ; son esprit de conciliation prudente brille dans le code^ comme dans la réunion des partis politiques qui déchiraient l'État. t>
Si 1 on veut se faire un idée du rôle de Napoléon dans la discussion du code civil, on n'a qu^à consulter les procès -verbaux du conseil d'État , notamment sur le divorce et sur Tadoption.
A mesure que les divers titres du projet de code civil furent adoptés an conseil d'État, le gouvernement les fît revêtir de la sanction législative. Ici il est nécessaire de rappeler en peu de mots comment les lois se confectionnaient sous l'empire de la constitution de l'an yiii, alors en vigueur. Le pouvoir de créer la loi se partageait entre les consuls, ou le gouvernement^ le tribunat et le corps législatif; Tinitiativeou la proposition de la loi était réservée au gouvernement, qui l'exerçait avec le concours, toutefois non obligatoire, du conseil d'État; le tribunat discutait la loi proposée et émettait un vœu d^adoption ou de rejet; le corps législatif adoptait ou rejetait la proposition sans la discuter, mais après avoir contradictoirement entendu les orateurs du gouvernement et ceux du tribunat.
On avait déjà présenté le titre préliminaire, de ia publicatiôa des lois; le titre I®'", de la jouissance et de ta privation des droits civilSf et le titre
FEASCB.
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