‹ France (volume 5)Chapitre 49 sur 114 · OI · texte numérisé non relu

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renoncé au commandement, en 1734, à cause de son grand âge , mit à sa place le comte de Coigny, comme le plus ancien des lieutenants généraux , et c/était ce dernier qui commandait Tàrmée, lors de la bataille de Parme, où les Impériaux furent complètement battus. Il prit ensuite Modène et vainquit de nouveau les Impériaux à Guastalla. Uannée suivante, il fut nommé au commandement de Tarmée d* Allemagne, et eut pour adversaire le prince Eugène, qui n*osa pourtant pas ris-

?[uer une Dataille. Le comte de Coigny ut créé maréchal de France en 1741 , et mourut le 18 décembre 1759.

Son fils, Antoine- François y marquis de Coigny f né en 1702, lieutenant général des dragons, se distingua à Tattaque de Weissembourg et au combat d'Angenim , en 1744, puis au siège de Mons, et à la bataille de Raucoux; il perdit la vie le 4 niiars 174S , dans un duel motivé par un propos offensant qu'il avait tenu au jeu à un prince légitimé.

GoïMBRE (prise de). L'armée française, sous les ordres du prince d'Ëss- Ting, marchait sur Coîmbre (septembre 1810). Lord Wellington avait pris une bonne position en avant de cette ville, sur la montagne d'Acolba , et croyait , en s'y maintenant, arrêter la marche des Français et mettre Coîmbre à l'abri de leurs attaques. Il se trompait : car il avait commis la grande faute , qu'on lui a si souvent reprochée , de n^avoir pas fait occuper les défilés de Serdao. Dirigeant son armée à travers ces défilés , le prince d'Essling tourna la position des Anglo-Portugais. Wellington s'aperçut trop tard du mouvement qu'il eût dû prévenir, opéra sa retraite oar le revers opposé de la montagne d'Acolba et passa le Mondego. L'armée française se porta aussitôt sur Coîmbre , et , après quelques escarmouches avec l'arriere-garde ennemie , elle fit son entrée dans cette ville (1*' octobre). Elle la trouva dé-, serte. Les habitants avaient été contraints de fuir ; une proclamation du lord Wellington et du maréchal de Beresford avait ordonné, sous les

peines les plus sévères, à tous les Portugais habitants des villes et des campagnes de fuir ^ et d'emporter ou de détruire tout ce qui pouvait être utile aux Français. Les soldats manquaient de vivres; ils se répandirent dans la ville pour en chercner. Ils en trouvèrent dans presque toutes les maisons ; mais, oubliant bientôt le motif excusable qui leur avait fait violer l'asile des simples particuliers, ils se mirent à piller. Les autorités françaises ne purent empêcher le désordre ; ce fut un grand malheur. Le 5, Masséna quitta Coîmbre; il fut forcé d'y laisser ses malades et ses blessés^ avec une trop faible garnison, et les habitants, à leur retour dans la ville, exercèrent contre eux de terribles représailles.

CoiRE (prise de). Les Autrichiens, effrayés de voir la démocratie envahir la Suisse et l'Italie , avaient repris les armes en 1799. Leur première démonstration hostile fut l'envahissement des Grisons. Il était du plus- grand intérêt pour les Français de reprendre l'initiative avant la jonction des Russes. Masséna franchit le Rhin, bat les Autrichiens à Luciensteig, et les poursuit le 7 mars devant la ville de Coire, où ils avaient pris position sur les hauteurs. Il ordonne aux bataillons de la trente- septième et de la cent troisième de ligne de marcher à l'ennemi au pas de charge et en colonnes serrées :

Cttabran s'avance à leur tête. En un instant les rangs des Autrichiens sont enfoncés; ils sont en pleine déroute, et se trouvent cernés par les édaireurs et les grenadiers français, qui avaient longé leur front, et s'étaient portés rapidement sur le chemin du Tyrol , de manière à leur couper toute retraite. Trois mille prisonniers, parmi lesquels était le général en chef Aulfemberg, et, seize pièces de canon, furent les tro-

Shées de cette victoire. Lorsqu'on conuisit à Masséna le général Anffemberg , il se rappela (|u il l'avait sommé par écrit, deux jours auparavant, d'évacuer le territoire des Grisons.

« Monsieur, lui dit-il, je vous ai écrit, avant hier au soir; hier matin j'ai reçu

LtJOTVEtlS.

votre réponse, et aujourd'hui je vous donne à diner. »

Le 16 mai suivant y Coîre retomba au pouvoir des Russes, devenus les auxiliaires des Autrictiiens, qui étaient parvenus après des combats sanglants a forcer Masséna de quitter la position formidable de Luciensteig; mais bientôt les armes françaises reprirent leur supériorité. Moreau ordonna au géuéràf Molitor de chasser les Autrichiens du pays des Grisons, et une colonne commandée par le général Dornemans reprit Coire le 14 juillet 1800.

CoiSLiN, ancienne seigneurie de Bretagne, aujourd'hui du département de la Loire-Inférieure, érigée en marquisat en 1634 , et en duché-pairie en 1661,

La famille de •Cambout descendait de Gilbert du Cambout , qui vivait en 1347. Elle a fourni des écuansons aux ducs de Bretagne, des capitaines de Farrière-ban , des évoques de Saint- Brieuc et de liantes, des guerriers tués à Aurai et à Azincourt.La seigneurie de Goislin lui fut acquiso par mariage au seizième siècle. En 16^5 , un seigneur de Cambout et de Coislin.

mourut capitaine de la ville et du château de Nanteé. Son (ils , gouverneur des ville et forteresse de Brest, lieutenant général de la basse Bretagne , fut la même année député aux états de la province , et obtint m n siège au parlement de Bretagne. Le fils de celui-ci, Pierre- César y marquis de- Coislin, colonel général des Suisses et Grisons , mourut en 1641 , à Page de vin^t-huit ans , des blessures qu'il avait reçues au si^e d'Aire.

Il eut, de son mariage avec Marie Séguier, fille du chancelier de France :

Armand, lieutenant général , qui obtint rérection du marquisat de Coislin en duché-pairie, et Pierre^ né à.Faris, en 1636, qui devint évêque d'Orléans, ^rand aumônier de France est cardinal. Gelui-ci mourut en 1716, regretté des gens de bien et [)]euré des pauvres. II. laissa une. mémoire digne de la plus haute vénération, autant pour ses vertus et son ardente diarit4 4u6 j^our l'admirable conduite qu'il

tiht dans son diocèse, où sa Sollicitude, vraiment apostolique, parvint à détourner les persécutions dirigées par le gouvernement contre les calvinistes, après la révocation de Tédit <ie Nantes. Il avait logé dans son palais les officiers des dragons envoyés à Orléans, et contenu les soldats par ses exhortations et par ses largçsses.

Son neveu, Henri-Charles^ duc de Coislin et pair de France après la mort de son frère Pierre^ décédé sans enfants en 1710, naquit à Paris en 1664 et mourut en 1732. Il devint successivement évéque et prince de Metz, premier aumônier du roi, membre de TAcadémie française et de celle des inscriptions et belles -lettres.

Comme son oncle, il déploya une admirable charité envers ses alocésains , qui durent à ses soins d'utiles établissements et plusieurs fondations pieuses. Ce vertueux prélat eut avec la cour de Rome quelques démêlés, particulièrement au sujet de la bulle UnwenituSf sur l'acceptation de laquefie il avait publié un mandement qiii fut supprimé par arrêt du grand conseil, sur la demande du nonce. Ce fut lui qui légua a l'abbaj^e de Saint- Germain des Prés la célèbre bibliothèque du chancelier Séguier, dont il avait hérité et quMl avait enrichie d'une infinité de livres précieux. Le P. Montfaucon a donné le catalogue des manuscrits grecs de cette vaste collection , qui fut détruite en grande partie par un incendie en 1793, et dont les débris ont été réunis à la bibliothèque royale.

Une branche sortie de. la famille du Cambout , au commencement du dixseptième siècle , donna naissance aux seigneurs de Bécai.

Coislin (le chevalier de). La fortune avait abandonné ^uy ter , le 4 août 1666. La flotte hollandaise, ^u:coutumée à la victoire, avait éprouvé des pertes considérables dans un combat contre les Anglais. Kuvter luimême s'jétaft vu exposé pendant trois heures au feu des amiraux enoemis , et deux cents hommes avalent été, tués sur son bord. Cependant les Anglais ,*

COL

MAHGE.

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