‹ France (volume 5)Chapitre 50 sur 114 · CDL · texte numérisé non relu

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dése'spératit d6 le prendre, avaietit f&lt approcher deux brûlots pour incendier son navire. Les chevaliers de Goislin et de Lorraine , Gavois , le baron de Busca et quelques autres Français conçurent alors la pensée la plus audacieuse : voyant un des brûlots près d'accrocher Famiral hollandais , ifs se jettent dans deux chaloupes avec quarante mousquetaires et vont au-devant de ce bâtiment incendiaire pour l'écarter, au péril de leur vie. Le capitaine anglais, intimidé , saute alors dans sa chaloupe, et met le feu au brûlot , qui s'embrase, mais oui ne fait aucun ma] à l'amiral. La belle action de Goislin et de ses intrépides compagnons avait sauvé Ruyter, qui , penclant cette manœuvre, était enfin parvenu à se débarrasser des amiraux anglais,

GoLARDEAU (Gharles-Pierre), poète, naquit à Janville, en Beauce, en 1732.

Son oncle , curé de Pithiviers , après avoir veillé aux études du jeune homme, l'envoya chez un procureur dans l'intention d'en faire un avocat ; mais Golardeau ne faisait que des vers, et il fallut enfin lui permettre de suivre un penchant impérieux qui le détournait de toute autre occupation.

Son début poétique fut très-brillant :

ce fut sa Lettre aHéloUe à ASailard^ imitée de Pope et publiée en 1758.

Une héroïde sur Armide et Renaud , publiée peu de temps après, eut moins de succès. En t758, il fit jouer une tragédie d'Mtarbé, dont le sujet était tiré du Tétémaque, et en 1760 une autre tragédie intitulée Caliste, imitée d'une pièce anglaise de Rov^^e. Ces deux ouvrages prouvèrent plus de talent pour Ta versification que pour l'art dramatique , et n'eurent au tliéâtre qu'un succès passager. L'auteur avait peut-être moins de dispositions «ncore pour la comédie , s'il faut en juger par les Perfidies à la mode^

f>iece en cinq actes et en vers , qu'on rouve dans ses œuvres^ mais qui ne fut pas représentée. Il revint de préférence aux petits poëmes erotiques ou allégoriques , et aux imitations ou traductions en vers. Il versifia le Temple de GnidCy de Montesquieu, et les

deux ))remiêt«s I^utts d'Yoting» Il ent le projet d'en faire autant pour le Té* lêmaque; mais il fut probablement effrayé de la difficulté de faire des ver^

f)lus harmonieux et plus poétiques que a prose de Fénelou. Golardeau fut élu à rAcadémie en 1776, en rempla« cernent de Saint- Aignan ; mais il mourut avant le jour de sa réception , et fut remplacé par la Harpe.

GoLASSE (Pascal), compositeur dé musique, né si Paris, en 16S6, fut Té^ lève de Lulli, aux opéras duquel il travailla , et qui le fit nommer , en 1683, l'un des quatre maîtres de la mu<* sique de la chapelle du roi ; Louis XIV, qui aimait assez sa musique , le nomma, en 1696, mattrë de musique de sa chambre. On doit à cet artiste des motets, des cantiques et des cantates , composés pour la chambre et pour la fehapelle de Louis XIV ; dix opéras , qui ont tous été représentés : les Noces de Thétis et Pelée ^ jouées en 1689, eurent un |rand succès; cet opéra contient en effet plusieurs morceaux rernarquables. Gblasse est mort à Versailles en 1709.

Golaud-de-la^Salcette (Jacques* Bernardin), né à Grenoble, en 1769, devint aide de camp du eénéral Lameth et servit à l'armée d'Italie. Gon* traint, en 1793, à cause de sa nais-»

sance, de donner sa démission, il reprit plus tard son rang, fut promu au grade de général de brigade, fit la pre* mière campaghe d'Italie sous Bona* parte, et contribua puissamment à la victoire de Castiglione. Les lies Ioniennes ayant été abandonnées à la France par le traité de Gampo-Formio, la Salcette fut nommé commandant de Zante. Attaqué, en 1798, à Nicopolis en Albanie, par une armée turco-russe, forte de onze mille homnies, il livra avec sa troupe , composée seulement de cinq cents combattants, une ba*taille que l'on comparai celle dès Hiermopyles, et tomba avec les siens au pouvoir de l'ennemi. Arrivé à Gons^ tâtttinople, après avoir souffert les plus liorribles traitement$, il fut condamné au bagne, d'où il ne sortit que longtemps après. 0è retour «n France, il

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L'UNIVERS

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fut employé dans la division de Tlsère, Gt les campagnes d*Allemagne, et fut chargé du commandement de Rome.

Kommé, en 1815, commandant de la 7* division militaire, il cessa ses fonctions après la bataille de Waterloo, et vécut depuis dans la retraite.

CoLBEfiT (famille de). — Cette famille qui , au dix-septième siècle , a donné de si grands hommes à la ï'rance. descendait, suivant un titre assez douteux, d'une maison originaire d'Ecosse, qui s'était établie en Champagne dans le treizième siècle.

C'est ce que prouverait l'inscription du tombeau de Richard Colbert, placé aux Cordeliers de Reims, et qui était ainsi conçue : *

Ci fit li preax chevalier Richard Colbert, dit li Bscossois, Kif (ici trois ou quatre mots qu'on ae saurait lire) z3oo. Pries pour Tame de li.

Au milieu de la pierre, continue Moréri, à qui nous empruntons ces détails, est gra^é Técusson des armes de ce chevalier, et on lit au-dessous :

Bn bscosse je us le berceaa

Et Reims m'a donné le tombeaa.

Cependant, jusqu'à Nicolas Colbert, marchand drapier suivant les uns, seigneur de Vandières suivant les autres, conseiller d'État et père du grand Colbert, aucun membre de cette famille ne 6t parler de lui, et il est probable que le ministre de Louis XIV, devenu marquis de Seignelay, ne fut pas fâché de pouvoir compter Richard l'Escossois au nombre de ses ancêtres, au moyen d'une généalogie fabriquée par Ménage. C'est un sacrifice au'il fît aux préjugés de son temps, et qu on ne doit peut-être pas lui reprocher trop amèrement.

CoLBEfiT (Jean-Baptiste), marauis de Seignelay^ ministre secrétaire d'État et contrôleur général des finances, naquit à Reims, le 29 août 1619 ; son oncle, secrétaire du roi, le plaça chez Maseranni et Cenami , banquiers du cardinal Mazarin. Ce ministre, appréciant ses talents , lui confia le soin de ses affaires. Près de mourir, il le choisit pour être un de ses exécuteurs testamentaires. Ou doit compter au nombre des services reodus par le cardinal

à la France, celui d'avoir désigné Colbert pour son successeur. Il le recommanda comme un homme d'une application infatigable, d'une fidélité à toute épreuve, et d'une capacité supérieure dans les affaires. « Sire , dit-il à « Louis XIV, quelques jours avant de « mourir, je vous dois tout; mais je « crois m'acquitter en quelque sorte « avec Votre Majesté, en lui donnant « Colbert. »

Louis XIV apprécia bientôt la valeur de l'homme qui lui était ainsi recommandé; et, quelques mois après, Fouquet ayant été disgracié, Colbert devint contrôleur général des finances.

Bientôt après, on lui confia les ministères de la marine et de la maison du roi, et, à part la direction de la guerre, il se trouva investi de Tadministration entière de la France ; en effet, le contrôleur général des finances était chargé, non-seulement de la perception des impôts et des payements, « mais encore de tout ce qui peut influer sur le revenu de l'État, la fixation des diverses sortes d'impôt et de leur taux, la direction des sources de richesse auxquelles ils s'alimentent, c'est-à-dire les encouragements et les règlements concernant l'agriculture, les arts mécaniques, le commerce, en un mot le bien-être général du paysC*). » Colbert fut toujours à la hauteur de ces importantes fonctions, et il est du petit nombre des ministres dont le nom est resté populaire. La scandaleuse administration de Fouquet avait mis les finances dans un état déplorable; le revenu total de l'État, au moment où il quitta la direction des affaires, était de 89 milHohs seulement; la dette en absorbait 52 ; le gouvernement ne pouvait donc, en réalité, disposer que d'un revenu de 37 millions.

Lorsque Colbert mourut, le revenu s'élevait à 105 millions, et la dette avait été réduite à 32. La véritable base de la grandeur du règne de Louis XIV est dans cette habile administration

(*) Voyi*z TexcelleDl article publié sur ColKert , par M. Reynaad, dans V Encyclopédie nouvelle.

FRANCE (Ei^n= aelQuieXIV)

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des finances, quf seule pouvait lui permettre d'entreprendre de grandes choses et de faire face aux dépenses nécessitées par ses entreprises. Si le ministre s*oppo8a autant qu'il le put aux emprunts, c'est que, connaissant la passion du roi pour les dépenses, il ne voulait pas lui fournir une ressource dangereuse, dont il le savait trop disposé à abuser. Ou lui a reproché de n'avoir pas connu l'importance du •crédit ; c est une erreur grossière, et il suffit, pour la réfuter, de citer les paroles qu'il adressa, en 1672, au président de Lamoignon, d'après les avis duquel on venait de se décider malgré lui , à recourir à un emprunt. « Vous « triomphez, dit-il, mais croyez-vous « avoir fait lac^on d'un homme de « bien ? Croyez-vous que je ne susse « pas comme vous qu'on pouvait trou- « ver de l'argent à emprunter ? Mais « connaissez-vous comme moi l'homme « auquel nous avons affaire, sa passion « pour la représentation , pour les « grandes entreprises, pour tout genre 9 de dépenses ? Voilà oonc la carrière « ouverte aux emprunts, et par consé- « quent à des dépenses et a des im- « pots illimités ! Vous en répondrez à « la nation et à la postérité. »

Colbert a été surtout, de la part des économistes du dix-huitième siècle, l'objet d'attaques très-vives, pour ses règlements sur l'agriculture, l'industrie et le commerce. Mais avant lui la France n'avait ni commerce ni industrie ; Sully avait pour ainsi dire tout sacrifié à Tagriculture, qu'il avait exclusivement encouragée. Colbert voulut compléter l'œuvre du ministre de Henri IV, et comme tout était à faire, il fut comme lui exclusif, et encoura-

âea l'industrie au détriment peut-être e l'agriculture. Sully avait eu raison, sans doute, de donner tous ses soins au développement des arts agricoles :

le pays subissait la conséc|uence des longues guerres civiles qui l'avaient ensanglanté ; la plus grande partie du sol était inculte; il tallait avant tout le rendre capable de nourrir ses habitants. Mais ce résultat obtenu, fallaitil continuer à jamais le même système,

faire du peuple français un peuple ex« dusivement cultivateur, et le forcer d'exporter les produits de son sol pour acheter ceux des manufactures étrangères? r^on sans doute. Richelieu avait donné à la France une importance politique trop grande pour que ee pays resfât tributaire des autres, à quelque titre que ce fût. « Nourrir Tindustrie avec f agriculture, faire germer partout la population agricole, soumettre en un mot la terre à la manufacture, afin de les faire prospérer plus tard concurremment , et l'une par l'autre, telle fut la grande politique de Colbert pour l'accroissement de la population , et par conséquent de la splendeur de notre noble pays (*). »

Lorsque Colbert devmt ministre, la France ne possédait que des manufactures dont les produits grossiers suffisaient à peine aux premiers besoins de ses habitants ; la draperie fîfie était fabriquée en Espagne et en Hollande, les belles soieries en Italie ; les toiles et les dentelles en Hollande et en Belgique, etc. ; il voulut que l'industrie française rivalisât de tous points avec l'industrie étrangère, et appela des autres pays les manufacturiers les plus habiles. Van Robais pour la draperie fine, Hindret pour la bonneterie , etc.

Leurs élèves répandirent leurs procédés , et , six ans après, 42,000 métiers fabriquaient en France de beaux draps ; et nos dentelles, nos soieries, nos glaces, notre bonneterie, nos armes blanches, nos toiles égalaient les mêmes produits fabriqués à l'étranger; plusieurs manufactures rovales furent créées pour servir de modèle à l'industrie privée : « L'industrie, justement orgueilleuse de ses succès, craignit bientôt qu'on n'altérât les bonnes méthodes de fabrication dont on venait de l'enrichir ; elle crut être arrivée à la perfection; elle voulut rendre les procédés invariables en faisant partout le même mode de fabrication ; de toutes parts, les manufactures sollicitèrent des règlements, et Colbert souscrivit à leurs vœux.

(*)Arlicle Colbbrt, par M. Reynaud.

T. y. 18* Livraison. (Diqt. encygl. , etc.)

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« Cf9U Hglemeais ne soim fk la Vâ*fiéi ique }a dàsc^ipttôn eiràdtê d«fi meill^ors procédés dé febrlcàtkM; et, soos oé rapport , ité tormetit des instruction^ tres-utiies) inAîs ees ^ègtements étaient exclusifs, Tartiste ne pouvaft pas s'en écarter, la stricte exécution en était commandée, et les inspecteurs bri* aaient les métiers, brûlaieiDt (es étoffes, pronociçaieut des amendes toutes leà lois qu^on se permettait quelques changements danS les mék;hodes pres^ èrites (*). »

Il fallait bien enseigner aux artisans les procédés que i'imrpulsioh nouvelle donnée au commerce et à Tindustrié avait fait inventer; et pour que ceé procédés triomphassent des préjugés d*une aveugle routine, il fallait leur donner Tautorité de règlements émanés de l'autorité supérieure. Mais Col* bêrt n'avait pas la prétention de faire de ces règlements un code qu'on ne pdt jamais modifler; et si l'industrie fut enchaînée pendant plus d'un siècle, dans des liens oui ne furent rompus qu'en 178d, ce n e$t pas à l'homme du progrès qu'il faut s'en prendre, mais bien à ses inhabiles successeurs, à ce gouvernement qui, stationnaire par «y$tème, et repoussant toutes les améliorations, quel qu'en fût l'objet éi de quelque part qu'elles vinssent, de* vait enfin tomber sous les coups d*un peuple justement irrite.

Colbért ne négligea cependant j)oint l'agriculture ; la reductidn des taille$,

S ni frappaient surtout les petits eul* vateurs, et une plus juste répartition de cet imp^, la réduction des gab'el* les, la création de nombreuses routes, l'entretien assuré de toutes celles qui existaient, la construction du canal dif Languedoc, étaient des encourage* ments, indirects il est vrai, mais cer^ tainemeht' efficaces : « enfin, en étendant, conîme il le fit, la marine, la pêche , le commerce, les colonies, lei arts et les manufactures, il présenta k la terre dje npuveaux hommes à, nourrir, et 'par conséquent aux laboureurs

(*) Chapt^l^^ De V industrie française , tu,' p. à47.

da noîiteaux profits à prendre sur ie {feu mAme de ledits récoltes (*). » Que l^otii^se dOn0 de teprocber à Colbert d'avoir prohibé l'exportalTOii des blés; celte prûtiibition, en diminuant le prix des Subsistances, favorisa l'aoeroilssement de la population. Au lieu de coiv spinmateurâ étrangers, il donna à l'agriculture des consomma Wurs français; elle n'y perdit rien et la France y gagna en puissance.

Il y aurait déjà, dans les services que nous venons d'énumérer, de quoi suffire à la gloire d'un homme, mais Colbert ne s'en tint pas là : il cciintinua les efforts de Richelieu pour donner à la France une marine redoutable. En peu d'années, elle eut 100 vaisseaux, et les rôles de l'inscription maritime présentèreùt les noms de 60,000 maP^ lelots. Il créa Brest, Toulon, Rochefort; acheta Dunkerque; commença Cherbourg; et liant l'industrie, fe commerce et la marine dans un avenrt commun, il fonda toutes nos colom'eâ pour assurer des débouchés à l'industrie et au commerce, et un emploi à la marine en temps de paix.

« Comprenant enfin, que l\>pulence ne suffit pas pour constitùet la vraie richesse des hâtions , il appliqua tous ses soins à vivifier en France la culture des lettres, des sciences et des beaux-arts. Richelieu avait aperçu avant lui la décrète puissance de notre langue, et devinant l'ascendant que la nation française jpôuvait prendre par là sur les autres, H. avait Créé l'Académie aveb mission d'améliorer ce bel idiome, destiné, dans sa politique, à dévenir l'idiome souverain du monde civilisé ; marchant su;* lefe traces de ce hardi génie, Colbert, bieû que peu lettré (**), n^ traita pas l'Aça-

{**) m ^^t d^jÀ «ii9i9«rfvlprBq»*i( 9ppnt le ùtiUi { ce ^4 J«au GaVpis , qlifeé d^ Sfiii^- Martin ^e Care<f ^\^ fond^tj^ du Jqiu'iÛ| 4es sjiyazi^s, qui lui eo^eigna o^tte If^ngwa^ i^ se fpnua cepeiidant Ifi l)iblîota^^uQ u plus belle peut-efr è qa'^ucua parUculjçi;' ^ jamais possédée, l^ i^auuscrils qui faïf saiént partie dé ceUe cotleçtiQU passèreiÀ dans la suite k la bibliothèque royafe, dont

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tiùn ^ ^ VwBk m% k fttel- \im% 4«g»é d*ac^vké9t de «pteàdeiir ge» «aooiuraeftœei^ $^rè^ à*él«tev. Koo çoalefit îtoce s^tià fecftT de famières, Û y a4idieail TAcadénie <i«9 k»scriptiona «t oelWletlrcs et l'AoadéQHM des aeieaces. C^jtei» VkapulsiQn clonoée jMir EicUelLett se pouvait pas êlre plu» sa- ^«mtitl odMtifuuéev et» Ton serait embartaaaé A» dé^îKicr lawiflte de ces trois .RoUfS coiDpasoi^, dwirgée, l'HDa du petfiitctiotiiieitiedt ik to Wêue^ Vavttfe flf l'étude de Tlu^oire. et du perfectionnement du style, là troisième ée V^sei««|iim de tà Battre et 4e la déoouvârte ée ses toÂ9«. noétfite. d'être placéa la prwoière (*). »

Coihertcréa en outve Tobsei^vatoiec^ le jardiia des plantes, l'aoadénpie de peinlurç, IfaiGadémi^ dVcbîKeot^ure, réeolo é$. Fraiiceà Home; i^ 9»{;iDeDta la bibiioidiè^e royale et lie cabiûetdes inédaiH0&; il en^oM^agea \m artiaesi ies $avaat& ^ tes Mtiiéirateiirs ârauçais etétcaagfvs f^); il attire les hommes

ik forment au^ourd'iim Tune des {iTus pr^ cieuses richesses. Voyez BiBLZOTHÈQtre» , t. H, p. 517.

(*) ReyBaud', îbid.

(^ Le lecteur ne> parcourra pae sans in* térdl la KjBta- de ces. eneounigemenu donnés pat Colvert aiUL Iklérateurs ; cette liite^ Mdi«gèe]^43iapfiaiiv«8irort rare, «llm iqppp.é* oiaMPtis^eQ ami; €i|iiieti«e&; 9IIR ea^ de i663«

dfi roi « exccUeqt honqie pour la. pbjsi*que et pour la, connfiissan<:e des. passions et des MiM, dont fl- a^ fait-divers aarrag es foTA f^m^ w^. pei>«imn 4«. «om» i»

A|n «eiir Canrartt lequel^ aanaconnais^noe d*aocane aatrê langue que sa maternelle, est admirable pour joger d* tootee Ica |fo)lnctH^iif',dtJ Tespriti wné peaslmi dew. tSpo

A-u sieur /e ClefCg «^^fuit poë|« français • 600

An sieur Pierre Chrneiïfet premier poète dniiMtique da mot^ltt. , . , aooo

i^^ simn i9a(#M^^ If ^m fertilv ^iv««>

et dQué de la pbif belle imagination qiii

ait jamais été laoo

jlitt wMat Ménmgt, eMellen^pour la erftjque

det pnlW« ,. ...;..«..» a«K»

Ah ai^ur, (d><|é d« i>lur», qui écri( l'histoire

en latin pur, et élégant ,. . zooo '

Au siea« BéfWr exeelteot- poète fr^i^fs» . . Soo AP) eieql Ciffmtiifile^eu^^ kqé fp^e Cq«4-

çais et dramatique» « . . . . ioqo

An sieur Mo fier», excellent poète comique. 1000 Ja «iaur. Bw^ijêrnih , podia françai* tott

âfiéable , . . z5oo

lea pins habiles de t9uta VEwopA, at atlira aînsi à la Frai(i^ cette prépo«^déira«6e nporate. qu'eUe^e^er^ sur toutes; tes notions an dix^huiti^m^: sièicle, et qui swrv4<$«t 9m victoires de LjBUisXIV.

Non eonteat de rendre wnsi rEurope ▼essaie de (a FraneO) il voulut faire da Paris un cbef-li^u digpe da la nouvelle pwasanoa dis sa patrie. Il aonstruisit aa aebeita uoa foule da nponuAuents, les quaisii les b^levards , k X^ai^vras las Tuélejne^.

Il axerfa enfo im taut le fflraud ¥^i^ ufie baureuss: iafliwnfe. Il lutta eoQstumpii^t cctiktre la QO»aie bellj)queuse de Louvois; ce fut lui qui daeida L(Hus XXV à signeir la paix de Niinègue. IVlais, ea 1670, la crédit d^ Louv<]j|s remporta, et. le roi, fatigué de l'opposition continuelle <|ue son ^ajjd aiiaiatre. appoiftait à ses fantaisies-, méconnut ses services et ne erajgnit peint de Toutiiagar devant soa colic^ue^ Colbert, malade de la pierre et usé pa): la tr^vajl, fi^ atterré^e tant dlnju^cè; \{ se mit au lit et ne se releva plus^

Au père le Cointret habile pour l'histoire. . Au sieur Huetf de Caeo , gvaiMi petstm-

' B«Ke, qui ? traduit Oqigine.

Au sieur CAfvpmtiv, poète et orateuf

français

Au sieur abbé Cot/irtf poite et orateur fran-

çaia» . . ,

ii^&ienr.SQ'^/èrr, seyantes lettws bumaine*.

Au sieur Dauerier, idem .^

Au sieur Ogier^ consommé daaa la théolo-.

gie et les belles-lettres '. .

Au sieur Rallier» ptofessa^t parfaitement

la langue arabe.

A l?abbe^/«

f^aytFt aavant es béllestleUres.

At> Hemr tf JlM^^wrtiu^ h|ibi?i9Aqurl|bietoire.

^, aient iti Sainte-Mar/he, l^apile pour l'histoire.

A» stear du JferHe^t poète btio.

Afi si^, FUe^er, pqëte fci^at^it <(t, latin, .

Aux sieurs tle F'aiois frères , qui écriTent . l'bibtoire en latin ;

Aa siauF Jtfaiiii, poète Utin

A^ ai^iin ^eùtf, poète fnDaçaif

An sif^ur abbé de Bour%fysi eonsomm^ dans la théologie positive scolastiqne ; dans L'histcHTo» lea.lettree humaiMs» et ktlangnea prientales

Au sieur Chqpeltân, le plus g.rand poète français qui ait jamais été, et du plus solids.jsgeioent

An aieur, 4bbé Càfs^t^ 990t^» ^rateus et ss^«ant en théologie

Au sieur Perrault» babile en poésie et en BeUea^lcttns

Aa sieur MéMenU, bistoriograpbe

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On dit que le roi alla le voir et répara ainsi sa faute; d'autres, au contraire, disent que Golbert refusa de recevoir une lettre de Louis XIV, en disant :

« Je ne veux .()lus entendre parler du « roi, qu'au moinsà présent il me laisse « tranquille. Si j'avais fait pour Dieu « ce que j'ai fait pour cet homme, je « serais sauvé dix fois et je ne sais ce « que je vais devenir. » Bourdaloue l'assista dans ses derniers moments; il mourut le 6 septembre 1683, à l'âge de 64 ans. Avec lui finit la série de nos grands ministres (Sully, Richelieu, Mazarin, Colbért) ; la tradition française était désormais sans représentants, et la monarchie penchait vers son déclin.

Charles Golbebt, marquîsde Croissy, frère du grand Goibert , naquit à Paris en 1629 , fut premier président au parlement de Metz et ambassadeur, et mourut ministre d'État en 1696. Il avait été l'un des négociateurs de la paix de Nimègue et de celle d'Aix-la- Chapelle.

Jean-Baptiste Colbebt , marquis de Seignelay, fils du ministre , naquit à Paris en 1651, et se forma aux affaires sous, la direction de son père, qui obtint pour lui la survivance du ministère de la marine. Il commença, en 1676, à diriger ce département, et acheva d'élever la marine française à ce haut degré de puissance qu'elle atteignit sous Louis XIV. Il mourut en

Ja^cqttes - Nicolas Golbebt , son frère, né à Paris en 1654 , mort dans cette ville en 1707, fut archevêque de Rouen, membre de l'Académie française depuis 1678, et l'un des fondateurs de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Jean-Baptiste Golbebt , marquis de Torcy, uls du marquis de Groiss]^, naquit en 1665. Il fut nommé secrétaire d'État au département des affaires étrangères en 1689 , surintendant général des postes en 1699, et conseiller au conseil de régence pendant la minorité de Louis XV, à la mort de Louis XIV. Ses ambassades en Portugal, en Danemark et en Angleterre

l'ont placé au rang des plus habiles négociateurs. Il mourut à Paris en 174i6. On a publié, en 1756, ses Mémoires pour servir à l'histoire des négoda- Hons . depuis le traité de Ryswich jusqwà la paix d^Utreckty 3 vol.

in- 12, divisés en quatre parties. La première est consacrée aux négociations pour la succession d'Espagne; la seconde aux négociations avec la Hollande ; la troisième aux négociations avec l'Angleterre, et la quatrième aux négociations pour la paix d'Utrecht.

Ces Mémoires sont de la plus haute importance pour l'histoire de cette époque.

Edouard- Charles - f^ictorin Golbebt , descendant du marquis de Groissy, naquit en 1758. 11 entra de bonne heure dans la marine, prit part à la guerre d'Amérique, et y çagna la décoration de l'ordre de Gincinnatus.

Il émigra ensuite, servit à l'armée de Gondé , puis se rendit en Angleterre et se trouva à l'affaire de Quiberon. Il passa ensuite dans la Vendée, où il devint aide de camp de Stoffiet, l'ancien garde-chasse de son frère , le comte Colbert de Maulevrier. A la mort de cet homme, il passa en Amérique , et revint en France vers la fin du consulat. Tant que dura l'empire , il vécut éloigné des affaires ; mais à la première restauration , il fut uoitimé : capitaine des gardes du pavillon. Élu; député du département d'Ëure-et-Lbire , à la seconde restauration', il vota constamment avec la maWJité de la chambre de 1815, et fut I un des députés royalistes les plus ardents ; aussi obtint-il, en 1816, le grade de coiiti*e-amiral. H mourut en 1820.

Edouard - Pierre - David Golbebt, né à Paris en 1774, s'engagea en 1793, comme simple soldat, et servit successivement dans la Vendée, en Espagne et en Egypte. Rentré en France après la capitulation d'Alexandrie, il fut nommé aide de camp de Junot, et fut fait chef d'escadron sur le champ de bataille d'Austeriitz.

Il combattit à léna , à Pulstuck , ftjt nommé colonel du 7^ de hussards à la suite de cea actions sanglantes , et

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{>rît une part jEçlorieuse à celles d'Eyau et de Friediand. Créé baron en

1808, il fut fait général de brigade le 9 mars 1809. Pendant la campagne de

1809, il se distingua à la bataille de Raab et à celle de Wagram , où il fut atteint de trois coups de feu. Attaché à la garde impériale en 1811 , il conduisit la brigade de lanciers en Russie,' sous les ordres du duc d'Istrie. Il prit part à toutes les affaires de cette cam* pagne, se couvrit de gloire à Bautzen, et fut fait général de division en 1813. II combattit avec courage à Montmirail , à Champ-Aubert, à Nangîs , et ne déposa les armes qu'à la paix. Il les reprit en 1815, fut blessé a Waterloo , et suivit Parmée derrière la Loire. Retiré dans ses foyers, après la dissolution de cette armée, ce brave et honorable général eut Thonneur d'être persécuté et exilé par la restauration.

AugUste-Marie-François Colbebt, frère du précédent^ né à Paris en 1777, s'enrôla comme simple soldat en 1793, et devint, en l'an iv, aide de camp du général Grouchy. Il suivit , dans la même qualité, le général Murât en Italie et en Egypte ^ où il devint chef d'escadron, et rut grièvement blessé au siège de Saint-Jean d'Acre. Il se distingua ensuite à la bataille de Marenço, et fut nommé, immédiatement après, colonel du 10^ de chasseurs à cneval. Devenu^ général de brigade durant la campagne de 1805 , il fut chargé par Napoléon de porter à l'empereur Alexandre l'ultimatum de la paix d^Austerlitz; l'année suivante, il prit une part active à la bataille d'Iéna, et fut cité avec éloge dans le bulletin de la grande armée. En 1808, il fît partie de l'expédition d'Espagne , mit plusieurs fois en déroute l'armée de Castanos, et fut tué le 3 janvier 1809, prèsd'Astorga. Il était du nombre des généraux auxquels le gouvernement impérial avait décerné une des statues

âui devaient être placées sur le pont e la Concorde.

Col d'Ai&genteea. — Le 21 octobre 1795 , le général Yaubois, commandant la droite de l'armée des Al-

pes, disposa une attaque contré les

Îïostes avancés des Piémontais , dans a vallée de la Stora. Quoique forte* ment retranché et gardé par deux régiments suisses, le col d'Argentera fut forcé et emporté à la baïonnette. L'ennemi s'étant rallié dans le village , essaya en vain de s'y soutenir, et si les neiges et les glaces n'eussent retardé les détachements français de droite et de gauche, tous les Piémontais qui se trouvaient à Argentera eussent été faits prisonniers.

Col de Ranos (combat du.) Voyez Rangs.

Col de la Cboix (combat du). — Le général Moulin , qui dirigeait les opérations de l'armée des Alpes en l'absence de Kellermann, fut attaqué le 23 septembre 1795 par les Piémontais .

Trois cents d'entre eux se portèrent contre ses avant-postes , placés au col de la Croix, et les forcèrent de se replier sur la Montai. lii, le générai rouget repoussa l'ennemi , qui , peu de jours après, fut encore battu à Malchaussée par l'adjudant général Chambaud, et le 14 octobre à la Novalaise, par les généraux Lacombe , Fournier et Pouget.

Col de la Madeleine ( combat du). — Les Piémontais tentèrent , en 1793, de repousser les attaques toujours heureuses des Français sur les montagnes de la Savoie. ït leur im-

Î)ortait du reste beaucoup de soutenir es Lyonnais, assiégés par les troupes de la Convention. Mais leurs succès furent de peu de durée. Il suffît au général Kellermann de paraître pour raincre. Le général Ledoyen , qui servait sous ses ordres, repoussa d'abord, le 10 septembre, tous les postes avancés aes Savoisîens , pour les empêcher d'augmenter leurs forces dans la Tarentaise et le Faussigny , points sur lesquels Kellermann se proposait de diriger ses principaux efforts. Après avoir fait gagner à ses troupes les sommités les plus élevées des Alpes , celui - ci commanda, le 20 septembre, à un bataillon de quatre cents hommes de s'avancer directement vers l'importante

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pgiBiHtn fhi <0) <ie la Madeleine;, t^» éis qn'mf autre coUnoe de pareille f^tctn secondant .oetteattaciue, battait \m Fiéttioiitai« i çt k^ i>blie«ait de s» felirer sur M^ntîer avec un^ perte

Coi^ »« TnrfBB,* ^ Cette eotréç i^m Piémont fut enlevée « le S i^ia^ 1794, |i)ar k8 bripde3 de Massena et de Macqutlrt^ qui oQnMflu^ilent avee suc- •es leur nnH^yem^t offensif. Au mois d'août d«l'«nn^e suivante les Austro^ Sardes se portèrent aussi «ut le co) à9 T0tïi6» Un eorps de troupe fort nombreux se retranchait près de oc poster i BéMrosa » quand le général Mdcquart prdpnna » le 17 du même moie, au g^éral t)aliemagne de mair* cher à Tennf mi^ Cette expédition réus* sit pérfoitement» La position fut for*»

née, etceux aqi la défendaient se virent obligés de battre en retraite, anrèj; avoir vu massacrer une partie de leur jarrière-i^rdei sans oser la défeodrç.

Cot Diï TsN^A.'— Ce passage , Vue de ceux qui conduisent de l^intérieur 4e l'Afrique dans la Mitidyà , en tra? versant TAtlas, est devenu célèbre par les iuttdp glorieuses et sanglantes que notre jeune armée a dû y soutenir toule$ les fois qu'elle Ta traversé. Il a été rendu praticable à l'artillerie par les travauii du génie , lors de la première expédition de Constantine, en 1836. Une rputq de 15,600 mètres de développement, dont 1^600 au delà du col, y a été ouverte deouis la Mitidjà jusqu'à l'entrée de la pface de Médéan, et construite en six jours , sous la protection des troupes continuellement occupées à repousser l'ennemi.

Aussi les Arabes , frappés d'admiration , disaient - ils : ^^ Il n'y a pas de montagnes pour les Français. »

Col de Tebhe ( prise du ). — Les Piémontais « continuellement battus en 1795» cherchaient quelquefois à débusquer nos troupes de leurs positions; ils se présentèrent le 5 juillet devant le camp du col de Terme. Les avapt-postes surpris furent obligés de se ri^pliQri et il s'engagea une lutte meurtrière e^ opiniâtre , où , en0n , la bravQur^ française remporta sur le

Oi^mkrç. Cependant:, deux mille enner jn|s avaient filé, sur des rochers situés a la droite du cpl« eX déjà' douze cents étaient descendus sur un vieux Camp d'où ils fusillaient tout ce qui se préi^entait sur ce passage, et ôtaiftiit ainsi toute rettaiie aux républicpiins. Le généra) Pelletier^ cQmnianaant le camp, voit ffoldemént ce danger; il fait avancer deux pièces de canon , soutenues seulement par deux cents bommes I dont il enflamme le courage en les appelant son intrépide préserve.

Cette petite troupe coramenbé àudat çieusement l'attaque, repousse les deuX mill^Piémontais , et les Oblige à repasser te col de llnferno ; partout le$ ennemis sont mis en déroute. Le géoé* rai Serrurier commandait en chef danà cette glorieuse journée.

CoLDOBB, graveur en bîéi*reâ Ôttes, tant en creux qu'en relief, se 6.Ï un nom célèbre pendant le règne de Henri IV» par la finpsse et f élégance de son travail. ISeS portraits étaient d^une ressemblance parfaite. On présume que Coldoré est un sobriquet, ci que le vrai nom dé cet ^histe est Julien de ^ontenai , le même qlie HenH ÏV qualifie , dans ses fôttres patentée du ââ décembre 1608, du titre de lâoit valet de chambre, et de sôh grave(i)^ en pieirr es fines. Oii l'appelait Coldoré, à cause de plusieurs chaînes d'or Qu^li portait pendues à son cou , comme autant de récompenses accordées par lé roi, suivant l usage de de temps.

Coii DU Mont (combat du). — tendant (}ue Keliermann organisait le^ services de farinée d'Italie, et reconnaissait les points de défense (ju'il était nécessaire d'occupet pour renoussër les Piémontais, il fut ttBppè de Vitn*portancè du Col du Motlt, ou de ÛrU sanches. Ce poste Ouvrait bbur l'oftinsive un débouché dans la tâllééd^Aost^; d'un autre çdté. il couvrait le boUr| Saint-Maurice, et assurait la commu*nication avec le hfiont Cents. Dès le IT avril 1795, le général Mdulin en essaya l'attaque; mais la neige tomt^ant en s^bondance, lui opposa deè diffiéult^ qui firent échouer cette dttac(ue; il la reprit au printemps , et lé 19 itiai , dttA

COL

FRAKGE.

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miWe deux cents h^fpmiesf «avancèrent divisés en trois cpl^noes^, celle de gs^u^ çbe, airrétëe dans sa D;iarche ps^ç uivè tourne» te jiffreuse^ ùitiMigée de rétrogrâaèr. A droite ,.qiiairecei|ts hpoi- Ws ' df yâient tourner les.rte^r^nchements et tâcher fi'y pénétfer.au travers if^es glaces. Cette 4(5oJonnç pe p,ut.«xi4cuter ce mouverr^et^t; mais eiie traversa h$ prêtes des montagnes ^ et

. arriva à ^a destination au moment où sur le centre on einportait jes dernièf ^ redoutes: La colo&rie du centre « des-

. tinéé à faire les |)ripetpai]x effqrts^ fut

. favorisée dan$ sa marche par un vent impétueux rQdi portait Ifi neige da^s les yeux des < ennemis et les aveuglait* A près atoir traversé dans le plus graind

.silence les premiers rel|rflnt?hemwt5, les Fran^ia arrivent jusqu'à demîportée de pistolet d'ukie redoute, sans répondrç au feu de l'ennemi. En mmm d'une demi-bedrei toits le^ retrancher mentd sQnt ei^levfés à la baïonnette; On fait ^ l'ennemi dçnx cent dix prisjofiiniers : |p res^ des. troupes' piémonta lises s'éjohappat ainsi que eeilea icfui étaient cantonnées au Baracon de la Croix, i^s troupes françaises montrèrent dans cette attaque une patience et une constance incroyables; elles no^rcbèrent pendant dix heures au miltea des neiges « luttant contre un ouragan épouvatiti^le. Le froid ét«it ^ Yif , que reau-«de*îie et le vin

fêlaient dans les bidons. La prise u Col du Mont fut d'autuf^t phis importante, qu'elle procura à i'brmée des Alpes Wncalciilable avantage de tenir en é^bec pendant tout^ la campagne, avec trois cent cinquante faommes, trois mille Piémôntais qui pouvaient ae li-Ouver par Une simple marche an centre jd6 la v^Uée d'Aoste, derrière les retranchements du prince Thomas.

Aussi l'ennemi es8aya-^il ensuite plus d'une fois de reprendre ce poste; mais la valeur de nos soldats rendit toujours ces attaques infructueuses* u

CoLfeTTS (sainte), née à Corfoie en . Picardie « le 13 jahvièr 1380. Dès sa plus tendre enfance, die se fit remarquer par son goât nour la piété et pour la {Mitique oes : vèrtat dbr^-

tiennes. Après âsnlv véôu successivement chez les béguines , chez les.sœurs du^^iers ordre de $aint*Françoiâi puis 4m9 m ermitage t elle ehtra oàns l'ordre des religieuses de Sairtte^laire , et conçut la pi&nsée d'en opérer là réforme. Benoft XIII approuva son des- :jSëifii et lui doùna las pouvoirs nécesr^^lfes pour l'exécuter. Colette échbua eh France , mais elle réussit m Savoie , en iBoUrgogn^, dans les Pavs-Bas et en Espagne. Elle mourut à. Gand, le 6 mars t44&, à l'âge de sôixante^six ans. Sa canonisation, reculée de siècle en sidele, fut définitiveitienii prononcée le 3 mars 1307^ par Pie VU. Le nom de lainille de cette piense fddime était

^ CQiiieNQN (François) ^ graveur, né à J^anoy vers i6Sl , mort dans cette ville en 1671, fiit l'élève de Callat^ dont il .im|ta la iha^ière. fies prodnctiopssont «ombreuses ettrès-^rechérchées; bn lui dûit de charmants paysages et des vues fort utiles aujourdfhui pour l'histoine de l'architecture;' on cite surtoiit ses bâtiments de Home, ses vues de FlO' renùe^ sa nitte de MaUê^, Cet artiste avait ksidéldngtehips en Italie, où il faisait lé commerce d'eétampes.

CoLi&if I , ancien comté de la Bresse, aujourd'hui département de l'Ain, à dix-huit àilotiiètrës de Bourg, qui a donné son nbm à l'une des plus illustres familles de France.

Gaqmrd jp^E Co£iB>iri^ premier du liom^ seigneur de Cbàtilion-8or*Loing, d'une adclenrie maison dé Bourgogne, fbt le premier de i^a famille ^Ui is'établit en France, après lé irénnidn db cette provinbe à M couronne. Il accompagna Charfés VIII danë l'expédition de Naples eh 1493, et Lduii XII à là conquête du Milanéis; il cbbimanda un corps de troupes à la bataillé d'Aignàdel, un autre à la bataille de Marignan, sous François P% (][ui le créa maréchal de France, et lut donna le gouvernenient de Champagne et de Pi' cardie. Soii mariage avec Louise de Montmorehcv^ sceur du connétable Anbe, avait beaucoup contribué à son crédit. Il mourut à Dax en 15S2, lorsqu'il allait secourir l'dotarabte. Ce fut

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L'UNIVERS

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Chabannes de la Palisse qui le remplaça.

Ôdet DB CoLiGNi, cardinal de Châtillon, fils du précédent, frère de Tamiral et de d'Andelot [voyez Andelot (d')], né en 1515, reçut la pourpre en 1 533 , des mains de Clément VU , et fut successivement archevêque de Toulouse à dix-neuf ans et évéque de Beauvais à vingt ans. La lecture de quelques écrits de Calvin, et surtout rascendant de d* Andelot, Tayant déterminé à embrasser la réforme, il fut cité par les cardinaux inquisiteurs, puis excommunié par Pie IV et rayé^e la liste des cardinaux. Odet de Coligni épousa alors publiquement et en robe rouge Elisabeth de Hauteville, qui fut présentée à la cour, où on la nommait indifféremment madame la Cardinale, ou la comtesse de Beauvais, Odet avait pris ce titre de son évéché, qu'il continuait d'occuper, et parut même avec sa femme en habit Je cardinal à la déclaration de la majorité de Charles IX. Lorsaue la guerre civile recommença entre les catholiques et les protestants , Odet de Coiicni , qui s'était associé à toutes les luttes de ses frères contre le parti des Guises, prit les armes contre les premiers , et assista à la bataille de Saint- Denis. Suivant Brantôme, « il y fit très-bien, et « montra au monde qu'un noble et « généreux cœur né peut mentir ni « faillir, en quelaue lieu qu'il se trouve , « ni en quelque tiabit qu il soit. » A la suite de cette Journée, il rejeta la paix

Î|ue Catherine de Médicis lui offrait, ut décrété de prise de corps, et passa en Angleterre, où il fut bien accueilli par la reine Elisabeth. Après la pacilication de 1570, il se disposait à revenir en France lorsqu'il mourut à Hampton, le 14 février 1571 , empoisonne par un de ses valets de chambre, qui périt sur l'échafaud. La veuve du cardinal réclama son douaire, mais la demande fut rejetée par arrêt du parlement de Paris, en 1604.

Gaspard de Coligni , deuxième du nom, frère du précédent, naquit en 1517, à Châtillon-sur-Loing. Il parut à l'âge de vingt-deux ans à la cour de

François P', et raccompagna dans la campagne oui se termina par le traité de Crépy. Il se lia alors avec François de Guise, dont il devait devenir plus tard l'implacable ennemi. Blessé en 1543, au siège de Montmédy, il refusa de quitter l'armée, et Tannée suivante il fut armé chevalier sur le champ de Cérisoles, par le duc d'Enghien, qui voulait récompenser sa valeur; puis il revint en France, et servit dans l'armée du dauphin, uui était alors la seule force capable d'arrêter Charles-Quint.

Après la mort de François I"% le connétable de Montmorency, qui était toutpuissant à la cour, sollicita pour son neveu le commandement de Tarmée d'Italie. Mais le crédit de Diane de Poitiers l'emporta sur celui du connétable, et Brissac obtint la préférence.

D'Andelot, qui s'était engagé dans cette expédition avec l'espérance qu'elle serait dirigée par son frère, s'enferma dans la ville ae Parme, où il fut fait

f prisonnier. Pendant sa captivité, il se ivra avec ardeur à ces controverses religieuses qui agitaient alors tous les esprits, et devint protestant. De retour en France, il communiqua ses convictions religieuses à ses deux frères, et se déclara lui-même ouvertement pour la religion nouvelle. Odet et Gaspard de Congni furent pkis réservés. Ce dernier, qui avait a ménager Henri II, continua à servir dans ses armées. Après le désastre de Saint-

Siuentin (1557), il fut chargé de la éfense de cette place, qu'il ne rendit qu'à la dernière extrémité. Fait prisonnier par les Espagnols, il se racheta en payant une forte rançon , mais il cessa de paraître à la cour, et ne s'occupa plus que d'affaires de religion.

D'Anaelot achevait alors de l'attacher au parti de la réforme. Après la mort de Henri II , les trois frères se mirent ouvertement à la tête des réformés , et ils prirent part avec Condé à la fameuse conspiration d'Amboise. Le but des conjurés était d'arracher le jeune roi , François II, des mains des Guises et de s'emparer du gouvernement. La cour, avertie qu'il se tramait un complot, s'était retirée au cbftteau d'Am-

COL

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boise. Condé et Coligni Vy suivirent; mais ils furent si bien surveillés par les agents des Guises, qu'ils n'osèrent rien entreprendre. La conjuration ayant échoué, Coligni n'en demanda pas moins à rassemblée des notables, reunie à Fontainebleau , le libre exercice du culte pour les protestants. Maisrien ne fut décidé. François II mourut (1560), et la gaerre civile éclata sous son successeur, Charles IX (1563). lÀ duc Fran<^ois de Guise, chef du parti des catholiques, remporta sur tes protestants une victoire signalée à Dreux, et déjà il assiégeait Orléans, leur place d'armes, lorsqu'il périt assassiné par Ppltrot. Coligni fut accusé, non sans raison, d'avoir été l'instigateur de ce crime. Il releva son parti, que la perte de la bataille de Dreux avait abattu.

Après une seconde défaite à Montcontour, il'parvint encore à créer des ressources nouvelles, et les catholiques le virent avec étonnement à la tête d'une armée traverser en vainqueur une grande partie de la France. Cependant sa tête avait été mise à prix ; cinquante mille écus étaient promis à celui qui le livrerait mort ou vif. Mais la paix de Saint-Germain lui permit de retourner à la cour (1570).

Charles IX l'accueillit à bras ouverts, l'appela du nom de père, et lui prodigua les marques du plus affectueux attachement. Coligni invita le jeune roi à se mettre à la tête d'une expédition en Flandre, afin de se soustraire a la tutelle de sa mère. Catherine de Médicis craignit dès lors pour son autorité, et elle ne négligea rien pour aigrir le roi son fils contre les protestants. Ceux-ci ne prêtaient que trop à la haine que . Charles IX leur portait depuis longtemps. Leur morgue et leur imprudence devaient hâter la grande catastrophe. Cependant Coh'gni continuait à se barcer de vaines illusions. Au mariage de Henri de ^Navarre avec Marguerite de Valois , il montra à Henri de Montmorency d'Anville les drapeaux des protestants suspendus dans l'église de Notre-Dame depuis les défaites de Jarnac et de Montcontour,

et il s'écria : « Dans peu, on les arraa chera de là, et on les remplacera par « d'autres qui seront plus agréablcfS à « voir! » tant il crovait à la nonne foi et à la sincérité de Cnarles IX. En vain ses amis ^alarmés de l'air mystérieux de la cour, s'efforçaient de l^éloigner. Coligni croyait qù*il avait subjugué l'esprit du roi. Peut-être aussi les grâces dont le prince l'avait comblé lui inspiraient - elles du dégoût pour la guerre civile. « J'aime mieux, dit-il un « jour, être traîné par les rues de Paris « que de recommencer la guerre civile, « et donner lieu de penser que i'ai la « moindre défiance du roi, qui çlepuis « quelque temps m'a remis dans ses « bonnes grâces. »

Quelques jours après qu'il eut tenu ce langage, le 22 août 1572, en sortant du Louvre, Coligni fut blessé d'un coup d*arquebusé qui lui enleva un doigt de la main droite et lui fracassa le coude du bras gauche. I/assassin aposté par les Guises eut le temps de s'échapper. La nouvelle de cet attentat excita une terreur générale; les protestants s'armaient pour venger Tamirai ; on s'attendait à une collision sanglante dans les rues de Paris. Charles IX jura que les coupables seraient punis, et il alla lui-même avec toute la cour rendre visite au blessé. Deux jours après, le tocsin donnait le signal du massacre, dont Coligni fut une des premières victimes.

Le Lorrain Besme assassma le vieillard dans son lit, sans respect pour ses cheveux blancs; le cadavre fut jeté par la fenêtre, et Henri de Guise, qui attendait dans la cour, s'approcha pour voir s'il était bien mort. Les restes de Coligni furent suspendus au gibet de Montfaucon; mais quelques serviteurs fidèles enlevèrent au péril de leur vie le corps de leur maître , et l'ensevelirent aans le tombeau de sa famille à Châtillon. Catherine de Médicis fît brûler ses papiers. On a même prétendu qu'un mémoire manuscrit de Coligni sur les guerres civiles avait été jeté au feu par Charles IX. Mais il n'en est rien ; rédigé sur les notes de l'amiral par son ami Mornay, il a été

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nublié avec les œuvi^s de ce célèbre . lomiïié a'£tat.

François pB Cûligt^i^ fils de ramiral., né en 1557, éoiappé au massacre de h SaiDt-Barthélemi , se réfugia d'abord à Genève, puis à Bâle; il rentria ensuiie en France , et se joignit aux . méconteiits , commandés par le duc d'Alehçon.. A la paix qui suivit, la mémoire c|e Famiral Coligni ayant été réhabilitée, son fils fjut remis en possession de ses biens* Pendant les guerres de. la li^Ue, Fraoçpis de Coligni resta fidèle a Henri ÏV, qui le réconipensa par le gouvernement de Bourgogne 4 )jaip la place de colonel général de riniantèriè que son père et son oncle avaient remplie, et par celle d*amiral ^e Guyenne. Il mourut en 159 1.

Gaspard Di Cohiùm-CHATi'LLO^ , troisième du nom , fils du précédent , né en 15Ô4, fit ses premières armes en Hollande contré les Espagnols, et obtînt, ehsuite |a place de colonel général de l'infanterie. Ayant remis Aigues- Mortes au pouvoir du roi en 1622, il fut nommé maréchal, et fit. avec des Succès variés, la campagne de Savoie, de Flandre et de Picardie (1630-1638).

Il repâssâ en Piémont en 1639, revint éh Flandre Patthée suivante, et fut battu à là bataille de la Marfée. Il se retii^a du service après cette défaîte, et hiourut en 1646. Il était très-couragéux , et en donna de brillantes preuves dans lés plaines d'Àvain , où il décida la victoire (i63à), à la t)rise de Dàmvilliers (1637.), au siège d'Arras (1640J, et même à la Marfée (164i), où il resta $eul sur lé champ de bataille avec sept bu huit combattants, et fit de vainis efforts pour rallier les^ fhyards. Mais on Ta accusé d'avoir souvent com-

{)romis le succès de ses troupes par sa enteur et sa nonchalance. .

Gaspard de Golignî , duc de Ghâtillon, lieutenant général des armées du roi, fils du précédent, abjura le calvinisme en 1643, et mourut eh

t649, à l'âge de trente-quatre ans, d'une lessure ^u'il aVait reçue à l'attaque de tlbàreilton. Il lajsàâ un filk, mort à l'âge de dix-sept ans, et en qui finit la postérité de l'atifilral dé Golignt.

GoLiGNY (Jean de>» eomte de Bdh ligny et baron de la Motte Sai^V^ean, ne en 1617» fut le compagnon fidàé du prince de Gondé, pendant la guerre de ta Fronde, et commanda ensuite en Hongrie les^ six mille auxiliaires franr caîs qui prirent une part glorieuse à la victoire rempjortée sur les Turcs , auprès de Saint-Gothard. Affaibli par l'â^e et les infirmités, il passa les der* "lieres années de sa vie dans son châ< éaù de la Motte Saint- Jean, situé près 'e Bigpih, sur les bords de la Loire, Ai il lui pri}; fantaisie d'écrire un abrégé de sa vie sur les marges d'uii jnissel en vélin, in-4*^ dont Mirabeau fit l'acquisition. Ges mémoires , gui ^'occupent guère gu'une bulnzainé dé pages in-8°, ont été publies pour là première fois en entieir, il y a peu d'années , dans les pièces justificatives dé la monarchie de Louis XlV, par ' M. Leniontey. Outre une ëurleuse peinture de mœurs, ils offrent encore des détails d'un haut intérêt sur les vues ambitieuses du prince de Gondé, que l*auteUr accuse a'avoii* voulu de-:

trôner Louis XIV, et dont il rte fait jamais reveriir le nom sans l'accompagner d*urte épîthète Injurieuse.

GoLiN (Pierre Gilbert), surnommé Chatnaulty compositeur de musiaué et premier chapelain de la chapelle des enfants de France pendant lé règne de François P% de \bii à 1586. M. té\\i cite de lui huit messes publiées à Lyon en 1541, in-fol.; de^ hiotets et uii magnificat.

GoLlNÈS (Simon dfej , célèbre Im- J)rimeur français du seizièhie siècle, naquit à GentiUy, près PéHs, suivant lés uns, et en Picardie suivant leâ autres. Après avoir , travaillé Quelque temps chez HenH Étienhe, dont il de^ vint l'associé , et dont filus tard il épousa la veiive, il mouriit en 1546.

CoLïN-MAiLtAiRD (jcàrt) était uii guerrier fameux dii pays de Liège, fait chevalier, pour ses exploits , pal* Robert, roi de Fratocé, eii 9ôé. Dans Iâ dernière bataille qh'il livrîi àuncoltite de Lbuvain, il eut, dit-bn, lés deqx Veux crevéâ , et n'en eontliiuA psJÉ itioinS) guidé par ses êcnyers, àitâppér

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FTtAIÎCR

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^ri) ji^r V^nqeqn aveo soa redoutable l^9iilet ^ «on arme de prédilection ^ ceUe. ^î. Iw avait ralu )e surnom <Se MçiiUnf^ ï^ est sans doute le souvenir historicfue ^u(^^eî\ Il faut rappor** ter rinv^ntion ou au moins la dénomination de Tantique jeu de ÔoliU'

.. JG;<H*I4-S (le Père), jésuite, néàXbionvifte vers 17âO, partit en 1767 pour PéHi^^ et remplit auprès de Fempe^ re^ de la Chine les fonctions de mathématicien, fi a enrichi le recueil des Mémoires sur les Chinois de plusieurs travaux fort importants. Il est mort à Pékin en 1781, .

COI^LATION DES BÉNBFIGES. Voy.

BÉNÉriCBS etlNYESTlTUBES.

. Coi^LS (Cliarles), chansonnier et auteur dramatique, naquit, en 1709, à Pfiris, où son père était procureur du roi au Châtelet et trésorier de la chancallerie du palais. Cousin de Regnardi il soutint rhonneur de cette parentç par une gaieté vive et spirituelle qui éclata dans des ouvrages précoces. Ce fut en vainque ses parents cnerchèrent à lui faire embrasser une profession plus sérieuse que celle vers laquelle il se sentait entraîné: faire des comédies, des chansons, lui paraissait Toccupatîoii la plus heureuse. Nos vieux chansonniers eurent d*abora ses affections ^ piais il admirait davantage, çt avec raison , les cpuptets de Wnàrd, 11 se lia avec ce poète,, et, bientôt après, avec Crébitfon.; les cQnseils de ces deux amis exercèrent éur son goût une influence i^tile^^ils étalent dé cette fajneuse société du Caveau, où régnaient la gaieté, Tesprit, la franchise, et y appelèrent Collé, pluâ dighe que perèpnne ay prendre sa plaCe. Après ta qissplutibh de cette académie chantante. Collé fut admis datis là société dû duc d'Orléanâ, dont un des princit)aux amusement^ était de jouer la comédie. Ce fut |)our lès plaisirs de cette société quMl ooinposa toutes ces mnàtm dont plusieurs ont été recueil* lleç dans son théâtre* Le prince le HP^iitiiâ m de S66 lecteurs ordinaires, et lui ddUtia dans seë sôhâ-fermes iin ihtérêt q|ui lui procui^a tiUe existence

aisée, Ils'essaja ensuite sur.uqi» plus grande scène, et donna ^ en i763« aq Théâtre-Francis » une cpmédie intitulé pupMÎs et iksronais^ qui reçut du public un excellent acqueiî. Lia eomédie ae la y:eu\>e n'y e^t qu'une représentation. La partie de chasse de HeÀri Jf^ n'y fut Jouée qu'eu 1774; mais elle 1 était, déjà depuis .près de dix ans, et avec le plus grana /succès, sur les théâtres de spciet^ et de province. « Parmi les comédies de secpnde classe, il en est peu d^aussi suivies et d'aussi intéressantes que cette pîèce^» ait la Harpe. Il accorde le même éloge à Dupuis et Desronais.

« C'est, djt-il, une pièce de caractère; celui de Dupuis est bien soutenu , et s'il n'est pas dans l^ordre commun, il

n'est pas non plus hors de nature

La versification est la partie faible de cet ouvrage; c'est de la prose rimée et construite avec assez de peine. Mais tous les sentiments y sont naturels.

Cette comédie laisse au lecteur beaucoup à désirer sans que le spectateur puisse s'en a[)ercevoir. » Dans le théâtre de société , on trouve une gaieté originale et franche , mais qui va souvent jusqu'à la licence , et qui porte h cet égard le cachet du temps. Les chansons de Collé font une grande partie de sa gloire, ei on en gardera le souvenir malgré le discrédit où a çU les fairetomber de nos jours un héritier du genre, qui eh a agrandi les limites. Dû resté, Collé, dân^ là chanson, ne à'est pas exclusivement borné aux sujets; galants et grdveleiiî , comme l'a i^it remarquer Béranger lui-même, tl à aussi chansohné les ridicules littéraires et célébré les événements natiôlisiux. U chatîsdn sur la prise de t>ort- Mahon lui valut une pensiou de èoo livret. 11 a laissé plusieurs fnanuscrits, parmi lesduels se trouvé un Comlhëntaire sur les tragédies de Voltaire, olivragé où il prétendait venger Corliëille, qd'il admirait beaucoup, de Voltaire, qu'il n'aimait pas. Il hidiirut en 1783.

Collectes , CbttfefcTEijBis. — Ijé mot collecte, qùl fe'emplôvàit anciehrièment ^ouir ext)Hmer le recouvre-

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L'ONrVERS.

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