‹ France (volume 5)Chapitre 5 sur 114 · BA · texte numérisé non relu

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TiTiT OU Phïlippvs bbx. Ces deniers sont évidemment des imitations des deniers manceaux ; et quoiqu'ils m)rtent les noms de Louis YI et de Phi« lippe- Auguste, il serait déraisonnable d'y voir des monnaies royales. Ce sont des monnaies d'un seigneur oblieé rinscrire sur ses espèce's le nom da roi, et qui, au mot bex, a même substitué dans Tune de ces pièces le mot viviT, parce qu'il espérait par là rendre son denier plus semblable encore à ceux du Mans, qui portaient pour légende : Signuh dbi vivi. Ce seigneur ne pouvait être que celui de Châteldon {Castellum Ochnis), lieu dont le nom se trouve inscrit sur cette monnaie, et qui se trouve à peu de distance de Montluçon et de Gien, où la monnaie d'Anjou a souvent été copiée.

Chatblbt. C'est le nom que l'on donnait autrefois à la justice royale ordinaire de la ville de Paris. L'auditoire de cette juridiction se tenait dans une vieille forteresse , dont les restes n'ont définitivement disoaru qu'au commencement de notre siècle.

Elle s'élevait sur l'emplacement qu'occupent aujourd'hui la place du Châtelet et le Pont au Change. Ce fut Jules César qui, dit-on, la construisit pour y établir le conseil souverain des Gaules. En effet, la tradition avait laissé le nom de Chambre de César à fune des chambres de la grosse tour du Châtelet; et en 1736, on voyait encore au-dessus ^e l'ouverture d'un bureau, sous l'arcade de cette forteresse, une table de marbre contenant ces mots : Tributian Caesaris. C'était là, sans doute , que se centralisaient tous les impôts des Gaules , usage qui semble s'être perpétué, puisquun arrêt du conseil de 1586 fait mention des droits domaniaux accoutumés être payés aux freil&s du Châtelet

Les comtes de Paris habitèrent primitivement le Chfttelet; mais dès le douzième siècle, leurs prévôts les avaient remplacés dans cette demeure.

Vers celte même époque, tous les offices du Châtelet se donnaient à ferme, ainsi que cela se pratiquait dans les

Srovfnoes. Mais les exactions et ésordres s'y multiplièrent bient un tel point, que saint Louis, en 1] fut obligé de changer eoinpK rétat de cette juridiction. Il vint ger plusieurs fois lui-même, coi simple juge, au Châtelet, ainsi qti^ prouve le dais surmontant un royal, qui subsista longtemps dat lieu des séances de ce tribunal I seul qui eût une semblable pi tive.

Le même roi institua un ftéfi Paris en titre; ce magistrat s adjoi des conseillers, des enquêtei minateurs , des lieutenants , et dij autres officiers. Le bailliage de créé en 1522 pour la conservati( privilèges royaux oe l'université, réuni, en 1526, à la prévôté de Enfin , en 1551 , le Châtelet fut en présidial , c'est-à-dhre , en trri connaissant en première instar certaines affaires considérables , appel, des contestations soumis justices seigneuriales. Mais en î\ le roi supprima à Paris toutes tices, ainsi que les bailliages réunit au Châtelet, qu'il divisa enj sièges appelés l'ancien et le noti Châtelet, distinction qui disparoj ordonnance de 1684. Il serait difficile de préciser toutes les esj de juridictions établies au Châl elles étaient nombreuses et vs comme les usurpations du régii dal, dont elles procédaient. Elk rent toutes supprimées par la 1| 7 septembre 1790, qui créa les ' naux de première instance.

n y avait aussi des Châtdets téans et à Montpellier, et leur jr tion était analogue à celle du Gl de Paris.

Chatblbt (famille do). Voy< Châtelet.

CHATELLBinE, juridiction #ul gneur châtelain. Au quatorzièmf de , et quand le titre de baron d'être attribué exclusivemeBtgrands feudataires de la cour< le donna aux gentifehommcs qui sédaient quatre cbâtellenies rel d'un duc et d'un comte.

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