‹ France (volume 5)Chapitre 6 sur 114 · CRA · texte numérisé non relu

CRA

Chàtelleraut, Castrum Heraldî^ dk de raQciea Poitou , aujourd'hui ~ lieu de sous-préfecture du dément de la Vienne. Cette vilJe 800 nom d'un de ses anciens sei-

nommé Héraud, qui y fit bâtir

château dont ii ne reste pJus aucun

aujourd'hui. Ses premiers pos-

portaient le titre de vicomtes.

ISM, elle fut érigée en duché-pairie

iareur de Gilbert de Bourbon,

de Montpensier, auquel elle

Tenue par néritage de la maison

nagnac. Mais quelques années

I, elle fut réunie à la couronne

Tarrét de confiscation prononcé

le frère ^e Gilbert, le- célèbre

étable de Bourbon. En 1584 ,

i m rengagea , avec le même ti-

de duché, a François de Bourbon,

deMontj)ensier. Lors de larévolu-

elle était possédée par le duc de

'"Touille , à titre d engagement.

deCbâtellerault,qui était jadis

{tlace forte , fut plus d'une fois,

t les guerres de religion , prise

par les protestants et les

. C'était, ' au moment de la

^^..^.m^ le chef-lieu d*une élection

[kfii^ d'une sénéchaussée. Cette

pmàe aujourd'hui des tribunaux

nière instance et dç commerce

société d'agriculture. Sa popu-

est de 9,437 hab. On y remarque

a pont sur la Vienne , dont la

ction. est attribuée à Sully , et

célèbre manufacture d'armes blan-

LTSLLEBAULT (déclaration de), rtt rexplosion révolutionnaire déminée par l'assassinat des Guises, fi III, abandonné, rebuté de tous, Ht plus d'autre ressource qu'une avec le roi de Navarre. C'était remière chance favorable qui se itait au Béarnais pour relever ^parti et se rapprocher du trône, ^ la saisit avec son habileté ordl- , malgré les répugnances des .latroduitàChâtelleraulten 1589, les bourgeois,* qui étaient pour la irt -huguenots , il y publia, le 4 ^ un manifeste adressé aux trois i de France. Cette pièce, rédigée

par Duplessîs-Mornay , était un chefd'œuvre d'adresse. Le roi de Navarre s'y posait comme médiateur entre la ligue et la royauté, interçellant tous les Français ae se réunir a lui pour le salut de la patrie , faisant déjà pressentir sa conversion au catholicisme.

Après s'être plaint de ce qu'on ne l'avait point convoqué à l'assemblée de Blois, et avoir déclaré qu'il était prêt à demander au roi , son seigneur, la paix du royaume , pourvu qu'on respectât son honneur, il ajoutait :

* Je sais bien qu'en leurs cahiers, « vos députés ont pu. insérer cette « maxime générale, qu'il ne faut qu'une « reliffion en un royaume , et que le « fondement d'un État est la piété , « gui n'est point en lieu oii Dieu est « diversement servi, et par conséquent « mal. Je l'avoue , il est ainsi , à mon « très-grand regret; je vois force gens « qui se plaignent de ce mat , peu qui « veuillent y remédier... Or, je me « suis toujours offert à la raison , et « m'y offre encore. - . Et moi et tous K ceux de la' religion , nous rangerons « toujours à ce que décernera un con- « cile libre ; c'est le vrai chemin,' c'est « le seul que de tout temps on a pra- « tiqué; sous celui-là, nous passerons « condamnation. Mais de croire qu'à « coups d'épée^n le puisse obtenir de « nous, j'estime devant Dieu que c'est * une chose impossible, et de tait, l'é- « vénement 1^ montre bien. . . .

« Or , laissons cela ; si vous désirez a mon salut simplement , je vous re« « mercie. Si vous ne souhaitez ma con- « version que pour la crainte que vous « avez qu'un jour je vous contraigne , « vous avez tort ; mes actions résis- « tent à cela... Il n'est pas vraisem- « blable qu'une poignée de gens de ma « religion puisse contraindre un nom- « bre infîiu de catholiques à une chose « à laquelle ce nombre infini n'a pu « réduire cette poignée... Je vous coh- « jure donc tous par cet écrit , autant « catholiques , serviteurs du iroi, mon « seigneur , comme ceux qui ne le sont « pas , je vous appelle comme France çais , ie vous somme que vous ayez « pitié cfe cet État et de vous-mêmes.:..

CttÀ

L'UNIVERS

€HA

« Nous avons tous assez fait et souf- « fert de mal ; nous avons été quatre « ans y vres, insensés et furieux ; n'est- « ce pas assez ? Dieu ne nousa-t-il pas a assez frappés ies uns et les autres « pour nous faire revenir de notre en- « durcissement , pour nous rendre sa- « ges à la fin, et pour appaiser nos « furies? etc. »

Après avoir ensuite démontré les dangers de la guerre pour tous , pour le roi , pour la noblesse, pour le clergé, pour les peuples des villes et des cam-

Sagnes, il mvoque les députés aux erniers états, les royalistes, les ligueurs eux-mêmes ; il les adjure de sacrifier leurs passions, leurs querelles au bien de la France. Il promet sa protection et sauvegarde à tous ceux qui se voudront unir à lui en cette bonne résolution , et il engage sa foi et son honneur au*il ne souffrira jamais que les catnoliques soient contraints en leur conscience ni en leur exercice libre de la religion, ayant de longtemps appris que le vrai et unique moyen de réunir les peuples au service de Dieu , c'est la douceur , la paix et les bons exemples (*).

Un mois après ce manifeste , le roi de Navarre signa avec Henri III un traité par lequel il s'engageait à servir le roi. « de toutes ses forces et moyens, contre ceux qui violînt l'autorité de Sa Majesté et troublent son État. »

Dès lors la nature de la guerre civile était entièrement changée. C'était le royalisme luttant contre l'omnipotence populaire.

Chàtelux ou Chastellux , andenne seigneurie de Bourgogne , aujourd'hui départ, de ITonne , à 7 M.

d'Avalon, érigée en comté en 1621.

Chàtelux , nom d'une célèbre maison de Bourgogne, dont le. premier personnage mentionné dans l'histoire est Jean de Beauvoir^ seigneur de Chastelux, qui servit en Picardie sbus le roi de Navarre, en 1352.

Son peiii-ûls ^ Claude de Beauvoir,

(*) Cette déclaration se trouve tout au long dans Dupletsis-Mornay , t. IV, § 72 ; et Mémoires de la Ligue , t. m, p. a38-a45.

seigneur de Chàtelux , est le mem* bre le plus connu de cette famille. Né à la fin du quatorzième siècle, et atta* ché en 1409 , en qualité de chambeliao, à Jean sans Peur, duc de Bourj^ogMij il le servit avec le plus grand zèle, gouverna en son nom le.Nivernais/ villes de Mantes, Pontoise, Meulani Poissy. Il fut Tun des chefs de'ia tite troupe de chevaliers bourguigi qui conçut et exécuta l'aventur projet de surprendre Paris dans nuit du 28 au 29 mai 1418. [Voy. " CLEBG. (Perrinet.)] Chatellix sut ter du désordre qui régna dans là après ce coup de main , rançonna^ riches bourgeois et se fit nommer, < le 6 juin , maréchal de France , en placement du vieux sire de Rie Nommé , peu de temps après , lir nant et capitaine général dans ler de Normandie , il fut dé&it^ çt au pouvoir des Armagnacis rmaid roi , à la sollicitation du duc dé gogne , paya sa rançon. Il se sti encore par plusieurs autres expi Rappelé en Bourgogne après le tre de Jean sans Peur, il surprit * vant et y soutint pendant cinq nés, en 1423, un siège ménooi contre toute l'armée française, * quelle les Bourguignons ,' joints Anglais , firent essuyer enfin m ' faite complète ; aussi fut-il corobM loges par Philippe le Bon et c^iapitre d'Auxerre, auquel ap[ nait la seigneurie de Crevant , dj lui accorda les honneurs du canof (Voyez Chanoines héréditai] Chàtelux assista , au nom du dt Bourgogne^ aux conférences pour la paix à Auxerre, en 1431; mourut en 1453.

François- Jean y marquis de TELUX ,* le dernier membre célèbl cette famille , naquit à Paris en A quinze ans , il entra au servie fut pourvu six ans après d^uo ment. Bientôt la faveur dont jo( sa famille lui fit obtenir le til maréchal de camp , auguel il ni encore aucun droit, mais qu'il j( ensuite par des services réels. A< rante-six ans il passa en Amérir

CHA

CHA

remplit la charge de major général dans rarmée de Rochambeau. Pendant les trois années qu'il resta dans ce pays, il ne cessa de donner des preures d'intelligence et d'activité. Il s'y lia étroitement avec Washington. A soo retour , il obtint le gouvernement de LoDgwy et la place d'inspecteur finfaoterie , fonctions qu'il exerça JBSiu'à sa mort, arrivée en 1788. A RS travaux militaires, le marquis de Qiatelux joignit les délassements de la littérature. Ses liaisons de jeunesse arec les écrivains et les savants les [plas célèbres de l'époque furent une ,A0G3sion pour lui de développer son Itetde le diriger. Il fit paraître en 1772 uo traité de la Félicité publique, Voltaire a mis au-dessus de VEs- 'des lois, ce qui est au moins une jération. Du reste, on trouve dans livre des recherches profondes, des lissànces variées , des vues ingéises, mais on désirerait y voir dé méthode , moins d'appareil de dans les détails , et plus de licite de style. Le marquis de Charapprta de son expédition aux Winis des yoyages dans VAmé" itptentrionale , durant les an^ 1780-1781 et 1782. C'est le plus mt et le plus instructif des ounés de cet auteur ; il s'y montre ime d'esprit , militaire éclairé et (Nrvateûr judicieux. Son style est li d'une narration familière* et en- ; cependant Texpression s'élève luefois avec le sujet, comme dans [^portrait si connu de Washington.

1765, M- de Chatelux avait publié Essai sur Vunion de la poésie et la musique, où éclate le plus vif 'bousiasme pour la musique itatoe. On a encore de lui une traducide Y Essai sur l^opéra d' Algarotti^ Eioged'Helvétius, en style lourd et ' irrassé, et un Discours sur les \tages qui résultent four VEude la découverte de l Amérique, mrs bien pensé , selon la Harpe , ' bien écrit et plein de vérités (. On peut joindre encore à ces rraçes plusieurs articles fournis au "clément de l'Encyclopédie , un en-

ipiement ae i bncyciopedie , un en- jxous i T. T. 4« Livraison. (Dict. encycl., etc.)

tre autres sur le bonheur public. Ces deux mots résument l'objet des louables préoccupations du marquis de Chatelux. , Lorsque l'inoculation était encore combattue en France , il n'hésita pas à se faire inoculer, quoiqu'il fût à peine âgé de vingt ans. Après sa convalescence , il alla voir Bunbn , à qui il dit : « Me voilà sauvé : mais ce qui me touche davantage , c'est que mon exemple en sauvera bien d'autres. »

Chatenois, bourg de l'ancienne Alsace (aujourd'hui département du Bas-Rhin), situé au pied des Vosges, à 4 kilomètres de Schelestadt.

Ce lieu , dont la population est aujourcji^hui de 2,900 naoitants , fut pris et brûlé à plusieurs reprises : en 1298, par les bourgeois de Schelestadt, pendant la guerre entre les Impériaux et Tévêque de Strasbourg ; en 1445 , par les Armagnacs, et en 1525, après la défaite sanglante qu'y éprouvèrent les paysans révoltés. (Y. l'art. Boubes.) On voit encore à Châtenois quelques débris- d'anciennes fortifications.

Chatenots , bourjs^ de l'ancien duché de Lorraine , aujourd'hui du département des Vosges , était le séjour des premiers ducs de la province, qui en avaient fait une place forte. Ils y possédaient un château dont les ruines subsistent encore. Hadwige de Namur, femme du duc Gérard d'Alsace, y fonda en 1070. un prieuré de bénédictins, dans le cloître duquel Thierry II, le f^aillant, fut enseveli en 1115.

Chatillon ou Chàstillon ( maison^ de ). Plusieurs anciennes puissantes familles de France ont poVté ce nom. La plus célèbre est celle de Chdiillon'Sur'Mame , qui itait alliée aux maisons souveraines de France , d'Autriche et de Jérusalem, et se divisait en un grand nombre de branches , dont les principales furent :

Les comtes de Saint -Paul et de £lois,de 1235 à 1291. .

Les comtes de Biais, de 1291 à

I^s comtes de Penthièvre, de 1337 à 1434.

!Nous avons consacré un article spé*

so

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L^KIVERS.

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cial au premier et au plus célèbre des camtes de Penihièvre de la maison de Ghâtillon. (Yoy. Chablis de Blois.)

Les comtes de Saint-Paul, de 1291 à 1360. .

Les comtes de Porcean, seigneurs deFêre.de 1248 à 1453.

Les seigneurs de Dampierre, de 1325 à 1471.

Les seigneurs de ChâtUlon^ de Gan^ delus^ Troissi, la Ferlé ^ etc., de 1329 à 1667.

Les seigneurs de Bois-RomeSi comtes de Châtillm , de 16S0 à 1762.

Les marquis de Châtillon, '' Les seigneurs de Marigny, de 1450 à 1603 , etc.

Les membres les plus distingués de cette famille sont :

Evdes , fils de Mies , qui , sous le nom ôï* Urbain II, fut le premier des papes français.

Renavd^ qui suivit à la croisade Louis le Jeune, devint prince d'Antioche, par son mariage avec Constance, fille de Boëmond II, se rendit célèbre par ses brigandages , et finit par tomber entre les mains de Baladin , qui lui fit trancher la tête.

Jean de Ciîa.tillon, comte de Chartres et de Biais, qui reçut en 1271, de Philippe lïl , dit le Hardi, le titre glorieux de garde , tuteur et défenseur da ses enfants et de l'État.

Gaucher de Châtillon , comte de Crécy et de Porcean, connétable de France. Il naquit en 1250, fut créé connétable de Champagne en 1286, et commanda les troupes de cette provxïifj^ partout où elles se trouvèrent.

Il mit en fuite, en 1291, l'armée de Henri , comte de Bar , gendre du roi d'Angleterre ; se battit en héros à la funeste journée de' Courtrai , le 11 juillet 1302 , et fut nommé par Philippe le Bel connétable de France, après la mort de Raoul de Clermont de Nesle , tué à cette bataille. Il contribua beaucoup, en 1304 , au gain dt la bataille de Mons-en-Puelle; en 1307.

il fit couronner le roi de Navarre, a Pampelune, Louis, fils aîné de Phir lippe le Bel , et depuis roi de France , sous le nom de Louis X ,ûitle Mutin.

Ce prince kiî confia alors les affaires les plus importantes. Gaucher de Châtillon assista au sacre de Philippe le long et à celui de Charles le Bel , qui le choisit , en 1324 , pour l'un de ses exécuteurs testamentaires. Il signa comme commissaire, au nom du roi, les traités de paix faits avec l'Angleterre, en 1325 et 1326; en 1328, il commanda' l'armée française à la bataille de Mont-Cassel , où les ennemis furent entièrement défaits , et il moa< rut l'année suivante.

AlexiS'Madeleine-Rosalie de BoiS' Rogues , duc de Châtillon , né eu 1690, fut successivement colonel d'ofi régiment de dragons , inspecteur général de la cavalerie, maréchal de camp et lieutenant général. Il coin* mandait en cette (Qualité la cavaM française à la bataille de Gnastalla^ où il fut dangereusement blessé. Ses ' vertus et l'estime dont il jouissait à ?* cour , le firent choisir , en 1735 y pot être gouverneur du dauphin, fils Louis XV. Il fut créé duc et pair 1736 , et lieutenant général an gouvfl{!r nement de Bretagne^ en 1739. Lorsdj la maladie de Louis XVy il condai^ le dauphin à Metz , et fut exilé peo^' temps après , sous prétexte qu'il at fait cette démarche sans en avoir re l'ordre du roi. Il reviitt àesbnexil 1747 , mais ne reparut plus^àia coŒljj Il mourut en 1754.

Louié^Omicher de Chàtîllon,] fils, fiih: iè^ dernier mâle de sa mais( il mburiit ën'1760, et ne laissa q deux filles, les duchesses d'Uzès eti la Trémèuille. — André Bucbesne; écrit l'histoire de la maison^ de tillon-sur-Marne(in-fol., 16^1.)

Une autre famille de ce nom , de Châtillon-sur-Loing y a fourni à France l'amiral de Coligny et ses dei frères,Dandelôt et Odet.(VQy.Coliçnj

Châtillon (Wicolas de), ingénir* né à Châtillon-sur-Marne, en If construisit la place Royale , et eatj Çloire de terminer le Pont-Neuf tétait à peine commencé quand il chargé d'en diriger les travaux.— I mourut en 1616.

CHA.TILL0N, en Piémont (

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éé)« L'armée de réserve , condaite par Bonaparte , venait , par une maniée hardie, de franciiir le mont Saint- Bernard, quand le général Lannes, coniBiandaût l'avant'-garde. arriva le 19 mai ISOÔ devant Châtillon. « Il y trouva quinze cents Croates occupant, à Tembranchement des deux vallées, «ne position resserrée et bien appuyée à la rive gaucbe de la Dora ; il la fît toarner par la droite, et Tattaquant en même temps de front , il déposta les . Autrichiens, leur prit trois cents hommes , trois pièces de ranon , et poursuivit le reste jusque sous le fort de Bard (*). »

Chatillon-lb-Duc , ancienne seîeoeuriê de Franche-Comté , aujourrbui da département du Doubs , érigée en baronnie en 1626.

Châtillon- LES -DoMBEs, petite ville de l'ancienne province de Bresse, aujoard^faui ebef-Iieù de canton du déyartenient de l'Ain , érigée en comté en 1561 , et acquise en 1645 par maéemoiselte de Montpensier, qui la réunit à la principauté de Bombes. La «Mrtarioq de cette ville est aujour- Hw 4e 2,636 habitante.

GK&tH^LON-SUH-DOBDOGNE. VOV.

€Sifnz.LON.

ûuïillotv-sub-Inbre, petite ville de Tancienne Touraine, aujourd'hui Aef-Heu de canton du département de flndre, près de la rive gauche de Tlnétt^ à 44 kil. de Cbâteauroux. C'était jÉRfis une place forte, et sa position •or la frontière du Berri lui donnait Me assez grande importance. Elle fut Wéanie par confiscation à la couronne, f 204. Cétait le sié,2;e d'un présidial el d'une prévôté royale.

Chatillon-sub-Loing, petite ville B randm Gâtinais Orléanais, aujour- 0kin chef^lieu de canton du départetmat du Loiret, est dominée par un jjiîrfcn cbâteau où est né l'amiral de iMignv, dont te tombeau se voit en- Are daas la chapelle de cet édifice.

lès avoir appartenu à la famille de ;ne, Châtillon - sur - Loing était

(^ Préfds des événements militaires par 'ie général Mathiei Dumas, t m, p. 17a.

)asse par héritage à la maisOD de Coignv. Cette ville fut prise , pillée e^ nûléeen 1559 parles huguenots, qui la saccagèrent de nouveau en 1562; elle fui: reprise par les catholiques en 1569. Après le meurtre de l'amiral Coligny à la Saint-Bartbélemy, un arrêt du parlement de Paris ordonna, le â7 octobre 1572, que le château de Châtillon-sur-Loîng serait rasé , sans qu'on pût jamais le rebâtir; que les arbres du parc seraient coupés à la moitié de leur hauteur; qu'on sèmerait du sel sur le terrain de la mai- Son, et qu'on élèverait dans la cour une colonne sur laquelle on graverait cet arrêt; mais par un autre arrêt du 15 mai 1576 , ces dispositions furent révoquées. En 1648., Châtillon fut érigé en duché -pairie , et en 1698, Louis XIV en fit un duché héréditaire en faveur de Paul Sigismond de Montmorency , troisième fils de François- Henri, duc de Piney-Luxembourg. La population de cette ville est aujourd'hui de 2,126 habitants.

Chaxillon-sub-Mabne, bourg de Tancienne Champagne, aujourcThui chef'iieu de canton du département de la Marne, à 28 kil. ae Keiras, était autrefois une ville considérable.

Hérivée, fils d'Eudes, premier membre connu de la maison de Châtillon, y fit construire, en 926, un château que Louis d'Outre-Mer assiégea sans succès en 940 et 947. Prise et en grande partie détruite par l'armée de Charles- Quint en 1545 , la ville de Châtillon tomba encore, en 1575, au pouvoir des calvinistes , qui achevèrent de la détruire. Châtillon a donné soanom à l'une des plus illustres familles de la France. Elle appartenait, au siècle dernier , à la maison de Bouillon. Sa population n'est plus aujourd'hui que de 448 habitants.

Chatillon-sub-Sbiwe, petite ville de J' ancienne Bourgogne , aiyourd'hui chef-lieu- de l'un des arrondissements du département de la Côte -d'Or.

L'existence de cette ville remonte à une époque très-reculée, et l'on pense qu'elle prit naissance au quatrième et au cinquième siècle. Elle formait au^

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L'UNIVERS

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trefois deux villes distinctes, séparées par deux bras de la Seine, par des murs, des fossés et des portes. L*une portait le nom de Botirg , et l'autre était nommée Chaumont. Elles avaieat.chacune leur château. Mais elles sont réunies depuis longtemps. Le comté de Châtillon-sur-Seine fut réuni de bonne heure au duché de Bourgogne, dont il ne fut jamais démembré , et avec lequel il fut réuni à la couronne.

Les ducs de Bourgogne de la pre« mîère race avaient cnoisi pour séjour habituel la ville de Châtillon , où Ton voit encore des restes du château qu'ils avaient fait construire. Cetteville était regardée avant la révolution comme la capitale de la contrée connue sous le nom de Pays de Ici montagne; c'était Je siège d'un bailliage considérable.

£lle possède aujourd'hui des tribunaux de première instance et de commerce^ et une bibliothèque publique de 7,000 volumes. Sa population est de 4,175 hab. C'est la patrie de Philandrier, de Petiet, ancien ministre de la guerre, et du maréchal Marmont.

Châtillon - suh - Seinb ( congrès de).— Ouvert le 4 février 1814 , deux jours après la bataille de Brienne, ce congrès fut rompu le 18 mars , cinq jours avant que Blûcher et Schwartzemberg eussent opéré leur jonction dans les plaines de Châlons. La rupture des négociations fut le signal de la marche des coalisés sur Paris.

Ce congrès n'avait été, pour les rois étrangers, qu'un moyen de gagner du temps et de miner le sol sous les pieds du héros dont ils avaient juré la perte. Peux congrès antérieurs, ceux de Prague et de Francfort , avaient eu le même caractère ; avec cette différence qu'à Prague, en 1813^ Napoléon possédait encore des positions importantes en Allemagne, et qu'à Francfort, vers la fin de la même année, il était encore assez redoutable pour que ses ennemis lui offrissent de se contenter de la France avecses limites {Naturelles du Rhin, des Alpes et des Pyrénées.

(Voyez Pbagub et Fbancfobt.) A Châtillon, les exigences augmentèrent en proportion du succès qu'avaient eu

les intrigues précédentes, et du chenrîa que les oandes coalisées avaient £iit vers Paris, le point de mire de toutes leurs attaques. Ce n'était plus ses frontières naturelles qu'on onrait à la France, c'étaient ses limites de 1792.

Ce n'était plus à Manheim, sur ia rive droite du Rhin, que devaient s'ouvrir les conférences, c'était au coeur même de la France, sur les rives de la Seine,

Î[u'elles allaient se traîner avec une enteur calculée. Lorsque !'empereur apprit les conditions humiliante&qu'oa voulait lui dicter , il s'écria : « C'est « par trop exiger ; les alliés oublient « que je suis plus près de Munich qu'ils « ne le sont de Paris. » Mais son génie l'abusait; la force des rois coalisés était immense, parce qu'elle s'appuyaH . sur un mouvement populaire qu'ils avaient eu Tart de soulever en Allemagne. Aussi dut-il céder à la fortuDe»

et prêter roreil)e ^ sinon souscrire à des conditions qui l'avaient d'abord révolté. Cependant , il y eut un mo«^ ment où , avec les 50,000 hommes qii lui restaient , il renouvela , dépaasft même les prodiges de ses campagnoi d'Italie, et parut ressaisir l'avantagea. Après les victoires de Champ-Aubert»

de Montmirail et de Nangis, les roift coalisés commencèrent à se repentir d'aveir élevé de trop hautes prétea»

tions. De son côté, l'empereur écrivît au duc de Vicence , son plénipote»* tiaire à Châtillon, de prendre une ai* titude plusfière, « Je vous avais doniiff « cart€hlancheiM\à\sd\\r\\\t 17févri^^ « lendemain de la victoire de Nansis^ « pour sauver Paris et éviter une ua« « taille qui était la dernière en pré^ « sence cle laïuation. La bataille a e^^ « lieu. La Providence a béni nos "^ " *< mes : j'ai fait 30 à 40,000 prisonnî « j'ai pris 200 pièces de canon , « grand nombre de généraux, etdét « plusieurs armées sans presque « férir. J'ai entouré hier l'armée « prince Schwartzemberg, que j'es[ « détruire avant qu'elle ait repassé

« frontières Vous devez tout '

« pour la paix^ mais mon inten

« est que vous ne signiez rien

« mon ordre , parce que moi seul ji:

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FRAiyCE.

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« connais ma position Je veux la

« paix ; mais ce n'en serait pas une que « celle (}ai imposerait à la France des « conditions plus humiliantes que cel-

* les de Francfort Je suis prêt à

« cesser les hostilités et à laisser les « ennemis rentrer tranquilles chez « eux., sMls signent les préliminaires « basés sur les propositions de Franc-

c fort V Ces propositions, comme

on Ta déjà vu, c'étaient les limites naturelles de la France. Le succès avait rendu à Napoléon son ancienne énerl^e , et même une partie de ses illusions; car, dans une lettre adressée le 18 au prince Eugène, il disait qu'il lui paraissait possible ,. si la fortune con- ""tinuait à nous sourire, que, Tennemi mie fois rejeté en grand désordre hors de nos frontières, nous pussions con- • terver ritaUe. En effet, l'ennemi contimia quelque temps' encore à battre en retraite. Le 20 , Napoléon est à 'Bray, où l'empereur Alexandre a coudié la Teille. La grande armée des ' Uoaiisés, qui a échoué dans une atta- 'm à Nogent , se précipite vers nos liNnilSères, poursuivie par les 40,000 limes de Napoléon. Après le glorieux '. combat de Mérr-sur-Seine , Napoléon coodie le 22 à Châtres. Le 24 , il est mdré à Troyes. On est à la veille de ' conclure un armistice à Lusigny ; les ' plénipotentiaires sont nommés départ 'et d'autre ; le général Flahaut est celui ,ée la France. Séparer l'Autriche de la 'coalition, tel était le bot de l'empereur. |1I se croyait sur le point de l'atteindre, lorsque PAngleterre et la Russie vinfent déjouer tous ses projets. Le 'l*'mars eut lieu à Chaumont le traité là funeste de la quadruple alliance.

L'An.steterre , la Russie , la Prusse, FAutriche, s'engageaient à tenir consitmment en campagne une armée de '(00,000 hommes , dans le but de con- '^indre la France à se contenter de ■ies limites de 1792. Un article partieîdicr, qui avait surtout en vue i'Au- ^ll^e, portait qu'aucune négociation It^forée n'aurait Iku avec fennemi.

Cn réponse à ce traité. Napoléon lance i Fismes deux décrets, dont l'un prescrivait des représailles sur les prison-

niers, pour tout citoyen qui serait tué, et le supplice des traîtres contre tout fonctionnaire oui refroidirait, au lieu de l'exciter, l'élan patriotique des habitants. L'autre ordonnait à tout Français de courir aux armes à l'ap

K roche de nos armées, et de faire main asse sur les ennemis. Mais il était déjà trop tard ; et le demi - succès de la journée de Graonne rendit aux alliés toute leur insolence. Le duc de Vicence fit de vains efforts pour obtenir des conditions moins humiliantes.

Peut-être manqua-t-il de courage en ne profitant pas Ae la latitude que lui avait de nouveau donnée l'empereur pour accepter la base des limites de 1792. En se sacrifiant , il aurait pu enchaîner les alliés sans enchaîner l'empereur , auquel serait toujours restée la faculté de le désavouer. Mais, le plus probable, c'est qu'au q^ioment où il aurait offert sa signature , on n'en aurait plus voulu. Dans une lutte à mort comme celle qui avait lieu, les négociations étaient complètement effacées par les événements militaires.

La défaite seule pouvait contraindre l'empereur à accepter les limites de 1792. Victorieux , les rois coalisés étaient décidés à ne pas laisser sur le trône de France l'homme qui les avait tant de fois fait trembler. Même avec la France de 1792 , Napoléon les effrayait ; et , comme il l'avait dit luimême^ le système de ramener la France à ses anciennes frontières était inséparable du rétablissemenê des Bourbons, Pourquoi donc, sachant ces choses , ne fit-il pas ouvertement appel à la démocratie française ? c'était le meilleur moyen de paralyser la marche .des intrig.ues en faveur des Bourbons, et de séparer la cause des peuples de celle des rois coalisés qui les trompaient. Lorsque les alliés virent le succès toujours croissant de leurs manœuvres, lorsqu'ils furent convaincus que le parti des Bourbons avait habilement profité des circonstances pour grandir à Paris, ils déclarèrent que les négociations de Châtillon étaient terminées par le fait de la France ( tS mars.)

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