‹ France (volume 5)Chapitre 8 sur 114 · BB · texte numérisé non relu

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- Prémontréj dans le gouvernement de nie de France , chef de Tordre de son nom.

Saint' Antoine y en Daupbiné , chef de Tordre de son nom.

Saint-Hufy en Dauphiné^i'cbef de Tordre de son nom.

Sainte-Geneviève , à Paris, chef de la congrégation de son nom.

Ces seize maisons jouissaient ensemble d'un revenu annuel qui se montait à la somme de onze cent dix mille livres de rente.

Chsllss , Cala ou Cells^y bourg de Tlle de France , aujourd'hui du département de Seine-et-Marne , à 24 kilomètres de Meaux , possédait autrefois une riche abbaye de bénédictines, fondée en 660 par Bathilde, femme de Oiovis II , et. dont le trésor rivalisa longtemps de magnificence avec celui de Saint -Denis. Cette abbaye a eu pour abbesses plusieurs princesses du sang royal. Son revenu se montait , avant la révolution, à environ soixante mille livres. Supprimée à cette époque, elle fut en partie démolie trois ans après , vendue par lots et convertie plus tard en habitation particulière.

Il y avait en outre à Chelles , sous les rois de la première race , un manoir royal où se retira Chilpéric après la mort de deux de ses fils. Ce fut dans le même lieu qu'il fut assassiné par les émissaires de Frédégonde.

Chelles (monnaies de). ~- Le monastère de Chelles stvait, sous la seconde race, le droit de battre monnaie; on possède , en effet ,' des deniers et des oboles de Charles le Chauve , qui portent pour légende Kàla.monàs- TERi [um]. Ce sont d'ailleurs les çeules monnaies que Ton puisse attribuer à cette localité.

Chemillé, ancienne baronnie de TAnjou , aujourd'hui département de Maihe*et-Loire , érigée en comté , en

Chemillé (combats de). — Quelques jours après que le tocsin de la terrible insurrection de la Vendée eut sonné pour la première fois , les paysans , commandés par le voiturier Cathelineau , enlevèrent Chemillé , petite

ville du département deMatne-et-Loire.

3ui était défendue par trois canons et eux cents hommes (14 mars 179S).

Un moiS' après , Berruver^ qui, d'aprèi soniplan a'attaaue générale, s'avaaçait en cinq[ colonnes dans la haute y endée , arriva devant ce bourg avee celle qu'il commandait en personne, tandis que Duhoux l'y rejoignait avie un autre corps de mille nommes. Cl vif combat livra aux républicaios II i village jusqu'à l'église , dont les idsop^

§és étaient encore maîtres à l'entiÉf e la nuit. Cette résistance acharn# engagea Berruyer à se replier à Saii^ Lambert. " '

Cheminais de Montàigu (TiiWK léon) naquit à Paris, en 16ô2,d'aiM famille ancienne dans la robe. AT de quinze ans , il entra chez, les j tes^ et après avoir perfectioDoé études dans le sein de cette docte ciété , il alla professer la rhétorique Orléans. Ses sermons lui firent bieo une brillante réputation d'éloquei A un esprit facile et pénétrant, à ai imagination vive et brillante , r^ ' par un jugement solide , il réuDisi une action noble et aisée , et sni ' l'art d'émouvoir par une onction ticulière qui le fit comparer à Raêi avant 'que Massillon mt connu. 1 faiblesse de sa santé fut un obstadt^ Tardeur de son zèle et aux progrès sa réputation. Ses infirmités 1 enif obèrent de prêcher TAvent devant cour de Louis XIY, qui avait vo l'entendre. Cependant il n'abandoi entièrement ses fonctions de prédi teur que lorsque la force lui ma»

pour ce ministère. Il se voua aï tout entier au soulagemept des vres , et fît preuve , dans ses demi années , de la charité la plus active la plus dévouée. La mort le sarpi dans ses pieuses occupations, le septembre 1689. Le P. Breton»

publia , en 1690 , les sermons d»h Cheminais : il avait, dit le P. Brct neau, toutes les qualités qui rend un homme très-aimable, une prob^ exacte, un naturel obligeant, candeur admirable , une humeur d et gaie jusque dans le fort de la doo

tilANCE.

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leur, une conversation charmante. Il âait eofio un ami généreux , un trèsbel esprit et un parfait honnête homne. Cneminais est auteur d*un volume intitalé : Projet é^une nouvelle ma' fàère de prêcher. Il y développa une iDétbode qu'il a souvent suivie avec sgœès, et qui consiste à bannir des tomoDS les divisions et les subdiviliooS} « parce que, dit-il , par là Télo- «eoee est génee , contrainte , comme moffée; les mouvements sont internwipos et, si on ose dire , étranglés : apfès avoir parlé avec véhémence, m recommence froidement un autce point, ce qui fatigue l'auditeur. » Cbeninais est encore hauteur d'un livre jlBtituié : Sentiments de piété.

I Cheminsau (Jean), baron, lieute- «nt général^ etc., né en 1771,' fut iiiessé à Hondscoote, puis servit suciMsiTement sur le Rhin , dans l'Ouest, «Italie, oîi il se signala particulière- Mot sous Masséna. Il 6t ensuite, avec hiBéme distinction, les guerres d'Anttdie et de Prusse , et fut créé général è brigade en 1811. Envojfé alors à tannée de Portugal , il prit le comitttoent d'une des brigades du gé- M Foy, et se distingua dans là tt&aîteôui suivit la funeste journée dsiraDiles. La place de Palencia avait f&m d ouvrir ses portes si le général Fovse présentait en personne. Le gémi se borna heureusement à envoyer de ses officiers, car les Espagnols l'eurent pas plutôt aperçu qu'ils sat feu sur lui. Indigné de cette on déloyale , Foy ordonna d'emçr la place; Chemineau disposa itôt ses colonnes; l'effet du canon Jnsaraissant trop lent, il recourt à la Me, brise les portes, pénètre dans

^ H rues, culbute les Espagnols, les devant lui et emporte le pont rion qu'ils cherchent à défendre, ^puté à Lutzen, ce brave officier ^t, en 1813 , le brevet de général de wision.

Chemins. — On désigne sous ce Mm générique toutes les voies de corn- Jnncation établies par terre. Cepen- « le nom de boutes (voir ce mot) Confient aux voies principales qui sont

ouvertes et entretenues exclosivement par l'État ou par les départements, et le nom de chemins est réservé aux voies secondaires , qui ne sont classées ni comme routes royales ni comme routes départementales. Nous n'avons pas à nous occuper ici des chemins de halage qui bordent latéralement les lignes navigables, et dont la destination unique est de livrer passage aux moteurs animés que l'on applique aux bateaux circulant sur ces lignes. Nous parlerons donc seulement des chemins vicinaux.

Cette espèce de voies de communication a été pendant longtemps presque complètement négligée. Avant la révolution de 1789, les chemins qui facilitaient l'accès des grands châteaux étaient à peu près les seuls qui obtinssent des fonds de secours ou de charité. La distribution de ces fonds était faite par les intendants des provinces , qui ne cédaient qu'à de pressantes sollicitations. Cependant les parlements publiaient de temps à autre des règlements sur la matière. L'un d'eux im- Ïiosait aux cultivateurs l'obligation de abourer tous les ans, en travers, les chemins contigus à leurs champs. Cette disposition , absurde au premier aperçu , était réellement , dans beaucoup de localités,. le moven le moins dispendieux de combler les ornières trop profondes. Le 17 août 1751 , le parlement de Rouen fit un règlement remarquable par la sagesse des mesures qui y étaient prescrites pour les plantations et pour l'ouverture des fossés.

Depuis 1789, les chemins vicinaux ont plus sérieusement appelé l'attention de tous les gouvernements qui se sont succédé.

La loi du 15 août 1790 porte ^ue nul ne peut, à titre de régime féodal ou de justice seigneuriale, prétendre aucun droit de propriété ni de voirie sur les chemins publics, rues et places des communes.

La loi du 24 août 1790 donne à l'autorité administrative le droit de constater les usurpations et les dégradations faites aux chemins vicinaux.

La loi du il septembre 1790 don«<

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