GOSSEC
Il existe plusieurs variétés de ces pièces.
Goslin. Voyez Gozelin.
Gospitsch (prise de). — Au mois de mai 1809 , Marmont , qui , avec deux divisions françaises, occupait la Dalmatie et une partie de 1 Illyrie , reçut de Napoléon l'ordre de se diriger vers les frontières de la Carniole et de ristrie, pour se réunir au prince Eugène, qui devait former l'extrême droite de la grande armée d'Allemagne. L'archiduc Jean , opposé à Eugène , eut connaissance de ce projet; il envoya un de ses corps, sous les ordres de Stoïsservick , observer la Dalmatie. Marmont, qui avait contre lui une énorme infériorité numérique, ne bougea point tant que l'archiduc et le vice -roi furent aux prises; mais aussitôt que le premier commença son mouvement de retraite, il s'avança vers la Croatie, et remporta deux victoires successives, au mont Kitta et à Grasschatz (17 mai) , sur les troupes de Stoïsservick , qui suivaient le mouvement rétrograde de l'archiduc.
Toutefois , renforcées par plusieurs régiments croates, elles allèrent prendre, a Gospitsch , une position avantageuse , d'où elles espéraient d'autant plus arrêter les Français, que toute la population environnante s'armait contre eux.
Gospitsch est une ville fortifiée , dont plusieurs rivières défendent les approches ; mais Marmont , arrivé, le 21 , en vue de la place , s'aperçut qu'il pouvait tourner la position des Autrichiens. Il fallait, il est vrai, franchir uneTivière sous le feu des batteries de la rive droite. Or, pendant que deux compagnies de voltigeurs du 8e régiment exécutaient avec sang-froid cette opération difficile, et s'occupaient de rétablir un pont, l'ennemi, débouchant par un autre pont plus éloigné , se porta en trois colonnes contre la division Mont richard , formant la gauche de la ligne française. Marmont lui opposa sur-le-champ les brigades Soyez et Delaunay : les colonnes autrichiennes du centre et de la droite plièrent bientôt; celle de gauche résista plus longtemps, mais elle finit par être entraînée dans la déroute ; et les Autrichiens, acculés à la rivière, s'y noyèrent en grand nombre. A la droite de notre ligne, la division Clausel, aussi attaquée, fut également victo-
rieuse. Le lendemain, 22, le général ennemi rallia ses troupes, fit avancer ses réserves avec une nombreuse artillerie , et voulut empêcher les Français de déboucher dans la plaine; mais on le culbuta de nouveau , et cette seconde victoire contraignit les Autrichiens à une retraite définitive. Marmont entra le lendemain dans Gospitsch, battit, les jours suivants, l'arrière-garde ennemie, s'empara successivement de Segua et de Fiume , et, le 31 , se dirigea vers Gratz, pour y opérer sa jonction avec Eugène, qui , ce même jour, opérait la sienne avec l'armée d'Allemagne.
Gossec (François-Joseph) est né à Vergnies, village (fu Hainaut, le 17 janvier 1 733. A I âge de sept ans , il fut envoyé à Anvers pour y apprendre la musique, et, pendant huit ans, il fut enfant de chœur de la cathédrale de cette ville. Il en sortit pour se livrer à l'étude du violon et de la composition. Ses progrès furent rapides, et ses amis l'engagèrent à venir à Paris. Il avait vingt-trois ans lorsqu'il y arriva en 1 751 , et il fut choisi pour conduire l'orchestre du célèbre financier la Poplinière , sous les yeux de Rameau. Mais, devenu vieux, Rameau cessa d'écrire , et la Poplinière réforma son orchestre. Alors Gossec devint directeur de la musique du prince de Conti.
Il profita des loisirs que lui laissait cette place pour se livrer à de nouveaux travaux; il donna ses premiers quatuors en 1759. Mais l'ouvrage qui lui fit le plus d'honneur, ce fut la messe qu'il fit graver en 1760, et qui fut exécutée à Saint -Roch, avec un effet prodigieux.
En 1764, il s'essaya dans la musique dramatique , et donna successivement :
le faux bord ; les Pêcheurs; le Double déguisement ?* Toinon et Toinette, à la Comédie italienne ; et à l'Opéra, Sabinus, Alexis et Daphné, Philémon et BauciSy Hylas et Sylvie, la Fête du village , Thésée , Rosine, etc. En 1770, il fonda le concert des amateurs, qui dura jusqu'au 28 janvier 1781, et où le fameux mulâtre Saint-Georges tenait le premier violon ; M. Gossec ne le dirigea aue quatre ans. En 1773, il prit, avec ôaviniès et Leduc , l'entreprise du concert spirituel qu'ils retirèrent de sa léthargie, et ils en eurent le bail pendant