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GUILLAUME DE NANGÏS FRANCK. ÎÏUILL. DE NORMANDIE

français dans la Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France publiés par M. Guizot.

GUILLAUME DE LA POUILLE ( de

Apulia), poète et historien du douzième siècle , né en Normandie , suivant les auteurs de YHisfoire littéraire de la France, et en Italie, suivant Tiraboschi, est auteur d'un poëme en 5 livres, intitulé : de Rébus Normannorum in Sicilia, Apulia et Calabria gestis, usque ad mortem Roberti Guiscardi :

cet ouvrage fut d'abord publié à Rouen, 1582 , in-4°, par ,1. Tiremois. sur un manuscrit de l'abbaye du Bec. Il a été réimprimé depuis dans les Scriptores Brunswic. deLeibnitz; dans les Scriptores historix Siculœ, de Carusio , et enfin dans les Scriptores Italiœ , de Muratori, tom. V. Cette dernière édition est la plus estimée.

Guillaume de Lobris, mort, à ce qu'on croit, fort jeune en 1240, avait été ainsi nommé de Lorris sur la Loire, sa patrie. Il est le premier auteur du Roman de la rose, continué 40 ans après lui par Jean de Meung (voyez ce nom), et dont la meilleure édition est celle qu'a publiée M. Méon , Paris, 1814, 4 vol. in-8°.

Guillaume de Nangis, historien du treizième siècle. «Nous n'avons, dit Lacurnede Sainte-Palaye,dans une dissertation sur cet auteur, nous n'avons point d'historien qui nous soit moins connu, et qui ait moins cherché à l'être que Guillaume de Nangis ; je n'ai rien trouvé qui concerne sa personne dans tous les écrivains de son temps , et il ne nous en apprend guère davantage dans les ouvrages historiques qu'il nous a laissés. Nous ne savons de lui que son nom et l'état dans lequel il a vécu ; il se nomme lui-même, dans la préface de sa P ie de saint Louis, Frater Guillelmus de Nangis , ecclesiœ Sancti- Dionysii in Francia indignus monachus. » Quoi qu'il en soit, nous possédons de Guillaume de Nangis trois ouvrages fort importants, savoir : une Vie de saint Louis et une Pie de Philippe le Hardi , dédiées toutes deux à Philippe le Bel , et une Chronique. Les deux biographies ont été publiées pour la première fois par Pithou, en 1596, puis par Duchesne, dans le tom.%V de

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sa collection. En 17G1 , Caperonnier joignit à l'édition qu'il donna de Join- Ville, Paris, imprimerie royale, in-fol., une traduction en vieux français de la Vie de saint Louis , que l'on croit être l'ouvrage de Guillaume de Nangis luimême, et qui fut publiée d'après un manuscrit de la bibliothèque du roi.

La Chronique remonte , dans les manuscrits , jusqu'au commencement du monde ; mais elle ne peut être considérée comme une œuvre originale qu'à partir de l'époque où Guillaume cesse de copier Sigebert de Gemblours, c'est-à-dire, seulement à partir de 1113. Malgré ses défauts, il est peu de chroniques où l'on trouve un plus grand nombre de faits réunis avec plus de soin , et racontés avec tant de prédilection pour la cause du pauvre peuple. Elle renferme ce que nous possédons de plus complet sur les premières années du règne de Philippe le Bel, car elle s'arrête a 1301. D'Achery , dans son Spicilegium, n'a publié cette chronique qu'à dater de 1113. Elle a été traduite dans le tome XIII de la collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, publiés par M. Guizot. Cette chronique a été continuée par plusieurs auteurs, sur lesquels on peut consulter une excellente notice , insérée dans le 3e volume de la Bibliothèque de Vccolt des chartes.

Guillaume de Nobmandie , trouvère anglo-normand du treizième siècle. Nous ne connaissons de lui nue son prénom et sa qualité de clerc de Normandie. On sait aussi , par quelques passages de ses poésies, qu il vécut sous Jean sans Terre, lorsque ce prince possédait la Normandie , puis sous Philippe-Auguste , sous Louis VIII , et même sous saint Louis. Le plus long et le plus intéressant de ses poèmes est celui dans lequel il a raconté les aventures de Frégus, héros dont le nom ne se rencontre nulle part ailleurs, et qui appartient au cycle d'Artus. On a en outre de lui un grand poëme , intitulé : li Bestiaire divins. C'est un traité de zoologie, avec des applications fort

(rieuses. Il dit, dans son chapitre sur a tourterelle, que, lorsqu'il faisait son livre, il y avait bien trois ans que l'Angleterre" avait été mise en interdit, ce

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