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GOURGAUD L'UNIVERS. GOURGAUD

zèle républicain dans la lutte engagée entre les Conseils et le Directoire , se prononça pour les clubs, pour la liberté illimitée de la presse, et mérita, par son opposition au 18 brumaire, une exclusion honorable. Lors de la réorganisation de Tordre judiciaire, on le nomma juge au tribunal de Vesoul ; mais il refusa ces fonctions , ne reconnaissant pas comme légitime un gouvernement établi par la force. Il mourut de chagrin en 1804.

Godrdon , Gordonium, chef-lieu de sous-préfecture du département du Lot, popul. : 5,153 hab. On ignore l'époque de la fondation de G ourdou ; mais dès Tannée 960, il y avait un château fort. Les compagnies anglaises s'en emparèrent dans le quatorzième siècle, et la rendirent en 1481 au comte d'Armagnac. A la fin du seizième siècle, les ligueurs prirent le château, et le démolirent.

Cette ville , qui possédait une abbaye d'hommes de Tordre de Cîteaux, faisait partie du Quercy, du diocèse et de l'élection de Cahors, du parlement de Toulouse et de l'intendance de Montauban.

Goubdon (Antoine-Louis, comte de), vice-amiral, né à Paris en 1765, fit ses premières campagnes sur la frégate C Aimable, et prit part à la conquête de Demerary, etc. Il ne suivit point l'exemple de la plupart des officiers de son corps , qui désertèrent les ports et les vaisseaux de Louis XVI pour aller rejoindre le frère du roi à Coblentz. Destitué en 1793, puis réintégré, il commanda, lors de l'expédition de Saint- Domingue, la division navale qui prit le Port-de-Paix ; assista , en 1809, à la malheureuse affaire des brûlots, où il montra autant de courage que de sang-froid , et fut chargé, en 1811, de défendre l'entrée de TEscaut contre la flotte anglaise. A partir de 1815, il a été successivement commandant de la marine à Rochefort, puis à Brest, membre du conseil d'amirauté ,, et directeur général du dépôt des cartes et plans de la marine. Cet officier distingué est mort en

Goubgàud (le baron Gaspard) naquit à Versailles en 1782. Élève de l'école polytechnique et de l'école de Châlons,

puis adjoint au professeur de fortification de l'école d'artillerie à Metz, il se lassa d'une occupation où l'ardeur de son caractère ne trouvait pas l'occasion de se déployer, et entra, en 1801 , dans le 6e régiment d'artillerie à cheval , avec lequel il passa eo Hanovre. Deux ans après , il devint aide de camp du général d artillerie Fouché. Pendant la campagne de 1805, en Autriche, il se signala dans le corps d'armée de Lannes , et fut blessé à Austerlitz d'un éclat d'obus.

La croix d'honneur lui fut accordée après les batailles de Saalfeld et d'Iéna, ou il avait montré la plus grande bravoure. A Friedland, il fut fait capitaine. En Espagne, il prit part aux opérations au 5e corps d'armée, et fut cité honorablement dans les relations du siège de Saragosse. Rappelé dans le Nord, il se distingua aux affaires d'Eckmùhl , de Ratisbonne , d'Ébersberg , d'Essling et de Wagram. Chargé ensuite d'aller reconnaître l'état de la place de Dantzig , et de préparer en secret des équipages de pont et de siège , il s'acquitta de cette mission avec tant d'intelligence, que Napoléon le nomma Tun de ses officiers d'ordonnance, et l'emmena avec lui dans son voyage de Hollande. Les services qu'il rendit peu de temps après dans une inspection sur les côtes de l'Ouest parurent à l'empereur d'une telle importance, que, le 1er janvier 1812, il lui donna le titre de chevalier de Tempire avec un majorât de deux mille francs. Au congrès de Dresde, Gourgaud fut le seul officier choisi par l'empereur pour Taccompagner. Durant l'expédition de Russie , il assista à toutes les grandes actions de nos malheureuses armées; Napoléon ne manquait même jamais de l'employer dans les reconnaissances difficiles. Après la victoire de la Moskowa, Gourgaud entra le premier dans le Kremlin , où il découvrit au moment de l'incendie un dépôt de quatre cents milliers de poudre, sur l'explosion desquels Rostopchin comptait pour anéantir d'un seul coup le quartier général français. Il parvint à le préserver, et Napoléon, informé de ce fait, lui conféra aussitôt le titre de baron. Pendant la fatale retraite, on le vit se dévouer, pour ainsi dire, à chaque pas pour assurer le salut de l'armée et de

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