GUTTSTADT L'UNIVERS. GUYANE FKANÇAISK
ses deux aides de camp, chefs d'escadron Demangeot et Lamotte, l'ont été à ses cotés. »
GuiVTZBOURG (combat de). L'empereur Napoléon franchit le Rhin en 1805, pour délier avec le fer les nœuds de la quatrième coalition. Il rencontra dans la Bavière les premiers soldats de l'A utr/che.Ney fit marcher son corps d'armée en partie sur Langenau , en partie sur Guntzbourg, en même temps qu'une colonne ennemie s'avançait d'Ulm sur Guntzbourg, le 8 octobre 1805. Le lendemain les Impériaux établirent un camp près de cette ville, située à six lieues E. d'Ulm. Cependant le maréchal pénétra en force jusqu'aux ponts du Danube , chercha à les passer et à chasser les Autrichiens de sa rive droite. Le prince Ferdinand , accouru sur ce point, opposa une vigoureuse défense ; mais vers le soir une forte colonne française parvint à forcer le pont de la chaussée, près de Guntzbourg, et pénétra dans la ville. Une division de hussards ennemis fondit avec beaucoup de valeur sur cette colonne serrée, mais sans parvenir seulement à ralentir son mouvement. Elle s'avança, écrasant tout sur son passage, anéantissant tout ce qui se trouvait d'ennemis sur ce pointa la rive droite du Danube.
Les canons qui défendaient le pont sont emportés de vive force. Les Autrichiens perdent deux mille cinq cents hommes, et les passages du Danube sont ouverts.
Guttstadt (combat et prise de).
Napoléon, s'avonçant dans la Silésie, au printemps de 1807, repoussa continuellement les Russes , de position en position. Le 9 juin, il se porta en personne sur Guttstadt, ayant avec lui les corps d'armée des maréchaux Ney , Davout et Lannes, sa garde et une partie de la cavalerie de réserve. Une partie de l'arrière -garde de l'ennemi y avait pris position. On rencontra un corps de dix mille hommes de cavalerie et quinze mille hommes d'infanterie que Murât deposta par des manœuvres habiles. Les brigades Pajol, Bruyères et Durosnel, et la division de cavalerie du général Nansoutv , triomphèrent de tous les obstacles. L'empereur entra le soir, de vive force , à Guttstadt. Les
Russes perdirent mille prisonniers; leur infanterie fut mise dans une déroute complète, et leur cavalerie trèsmaltraitée.
Guy de Tours (Michel), poète français, né a Tours, en 1 55 1 , mourut vers le commencement du dix-septième siècle ; on lui doit : 1° Premières œuvres poétiques et soupirs amoureux, Paris, 1598, in-12; 2° La sainte semaine, divisée 2)ar stances, Tours, 1600, in-8°. Il a laissé manuscrits un volume de poésies latines, et la chronique scandaleuse du pays, en dialecte tourangeau, sous ce titre : La seille aux bouviers ( le sceau aux ordures). Quoique ce poète ne soit pas sans mérite , il faut se garder d'ajouter foi à ce que dit Colletet , « que plusieurs des sonnets de Guy de Tours ont des beautés que toute la Grèce eût approuvées, et dont Anacréon lui-même eût fait beaucoup de cas. »
Guy du Faub. Voyez Pibbac.
Guyanb française. La France possède , dans la vaste région de l'Amérique méridionale découverte par les Espagnols en 1498, et appelée Guyane , une superficie comprenant 75 lieues de côtes, et au moins 125 de profondeur.
Ce territoire est compris entre le Maroni et TOyapok. Au sud et au sudouest, il touche au Brésil (*). La colonie n'est peuplée que de 23,360 habitants, dont plus des deux tiers se composent d'esclaves. Elle se divise en deux cantons : Cayenne et Sinnamary ; le premier peuplé de 18,795 habitants, le second de 2,853. Cayenne , située dans une île , est la seule ville et le chef-lieu de la colonie. On y compte 5,220 habitants. Elle est la résidence du gouverneur et du conseil colonial, composé de seize membres électifs , le siège d'une cour rovale, d'une cour d'assises et d'un tribunal , etc. Il y a trois bourgs :
(*) Les limites entre cet empire et la colonie n'ont pas encore été réglées définitivement. L'Oyapok n'est qu'une froulière provisoire reconnue par une convention de 18 i 7, mais qui nous enlève le littoral du côté de Test. En donnant à la Guyane Française toute l'extension qu'elle devrait avoir, on hu assignerait ra5 lieues de côtes (depuis le Maroui jusqu'à la rivière de Vincent-Pinson), 366 lieues de profondeur, et, pour la partie continentale seulement, 16,000 heues carrées.
Approuague, Sinnamary et Kourou.
Le premier essai de colonisation sur la rivière de Sinnnmary a été fait en 1626 par vingt-six Français , qui furent suivis quelques annéesaprès par une centaine d'autres ; ceux-ci allèrent s'établir près de la rivière Conanama et dans l'île de Ca'yenne ( 1630 et 1634 ). Quelques compagnies de marchands, surtout la Compagnie de la France équinoxiale , y transportèrent des colons ; mais tant d'excès furent commis envers les indigènes et envers les colons eux-mêmes, que les sociétés perdirent et les hommes et l'argent. Louis XIV révoqua leurs privilèges pour les donner à Iq Compagnie des Indes occidentales. Celle-ci procéda avec plus de justice et d'intelligence. On compta alors dans la Guyane un millier «le colons qui eurent pourtant à souffrir de la jalousie des Hollandais leurs voisins. En 1674 , la colonie rentra sous le gouvernement direct du roi. On y transporta, en 1763, 2,000 colons, la plupart Alsaciens et Lorrains , aux Mes du Salut, dépendances de la Guyane, et sur les bords du Kourou. C'est un des plus grands efforts tentés pour la colonisation ; malheureusement l'entreprise , mal exécutée , échoua presque complètement , et la plupart des nouveaux venus furent victimes de l'imprévoyance des chefs et de leurs propres excès. Le baron de fiessner qui % trois ans après, établit un certain nombre de soldats acclimatés sur la rivière de Tonnegrande, ne réussit guère mieux; et , en 1775, quand Malouet fut envoyé à la Guvane pour en examiner la situation , il n'y trouva que 1,300 personnes libres et 8,000 esclaves. La valeur des exportations n était pas de 500,000 livres, et la France avait déjà sacriûé 60 millions
Kur cet établissement. Malouet et igénieur Guizan donnèrent une direction mieux entendue aux travaux agricoles (*). La population et le commerce augmentèrent; mais la révolution française (**) et l'occupation du
(*) Malouet, Mémoires sur les colonies et en particulier sur la Guyane française , 5 vol. in-8.
(**) On sait que Cayenne et Sinnamary reçurent de nombreux déportés après le ta germinal, après le 18 fructidor, et à l'ocea-
pays en 1806 par les Portugais et les Anglais arrêtèrent ces progrès.
A la restauration, quand la Guyane fut rendue à la France, on y transporta des colons malais et c hinois, puis 126 Français qu'on établit sur les bords de la Mana. Ces tentatives ne produisirent aucun résultat utile. En 1828, la supérieure de la congrégation des sœurs de Saint- Joseph (*) reprit l'établissement de la Mana avec 36 sœurs de charité, une quarantaine de cultivateurs et un certain nombre d'enfants trouvés pour lesquels la colonie devait offrir un asile pour l'avenir. Les cultivateurs n'étant pas restés , le gouvernement les a rem-
fdacés en 1835 par 650 nègres de traite ibérés , et cet établissement donne aujourd'hui de fortes espérances (**).
La Guiane française ne peut être regardée encore que comme une colonie naissante. Peut-être le climat sera-t-il toujours une des principales causes qui l'empêcheront de recevoir un grand développement.
Gityabd (Laurent), statuaire , né à Chaumont en Bassigni. Il était placé chez un maréchal ferrant, lorsqu'il charbonna sur un mur l'ombre d'un cheval retenu dans le travail. Voltaire et madame Duchâtelet vinrent à passer, louèrent cette esquiss», et encouragèrent le jeune homme à suivre la carrière des arts. Bientôt, il se détermina à venir à Paris , emportant une lettre de Bouchardon père, qui le recommandait à son fils. Celui-ci l'admit au nombre de ses élèves. En 1750, il remporta le grand prix de sculpture. Les pensionnaires faisaient alors à Paris un séjour de trois ans , avant de partir pour Rome. Guyard établit son atelier dans les écuries de Versailles, afin de se livrer à une étude particulière du cheval. Bouchardon , à ce moment , exécutait la statue équestre de Louis XV.
Guyard ne put résister au désir de s'exercer sur le même sujet , et réussit
assez bien pour que son modèle fut
sion de l'affaire de la machine infernale sous le consulat
(*) Madame Javouhey.
(**) Précis sur la colonisation des bords de la Mana, imprimé par ordre du ministre de la marine. Paris, 1 835, in-8°.