‹ FranceChapitre 154 sur 378 · H AN AU · texte numérisé non relu

H AN AU

cents Français , laissant au vainqueur presque toute leur artillerie.

Hamptoncourt ( traité de ). — Le 20 septembre 1 562 , un traité d'alliance entre la reine d'Angleterre et le prince de Condé fut signé a Hamptoncourt par François de Beauvais , seigneur de Briquemault, et par Ferrières - Maligni , agents du parti calviniste.

« Élisabeth , dans le préambule de ce traité, annonçait que son intention , en le contractant, était surtout de faire recouvrer la liberté à la reine Catherine et à son fils, détenus par les triumvirs. Le prince s'engageait à recevoir au Havre de Grâce 3,000 Anglais, pour tenir cette ville jusqu'à ce que, conformément au traité de 1559, Calais , par les soins du prince de Condé, eût été restitué à Élisabeth. De son côté, celle-ci promettait de faire toucher, à Frahcfort ou Strasbourg, 100,000 écus à d'Andelot , qui était allé en Allemagne pour y lever des lansquenets, et d'envoyer un second corps de 3,000 Anglais pour défendre Rouen et Dieppe, en consacrant 40,000 écus à entretenir la garnison de la première de ces places , et 20,000 à celle de la seconde. Amboise Dudley , comte de Warwick, fut chargé par Élisabeth de conduire ce secours en France. II passa le détroit dans les premiers jours d'octobre , et prit possession du Havre. Mais déjà le chemin de Rouen lui était fermé (*). »

Ham-sur-Heure ( combat de). — Le 14 juin 1815, l'aile gauche de l'armée avec laquelle Napoléon allait engager la lutte suprême de Waterloo , était campée à Ham-sur-Heure, sur la rive droite de la Sambre. Lorsque le 15, au lever du soleil, l'empereur, qui espérait séparer l'armée prusso-saxonne de l'armée anglo-hollandnise, donna ordre de marcher en avant , l'avant-garde de la gauche , formée de la division d'infanterie de Jérôme Bonaparte, rencontra l'avantgarde du corps prussien de Ziethen, la culbuta , et après avoir fait 500 prisonniers, resta maîtresse du pont de Marchiennes. Ziethen , dont le corps principal occupait Charleroi, jugea prudent d'évacuer cette ville , et se replia

(*) Sisinondi, Uist. des Français, t. XVIII, p. 34*. *

sur les routes de Bruxelles et de Namur.

Han , terre et seigneurie située dans le Barrois mouvant, entre Bar et Saint- Mihiel ; elle fut érigée en comté, sous le nom de Franquemont , par lettres du 27 février 1720, en faveur de George- Gabriel Franquemont de Montbéliard , seigneur de Trémoing et chambellan du duc Léopold.

Hanau ( bataille de ).— Dans les derniers jours d'octobre 1813 , Napoléon , après les désastres de Leipzig, ramenait vers le Rhin les débris de son armée. Les Austro-Bavarois, sous la conduite du général de Wrède, gagnent Hanau et tentent de lui barrer le passage ; mais nos troupes ne sont pas tellement affaiblies qu'elles ne puissent faire repentir de leur audace des alliés infidèles. Napoléon leur livra bataille.

Le 30 , à sept heures du matin , Macdonal attaque l'avant-garde ennemie, forte de six bataillons et postée sur les hauteurs de Buckingen. Ils sont rompus facilement et rejetés en désordre sur le gros de leur armée. Celle-ci était rangée sur la Kintzig , en avant de Hanau, sa droite appuyée au pont de Lamboi , son centre s' étendant de ce pont à la grande route de Gelnhausen, et sa gauche établie de l'autre côté de cette route. En arrière de l'aile gauche se tenaient les cosaques de Czernischef et d'Orlof-Denisof. Enfin, un corps de réserve bordait la rive gauche de la rivière, et se trouvait protégé par la place

Îue gardait une brigade autrichienne, .'ennemi comptait 60,000 combattants.

Napoléon en avait encore près de 80,000. Après l'affaire d'avant-garde , l'armée française s'était engagée dans la forêt de Lamboi. Vers micti, l'action, engagée d'abord avec la droite des alliés seulement, se prolongea bientôt sur toute la lisière du bois avec leur centre et leur droite. Toutefois l'empereur, qui voulait gagner du temps pour réunir ses forces et faire arriver son artillerie, se tint plutôt sur la défensive jusque vers trois heures. A ce moment , il ordonna une attaque vigoureuse contre la gauche de l'ennemi. Le général Curial , à la téte de deux bataillons de la vieille garde, chassadubois les tirailleurs autrichiens; puis, dès que l'accès de la plaine se trouva libre, 50 bouches à feu y furent

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