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HARDIS

Honoré par Louis XIII du collier de ses ordres, il paya cette faveur par des services importants. Un des plus considérables fut la conquête des îles de Lérins, reprises en 1637 sur les Espagnols, contre lesquels il commandait une armée navale. Le combat de Quiers en Piémont (1639) , le 3e secours de Casai, le siège de Turin (1640), et la prise de Coni (1641), ne lui acquirent pas moins de gloire. Le roi, voulant le récompenser , lui donna le gouvernement de Guienne (1642) et la charge de grand écuyer de France (1643). Il alla ensuite en qualité d'ambassadeur, en Angleterre. En 1645, il fut fait viceroi de Catalogne, et défit les Espagnols à la bataille de Liorens. Peu de temps après, il prit Balaguer, et remporta d autres avantages. Mais le siège de Lérida, en 1646, fut moins heureux pour lui : il y perdit ses canons et ses bagages , et fut obligé de le lever. En 1649, il fut envoyé dans les Pays-Bas, où il prit Condé, Maubeuge, le château de l'Ecluse, etc. Il servit ensuite en Guienne pendant la guerre civile qui désola cette province en 1651, et força Condé à lever le siège de Cognac. Quelque temps après , la cour usa , pour une .mission moins honorable , du dévouement du comte d'Harcourt : ce fut lui qui fut chargé de transférer dans les prisons du Havre le même prince qu'il avait combattu les armes à la main; aussi cette mission valut-elle à d'Har- •court le surnom de recors de Mazarin.

Cette mortification le porta à embrasser pour quelque temps la cause des princes; il combattit en Alsace et remporta des succès sur les troupes royales; mais battu par le maréchal de la Fertè, il rentra dans le parti de la cour. Sur la fin de ses jours il obtint le gouvernement de l'Anjou ( il avait aussi été gouverneur d'Alsace), et mourut subitement dans l'abbaye de Royaumont Ie25 juillet 1666, à 66 ans, avec la réputation d'un brave général et d'un homme de bien.

Habdenberg (combat de). — Le 22 mai 1795, le général autrichien Clairfait , qui défendait Mayence, place qu'une de nos armées , sous les ordres du général Michaud, bloquait depuis la fin de 1794, tenta une vigoureuse attaque contre nos travaux du Rhin.

Ses principaux efforts furent dirigés

contre la redoute de Juden - Sand et contre les postes de Monbach et de Hardenberg; mais partout les Français lui opposèrent une résistance énergique.

Les forces envoyées contre le Hardenberg étaient si considérables, que nos troupes, malgré toute leur valeur, se virent contraintes de se retirer , et que ce poste resta jusqu'à quatre heures du soir en possession de l'ennemi; perte d'autant plus fâcheuse que cette position dominait la gauche de nos ouvrages. Les Français résolurent donc de la reprendre à tout prix , aussi bien que la redoute de Junden-Sand, et au moment où les Autrichiens croyaient nos troupes abattues par leur défaite, elles fondirent sur eux avec fureur. On avait déjà disposé dans les deux postes une artillerie formidable : aussi furent-elles accueillies par de nombreuses décharges à mitraille. Néanmoins, elles se précipitèrent la baïonnette en avant sur les ennemis, les chassèrent des deux postes, et les poursuivirent sous le canon de Mayence.

Habdton (J.),érudit, littérateur, naquit à Tours, en 1680. Admis, sur la demande de l'abbé Massieu , à l'Académie des inscriptions, il fut, en 1730, reçu à l'Académie française, et, quelque temps après , nommé adjoint au garde des livres du cabinet du roi ; puis , en 1748, il fut choisi pour donner des leçons d'histoire et de littérature à mesdames de France. Il mourut en 1766.

On a de lui : 1° des Dissertations, des Mémoires et des Traductions de différents morceaux d'Anacréon ou de Théocrite , travaux insérés dans le Recueil de l'Académie des inscriptions ; 2° Nouvelle histoire poétique, Paris, 1751, 3 vol. in-12; 3° Histoire universelle , Paris, 1754-1769, 20 vol. in-12.

Habdis. On donnait ce nom à une monnaie debillon qui valait la quatrième partie du sou, c'est-à-dire, trois deniers; on sait, d'ailleurs , qu'alors le sou n'était qu'une monnaie de compte, qui représentait la collection de 12 deniers.

C'est de la Guienne que les hardis sont originaires. Leur type représente un buste de face , couronné et armé du sceptre et d'une épée; au revers , se trouve une croix çjui affecte différentes formes , et qui est accompagnée de différentes figures.

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