‹ FranceChapitre 162 sur 378 · BAUDOUIN · texte numérisé non relu

BAUDOUIN

Édouard III, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, est le premier qui ait frappé des hardis. Il s'y faisait représenter sous la figure que nous venons de décrire , et , au revers , il gravait l'empreinte des esterlins, avec les légendes EDVARDUS REX ÀNGLT.-E ET FRANCIiE DNS AQUITANIE. Quelquefois

la lettre initiale du nom de la ville où la pièce avait été frappée terminait la légende.

Le prince Noir, fils d'Edouard, conserva d'abord cette empreinte , puis il remplaça les 12 besants qui figuraient dans les cantons par 2 fleurs de lis et deux léopards. Ainsi modifié , le type des hardis resta ensuite constamment le même , jusqu'à la réunion de la Guienne à la France. Il servit même à frapper des pièces d'argent, que , pour cette raison, on a quelquefois désignées -sous les noms de hardis d'or et hardis d'argent; mais ces pièces ne sont, en définitive, que des blancs et des guiennois d'or ; et ii ne faut pas les confondre avec les hardis de billon.

Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François l** firent aussi frapper des hardis, après la réunion de la Guienne à la couronne ; ces pièces ressemblent en tout aux hardis anglo-français; seulement, la croix du revers y 'est cantonnée de 2 couronnes et de 2 fleurs de lis; ou, à partir de Charles VIII, de 2 fleurs de lis et de 2 hermines. Les hardis cessèrent alors d'être des espèces locales, et furent des monnaies générales jusqu'au temps de François 1er, époque où on les confondit avec les liards. (Voyez ce mot.)

Ceux-ci , aussi bien que les hardis, sont quelquefois désignés sous le nom de blancs, comme toutes les monnaies d'argent et de billon ; il faut cependant bien se garder de les confondre avec les blancs véritables. Les légendes des hardis français étaient très-simples; d'un côté, on lisait le nom du roi : ludovi-

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