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des (lent-Suisses et surintendant des finances. Durant les troubles de la ligue, il resta fidèle à Henri III, puis à Henri IV, qu'il servit avec dévouement. Celait un esprit plein de ressources, mais aventurier et inconstant. Après avoir change de culte plusieurs fois, il s'arrêta enlîn au catholicisme sous Henri IV, disant qu'il fallait être de la même religion que son roi. Il déplut , dit-on , à Gabrielle d'Estrées, et cette cause, jointe à ses profusions condamnables , lui fit ôter la surintendance des finances , poste dans lequel il fut remplacé par Sully. Il mourut en 1629, âgé de 83 ans. On a de lui un Discours sur l'occurrence des affaires 9 qui renferme des particularités intéressantes sur les règnes de Henri III et de Henri IV.
Achille de ffarlay, baron de Sancy, fils du surintendant, naquit à Paris en 1581. Après avoir hésité entre l'Église et le barreau , où il parut avec distinction , il se détermina pour l'Église. A peine âgé de vingt ans , il venait déjà d'être nommé à l'évéché de Lavaur , lorsque la mort de son frère aîné vint changer ou du moins suspendre sa résolution. Il embrassa alors l'état militaire , et fit plusieurs campagnes en Italie et en Espagne. Plus tard, sous la régence de Marie de Médicis, il fut envoyé en ambassade à Constantinople , et se distingua dans cette mission par de grands talents, une rare fermeté, et la plus honorable munificence. Il racheta à ses frais plus de mille esclaves chrétiens. Rappelé , sur sa propre demande , en 1619, il entra dans la congrégation de l'Oratoire, mais sans pour cela renoncer entièrement à la politique. Il fut encore chargé de négociations importantes à Londres et à la cour de Savoie. L'an 1631 , il fut nommé évêque de Saint-Malo, et dans ce poste il eut encore l'occasion de faire admirer sa capacité pour les affaires. Il présida aux états de Bretagne de 1634 , et fut un des commissaires de l'assemblée du clergé de 1635. Mais dans cette assemblée, par son opposition aux subsides réclamés par la cour, il mécontenta Richelieu. Dès lors , il se renferma dans ses fonctions pastorales , dont il remplit dignement tous les devoirs jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1646.
L'érudition doit aussi au P. de Sancy quelque reconnaissance. Familiarise avec le grec et l'hébreu des différents âges, il forma à grands frais une riche collection de manuscrits ou d'éditions orientales des livres saints, en hébreu, en arabe et en syriaque. Nous lui devons, entre autres choses, un des plus beaux exemplaires du Pentateuque samaritain qu'il y ait en Europe.
Branche des seigneurs de Montglas.
Robert de flarlay, troisième fils de Robert de flarlay y seigneur de Sancy, fut le premier baron de Montglas. Il mourut en 1607. Cette branche n'offre aucun personnage remarquable.
Branche des seigneurs de Cési. Cette branche commence avec Louis de ffarlay , mort en 1581, quatrième fils de Louis de ffarlay et de Germaine Cœur.
Philippe de ffarlay, comte de Cési,
f>etit-fils du précédent, occupa 24 ans 'ambassade de Constantinople, et mourut en 1632. Il eut pour fils :
Roger de ffarlay, évêque de Lodève, mort en 1669.
Branche des seigneurs de Champvallon. Elle commence avec Jacques de ffarlay , troisième fils de Louis de ffarlay, seigneur de Cési. Jacques de Hariay, seigneur de Champvallon , fut gouverneur de Sens et grand maître de l'artilleiie durant la ligue. Il mourut en
François de ffarlay , second fils de Jacques , fut archevêque de Rouen , et mourut en 1653. « C'etoit, dit dom Bonaventure d'Argonne, un abîme de science où l'on ne voyoit goutte. » Il composa un livre de controverse qu'il dédia à Jacques II, livre qui arracha au pape Urbain VIII, qui essaya de le lire, cette exclamation caractéristique : Fiat lux. Le même dom Bonaventure affirme qu'ayant fait lui-même tous ses efforts pour débrouiller ce chaos , il dut y renoncer.
François de ffarlay , petit-fils de Jacques et neveu du précédent , né en 1625, fut archevêque de Rouen, ensuite de Paris. Les heureuses dispositions de son esprit, une parole facile et une rare aptitude pour le maniement des affaires jetèrent sur sa jeunesse un éclat précoce. En 1651 , âge à peine de 26 ans , il fut promu à l'archevêché de Rouen , dont
HARLAT