HÉLÉNA
ses études aux écoles spéciales tous les prix d'émulation. M. Heim remporta, en 1806, le deuxième grand prix, et en 1807, le premier grand prix. Arrivé à Rome comme pensionnaire du gouvernement, il y fit divers ouvrages qui obtinrent les suffrages de la classe des beaux-arts de l'Institut, et qui font partie de plusieurs musées de France. De retour a Paris, en 1812, il reçut, à l'exposition publique de cette même année, au Louvre, une grande médaille d'or de première classe. Depuis, à toutes les expositions publiques, M. Heim a obtenu des succès plus ou moins marqués, en exposant un grand nombre d'ouvrages qui ornent des églises et des palais royaux. Plusieurs grandes médailles lui furent encore décernées , notamment à l'exposition de son tableau du Martyre de saint Cyr et de sainte Juliette, sa mère, qui est placé à l'église de Saint- Gervais, à Paris. M. Heim fut nommé membre de la Légion d'honneur en 1824. 11 a été chargé depuis de l'exécution d'un très-grand plafond, au musée du Louvre, qui obtint le succès le plus complet. Il exposa en même temps , au salon de 1827, un tableau représentant le roi distribuant des récompenses aux artistes au salon de 1824. M. Heim fut admis à l'Institut, Académie des beauxarts, le 19 décembre 1829, en remplacement de M. Regnault.
Heinfeld (combat d'). — Le 17 août 1796, Jourdan, à la tête de l'armée de Sambre-et-Meuse , poursuivant sur la Rednitz une armée autrichienne, diri-
Î;ea la division Championnet sur le vilage de Heinfeld. Pendant que Ney se battait à Sulzbach , le général Championnet s'était aussi engagé avec les troupes chargées de défendre les villages a'Heinfeld et d'Hopperg, et , après un combat fort vif, les en avait chassées.
Helder (combat du). — Le 26 août 1799, une escadre anglaise, portant une armée de 20,000 hommes, vint mouiller sur la côte de la Nord-Hollande. Le 27, à 3 heures du matin , 10,000 hommes commencèrent à débarquer sur la pres-
3u'île du Helder. Brune, qui commanait l'armée gallo-batave. avait conlié la défense de cette partie des côtes au général hollandais Daendels. Celui-ci s'ef-
força en vain de mettre obstacle au débarquement des Anglais, dont le nombre augmentait continuellement. Il crut devoir abandonner la presqu'île , après un combat acharné, ensagé à 4 heures du matin, et qui ne s'était terminé qu'à 6 heures du soir. Notre perte s'éleva à 1,400 hommes; celle de l'ennemi fut un peu moins forte.
Héléna. Le poète Sidoine Apollinaire nous a conservé le souvenir d'un des combats livrés par les Romains d'Aétius aux Francs de Clodion,dans le voisinage de cette ville , vers 447. Nous transcrirons ici l'analyse que M. Augustin Thierry a donnée du récit fait par le poëte-évèque , parce qu'elle contient un document historique des
5 lus curieux. « Les Francs aux ordres e Clodion étaient campés auprès d'un bourg appelé Héléna. Ils avaient placé leur camp, fermé par des chariots, sur des collines , près d'une petite rivière, et se gardaient négligemment, à la manière des barbares , lorsqu'ils furent surpris par les Romains sous les ordres d'Aetius. Au moment de l'attaque, ils célébraient, par des fêtes et des danses, le mariage d'un de leurs chefs. On entendait au loin le bruit de leurs chants, et l'on voyait la fumée des feux où cuisaient les viandes du banquet. Tout à coup, les légions commandées par Majorien débouchèrent en files serrées, et au pas de course , par une chaussée étroite et un pont de bois qui traversait la rivière. Les barbares eurent -à peine le temps de prendre leurs armes et de former leurs lignes. Enfoncés et obligés à la retraite , ils entassèrent pêle-mêle, sur leurs chariots , tous les apprêts de leur festin, des mets de toute espèce, de grandes marmites parées de guirlandes ; mais les voitures , avec ce
Su'elles contenaient, et l'épousée, aussi londe que son mari , tombèrent entre les mains des vainqueurs. » Ce combat eut lieu vers 447, et força Clodion à repasser dans la Germanie barbare , suivant les uns, ou à se retirer seulement du côte de Tongres, selon d'autres, dont le sentiment est plus plausible. On ne sait pas au juste où Héléna était située. Quelques géographes la placent à Lens (Pas-de-Calais), et d'autres au vieil Hesdin.
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Helgaud (Helgaldus ou Helgaudus), moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur- Loire, lequel mourut vers 1048, laissant la seule biographie que nous ayons des premiers rois capétiens , YEpitome vitse Roberti régis. « L'harmonie , dit M. Ampère, est parfaite entre le sujet, l'ouvrage et l'auteur. C'est une sorte de biographie monacale, écrite par un auteur moine , dont le héros est un roi moine. On n'y raconte pas des guerres , mais des pèlerinages et des miracles. » L'ouvrage est écrit d'un style diffus ; mais il renferme des particularités curieuses, noyées au milieu de détails insipides. UEpitome a paru en 1577, avec la vie de Louis IX, par Guillaume de Nangis, puis en 1596 dans la collection de Pithou, et enfin dans le tome IV de la collection de Duchêne. On doit encore à Helgaud une histoire de la fondation de son abbaye.
Hélienne (monnaie). Le droit de battre monnaie était, à Périgueux, un sujet continuel de dispute entre l'évêque et le comte. Les espèces de ce dernier portaient le nom d'héliennes, parce que les premières avaient été monnayées par Héli II, qui vivait entre les années 1006 et 1031. La monnaie hélienne, ainsi que les autres pièces de Périgueux , n'a pas encore été retrouvée de nos jours. (Voy. Périgueux [monnaiesde].)
Helinand (Dans ou Dam) , l'un de nos plus anciens poètes, naquit au douzième siècle , à Pruneroi ou Prout-le- Roi , dans le Beauvaisis. Un de ses contemporains, Alexandre de Paris, raconte que Philippe-Auguste le fit venir à sa cour. Helinand , qui avait fini par se retirer dans l'abbaye de Froidmont, vivait encore , à ce que l'on croit , en 1229. De ses nombreuses poésies, il ne nous reste plus que les Fers de la mort, publiés par Loisel en 1594, in-8°. Parmi ses autres ouvrages, nous nous bornerons à citer sa Chronique universelle, dont le manuscrit est perdu , et dont les livres XLV à XLIX, s'étendant de 634 à 1204, ont été publiés dans le tome VII de la Bibliotheca Cisterciencis du P. Tessier.
Héliopolis (bataille d"). Par la convention d'El-Arich , Kléber s'engageait à abandonner l'Egypte, à condition que l'armée rentrerait en France avec tous
les honneurs de. la guerre. Déjà il avait rendu Catisch, Salelieh, Belbeis, lorsque le commandant des forces anglaises dans la Méditerranée, lord Keith, lui fit savoir qu'il avait l'ordre de ne consentir à aucune capitulation, à moins que l'armée française ne mît bas les armes. Pour toute réponse, Kléber adressa à l'armée la belle proclamation qui se termine par ces mots: « Soldats, on ne « répond à de telles insolences que par « la victoire ; préparez-vous à combat- « tre. » Il rappela donc à la hâte de la basse Égypte et du Saïd toutes les troupes disponibles. La situation était critique ; la sédition se propageait , et le grand vizir, fortifié d'Ibrahim-Bey et de ses mameluks , s'approchait du Caire à la tête de 80,000 hommes. L'armée française, forte seulement de 10,000 hommes , se rangea en bataille dans la plaine de Boulac. Le général Friant commandait l'aile droite, le général Régnier, l'aile gauche; la cavalerie, placée au centre , était sous les ordres du brave général Leclerc. A trois heures du matin, l'armée s'ébranla. Le général Régnier se porta sur Matarieh , village construit sur les ruines d'Héliopolis, où s'était retranchée l'avant-garde ennemie, forte de plus de 6,000 hommes, et maîtresse d'une artillerie considérable. Huit compagnies de grenadiers d'élite , formées sur deux colonnes , marchèrent à l'attaque des retranchements, ftu pas de charge, sous le boulet et la mitraille de l'ennemi. En ce moment, sortent impétueusement les janissaires ; mais, arrêtés de front par un feu vif et soutenu , ils jonchent la terre de leurs morts, et ceux que n'a pas atteints la fusillade , enveloppés de tous côtés , périssent sous la baïonnette. Les retranchements emportés , l'infanterie turque se jeta en partie dans les maisons, où elle se fît massacrer ; le reste , essayant de gagner la plaine, tomba sous le feu de la division Friant, ou fut sabré par la cavalerie.
Cependant le gros de l'armée turque s'avançait pour soutenir l'avant-garde, et prenait position entre les villages de Serikhaurt et d'EI-Marek. Après quelques engagements partiels , dans lesquels notre artillerie ne tarda pas à faire taire celle de l'ennemi , les Ottomans , s'ébranlant en masse , se précipitèrent
BÉLOISE