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GRAND-PRÉ L'UNIVERS. GRANDS JOURS

gu'il s'était faite en province fut portée jusqu'à Paris. Il se présenta, en 1789, aux sociétaires de la Comédie-Française, qui l'accueillirent favorablement, et début », en 1790, par le rôle d'Arnolfe dans VÊcole des femmes. Il plut à tout le monde par la finesse de son jeu et l'intelligence pleine de goût et de profondeur avec laquelle il rendait les conceptions de Molière. Les rôles où il excellait et qu'il remplissait le plus ordinairemeut, étaient ceux qu'on appelle rôles à manteaux. Ainsi, il était parfait dans l'Avare, dans l'Orgon de Tartufe, dans le Chrysale des Femmes savantes. On ne trouvait à redire qu'à son organe , dans lequel on aurait désiré plus d'étendue, et qui devenait un peu criard par les efforts qu'il faisait dans les moments passionnés. Malgré tout son mérite, Grandmesnil ne fut reçu au Théâtre- Français qu'en sous-ordre. C'est en 1799 seulement, lors de l'établissement du nouveau Théâtre-Français, qu'il prit place parmi les sociétaires. Il se retira en 1811 avec une assez belle fortune.

Il est de ce petit nombre d'acteurs qui entretinrent des relations avec la bonne société, et qui durent un accueil favorable dans le monde à leur bonne réputation et à la distinction de leur esprit et de leurs manières. Sous l'empire, après sa retraite, il fut nommé membre de la quatrième classe de l'Institut et professeur de déclamation au Conservatoire. Il mourut en 1815. Sa dernière heure fut hâtée par le saisissement de colère et de douleur qu'il éprouva en voyant son département et sa terre de Grandmesnil envahis par les troupes alliées. Il était né en 1737.

Grandmont. Voyez Grammont.

Grandmontins. Voyez Grammon-

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