TINS
Grand-Pré, Grandi pratum } petite ville jadis comprise dans le pays d'Argonne, au Réthelois (Champagne); aujourd'hui dans le département des Ardennes (arrondissement de Vouziers); peuplée de 1,215 hab.
Cette seigneurie était autrefois un des sept comtés- pairies du comté de Champagne. Elle eut une première race de comtes depuis la moitié du onzième siècle jusque vers l'an 1400. En 1487, Louis de Joyeuse en Gt l'acquisition , et
ses descendants continuèrent à la posséder jusqu'en 1741 , où elle passa au marquis d'Hecquevilly, marié à Honorée de Joyeuse.
On sait que l'évacuation du camp de Grand-Pré fut un des principaux faits d'armes de la campagne de VJrgonne (voyez ce mot).
Grandseille, seigneurie du duché de Lorraine, érigée en marquisat, par lettres du 12 mars 1723, en faveur de René-Francois, marquis du Châtelet, baron de Cirey. Grandseille fait aujourd'hui partie du département de la Meurthe, arrondissement de Blamont.
Grands jours ou Hauts jours. — On appelait ainsi une espèce d'assise extraordinaire que le roi envoyait tenir par ses commissaires, ou tenait quelquefois lui-même dans les provinces éloignées de la capitale. On n'y traitait ordinairement que de grandes affaires.
Les juges dont ils étaient composés étaient pris par le roi dans le sein des parlements, et leur mission était de juger en dernier ressort les affaires des provinces qui, par suitede la distance, échappaient à la surveillance immédiate du roi , surtout à l'époque où les gouverneurs des provinces étaient presque indépendants.
Les grands jours les plus anciens qui aient porté ce nom , sont ceux que les comtes de Champagne tenaient à Troyes ; et ce fut de ces tribunaux que les assemblées tenues plus tard au nom du roi prirent leur dénomination. On désignait même sous le nom de grands jours la session des parlements lorsqu'ils étaient encore ambulatoires. Les parlements de Toulouse, de Bordeaux, de Bretagne et quelques autres, étaient dits tenir leurs grands jours.
Les rois accordèrent aussi souvent aux princes du sang le droit de faire tenir des grands jours dans leurs apanages et dans leurs pairies ; mais l'appel de ces grands jours ressortissant au parlement, à moins que le roi ne leur eût octroyé spécialement le droit de juger en dernier ressort. Plusieurs seigneurs avaient en outre ce privilège pour faire juger les interpellations interjetées des juges ordinaires, les crimes qui se commettaient par les baillis, les sénéchaux et autres jugés dépendants du seigneur.