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HONDSCHOOTE L'UNIVERS. HONDSCHOOTE

partement du Nord , arrondissement de Dunkerque : popul. , 3,833 habitants.

Cette ville, autrefois célèbre par ses manufactures, paraît avoir été fondée vers le dixième siècle. Elle fut incendiée en 1383, lors de l'expédition de Charles VI en Flandre. Les Français la dévastèrent en 1558, et deux nouveaux incendies la détruisirent presque entièrement en 1576 et en 1582. Les Hollandais la brûlèrent en 1708, et y commirent d'horribles cruautés. Ce fut sous les murs de cette ville que le 8 septembre 1793 l'armée des coalisés essuya une défaite célèbre.

Hondschoote ( bataille de ), 8 septembre 1793. Le duc d'York assiégeait Dunkerque avec 33,000 hommes. Deux corps d'observation protégeaient ses opérations ; l'un de 16,000 hommes posté à Ost-Capelle, sous le maréchal Freytag; l'autre de 15,000 Hollandais, commandés par le prince d'Orange, posté à Menin. Le reste des coalisés, dispersés autour du Quesnoy et jusqu'à la Moselle, ne s'élevait pas à moins de 100,000 hommes. Houchard reçut du comité de salut public Tordre de dégager Dunkerque et de rompre la ligne de l'ennemi en se portant avec toutes ses forces sur un point décisif. Ayant donc reçu un renfort de 12,000 hommes détaches de l'armée du Rhin , ce général, dont les forces ne s'élevaient guère qu'à 40,000 combattants, se concentra de Cassel à Steenvorde, dans l'intention d'attaquer Freytag.

Le 6 septembre , l'armée française se mit en mouvement. Le général Duinénil avec sa division fut chargé d'observer la garnison d'Ypres. L'avantgarde forte de dix mille hommes, aux • ordres du général Hédouville, s'empare tout d'abord de Poperinghe , chasse les Hessois de Vlaemertinghe , et marche ensuite sur Rosbrugghe pour menacer la retraite des alliés. Herzeele, successivement pris, perdu et repris par le général Jourdan , demeure enfin en son pouvoir. Alors Houchard se met luimême à la tête (l'une partie des troupes de ce général , passe l'Yser, et va as- » saillir Bambecke et Rerusustrade.

Après un combat acharné, ces deux postes sont enlevés , et les Anglais rétrogradent sur toute la ligne. Vaine-

ment , pour couvrir leur retraite , le général Falkenhausen s'arréte-t-il à Rexpoëde; il est forcé de se retirer sur Hondschoote. Les Français le suivent dans le village, l'en dépostent, et s'y établissent. Mais l'occupation de ce point est trop importante pour que les ennemis nous en laissent tranquilles possesseurs : à huit heures du soir, Freytag en personne et le prince Adolphe d'Angleterre tentent une attaque furieuse; ils échouent, et grièvement blessés tous deux, sont faits prisonniers. Bientôt, toutefois, les gardes hanovriennes fondent sur les cavaliers français, les repoussent et délivrent le prince Adolphe. En même temps, le général autrichien Sporken se porte sur Rexpoëde , s'en empare et dégage Freytag. Mais Jourdan arrive, reprend le village et s'y arrête, tandis que Sporken opère sa retraite sur Hondschoote, où les Anglais vont aussi prendre position. Pour les Français, épuisés de fatigue, ils profitent de la nuit pour se retirer à Bambecke. Ce mouvement rétrograde, alors que le succès de la journée restait indécis, fut ensuite reproché à Houchard comme une trahison.

C'était au moins une faute, et une faute énorme.

Le lendemain 7, Houchard revint attaquer Hondschoote, mais l'ennemi avait eu le temps de s'y retrancher, et nos troupes furent repoussées avec perte. Houchard découragé voulait borner là ses efforts et s'en tenir à la défensive. Une telle détermination aurait produit d'incalculables malheurs. Dunkerque succombait, et les alliés allaient marcher sur. Paris. Heureusement, tous les généraux qui composaient l'état-major de Houchard virent l'étendue de la faute qu'il allait commettre et s'opposèrent de toutes leurs forces à son dessein. D'autre part , les représentants du peuple présents à l'armée lui enjoignirent de mener encore une fois ses troupes au combat , et il fut forcé de vaincre.

Le 8, au matin, les Français se portèrent sur toute la ligne ennemie pour attaquer de front. Leur droite, sous les ordres d'Hédouville et de Collaud, se développe entre Killem et Béveren; leur centre, commandé par Jour-

dan , est en avant de Killem et marche les Anglais , réunis aux Allemands

directement sur Hondschoote ; enfin la et aux Flamands, s'étant présentés

eauche se dirige entre Killem et le canal avec une flotte nombreuse devant leur

ae Furnes, tandis que le corps du colonel ville, les bourgeois , réunis aux Diep-

Leclerc, parti de Bergues, se porte sur pois, les abordèrent avec courage,

le flanc droit de l'ennemi. L'action quoique fort inférieurs en nombre;

s'engage bientôt au milieu des taillis beaucoup de vaisseaux ennemis furent

qui couvrent le centre. Des deux côtés, coulés à fond , et l'amiral Hugues Spen-

on envoie successivement les plus cer fait prisonnier. Sous Charles VII,

grandes forces sur ce point. Nos soldats Honfleur tomba au pouvoir du roi

sont obligés de revenir plusieurs fois à d'Angleterre Henri VI, qui laissa pen-

l'attaque, et finissent par rester vain- dant dix années garnison dans cette

qiieurs. Pendant ce temps, les retran- ville , jusqu'à ce que Dunois la lui en-

chements. sont aussi emportés à la leva. Vers la fin du seizième siècle , elle

droite, et le général Walmoden, qui se vit alternativement la victime de

avait remplacé Freytag, se décide enfin tous les partis. Henri IV y entra par

à ordonner la retraite, qui s'effectue sur capitulation en 1590, à la suite d un

Fumes par Honthem et Hoghestade. siège trés-meurtrier. Un capitaine du

Durant l'action, York, contenu par nom de Goyon parvint peu de temps

les sorties vigoureuses que la garnison après à la reprendre, et il la conserva

de Dunkerque exécuta sous la conduite juau'au 5 juin 1594, époque où il fut

de Hoche , ne put porter secours à ses obligé de capituler,

lieutenants. La nuit venue, il leva le Honfleur possède seulement deux ou

siège , abandonnant la plus grande par- trois édifices gothiques qu'il faut aller

tie de ses équipages , et regagna son chercher dans un dédale de rues étroi-

camp de Furnes. tes, sales et mal aérées. Quant au port,

Les alliés perdirent à Hondschoote il consiste en deux bassins construits

environ 3,000 hommes tués , blessés ou depuis peu, et où la mer s'élève de neuf

faits prisonniers. La perte des Français à dix pieds : il est spacieux, et sa situa-

fut à peu près égale. Cette victoire, tion le rendrait très-important sans les

outre qu'elle dégagea Dunkerque , fut vases qui l'encombrent et sans la difil-

encore plus importante par l'effet mo- culté de son abord,

ral qu'elle produisit. Néanmoins, si, le Honfleur est aujourd'hui l'un des

8, Houchard eût donné l'ordre de pour- chefs-lieux de canton du département

suivre les vaincus, les résultats eussent du Calvados ; on y compte 9,000 habi-

été bien plus considérables encore. Il tants.

eût facilement coupé toute communi- Hoif g (combat de), livré le 25 sepcation avec Furnes, et enfermant l'ar- tembre 1799, par les 4e, 5e et 6e divimée anglaise qui assiégeait Dunker- sions de notre armée du Danube, sous que , il ne lui eût laissé d'autre moyen la conduite de Masséna , contre une de salut que celui de capituler. Cette colonne russe de Korsakow, qui ocseconde faute était encore beaucoup cupait Zurich et les alentours, moins pardonnable que la première; Taillés en pièces et vaincus, malgré aussi Houchard fut-il sévèrement puni leur supériorité numérique , les enne- (Voyez Houchard.) mis furent poursuivis jusque sous les

Honfleub. L'origine et la fondation murs de cette ville,

de Honfleur ne peuvent se déterminer Hongrie (relations avec la). La Hon-

avec certitude; on sait seulement que grie occupe l'emplacement de l'ancienne

Guillaume le Conquérant, peu de temps Pannonie et d'une grande partie de la

avant sa mort, y passa quelques jours. Dacie. Ces contrées appartenaient aux

En 1346, Edouard III, roi d'Angle- Avares, peuple d'origine tartare, lorsterre, s'empara de cette ville et la mit que les incursions de leurs sauvages haau pillage; les indignes traitements bitants dans la Germanie décidèrent qu'il fit subir aux habitants leur laissé- Charlemagne à les attaquer. Après une rent le désir de se venger , et ils en guerre active , l'empereur les vainquit trouvèrent l'occasion sous Charles VI : - (voyez Huns), s'empara de leur pays,

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