GRANDS JOURS FRA
Ces grands jours seigneuriaux furent abolis par l'édit de Roussillon. (Voyez Édit.J
Les grands jo urs de ["archevêque de Rouen étaient une assise majeure qui- se tenait au nom de ce prélat, lin arrêt du parlement de Rouen, rendu le 2 juillet 1515, ordonna qu'ils seraient désignés par le terme de hauts jours, et non par celui d'échiquier. On appelait aussi grands jours l'assise de l'évéque de Nantes. Les grands jours de fieaune étaient ceux qui se tenaient pour la
Srovince de Bourgogne avant l'érection u parlement de Dijon. Ils jugeaient sans appel. Enfin, on appelait grands jours des reines ceux qui leur étaient accordés dans les terres de leur douaire.
On rencontre fréquemment dans notre histoire des tenues de grands jours en diverses villes du royaume. Nous nous bornerons ici à mentionner les plus remarquables.
En 1605, Henri IV, environné partout d'ennemis, et sachant que des conspirations se formaient contre lui dans le Midi, se rendit dans le Quercy et le Limousin à la fin de septembre. Il y tint les grands jours. Il conduisait avec lui environ six mille hommes d'infanterie, neuf cents chevaux et six pièces de canon. Il avait, écrivait-il à Sully, découvert une nouvelle trahison du sieur d'Entragues (voyez ce mot) . ayant pour but de faire évader le comte d'Auvergne, emprisonné à la Bastille. Le garde des sceaux Sillery, accompagné de plusieurs maîtres de. requêtes, entra sur les terres de la maison de Turenne, et recueillit des informations contre tous les amis et serviteurs du duc de Bouillon , contre le frère du duc de Biron et plusieurs de ses parents, accusés de complot et de connivence avec l'Espagne.
Mais, d'après ce que de Thou rapporte de ces procédures, il ne parait pas que les charges découvertes fussent bien raves. Néanmoins, « ce fut alors, dit ully, à la chambre des grands jours à faire la guerre. Il y eut dix ou douze têtes qui volèrent, et fut tout le surplus de ces foibles mouvemens si bien approfondi et recherché, qu'il n'en parut plus rien depuis. »
Les intrigues de la noblesse forcèrent aussi Richelieu d'avoir recours aux