INSTRUCTION PUBLIQUE L'UNI
suis du 22 mars 1800 créa des succursales du Prytanée à Fontainebleau, à Versailles, a Saint-Germain, à Compiègne.
Cependant il s'était formé pour l'instruction littéraire de la jeunesse un assez grand nombre d'établissements particuliers. La loi du 1er mai 1802, en réorganisant l'instruction secondaire sur des bases qui subsistent encore en partie aujourd'hui , laissa ces établissements à l'industrie privée, et les soumit seulement à l'inspection spéciale des préfets. Quant aux écoles secondaires communales , le gouvernement y prit sa part d'action en leur fournissant un local ; puis il créait ., aux frais du trésor, dans chaque arrondissement de tribunal d'appel, un lycée réunissant, à ce qui 6'enseignait dans les anciens collèges, les objets d'étude des écoles centrales. On y établissait pour les mathématiques six classes semestrielles , et pour le latin également six , dans lesquelles on devait faire étudieraux élèves les chefs-d'œuvre de la littérature nationale rapprochés de ceux de l'antiquité classique. 6,400 boursiers, dont 4,000 nommes au concours parmi les sujets sortant des écoles secondaires, étaient entretenus par l'État dans les lycées. On y établissait la discipline du Prytanée, dont les élèves étaient bientôt transférés dans la maison de Saint-Cyr, transformée en école spéciale militaire. Un directeur général de l'instruction publique fut créé à Paris. Deux commissions furent chargées de rédiger le double programme des études littéraires et scientifiques; enfin trois inspecteurs durent visiter périodiquement les établissements.
Deux ans après la promulgation de cette loi, les 131 départements dont se composait alors la France comptaient 46 lycées, 378 écoles secondaires communales, et 361 écoles secondaires privées. Les chefs de ces derniers établissements avaient vu d'un œil jaloux la création des lycées et s'efforçaient de les décrier par d'absurdes rapports, tandis que d'un autre côté les petits séminaires faisaient aux écoles secondaires communales une redoutable concurrence.
La loi du 10 mai 1806 créa , sous le nom d'université impériale , un corps