ITALIE FRA
SI puissance lombarde et la formation u royaume d'Italie , dont le premier roi fut Pépin , second fils de Charlemagne. (Voyez Chablemagnb , Cablovingibns, Lombards, Papauté.)
Ce fut un grand bonheur pour la Péninsule , qui recommença alors a avoir une existence propre et indépendante.
La Gaule, du reste, gagna aussi quelque chose aux communications journalières qui s'établirententrelesdeux pays. Ainsi, en 781 , Charlemagne en ramena d'habiles professeurs de grammaire et de calcul, et deux excellents chantres de l'église romaine, qu'il préposa à la réforme du chant ecclésiastique au delà des monts. Les chantres romains enseignèrent aussi aux chantres des Francs Part de jouer des instruments.
«D'un autre côté, dit l'historien des républiques italiennes , l'exemple de la valeur française fit renaître en Italie l'amour des armes , et s'établir la réputation de la milice italienne: les campagnes d'Italie recommencèrent à se couvrir d'habitants, et les villes, désolées par les invasions précédentes, recouvrèrent leur population. »
Rois d'Italie de la race carlovingienne.
Couronné. Mort.
Pépin (soos Charlemagne) 781 810.
Bernard, fils de Pépin .81a 818.
Louis le Débonnaire, empereur 814 840.
Lolhaire, son fils lia " 855.
Louis 11, fils de Lolbairo 849 87$.
Charles II, le Cbauve 875 877.
Carloman, fils de Louis I'r de Germanie. 877 879.
Charles le Gros, son frère 870 888.
Nous nous arrêterons au moment où fut définitivement démembré le vaste empire de Charlemagne. A partir de cette époque, l'Italie se subdivisa en un grand nombre d'États indépendants , à chacun desquels nous avons consacré un article particulier. (Voy. Flobence, Gènes, etc.)
Le norto de la Péninsule, délivré, en 1797, de la domination autrichienne par les armées françaises, se donna alors un gouvernement démocratique, et prit le nom de république cisalpine. La constitution de ce nouvel État était modelée sur celle de la république française. Lorsque celle-ci fut devenue un empire entre les mains de Napoléon , l'Italie se constitua en royaume , et une députalion dé ses représentants vint offrir au
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nouveau Charlemagne la couronne de
fer du roi Astolphe.
Le 18 mars 1805, Napoléon déclara au sénat qu'il acceptait cette offre ; puis, après avoir organise son royaume sur le modèle de l'empire français , il en confia l'administration, avec le titre de vice-roi, à son (ils adoptif, Eugène Beauharnais.
Le royaume d' Italie comprenait la
fiartie orientale de la Péninsule, depuis es Alpes au nord jusqu'au Tronto, oui le séparait, au sud, du royaume de Naples. Il se divisait en vingt -quatre départements, répartis en six divisions militaires :
La division de Milan renfermait quatre départements : Vigogne, chef-lieu Novare; VOlona, chef-lieu Milan: le Lario, chef-lieu Côme, et ÏAdda, cheflieu Sondri.
La division de Brescia renfermait quatre départements : le llant-Adige , chef-lieu Trente; le Serio, chef-lieu Bergame; la Mella , chef-lieu Brescia, et le Haut-Pô, chef-lieu Crémone.
La division de Mantoue renfermait trois départements : le Mincio, cheflieu Mantoue; YAdige, chef-lieu Vérone, et le Bas-Pô y chef-lieu Ferrare.
La division de F'enise renfermait six départements : la Brenta, chef-lieu Padoue; l' Adriatique , chef-lieu Venise; le Tagliamento , chef- lieu Trévise; le Passeriano, chef-lieu Udine; la Piave, chel lieu Bellune, et le Bacchiglione , chef-lieu Vicence.
La division de Bologne renfermait quatre départements : le Crostolo, cheflieu Reggio ; le PanarOy chef-lieu Modène ; le lieno, chet-lieu Bologne , et le Rubicon, chef-lieu Forli.
La division tfAncône renfermait trois départements : le Metauro , chef-lieu Aucône ; le Musonef ehef-lieu Macerata, et le TrontOy chef-lieu Fermo.
En dehors de ces divisions administratives , se trouvaient la petite république de Saint- Marin, toujours indépendante, et les principautés de Lucues, de Piombino et de Massa Carrara, onnees aux Bacciochi.
Toute cette organisation fut détruite en 1814; morcelée de nouveau comme avant la- révolution , l'Italie fut alors partagée par la sainte alliance entre les
princes dont on voulait récompenser le bon esprit, ou auxquels on croyait devoir une compensation pour ce qu'on leur avait enlevé.
• Italie ( guerres d' ). — 1400 avant J. C. Expédition des Ambra ou Ombriens.