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CL., ETC

866 LAGRASGE L'UNIVERS. LAGBENEE

dantes des constructions géométriques , pour les principes féconds qu'il avait le premier révélés. On a de lui plus de cent mémoires publiés dans les collections académiques de Turin, de Paris et de Berlin, dans les Éphémérides de cette dernière ville, dans la Connaissance des temps, et dans le Journal de l'école polytechnique. Il a publié séparément : Additions à l'algèbre iïEuler , à la fin du deuxième volume de cet ouvrage, Lyon, 1774; Mécanique analytique, Paris, 1787 (le second volume, qui parut après la mort de l'auteur, a été publié par les soins de MM. de Prony, Garnier et J.

Binet); Théorie des fonctions analytiques, Paris, an v (1797); Résolution des équations numériques , Paris, an vi (1798); Leçons sur le calcul des fonctions, Paris, 1806; Leçons d'arithmétique et d'algèbre données à récote normale , dans les volumes 7 et 8 du Journal de l'école polytechnique ; Essai d'arithmétique politique, dans la collection publiée par Rœderer en l'an iv (1796). Lagrange avait en outre laissé un grand nombre de manuscrits.

Carnot en fit l'acquisition, en 1815, et les donna à l'Institut. La plupart ont été collationnés, et déposés à la bibliothèque de ce corps savant; quelques-uns ont été réservés pour être imprimés..

Laghange ( Joseph , comte ) , né à Lectoureen 1763, entra en 1794 comme capitaine, dans le 2e bataillon des volontaires du Gers, et franchit rapidement les premiers grades. Sa conduite, et les talents qu'il déploya au début des campagnes d'Égypte et de Svrie , lui méritèrent le grade de général de brigade. II se signala particulièrement aux sièges d'EI-Arich et de Saint-Jean d'Acre, et à la bataille d'Héliopolis. Au retour de l'expédition d'Egypte, il fut nommé inspecteur général de la gendarmerie et général de division. Il fut chargé en 1805 du commandement en chef d'une expédition aux Antilles. De retour en Europe, au commencement de 1806, il contribua, en 1807, au succès de la campagne de Prusse.

Lors de la formation du royaume de Westphalie, Lagrange passa au service du roi Jérôme, qui le nomma ministre de la guerre et le choisit pour son chef

d'état-major. Appelé en 1808 à l'armée d'Espagne , il se distingua à l'attaque de Cascante, le 18 novembre, poursuivit l'ennemi , l'épée dans les reins, jusqu'à Terracina , et contribua puissamment au gain de la bataille de Tudela. Rappelé à l'armée d'Allemagne , en 1809, il fut chargé du commandement des troupes formant le contingent du grand-duc de Bade et du gouvernement général de lahauteSouabe. Au commencement de la guerre de Russie, il fut placé à la tête d'une division du 9* corps d'armée, et se signaladans toutes les affaires auxquelles sa division prit part. II se distingua de nouveau pendant la campagne de France, en 1814 , notamment au combat de Champ-Aubert , où il fut grièvement blessé à la tête. Retiré près de Gisors à la première restauration , il présida, en 1817, le collège électoral du département duGers,etfut nommé, Tannée suivante, inspecteur général de la gendarmerie.

Il a été place depuis 1830 parmi les généraux en disponibilité.

Lagbange, savant et laborieux traducteur, né à Paris en 1738, devint précepteur des enfants*du baron d'Holbach, dans la maison duquel il se Ira avec les chefs du parti philosophique. En 1768, il publia une traduction de Lucrèce fort estimée, accompagnée d'un texte corrigé avec soin , et , de plus, enrichie de notes judicieuses. Il mourut en 1775, laissant une traduction de Sénèque le Philosophe , qui fut publiée, en 1778, par les soins de Diderot.

Lagrekée (Louis-Jean- François), peintre d'histoire , naquit à Paris'le 30 décembre 1724. Élève de Vanloo, et arrivé à une époque où l'école française était considérablement déchue , il eut beaucoup de réputation de son temps, quoique aujourd'hui son nom ne soit plus parmi ceux des grands artistes de la France. Il avait remporté le grand prix de peinture, et avait en conséquence été envoyé à Rome comme pensionnaire du gouvernement. II étudia , pendant son séjour en Italie , les œuvres des grands maîtres , et lorsqu'il revint en France en 1753 , on reconnut qu'il avait mis ses études à profit, et avait acquis une grande correction de dessin, qualité qui lui manquait absolument à son départ.

En 1755, il fut reçu de l'Académie. Dif-

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