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LA HIRE L'UNIVERS. LA HIRE

des plus beaux monuments qu'ait élevés la critique française. Dans toute la

Sartie qui concerne la littérature du ix-septième siècle, l'auteur fait preuve à la fois du goût le plus fin et de la sensibilité la plus vive. Là, Bossuet, Fénelon, Pascal, Molière, Corneille, Racine, sont dignement appréciés. En jugeant son propre siècle, la Harpe ne sait pas toujours être impartial; il ne se met pas assez à distance de ce qu'il juge, et se livre tantôt à des admirations exagérées, tantôt à des attaques outrées et injustes.

Mais le plus grand vice de l'ouvra'ge, c'est de passer beaucoup trop vite sur les littératures anciennes , qui, d'après la nature du plan, y devaient être examinées, et de ne pas même offrir quelques vues superficielles sur les littératures étrangères modernes dont la nôtre a subi l'influence. Il était réservé à notre siècle de mettre dans la critique, avec autant de goût, plus de science et de philosophie. On a vu de nos jours ce progrès opéré par un éloquent professeur, qui , en comparant les diverses littératures entre elles, en s'aidant de l'histoire, en cherchant dans la littérature l'expression du génie des sociétés, a créé comme une science nouvelle, où l'enseignement intelligent et libéral des règles du goût se mêle heureusement à l'étude philosophique de l'homme moral et des vicissitudes de la civilisation.

La Hibe (Étienne Vignoles, plus connu sous le nom de), l'un des plus célèbres capitaines de Charles VII, paraît pour la première fois dans l'histoire en 1418, au siège deCouci. Pressé par les Bourguignons, il sortit de cette ville avec Poton de Xaintrailles, et traversa avec quarante lances seulement le pays occupé par les Anglais. Il contribua, en 1427, à sauver Montargis attaqué par Bedford; puis vola au secours d'Orléans, et sauva les Français d'une déroute complète à la journée des harengs • il seconda Jeanne d'Arc dans la défense d'Orléans; se mit, après la levée du siège, à la poursuite des Anglais; se trouva aux combats de Jargeau et de Patay, et, après la prise de Jeanne, s'avança jusqu'aux portes de Rouen dans le but de la délivrer; mais

il fut lui-même surpris par un corps

ennemi et fait prisonnier.

Étant parvenu à s'échapper des mains des Anglais, il leur enleva Chartres en 1431 , et se mit ensuite à ravager l'Artois, les frontières de l'Ile-de-France, et celles de la Picardie, sans distinction d'amis et d'ennemis.

En 1436, il s'empara de Soissons, faillit être tué devant Rouen, et, après une nouvelle campagne contre les Anglais et les Bourguignons, fut de nouveau fait prisonnier, et obligé de donner pour sa rançon les deux villes dont il était maître \ et qu'il avait précédemment gardées malgré l'ordre du roi. Il accompagna ensuite Charles à Montauban et mourut en 1442 dans cette dernière ville des suites de ses blessures.

La Hire (Philippe de), mathématicien célèbre, né à Paris en 1640, d'un peintre assez connu , Laurent de la Hire, dont le Louvre possède encore six tableaux (*), publia, surles5ec//o/t* coniques et sur la cycloïde, quelques traités qui lui ouvrirent, en 1678, les portes de 1 Académie des sciences. Dès ce moment, il fut employé par Colbert et Louvois à des travaux d'utilité publique. Astronome, mécanicien, géomèire, hydrographe, c'était, dit Fontenelle, une académie des sciences réunie dans la personne d'un seul homme. Il mourut en 1719, professeur d'astronomie et de mathématiques au collège de France. On peut voir dans Nicéron, t. V et X, la liste de ses nombreux ouvrages; nous citerons seulement : Tabulas astronomicas , etc., Paris, 1703, in-4°, traduit en français, en allemand, et dans toutes les langues de l'Europe; l'École des arpenteurs, Paris, 1689, 1692 et 1728, in-8°; Traité de mécanique, ib., 1675, in-12.

Gabriel-Philippe de la Hire , fils du

I)récédent, né a Paris en 1677, reçu à 'Académie des sciences en 1699, mourut la même année que son père , épuisé par le travail. On a de lui des

(*) Laban venant réclamer ses idoles enlevées par Jacoh; V Apparition de J. C. aux trois Maries ; Nicolas V, découvrant les reliques de saint François d'Assise; la Vierge et tenfant Jésus; et deux paysages.

LA MOUSSA YI. YKÂ

Éphémérides, calculées sur les tables de son père pour les années 1701, 1702 et 1703, in-4°.

Son frère, Jean-Nicolas, médecin et botaniste, né à Paris en 1685, reçu à l'Académie des sciences en 1709, mourut en 1727, après avoir publié un Recueil de plantes dessinées au naturel, par le moyen d'un secret dont il était l'inventeur.

La Hode, historien, est le plus estimable des auteurs Français réfugiés, qui ont écrit l'histoire àu règne de Louis XIV, peu d'années après la mort de ce prince. Son livre a été imprimé à Francfort en 1740, en 6 vol. in-4°. Elle avait presque en même temps paru sans nom d'auteur à la Haye. Il ne faut pas y chercher de la philosophie, de la critique; mais la Hode ayant fait entrer dans son travail tous les matériaux de son temps, peut servir de guide dans l'étude du grand siècle.

Lahorie (Victor-Alexandre Fanneau de), né a Gavron (Mayenne), le 6 janvier 1766, remplit, lors de la célèbre retraite de Bavière, les fonctions de chef d'étatmajor de l'armée de Moreau. Accusé, en 1804, d'avoir secondé les projets de Pichegru, il parvint à échapper aux poursuites qui furent dirigées contre lui, et se réfugia en pavs étranger. Mais il rentra ensuite en France, se compromit de nouveau, fut arrêté, et détenu longtemps à la Force. Il devint, le 27 octobre 1812, du fond de cette prison, l'un des instruments les plus actifs de la conspiration de Malet. Traduit avec ses complices devant une commission militaire spéciale, il fut condamné a mort le 28 octobre, et fusillé le 29.

Lahoussaye (Armand-Lebrun, baron de), né en 1768, entra fort jeune au service, et s'éleva rapidement jusu'aux grades de colonel et de général e brigade. Il fit avec distinction les campagnes de 1805, 1806 et 1807, contre les Prussiens et les Russes; se fit remarquer particulièrement à la bataille d'Eylau, et, le 14 mai, il fut nommé général de division. Employé en Espagne, en 1808, il contribua, en décembre, à la prise de Madrid, et, en janvier 1809, soutint une attaque très-vive au combat de Prieras. Il fit ensuite partie du 5e corps, et se signala au passage du Tage,

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le 8 août; à Tarragone, à Villar-del-Orno et au pont d'Occana, où il fit douze cents prisonniers. Il partit en 1812 pour la Russie, fut fait prisonnier à la Moscowa , et ne rentra en France (m'après la première restauration. Napoléon lui confia , en juin 1815, le commandement de la première division de cavalerie de l'armée du Mord. Il fut, après le second rétablissement des Bourbons, conservé dans I état-major de l'armée, et devint, en janvier 1819, commandant de la 14" division à Caen. Depuis, il fut employé successivement comme inspecteur général de cavalerie et comme inspecteur général de gendarmerie.

La n i ki ( Louis-Joseph ), né à Mons en 1767, vint en France après la révolution qui s'opéra dans sa patrie en 1790, et coopéra à l'organisation de la légion formée des réfugiés belges; il fit avec ce corps la guerre de 1792, et se signala l'année suivante à ia tête d'un corps de tirailleurs. Ce fut lui oui, après la campagne de 1794, fut charge de s'emparer de la Nord-Hollande , et qui prit, avec quelques escadrons de hussards , la flotte ennemie retenue par les glaces. Nommé, en 1795, colonel de la 15e demi-brigade légère, il fit avec ce corps les campagnes d'Allemagne, d'Italie et de Naples , et fut nommé général de brigade sur le champ de bataille de laTrebbia. Appelé en 1801 au Corps législatif, il fit partie de cette assemblée jusqu'à la chute de l'empire; mais il n'en servit pas moins dans l'intérieur et aux armées , et donna les plus grandes preuves de dévouement en 1814 et 1815. La France lui dut , à ces deux époques, la conservation de plusieurs places importantes et des riches matériaux que Tune d'elles reufermait. Le générai Lahure a obtenu , en 1815, des lettres de naturalisation , et a été mis à la retraite en 1818 , avec le grade honorifique de lieutenant général.

Lai ou Lay , espèce de poème fort usitée dans notre ancienne littérature.

Dans la langue gaélique, les mots liais, laoidh. ont encore, comme le mot allemand lied, le sens de vers , chant ou récit, et la transcription latine de ce mot se trouve dans deux vers de la première épître de Fortunat, adressée à Lupus, duc de Champagne:

î ai m; L'UNIVERS.

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