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LAINE

Hostibi Ter*icnlos, dent carmîna barbara Wm, Sic rariaiite tropo, laus souet una riro.

Quant au genre de poésie en luimême, tel qu'il existait dans le douzième siècle, suivant M. de Roquefort, il paraît avoir été inventé en Angleterre , d'où il aurait été apporté en France par les trouvères anglo-normands. Il y subit un nombre infini de variations ; aussi se trouve-t-il des lais de tout genre : il y en adegais, detristes,d'amoureux,etmême de dévots. Peu à peu, d'ailleurs, ce genre se perfectionna ; on lui donna dans la suite un nombre égal «le stances et un rhythme lyrique. Én général , au quatorzième siècle , il fallait , pour satisfaire aux conditions de ce poème, réunir vingt-quatre couplets de quatre, six, huit ou douze vers chacun; et ces couplets devaient être tous doublés , c'està-dire ne pas changer plus de douze fois de mesures et de lisières ou rimes. Parmi les poètes qui se sont le plus distingués dans ce frenre de poésie, nous citerons Marie de France , Christine de Pis.™, Guillaume de Machau, Froissart et Eustiche Deschamps. Outre les poèmes de ces auteurs , il en existe encore un grand nombre, dont quelques-uns , comme Hareloc le Désiré , l'Ombre , le Conseil , et le Mantel mautaillé, ont été publiés récemment par M. Francisque Michel.

On peut consulter , sur l'origine et les développements de l'ancien lai, le savant ouvrage, publié à Heidelberg, en 1841 , par M. F. Wolf de Vienne, sous le titre de Ueber die Lais, Sequenzen und Leiche.

Laigle. Voy. Aigle (I').

Lainé (Joseph - Henri -Joachim, vicomte), né à Bordeaux en 1767, exerçait au commencement de la révolution la profession d'avocat. Il fut nommé , en 1793, administrateur des subsistances du district de la Réole , et, en 1795, membre de l'administration départementale. Au bout de quelques mois il donna sa démission et rentra au barreau.

En 1808, les brillants succès qu'il avait obtenus à Bordeaux comme avocat lui ouvrirent l'entrée du Corps législatif. M. Lainé , ennemi du despotisme , avait peu de sympathie pour le gouvernement impérial. Il fut du petit nombre de ceux qui , au sein du Corps

législatif, firent preuve d'une honorable indépendance.

En 1813 , après nos désastres, cette indépendance, plus facile alors et moins méritoire, se signala de nouveau. Membre et rapporteur de la commission qui fut chargée d'exprimer à l'empereur le vœu national, M. Lainé fut l'un des chefs de cette opposition aveugle et intempestive, qui eut le tort de ne pas sentir que devant la question d'indépendance nationale, peut être d'existence , toute autre était puérile. On sait en quels termes la colère de Napoléon éclata contre l'auteur du rapport malencontreux; il y vit la main des étrangers et prononça contre M. Lainé le nom de traître.

M. Lainé se retira à Bordeaux, où il resta dans la vie privée jusqu'au 12 mars 1814. Il accueillit avec sympathie la restauration, que vraisemblablement il avait appelée de tous ses vœux secrets , et fut nommé préfet de Bordeaux , poste qu'il n'accepta qu'avec peine et provisoirement. La chambre de 1814 fut présidée par lui. Une motion y ayant été faite contre la validité des ventes de biens nationaux , il descendit du fauteuil et s'éleva avec force contre cette proposition.

Vinrent les cent jours , durant lesquels M. Lainé se retira en Hollande.

A son retour il présida de nouveau la chambre. Il fut de ceux qui s'efforcèrent de maintenir le gouvernement royal dans des voies de sagesse et de modération; et, bien qu'en 1818 il ait paru varier un peu et se rapprocher de ses adversaires, il faut pourtant reconnaître que député, ministre, pair de France , il défendit constamment, en même temps que la monarchie, les principes d'une liberté modérée. M. Lainé fut en effet chargé du portefeuille de l'intérieur en 1816 et signala son ministère par d'utiles mesures tant administratives que politiques. En 1818 il quitta le portefeuille et fut nommé successivement président du conseil de l'instruction publique, ministre secrétaire d'État sans portefeuille, etenGn, en 1823, pair de France. Après la révolution de juillet , il prêta serment à la nouvelle dynastie et continua de siéger. De lui est ce mot devenu célèbre : Les rois s'en vont! M. Lainé était un homme de

mœurs simples et graves , d'un caractère désintéressé et bienfaisant. Il est mort en 1835.

Laire (François-Xavier), célèbre bibliographe, né en 1738, dans un village de Franche-Comté, mort en 1801, 'bibliothécaire d'Auxerre, a publié '.Spécimen historicum typographix romande Xf* seculi, Rome, 1778 , in-8°; Dissertations sur l'origine et tes progrès de l'imprimerie en Franche- Comté pendant le XP* siècle , Dôle, 1 785, in-8°; Série deU'edizioni Aldine, Pise, 1790, Venise, 1799, et Florence, 1800, in- 12; Index librorum ab inventa typographia usque ad annum 1500, etc., Sens, 1791, 2 vol. in-8°.

Lakanal (Joseph), né en 1762, était avant la révolution prêtre doctrinaire et professeur. Il fut nommé vicaire général, à l'époque de l'établissement de la constitution civiledu clergé.Élu,en 1 792, par le département de l'Ardèche, député a la Convention nationale, il opina, dans le procès de Louis XVI, pour la mort sans appel et sans sursis. Membre du comité de l'instruction publique, M. Lakanal lit à la Convention plusieurs rapports et diverses propositions sur cet objet. Il concourut a la création de l'Institut, de l'école normale ; présenta et fit adopter le projet de loi sur les écoles

K rimai res et centrales. Le rapport sur les onneurs à rendre à Marat est aussi de M. Lakanal. En 1795, il proposa, comme moyen d'achever la ruine du royalisme, de démolir le Palais-Royal, et d'élever sur ses ruines la statue de la Liberté. Après les journées de vendémiaire, il accusa la milice parisienne de n'avoir pas secondé l'Assemblée; puis il demanda le désarmement de cette milice, l'expulsion de tout ce qui n'habitait point Paris avant 17S9, et la formation d'une garde pour le Corps législatif.

En 1795 , il fut nommé au Conseil des Cinq-Cents. Il cessa d'en faire partie en 1797, et fut envoyé dans les départements réunis, en qualité de commissaire du Directoire. Destitué après le 18 brumaire, il n'occupa plus depuis lors aucun emploi considérable. Il était membre de l'Institut presque depuis l'origine; rayé de la liste en 1816, et forcé de quitter la France, ii passa en Amérique, où il deviut président de l'univer-

sité de la Louisiane. Rentré en France après 1832, il revendiqua, à l'Académie des sciences morales et politiques, son siège, qui lui a été rendu.

Lalande (Jean de), doyen des professeurs de droit de l'université d Orléans , mort dans cette ville en 1703.

Outre de savants ouvrages de droit, qui aujourd'hui offrent peu d'intérêt, on lui doit : un Traité au ban et de l'arrière-ban, Orléans, 1675, in-4°, et un Mémoire sur le passage et les étapes des gens de guerre, ibid., 1679, in-4°i

Lalandk ( Joseph - Jérôme ^français de), né à Bourg-en-Bresse, en 1732, lit ses études chez les jésuiles de cette ville, et vint ensuite à Paris, où il se fit recevoir avocat pour obéir à ses parents; mais il avait déjà le goût des études astronomiques; admis dans l'intimité de Delisle , de Messier et de Lemonnier, il ne tarda pas à faire tous les progrès qu'on avait droit d'attendre d'un tel élève , dirigé par de tels maîtres. Envoyé à Berlin pour une observation qui devait servir à déterminer la distance de la lune à la terre , il fut , à son retour , reçu membre de l'Académie des sciences (17ô3), et publia le résultat de son travail sous ce titre : De observationibussuis berolinensibus, ad parallaxin lunx definiendam epistola.

Il succéda en 1762 à Delisle, dans la chaire d'astronomie du collège de France ; et, non content de remplir avec une rare assiduité les fonctions de cette place , il fit de sa maison une sorte de séminaire astronomique ; il y logeait et nourrissait plusieurs jeunes gens peu aisés, mais doués d'heureuses dispositions , et cette noble conduite lui ayant valu une pension de 1.000 francs, qu'il n'avait pas sollicitée, il en consacra aussitôt le produit à l'éducation d'un nouvel élève. Il mourut à Paris, le 11 avril

D'autres astronomes ont joui d'une plus grande célébrité ; d'autres ont fait des découvertes plus nombreuses et plus importantes; mais il n'en est pas qui ait autantqueLalande contribué à répandre legout et la connaissance de l'astronomie; presque tous les savants que la France a possédés depuis en ce genre se sont formés à ses leçons , ou par la lecture de ses ouvrages. Les plus im-

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