‹ FranceChapitre 377 sur 378 · L ALLEMAND L'UNIVERS · texte numérisé non relu

L ALLEMAND L'UNIVERS

LALLY

portants sont : Mémoire sur le passage de Vénus , etc., Paris, 1772 , in-4*; Traité d astronomie, ibid., 1764, 2 vol.

in-4°, souvent réimprimé; Connaissance des temps de 1760 à 1775, et de 1791 à 1807; Bibliographie astronomique, avec P histoire de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'en 1802, in -4°; Voyage d'Italie, 1786, 9 vol. in-12, et atlas.

Lalande (Michel Richard de), né à Paris, en 1657, acquit une grande réputation par son talent sur le clavecin et sur l'orgue , et fut choisi par Louis XIV pour montrer le premier de ces instruments à mesdemoiselles de Blois et de Nantes. Il mourut en 1726, surintendant de la musique du roi. On a de lui, outre la musique de plusieurs ballets, soixante motets, publiés après sa mort, en 2 vo). in -fol.

Lallemaivd (Dominique, baron), né à Metz, entra fort jeune au service, et étaitjm 1814 maréchal de camp d'artillerie; après la rentrée de Napoléon, il obtint le grade de lieutenant général,

fiuis combattit à Waterloo , èt suivit 'armée dans sa retraite sur la Loire.

Compris dans l'art. 2 de l'ordonnance du 24 juillet, et condamné à mort par contumace, il passa en Amérique , et tenta de fonder au Texas le fameux établissement connu sous la dénomination de Champ d'asile. Il se fixa ensuite aux États-Unis, s'y maria, et mourut à Borden-town, en 1823. On a de lui un Traité d'artillerie , traduit en anglais par le professeur Renwick.

Lallf.mand CJean-Baptiste) , naquit à Dijon, vers 1710. Son père, qui était tailleur, le destinait à suivre la môme profession que lui. Mais ce genre d'occupation ne lui plaisait guère , et il employait le peu dé loisirs qu'elle lui laissait , à manier le crayon ou le pinceau. Au houtde quelque temps, il vint à Paris pour y exercer son état. Il était chez un tailleur lorsqu'il rencontra par hasard une personne qui désirait avoir quatre tableaux, et qui , sur l'offre du jeune homme, voulut bien lui en confier l'exécution. Il avait choisi pour sujet les quatre saisons. Le coup d'essai du jeune peintre, payé généreusement, fut pour lui le présage de plus grands succès ; et il eut bientôt acquis assez de ré-

putation pour que les connaisseurs voulussent avoir de ses ouvrages. Il passa en Angleterre; mais ne pouvant s'accoutumer à la température de ce pays, il revint en France , et après être resté quelque temps à Dijon, dans le sein de sa famille, il partit pour l'Italie, où il fit différents ouvrages pour le Vatican; plusieurs cardinaux , pleins d'estime pour ses talents , occupèrent aussi son pinceau; il revint pourtant en France, et se fixa à Paris, où il fut reçu membre de l'académie de Saint-Luc. Les deux morceaux qu'il fit pour sa réception furent accueillis avec une satisfaction unanime. Les moines de Saint-Martin près d'Autun lui demandèrent six grands tableaux pour décorer leur réfectoire. Ces morceaux , dignes du plus grand éloge, sont devenus, depuis la révolution , la propriété de particuliers. Lallemand peignait tous les genres ; mais c'était surtout dans les paysages et dans les marines qu'il excellait. Il est mort au commencement de ce siècle (1802 ou 1803).

Lally ( Thomas-Arthur, comte de), baron de Tollendal , naquit à Romans, en Dauphiné, en janvier 1702. Son père, sir Gérard Lally, était colonel-commandant d'un régiment dont son oncle Dillon était colonel - propriétaire. Lally n'avait pas 8 ans lorsque son père le Ut camper avec lui auprès de Girone. Bientôt après, il fut nommé capitaine dans le régiment que commandait son père.

Il n'en continuait pas moins ses études classiques dans un collège; mais son père , pendant le temps des vacances, le familiarisait, selon son expression, avec l'odeur de la poudre; ce fut ainsi qu'il lui fit, à l'âge de 12 ans, monter sa première tranchée au siège de Barcelone, en 1714.

A 18 ans, il faillit être nommé colonel ; ainsi le voulait da moins le régent, son protecteur; mais son père s'y opposa, on ne sait pourquoi, et bientôt ce grade, qu'il aurait pu atteindre si facilement, il fut obligé de l'acheter chèrement, car le récent mort, il n'eut plus d'autres protecteurs que son épée et ses talents militaires. Simple aidemajor en 1732, il servit au siège de Keïil, et s'y fit remarquer. Son courage lui concilia alors l'affection de quelques hommes puissants; il en profita

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pour faire rendre justice à son père , et Bientôt la guerre éclata ; Lally fit, en obtenir pour lui le titre de brigadier qualité de major, la campagne de Flanqu'on lui avait promis depuis long- dre; et, en 1744, il était aide-maréchal-

temps. Au siège de Philisbourg , son général des logis aux sièges de Menin ,

père lui dut plus encore : grièvement d'Ypres et de Furnes. Dans toutes ces

blessé et entouré d'ennemis, sir Gé- campagnes, il s'était particulièrement

rard Lally allait succomber, lorsque son distingué. Un régiment irlandais, de son

fils s'élance près de lui, et, par son au- nom, fut créé et lui fut donné : en qua-

dace et sa bravoure, parvient à lui sau- tre mois Lally le mit en état de prendre

ver la vie. part au siège de Tournay. A Fontenoi,

La guerre terminée, Lally , à qui on lui dut, de l'aveu même du maréchal

le repos était à charge, voulut tra« de Saxe, Je succès de la bataille. Aussi

vailler à replacer Jacques III sur le fut-il nommé par le roi brigadier sur le

trône d'Angleterre. Il se rendit à Lon- champ de bataille, dres , parcourut l'Angleterre , établit Cependant, le fils de Jacques III s'é-

partout des correspondances, et revint tait rendu en Ecosse, où il levait une

en France rendre compte de ses succès armée et faisait proclamer son père roi

à Jacques III , qui lui donna alors ses et lui-même régent; Lally proposa au

pouvoirs pour lui faire des alliés dans cabinet de Versailles d'envoyer 10,000

les cours du Nord. Il prit pour pré- Françaisen Ecosse pour soutenir le roi :

texte le désir d'aller servir dans l'armée ce projet fut accueilli, mais ne fut exé-

russe, commandée par le général Lascy, cuté qu'en partie. Le duc de Richelieu

son oncle, et il se disposait à partir loes- était chargé du commandement général

que le cardinal de Fleury jeta les yeux de l'expédition , Lally fut nommé ma-

sur lui pour accomplir à la cour de reehal-général des logis de l'armée. Il

Saint-Pétersbourg une mission secrète, partit seul et arriva en Ecosse pour

et qui demandait de l'habileté. assistera la bataille de Falkirk. Delà, il

Lally, arrivé à St-Pétersbourg, sut se se rendit à Londres , où cependant sa

mettre dans les bonnes grâces de l'im- tête était mise à prix, et où il faillit être

pératrice, et, plein d'amour pour sa pris. Il était déguisé en matelot ; des

patrie, s'occupa tout entier de faire contrebandiers l'enrôlèrent de force, et

réussir un projet d'alliance entre la Lally, les entendant parler d'aller à la

Russie et la France, projet dans la réa- recherche d'un certain brigadier dont

lisation duquel il entrevoyait un grand la tête serait bien payée, leur persuada

avantage pour cette dernière puissance, qu'ils feraient sur les côtes de France

Mais, soit que le cardinal de Fleury ne un profit bien plus considérable. Il s'of

voulût pas terminer aussitôt , soit par frit en même temps à les guider, suite de l'indécision habituelle de ce Arrivé à Dunkerque, il laissa là ses

ministre, Lally n'obtenait pas de ré- compagnons et se rendit à Versailles, où

ponse aux demandes qu'il avait faites il sollicita une nouvelle expédition en

de pouvoirs et d'instructions précises, faveur du prétendant; maison venait d'y

D'un caractère bouillant et incapable de apprendre la perte de la bataille de Cul-

rester dans une fausse position, il par- loden, oui achevait de ruiner les espé-

tit et arriva chez le cardinal, avant que rances aes Stuarts. celui-ci se doutât qu'il avait quitté Saint- En 1747 , Lally se distingua de nou-

Pétersbourg. I«e ministre était un peu veau aux sièges <v Anvers et de Berg-op-

dcconcerté : Lally lui reprocha son si- Zoom et à la bataille de Laufeldt. A

lence compromettant. « J'ai cru entrer Berg-op-Zoom, il faillit être englouti par

mit alors d'examiner deux mémoires et, après le siège, fut nommé maréchal

que lui avait remis Lally sur la question de camp hors de ligne.

de l'union des.deux grandes monarchies A cette époque s'ouvrit pour Lally

européennes; mais il mourut avant un théâtre plus vaste sur lequel il

d'avoir rendu une réponse. joua un çrand rôle, rôle triste et pé-

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