GRAVURE L'UN
therine de Médicis; enfin, Étienne Delaulne fit pour la Monnaie des poinçons demeurés longtemps célèbres. Du reste, les noms de la plupart des graveurs de cette époque sont encore inconnus. Il faut arriver jusqu'à Du pré, sous le règne de Henri IV, pour avoir une suite non interrompue d'artistes et de traditions, c'est-à-dire, pour trouver une école constituée. Les œuvres de cet illustre artiste, dont la vie est cependant entièrement ignorée, resteront à jamais les plus beaux modèles de la gravure en médail les. A près lui parut Varin , sous Richelieu et Louis XIV; les médaillons, médailles et monnaies de cet artiste sont aussi d'inimitables chefs-d'œuvre.
Sous Louis XIV, le nombre des graveurs de médailles fut assez considérable. Voici les noms de ceux dont les œuvres nous ont le plus frappé dans la collection de la Monnaie : Molart, Roussel, Jean Duvivier, Bernard, Manger, Jean le Blanc et Chéron.
Sous Louis XV, les graveurs de médailles firent comme tous les artistes de ce temps : les uns suivirent la mode, et se laissèrent aller au style léger et facile, en voulant modifier ce qu'il y avait de roide et de guindé dans l'école de Louis XIV; les autres restèrent fidèles à la sévérité et peut-être à la roideur. Dollin, Breton, les deux Roettiers, Duvivier et Marteau, furent les graveurs les plus célèbres de ce temps; Marteau se distingue entre tous par le bon goût et la pureté de son dessin.
Apres la révolution opérée dans les arts par David, la gravure de médailles gagna en pureté, sous le rapport de dessin, et on peut citer comme de très-habiles graveurs, plusieurs des artistes de ce temps. Depuis lors, l'art est loin d'avoir dégénéré. Voici, saut omission, la liste des principaux graveurs depuis la fin du règne de Louis XV :
Andrieu, Barre, Borrel, Bovy, Brenet,Caqué, Cannais, Chardigny, Daniel, Depaulis, Desbœufs, Desnoyers, Dieudonné, Domard, Droz, Dubois, Dumarest, Dupré, H. Duvivier, Fauginet, Galle, les deux Gatieaux,Gayrard, Jaley, Jeuffroy, Lavy, Mereie, Merlin, Michaud, Petit, Pingret Oudiné, Rogat, les deux Tiolier, Vatiuelle, Vivier. Nous ne citerons pas leurs œuvres;