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CARACTÈRE, MŒURS Y ETC

Une fermeté tenace, de la froideur, un jugement solide, beaucoup de réserve et de circons- Ï>ection , de la fidélité dans les affections et dans es opinions paraissent être les qualités dominantes des habitants du Doubs. Ils sont naturellement sérieux et peu enthousiastes , plutôt portés à la méditation et à l'étude des sciences exactes qu'aux créations brillantes d'une vive imagination, ils ont du goût pour le métier des armes et sont naturellement aptes à supporter les fatigues de la guerre et braves sur le champ de bataille; ils se sont distingués dans les longues guerres de la révolution et de l'empire. — Dans tous les temps les qualités

Ï>articulières au caractère national ont aussi rendu es Francs-Comtois propres aux fonctions de la magistrature et aux négociations diplomatiques.

Les habitans du Doubs sont religieux , mais exempts de préjugés et d'intolérance ; laborieux et économes, mais charitables et hospitaliers ; peu faciles à se laisser persuader, mais opiniâtres dans leurs convictions. — Les mœurs sont simples et austères, les familles généralement unies et les populations tranquilles et calmes.

Pour ajouter quelques détails à ces données générales sur le caractère de la population , nous signalerons les différences qui existent entre les habitants de la montagne et ceux de la plaine. — Les premiers sont d'une haute stature, d une constitution saine et robuste; leur nourriture habituelle consiste en pain d'avoine mêlée d'orge et de blé , en légumes, en lait et en fromages maigres ; deux fois par semaine ils mangent du lard ; ils ne boivent presque jamais de vin ; ils sont sobres et économes, d'un caractère généralement doux , officieux et hospitaliers, religieux observateurs de leur parole; assez généralement peu instruits et crédules , quoique doués d'une êrande mobilité d'imagination. On cite particulièrement les habitants du iVal-du-Sauguet pour la vivacité de leur esprit. Ils ont peu d'instruction, mais la cause en est dans leur isolement et leur situation au milieu des bois et des montagnes , où ils restent pendant six mois presque ensevelis sous les neiges.

Leurs vêlements, de forme simple et qui n'offre rien de remarquable, sont faits d'étoffes du pays, espèce de droguet fabriquée avec la laine, le chanvre et le lin qu'ils récoltent; ces vêtements sont gris ou bruns pourles hommes, et de couleurs variées , à rayures fort larges pour les femmes.

Les habitants de la plaine sont moins robustes que ceux de la montagne. Lçur nourriture est

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meilleure et pi us substantielle j le pain de froment et de seigle en est ta base. Ils soot beaucoup moins sobres que les montagnards et boivent souvent du vin ; on les accuse d'être aussi moins portés à rendre service et d'avoir l'esprit moins vif et moins intelligent.

Enfin, pour terminer, nous ferons connaître une population exceptionnelle par son caractère , ses mœurs et son goût pour la mendicité ou plutôt pour l'escroquerie. Voici ce qu'écrivait il y a vingt-cinq ans le préfet du Doubs , Jean de Bry : « 11 existe parmi les hahijaqts des communes de. Silley et de Breligny un esprit de mendicité particulière! si bien établi, que tous les efforts Faits jusqu'ici pour le détruire ont été impuissants. Ces individus pe mendient point dans le pays; ils jouissent de |a réputation de gens paisibles, tranquilles, incapables d'attenter à la sûreté des per- SQnpes et des propriétés de leurs voisins ; roajs ils ont la tpapie d'aller parcourir les département* éloigné», même le* pays étranger*, mupis 4* certi*- Ççau ou de passe- port* qu'ils ont l'art de se procurer ; l'un spus le titre de comte ou de marqui* ru;iq»J par l'effet de la révolution; l'autre, sou* çeluj pe négQcjap^ accablé sous le poids des vol* qu'où, lpi a faits , QU, des banqueroutes qu'il a easuyéeaj un troisième, comme victime d'une épicoolie, d'upe iupodalioa, d'un ipeeodie, ou de qpelqpe autre apeidept propre à eieiier la coinmisératiou ou la générosité.

«Plusieurs pq«sèdept divers idiomes, et prenpent çhe» le* frippiers des babils analogues au rôle qu'il* se proposent déjouer; ils sont eu courapt de tops |e* éyépemept* désastreux dont les papiers publies, fopt mentiop et *e bâtent de se mupir de U>M op qu'il faut pour persuader que cela, les regarde, — Leurs courses sont désignées squ* le pppi.de 7m**j; oe qu'ils en rapportent est scrupuleusement employé à payer les dettes qu'ils ont contractées , sqit pour contributions ou char-

f e* locales, «pit pour l'entretien de leurs familles. In affilié dans la commune leur fait le» avance», reçoit leurs lettre» dp change ou le numéraire qu'ils rapparient eux«-méme» , et leur fait leur pompte, sans qu'il y ait d'exemple de la moindre infidélité, v- A les entendre, ils ont des parents partout) et le prétexte le plus ordinaire qu'ils emploient pour obtenir des passe-port» , est d'aller réftlev de» affaires de famille. — Cette fureur vagabopdt de voyager est très ancienne : les intendant» avaient ordonné que chaque semaine on ferait l'appel nominal dans la commune , et que opux qui oe se présenteraient pas seraient puni»; mai» la force de l'habitude l'a toujours emporté »ur Iga mesure» de répression. a-r-Nous manquons de pen*elgnementa pour dire si l'effet-de no» loi» modernes et l'action de nos administrations nouvelles ont été plus efficaces que les efforts des ancien» administrateur». On ne détruit pas facile* meut de» habitude» de plusieurs siècle».

£— wsç* • &AJTOAGS.

M On parle français dans les ville», avec un accent lourd , une prononciation lente et traînante ; la plupart de» babitants y mêlent des locutions vicieuse*, des tournures de phrases étrangères qui viennent sans doute de l'usage du patois local.

. Ce patois, qu'emploient tous le» habitants desjcam-

pagnes , est, à ee que prétend M. Fallet 4e Mestbéliard ' et d'autres érudit», dérivé de cette ancienne langat gauloise usitée dans le pays long- temps avant li cwquéte romaine; et qui aurait enrichi la langue latine d'un assez grand nombre d'expressions au lieu du recevoir, comme on le croit communément, des régies et un vocabulaire. (Voyez l'article langage, départ, de la Meurthe , t. n , p. 243.)

La façon de parler ce patois dans les divers canton présente quelques nuances remarquables. Dans il haute mqntagne, la prononciation est plus légère, plss accentuée, le langage a plus de grâce. Dans la plaine, la prononciation est traînante , il y a quelques variant» dans la terminaison des mots. Autour de Besançon, pan de vignerons, le patois a un accent b ni wju* , mu convient à Ja manière franche et décidée avec laquelle cette classe d'habitants s'exprime sur toute «nos*.

Voici , afin de donner une idée du patei» de Neat béliand » une chansunuelte de nourrie» pour etdwatr les enfants ; Forre, , forre mon tchouva Ferre , fem wm ffcrtl

Pou demain ollai ai lai sa ; Pour demain aller M «I;

Forre , forre mon roncin Ferre , ferre «Bon poniaii

Pou demain ollai « vin ; Pour demain sUer " ™«'

Loji pà , lou trot , Iqu galon* Lf pas, le trat» Il frf^P* Nqus citons eette chanson , toute puérile qu^lspasi paraître , parce qu'elle est cuunue et répétât as U* raine et dans les Vosges , cpmme dans lese,ap»rts*i»lf de la Françh,e-Gpmté,

Parmi les hommes distingués que le dëparteneii i produits antérieurement a l'époque ooete»|ior»i»M" oite ie célèbre cardinal ni Grabyellb, habile oj»* teur ; ^historien Miixer 5 là jésuite WoMOTn.plaiW"* par les attaques de Voltaire que ï*r •os **** véritable; Tissot, médecin instruit dopt les ownf1 ont popularisé la connaissance de» principe» &*** d'hygiène et de médecine domestique; le maihew> cien Trinçano, etc.

Plus près de«nous, on remarque le député Toi w«** historien Impartial de la Révolution; le ***«*■*» barey; Facadémieien Soard, etc.

Noir* époque fournit l'illustre naturslutt «*» dont le frère soutient dignement le nop»; l**1*^ Coujivotsiça ; le savait ingénieur Dctsiih- te *T*£ ticien Podilut l l'architecte Paris ; le flraipojiinf» * mars; le jurisconsulte Dallqz; l'académicien D»02^' tragédien P. Victor; le savant bibliophile WbWJ* leur dea excellents Annuaires statistiq. du dép- d* ^ttt' A. LauRins; l'auteur de Recherches '****"**? !L patois de la Lorraine , de la Franche-Comté ^"'frï Fallot de Montbéliurd; le professeur de pbilosopb* Jouffroy; TQwen français, C». Fourrier, w"**Ll Phalanstère; une dame distinguée par s» ta*"»» raires, madame de Tercy; une vénérable rf,JT^ célèbre par son dévouement pour rhumanîi *^v^ et par les «oins qu'elle a donné» aux militaire* D la jawr Marthe; le musicien compositeur ^jJ^JL. des grands écrivains de notre temps, ^^^a^' deux jeunes peintres qui ont fait preuve a» ' IUancrenom et Gigoux, etc.— Moq frère Viois»1!^ tient aussi au département, il est né à Bf?"^-^

Enfin, le département, entre autres mihisirf»J* sont fait remarquer dans no» dernières (Çuer^ir; duit les généraux Donzelot, Micbaod, Mows»i Pernet , Sicard , etc. , et le maréchal Monceî. TOPOaiULFECPB.

Le département du Qoubs est un départetnent / ^ tien, région de Fouesi, formé de l'w^fJcs»* Montbéliard et d'une partie de la ï'ral,cD'* ^Û — Il est borné au nord par les dépsrtetje» - Haute Saône et du Haut-Rhin , à l'est par I» »« par la principauté de Neufchàtel , su »ud P,f"uj^ et parle département du Jwra,etàraueâ*ip«,i

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FRANCE PHTORESOUÏ. — DOUBS.

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Saône. — Il tir* son nom de la principale rivière qui l'arrose et qui y a sa source. — Sa superficie est de âl 0,223 arpents métriques.

Montagnes.— Le département est traversé par quatre des chaînes du Jura disposées en lignes parallèles à la «haine des Alpes et dont la dégradation successive ra de Test à l'ouest. — Il renferme un grand nombre de montagnes dont la hauteur dans la chaîne la plus élevée et la plus voisine de la Suisse varie depuis 1,224 mètres (Mvnt-dêScey) jusqu'à 1,610 mètres (Mont-Suchet},oo\tft oulrainant de celte ligne. -*» La seconde chaîne située •tir la rire gauche du Doubs est moins élevée de 2 a 300 mètres -, son point culminant (le Monl-Cltnmpvtnt) à 1,232 mètres. — La troisième chaîne baisse encore. Ses points les plus hauts (la Côte de Pennes et les Miroirs) n'ont que 096 mètres d'élévation. — Enfin la quatrième chaîne, plus basse encore, offre deux points culminants (le Mont- Poupe t et la Roche-d'Or) hauts seulement de 872 mètres. — On remarque dans un grand nombre de lieux que les couche* superposées des montagnes et des rochers ont souvent une inclinaison considérable vers l'horizon , et que quelques-uns, comme les masses de rochers de la citadelle de Besançon , près l'avancée deîarragnoz et la Porte-Taillée, ont la forme d'un arc de cercle, et présentent des cintres et des yousftitret. Il an existe même, près la source de ia Loue et près là source du Vtrntau, à Nans, qui sont disposées en chevrdns , forme singulière et qui est extrêmement rare. — Les montagnes du Doubs sont toutes de sature calcaire , de première , deuxième et troisième formation et mélangées de quelques lits intermédiaires d'argile, de schiste alumineux et de marne. — Elles présentent un grand nombre de curiosités- naturelles et d'aspects pittoresques. — Elles sont percées *de vastes cavités, et offrent à leur superficie de profonds entonnoirs , gueules béantes de Siphons souterrains. On y trouve des glacières naturelles et de grandes cavernes à ossements»

Sol. — Les différents degrés d'élévation des chaînes qui sillonnent le département, le divisent en trois régions agricoles très distinctes, variées par leurs températures comme par leurs produits et qu'on désigne Communément parles noms de Plaine, de Moyenne, et de Haute- Afontagne. Les plateaux de la Moyenne-Montagne sont à

Îlus de 300 mètres au-dessus du niveau de la Plaine, et plus de 400 mètres au-dessous des vallons de la Haute- Montngne. — La contrée des Hautes-Montagnes coupée par de vastes forêts de sapins est couverte de glaces et de neiges pendant six mois de l'année. Les terres y sont généralement impropres à la culture des céréales , mais on y trouve dans la belle saison et sous les expositions du midi d'excellents pâturages pour les troupeaux. — La Moyenne-Montagne , tiu l'on remarque de belles vallées et des plaines assez* étendues , souffre la culture du froment; quelques vignobles même occupent ses expositions méridionales. Les forêts oui couvrent les montagnes sont généralement peuplées de chênes el de hêtres, — La plaine est la partie la plus fertile du département, toutes lès céréales y prospèrent, •t les coteaux y sont couverts de vignobles qui produisent des tins asse* estimés.

FôRÊ+s. — Malgré de nombreux défrichements""le département possède encore de belles forêts , dont la superficie est de 120,081 hectares , essence de sapins, de hêtres , de charmes et de chênes. — Le département du Dotlbs est du petit nombre de oeux où IW s'occupe des reboisements.

MiràiS. — Quoique le sot montagneux du département paraisse disposé de manière à ne conserver que peu d'eaux stagnantes, on y compte cependant six marais assez considérables. Le plus étendu est celui de Atone, dont la surface est de 6,718,548 mètres carres ; il pourrait être rendu à la culture par des travail! d'une exécution facile.

Étangs. — Les étangs], tous de peu d'étendue et for-

més par des ruisseaux traversant quelques prairies basses, sont au nombre d'environ quinze a vingt. Ceux qui existaient à Âllenjoie, Étupes, Rainans et autres villages des cantons de Montbéliard et d'Àndincourt, ont été successivement desséchés aux xvu* et xvm* siècles , et convertis en prairies fertiles.

Lacs. — On compte dans le département quatre laça principaux et beaucoup d'autres secondaires. Ces lacs sont situés dans les vallées qui séparent les deux ohatnes les plus élevées du Jura. — Le lac de Remoray, dont la surface est d'environ 1 kilomètre ï[l0 carrés, est le plus élevé ; il s'écoule datts le Doubs. .— Le lac de Saint- Point offre une belle nappe d'eaii d'une superficie de 6 kilomètres carrés. — Un troisième iâC, celui de ChaiU leJbùn est aussi formé par le Doubs, mais il n'a qu'un kilo*, de Surface.— Le lac de Bonttévaux, desséché pendant l'été par des entonnoirs souterrains qui absorbent ses eflux, est plutôt un marécage qu'Un lac. — Le lac dit le Gnmd Sas , sur le territoire de Servin, présente un phénomène Curieux ) on y Voit une petite lié flottante.

Rivières. — Le département est arrosé par 10 rivières et par plus de 230 ruisseaux. — On y compte près de 8,000 sources. — Les rivières sont le Doubs, la Loue, \h Os/non, le Ùessoubre, le tison, le Drufteon, le Cusancfn. V Âllan, la Lusine et la Savoureuse.— Le Doubs, qui prend sa source dans le departemerit, a la base du Kixon, montagne du Jura, sort de terre à 9ô2 mètres au-dessus du niveau de la mer ; son cours est rapide et Coupé par de fréquentes cascades, dont la plus remarquable est le Saut-du-Douts. La petite totale de cette rivière depuis sa source jusqu'à son confluent avec la Saine est de 778 m. Son lit est tellement tortueux qu'elle parcourt deux fols le département dans sa plus grande longueur, et son développement peut y être évalué à 340,000 m. Le Doubs est Uavigable sur certains points , et notamment sur Ceux ou il reçoit te canal du Rhône du Èhin.

Navigation. — Canaux. — Le département est traversé par le. canal de jonction du Rhône au Èhin , dont la navigation a commencé en 1833 , il possède aussi un canal de dérivation de la rivière d'OsselIe. Le Canal du ftbône au Rhin , depuis l'embouchure du Doubs dans la Saône jusqu'à Mulhouse, présente un développement total de 219,188 mètres.

Routes. - Le département est traversé par cinq routes royales de troisième classe, dont le parcours total est d'environ 215,000 mètres, et par dix-Huit routes départementales dont le développement est de 409,000 mètres*

Climat. -— Là température en très variable , et plus froide que la latitude ne semblerait l'indiquer ; les hivers sent longs et rigoureux. — ; Les limites moyenne» extrêmes du thermomètre sont — 8° et -f- HA*.

VfiftTS. — Leè vente dominants sont les verits de sudouest et dé nord-est.

Maladies*. — Lés affection» catârrhalés, ainsi que les maladies chroniques et éfgues sobt les plus communes. Dans les anoéis chaudes et sèches le chttléH sporadique est assez fréquent. Les épidémies prennent d'ailleurs rarement un caractère de gravite.

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HÈ0NI animal. — Parmi les animaux domestiques , l'espèce bovine occupe le premier rang. *- On «'occupe aussi avec zèle de l'élevé des chevadl. — Ceux du département, sahs être des chevaux fins, sont cependant d'une race assez précieuse ; ils sont forts et vigoureux, propres à la remonte de la cavalerie légère et des dragons , et surtout excellents pour le trait. — Les quadrupèdes sauvages sont asseï nombreux. Les plus multipliés sont le loup et le renard; l'otiri est très rare , le sanglier est plu* commun. — On trouve quelques chevreuils, mais les cerfs et les daims ont presque totalement disparu. — Le chat sauvage existe, clans les bois delà plaine. Les lièvres sont partout assez

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nombreux, les autres animaux communs sont le blaireau , la loutre , la martre, la fouine, le putois, la belette et les divers rongeurs. — La plupart des rivières et des lacs sont très poissonneux. On y trouve des truites saumonées rouges, jaunes et blanches; de fort belles perches , de gros brochets , des tanches , des anguilles , des carpes , etc. Les écrevisses sont extraordinairement abondantes.

' Règne végétal. — La flore du département est très riche. Les végétaux qui croissent spontanément sur les montagnes appartiennent généralement aux espèces aromatiques avec lesquelles on compose les vulnéraires suisses si recherchés. — Les mousses , les lichens , les conferves, les agarics et les champignons présentent des classes très nombreuses. — Les espèces d'arbres et d'arbustes des forêts ne sont pas moins multipliées. — On y remarque le chêne-rouvre , le hêtre , le frêne et le sycomore, qui y acquièrent une hauteur de 90 à 100 ieds; les sapins, dont l'élévation dépasse 120 pieds; es merisiers , les poiriers et les pommiers sauvages , communs dans les bois ; le cognassier, le houx et le genévrier, qui y prennent aussi un grand développement. — Les arbres fruitiers, rares dans la haute-montagne «t même dans la moyenne, réussissent parfaitement dans la plaine. Le noyer y devient très beau. Les vignes y sont peuplées de pêchers et de cerisiers. — On remarque dans les vergers un grand nombre d'arbres à fruit, à noyaux et à pépins.

Régne minéral. — On sait qu'il existe des mines d'argent sur le flanc de la montagne du Mont-tTOr, à peu de distance de la source du Doubs , mais elles ne sont point exploitées. — Les mines de fer en grains et en roches constituent les véritables richesses du pays. Ces mines, au nombre de 19, dont quelques-unes sont exploitées à ciel ouvert, occupent 300 ouvriers , et produisent annuellement 349,400 quintaux de minerai. — 11 y a une mine de houille en exploitation. — On trouve aussi plusieurs mines de lignites ou bois fossile. Celle du Grand-Denis parait avoir plus de 200 pieds d'épafsseur. — On exploite un grand nombre de tourbières, ainsi que des carrières de gypse, de marne, de pierre à bâtir, de tufs et de marbres de différentes qualités. Les spaths de différentes qualités et les quartz cristallisés sont communs dans les montagnes , où Ton trouve aussi un grand nombre de pétrifications de productions marines.

Eaux minérales. — On a reconnu l'existence de plusieurs sources d'eaux minérales. Les eaux sulfureuses de Guilion, près Beau me, sont assez fréquentées. Les autres sources sont celles de Mauron, de Chaux-du- Milieu , de Morteau , $ Arçon et de Fuillecin.

Salines. — Il existe entre les villages d'Arc et Sénans une saline royale en exploitation , affermée à la compa-

fnie des salines de l'est , et qui produit annuellement 4,000 quintaux métr. de sel blanc. — On croit avoir reconnu au lieu dit le Bout du Monde (commune de Beurie) le gite d'une mine de sel gemme. — Le département possède deux marais salants , à Audeux et à Soulce.

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