‹ France pittoresqueChapitre 99 sur 102 · VOTES BIOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

VOTES BIOGRAPHIQUES

j Parmi les famil'es distinguées qui appartiennent au

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(\) Yovez sur la Imi^u* l.mçusinef t. 1, 267, et t. ux7 J>. 235,

FtuNCfe wnt)ft«SO«Ë. ^ diïtàiK.

WBS&^SSSSSÊaÉÊ^SÈÊÊSéÊÈB

département flb k Crenlb , Un HhnàraHte la ftnilHe tf'Afrbbsso*, d'bn sortant t'IllUstre <fréreri*eur de Rhodes, /»tV^ ffAbàb^oH , gtaéil ibàUbe de J'bféH'e tte Saittt- Jean de-J^sntehi , H « ttofàcM B'AbausIb* L*-- FîOiLLk**, tpii fit éteVet1, à «es frais, uhê statut* A Loisll tlV ; ta fllmitte Li-Rbblri At*b* , dont tan de* meinbrel , balte ebntfcmpbréin , ttetotenànt ftéttéràl et pai* dé France , à ébHt tpielcpie* buvràgcl Wtimé» sur le sterne de là éavàlefle , et là ramilte & Bobmb , qui compté parmi tes membres, àU *Ve Wèe1e\ un maréchal de Ffàbce. - Le département il prbddit trbft Ordinaux du nom de d'âufeùille , et un ftkttte, <Jul M dtt bien à son pays natal, te cafrllhàt Lachapblle-Taillefer. Parmi h» savant* et tes littérateurs » bu elle M/ftp/« PftcrtKMfint dH Pnoebs* a}ui écrivit sur la f*mgtoMr^Ère Sanction ; PiRDOOX-DoMiât , Jutitcttilsolte eélèSre > auteur d'un J**icafi «te lin*/, recueil de jurisprudence qui a dunné rtailsàhce à ut) grand nbutbïe dlmttàtion*; te savant M(#t-A*t<*n* Mb art qui) té Montent tnebgaito-dàu* une auberge de village,, revint a là vte en entendant tes médecins qui l'entouraient se dire fit» tiammk **f*rHnrmtaM M Am'mat tfti; l'abreur dé M bHémiéee tragédie de MuHmnn», Taimtt-fc'HBiithti , de là famille du famett* Compère de Louis XU Triât** * aussi erigimlfre dé là Oelise; l'historien Vlàtfctist dont te réputation frtl ai grande dan» ftétt temps; le spifitttel Jl«ean*-D*-CnmN«*ê , anteur de ta jolie eeroedië intitulée Nrttrt*Mt*e*t. — Parmi ni* contemporain* -, on trouve te comte CnaHwbtt , sénateur et pàW de France- )e utédeein Petto** ; l'antiquaire eUfcxlLttft > anctétt député , et auteur de H*het»cbe* curieùsél sur lés ànii ajttités 4(1 Cher* de l'Ailler et de la 6r*utét ** Tous te» biographe* *ttt lohg-tertipi indltpié-, t*bmme étant ne* à Felletitt, léeémb^e Qtfiftlbtt, pbëlë lyfH^ié ëbbt tel opéra* «lit mérité de prend** place parmi le* beau* ouvrais liuéffttee» du àîèt'te de Lbuis XIV1, boni b'I- ^norob% pas que leé reebéhehes de M. Befflr* ont déct^y^rt n* être qu4 ttwvstate qde be poet* « été éH^r^ A

Parié, mail trou* A'àVofaé pas riti HéVoir réblêVer A ùH département auquel H «p^HMHt pi^obHWWnebt, Mbbh par sa HàlàsèMé » du moins par «M përentft-.

TÔPOG

Le département de Im Greuae est un département métrtermfté, région du centre^ — U est formé de le Haute Marche et de parties du PoiteUt du Bourbonnais , du Umouaineide l'AtiTerffne; ^- Il a puur limites: au nord* lea départements de l'Indre et du Qieri à l'est > eeuz de l'AUier et du Puy-de-Dôme^ an sud, eélui «te la Gorréae, et à l*««eétt celui de la Haute Vienne* ~ U tire son a>om d'une rivière «fui le traverse dans toute son étendue du sud est au «ard-bueet. -- Se superflu ie est d'environ 532,234 arpents métriques.

Sol. — Le soi se compose de terres sablonneuses et •eu propres à la végétation; il est presque partout érisse de modiagnes ou défaire par aétroiles <>t profondes vallées, - On y trouve peu de plaines étendues. Comme dans la Halite- Vienne , les terres se divisent en terres sèches et, numides ; les terres humides, situées au fond des vallées et en rie nies par les détritus qu'amènent les taux des montagnes, sont les seules qui aient quelque fertilité.

Montages. — Les montagnes de la Creuse sont des embranchement* de celles de l'Auvergne. Elles s'appuienl a une chaîne qui,, couranj de l'est à l'ouest» sépare le département, de ceux du Puy-de-Dôineelde la Corréze, et qui . par le plateau de Mille-Vaches se prolonge jusque dans la Haute-Vienne. Leurs ramifications principales se dirigent ensuite du sud-est au nord-ouest et forment les vallées de la Creuse et du Cher. - Leur noyau est schisteux ou granitique ; on trouve cependant , riàrt* Cfttainet totNifftè*s\ des traces volcaniques, teiles que aeorie» et bàénltés ^-bebâUteur commune de ces montagnrt et des plateaux que forment leurs sommets , est de 250 à 300 métrés àti-

mBËmBÊsaeâÊÊÊefÊÊamaaasssssBSÊSimÊÊaÊÊamsaBÊa^^àÊiBÊm

dèttto* db fbmi ites vâtteèl. — Là phii nkfté Vst ctfc tk Sèrmttr, qui à servi fetix signaux de€àlsitH , fortuit mêlerait te méHtïiën dé Paris. Son eléVàlibb àtideftiUI dit nlveàû d« ta tber tlt éVàlutte à 7*t> métrai.

CaN4iîx. — On a cru long -temps que la position élevée du département l'empêcherait de pronier du système général de canalisation qui , exécuté, deviendra si profitable â toutes les industries ; mais, depuis quelques années, on a reconnu qu'il était possible d'opérer Va jonction de la ^urâo^n'e « la Loire, par le Chavanon , là Tarde , le Cher et le canal du Berry.

Etings. — Le département ne renferme pas de oanrais, la pente du sol est trop inclinée pour y pernoellre la réunion des eaux stagnantes ; mais on y trouve bu grand nombre d'étangs dont les eaux servent k l'irrigation des prairies et qui sont très poissonneux.

Rivières. — Le département ne reçoit tes eaux d'N* euri département voisin, il renferme un grand ttnmbeé de rivières et de ruisseaux qui tous ont le*r source dans set montagne». Parmi tes rivières on remarque 11 Creuse, le Cherv le Taurion , le Cbavanvn et la 6«r* tempe ; auedne n'est navigable e la Creuse * le Tattrloft et le Gher sent flottables anr une Imsguevr d*e»aeofbhl 49,000 mètres. — La Creuse , qdi a donné son dobh nif départements parait tirer le sien de l'espèce sj*e»caiàaf>L ment dans lequel elle coule. Elle est en effet toojottr* resserrée entre des hauteurs et des roeberé. 6a snort» se trouve dana la commune d'Artiges» à peu de dis* tance du platead de Mille -Vacbes. En sortant du éépar^ tement elle traverse celui de l'Indre et va se réttntr A la Vienne , dana le département d'Indre et-Lnire%

Rbbfts — Le département est traversé ^af 5 foutM rbyatel et 1 1 toutesdébarteméhtalés. Là lohftueiiftol»» dé letlr pàrcburs est évaluée à ebVirbb 77?,$M m. La rotlte pribbipalé t*t là route rbyàté de Paris* Tbrftlbnté, par Urléabl, Cbàteadroux, Limbgéa et Mbbtàabbâ.

Climat. — La lémp@fature est gëbéraléftent fMMe et hb\nlHë: l'afr bst vif et piir: le diinat èlt rnMàblé: tes changements dé ternes sont frérpiëntl; le pHôtem|>l est tardif, l'été court, l'âbtomnô beàb^ Thitèf fùh% et rigoureux.

VtttTs. — L^l vebti dominants Vont céui tilt ItoHl et en àtid. ^- Le vent dta sud èbuffle it^ë ^iotéWe et amène des odràgànl fjnt durent qUrl^uèMà Met H heurea,«t t)bt sorti souvent àfcébhipàgnéa de ffr^9è.

M Al ad I fes. — Les affections éàtarrhâlés, rbùniàt^màl'èset pulmohi^ùës, tel fièvres bilieuses et puirîdtt sont les malàdiel lés ^lus CbmmUnes. — On tft5dVë pifiu les habitants des campagne* d'él tbafëdièl cUtibëes.— Dans lès montagnes on Pèniarqbe qbëlqUès gdUfetti.

MbSt xMMxt. — Le* rare* dUfitmàut dbW%ltlqtl#à M sont fréhéralemeht pal d'Urie belle qrtàllté; l>sp#te chevaline y à pourtant été améliorée depdil ^loèiëtir% années et Fournit des chevaux pbttr1 là remonté êè là cavalerie. - Les ânes et tel mblets sont de petit* stature. — Les bétes à ebrhes* , qui soHt I objet de* soin! particuliers des cultivateurs de là Crétilë, lôrit «TUtê taille moyenne; ils éngraislëht facilement, et fournissent êh partie à la consommation de là capitale. — Oh élève aussi un fisse* grand nombre dé bd?fclf» de thàit. — Les belès Si laine sortt d'une é*f>êce petite, mais saine. Leur chair est bonne , mail leur liine fctfnV rflunê. LetiH toisons, sans êlre làvéel, pèsent tlh xlloghamtbe chaque , et n'offrent bbe des soies ctftlHeà et dépourvues de moèl eui et de finesse. Lés pbfê% fbrnient uhe br.-nche importante de récbdômië Ht râle ; on les engraisse pour là eorisommàtlôtt IttteVîeuf* et pour l'exportation. - Lèl abeilles produisent un tniet agréable et parfumé. On trbuve dàdi 16 département du gibier de toute espèce, saUglierl, lièvres, été. —

AAlftft PITTÔttfisOOfi, - GftÊtm*.

toi

Ltt \bfyl vi IH *«daHJ* y *<tol «s^* tntiUtfrttës.— Outre toutes les espèces <Je poissons d'eau douce, les rivières renferment des lamproies et des saumons. Ou pénhe, dans le Tau ri on une espèce de truite qu'on nommé amène i petite mais excellente: — Les phnrtnaelens de Paris tirent des «ançsties des environs de la Souterraine.

Règne végétal. — Lès â'rbrèS dont l'espèce est la plus commune sont lé chêne, le hêtre, Tonne, le bouleau, le peuplier et l'aulne. — Le châtaignier est d'une grande Ressource peur la nourriture des paysans — On ne «attire pAê de vignes; Cependant on dit q«e sur plusieurs eoilH) pierreuses et exposée!* éh su<l ; datts tes «JàntortS de5 Chàmbon et tl'Ahiitit elfe* phoSpéfaieht autrefoii. — Lëà arbres fruitiers sont nombreux , et particulièrement les arbres à pépin. — La pomme reinette wt'y devient pas aussi grosse que dans le Puy-de- Dôme i mais elle y est plus délicate. — Le eerister et le merisier croissent naturel le m prit dans le par». On les troufé dàùê le» t'bféts, Hatis Iè9 btils, dans \ei haies dans le* ttiattips; ils y présentent tin grabd nombre de variétés. — Oh cultive ëh jjrâhd la raye plate ou lurneps, que les habitants nomment triviale et qui sert principalement à ta nourriture des bestiaux» Parmi les eé réaies od remarque le sarrasin ou blé rioir, qui forme pendant une partie de Tannée la bdse de la ftiiUrriture des tlabUftrila de lll campagne. — Les aftfiMs et les JichPOs lont ebtrimitns défis les frdls. OH y recueille aussi en quantité dès champignons d'espèces diverses et exdelleois.

Rbomé wnéiut. ~ Des roches d'origine primordiale que tJoHsiilttent le grafllt, le schiste taicacé, Tamjihibolltè et le r|Uarti , forcent te Fdrids du soi. Ces tj^rraihs sont recouverts, principàtêihefit dans le bassin des rivières j (l'un grès touiller dans lequel la houille se montre parfois associée au fer carbonate li inouïe. Des termina d'alluvion* formés généralement dé sable et d'argile, existent sur plusieurs points. L* bassin de la Crease, entre Àabuàsdtt et Atitin; présenté un terrait! boitiller ddtît tes limites Hë sont pôlht encore connues. La houille se montre aussi aux environs dé Bourganeuf. La plaine de Lussac offre du gypse et de l'argile plastiqué de bonne qualité. Le pays renferme aussi dd plomb argentifère , de Tàntimothe ; de la manganèse, et une espèce de mica avec lequel on fait lé sable dore pndr les bureaux. — On exploite dans la Creuse, des mines de houille, des carrières de granit, de pierre dé taille et de terré à poterie.

E*mx hibiénties. — Il existe à Evaux des sources therntafeà* dont Tune dite le Puits th Centra une température de iW , 76 degrés Kîntf grades, et PaUlrè, ntimméë la Petite SVùitè. une de 45.— Ces eaUx sbht limpides, duh coût fade et lixiviel; elles contiennent de l'acide carbonique, du sulfate, du muriate et du bicarbonate de soude, un peu de earbonate de chaux et de magnésie ; on les emploie avec succès pdur rétablir les fonctions | de Tëstoinae, et dans les affections rhumatismales on en fait usagé en bâibs et en boissotis.

▼HVMSt BOFH6S, CHATEAUX, BTC-

CôÉAÉt, <Jh -I. de préf. I*ôp. 3,9li habit. Disr. 16g. 82 l. S. de ! pnris («Jtt pale par Bourg»»*, 42 poste.-.) — Celte ville ancienne est •tldèè sur le pëbcltnnt d'uué montagUé, entre là Creuse et la Oartéhipfc. Sa fondation relnont* an vrn* siècle. Elle s'appelait autrefois (Sàtotètith ilu fuM^èrn. Od attribue ton origine à une abbayfe filridée en 7%\ en faveur de saint Pardout, par Clbtatre. Là grdude réduction de Tabhâ Ve attira d'abord nôri bre de* HévotS, on construisit des maisons pour les loger, et là ville se forma peu à |>éh; Odérét frefcut eufib de l'importance par le séjonr qU'y firent \H sndpûfe comtes de la Marthe. Cette ville est bien bâtie; •es mes sont bien percées, propres et oruées de fontaines dorit les éatik surit ëxcbltVfhrÎM. — Elle était anciennement fortlfcft; bn y voit encore quêtants testes d'ancienne* murailles eî des tohrs. — Guéret , maigre sa position avantageuse, u'e iio^sède hbcttH moriuitiertt phblic remarquable. — La biblmtbèqtio publique tebrenne 4,5(NÏ volumes. La pépinière est a»»rz l>clle. — 11 j s un fcotl^gc où les études sont crthiplMes. — ta prison , è^btrémènt reconstruite èa 182f , est neuve et bien dbtri-

Mêë. LêÈ prévenus et fè« crirJdâfèHW 6*j lèml fias* èouf^rifltil , !M jètffaés aéterids, entièrcmèftt 9^i.1fC& del autre*- f irctirVWf W€ érlHcatioti itiurâte et frttglense , et sobt employeVa ô*trTéfèftf* fl%-' vaut. Oofre rijflpitàl de la vflle, Cdéfet possédé, dêpdls prt; uàe malsrrti de" sahHl prittr les AWôiiéi du dc'pn'freibenr'.

L\ SouTERRAiNK, elièf lieti de càulttà, à B Irètie's 0.-îf.5*>. de Oi^het. Popalatibn f#2l baBitant<. — PetHë ville prftptf*! bleli Mlle. Là seule eht.se dlgrïe de fetft^fqbe tjhê prfsefjttmt *s erivifrtnii, esl Un frriti prcifodd Ou co^ilè utt ftfl&èatt sôtltèrYaftH et sur lèqriel oh ri Wfi un mbulih. -

At<fos4b* , shr li f reHsd , ch.-l. dlrfflatî. , é $ 1. 1;2 ft.'lÇ.^de OueYet. PoiJ 4£%7 lulb. — Cl»Me iille f>t située a« mlNeii d'ifS tid^s JIHfle et itiftiltè, élan* nue ^or^è- i'trtotîr'éè de h7<»fltagoè*'et de nielle^ qrtl eu fendent l'aspect très fiHtoresrîue'. Elit* rfi? faillie, \Mtir à\i\Û dire i qiftirjf sfule flic dtitot les rnàisous Mï as.^t "b\kH Wtiès. - Elle est traveHée pftf 1.1 Creusa onî, dans !M rtrage1* , déborde et cadse beaucoup de Jëgâ»s. - Lès bltiffieutï et le* tràtTttfje de là iria'hnfth tnre de tspi^ f sont les sMile's Hi«se« r|tii {ntrssetit éditer la feurldsiiê dtf voyageur. Après ee;llts dêt< Gtrbelins cf fie* Bêubvals, eeb« tnauflfactu^ e.«.t la plus Célébré eu Ogmr*. I.ës pftf^ cédé» qu'on y emploie ne sont pas les mimes qu'a Pmrix ; les dù^ vVages s'j fiihf plus rapidement, et cVsfc peut etr'è une fles* rsl^dus de leMr ijoatité inférieure Srths lfalsancè'què> iFetre fflïtThiflrcbrrï 4pport0à M ville, et sdns le crjjrimerce dewl qWo Pow ^ f:iltt Aubfassnn u»». pourrait pas nourrir .«es liablbUN.- C'W des tieoiîltrl d'Auhtisson que descendait It* célèbre lHr«rfe ^'ÀUbnssori, gr.tifHdldlfi-e de l'ordre de daint-lehh dfe JÊfbsa'lfrn , tjni riCc'ofdit u%U hospitalité généreuse a ZiMru. fils de fanhomef II, Wlni'U |»àr»ôu frc^é ptlfdé Bajnze"t 11, auquel 11 disputa ta tfotit'oHrte dé l'eutpîre OttHrfiàtt Aubusson possédait aûtrefhls un château femHrquriHlfe pjti? sa fbrrtic car^èc t«r pdr une haute tour tjhi s*élèta«t od milif « de ses Minces. <:è rltâti-du h été détnilt eh 10xtJ,il n'eu ï'e'srepfhs qttfc des niiues — ^ Ahbus»<)n , blté industrielle; ést.sbs*! »tuè V'IW lettrée. Klle renferme hue Salle de fcpeerdclè et un certle litérahrb. — On Jr iniprinie du jburudl, Y Album de tn Vriittt.

FkLLfe-rt* , Sur là fcrehse, cll.-l dfe caiît , 1 2 1. 5. d* Aubusson. Pop. *,2i8 Hab. — tette Tlllb Ht située *;ur uta coteau baigné jni* la rivière et au pied de ce qu'on appelle dsiis le \làf* la Mou* tague. Sj situation est agrénble et riante; mais; elle ne renferme aucun édifice public digi>e de remarque — On v vovait autrefois le c!iAtc4u de la"tour. — Comme Aubnssoh, elle possède une ihnùuractnrè de tajus dé pied.— Il existait à follrtih iiu édifice curieux, qui aurait lôêriié d*êtrè conserve t et clofal Ivl. dé llliotnaiiclrè, créateur d'une belle manufa< tufe dé papier, êfàblie en Ib08 dans dette ville, a douûé la descriptioii. Cet édifice, (tout ôri avait fait nue caserne pour dés prisonniers autrichiens, a été d'abord incendié ; depuis il à été démoli dé Fond eh comble ; il n'existe plus nhe pierre de ses fondation* sur place. Il avait servi longtemps d'église paroissiale (dite de Beaumouf) à ta ville il L'était ni de fbrtne m d'SrHHreVturé gothique, ta tradifîtm loerilte y rotait bn femple b-3tl avant Tintroductiob du christlahisrtlë dans les Ga'des, et cddsacré a ntié dé>ssë hicale Fttfx ou tttii Cétait un bâtimëbt à doiîblés itef* égalbs , séparées pa> des piiieH fhès massifs, cfhl stipportdient la voûte et lh partageaient ; 11 ^élevait sur une H.iHténr oà èiisté aujourd'hui le faubourg de Felleïin , H par conséquent il était assex éloigné d»-ti ville, et peh à portée des" nâbitmts. Il avait une espèce de lldcbef ; i*C cîocheV nVtâit point Bnr l'église, niais à côté, ce qui semblerait prouver qu'il d'avait été ad.ipté à l'édiflcè qu'après sa connécra'tibn Su culte catholique. Les piliers qui soutenaient la voôte avaient la fofnite fbnde des Colonnes , mais sans proportions qui les hittachasseut a aucun Ordre. En atant tÉt» la porte se "trouvait tihé tourelle qhl pa^ lisait dvoir servi de fana"l; bette tourelle existait encore 11 V a peu d'années.

Csocq , ch -lieu de cdnt. . a .1 1. d'Aubu>sofa. l*bp. î#7 habit. — Cette petits ville, fort ancfrnrtC, est bâHe sur uu Hi'dber, ses rués Sont propres et biefa pavées. Klle a de loties protnebadës et possède un marché d'hiver pour la vente des bestiaux Une route bien entretenue facilite ses communications avec FcllerIH. — Crocu doit tous ses Avantages à Un ah< ien tn^mbré du paHemént dfe l'aHs, uommê Fehillettc, qui , exilé pal- le chancelier Maopeou , dans ce lieu alors sanvagé, se vengea nobteriietat du ttiinl&tre eh embellissari t le lieri de son exil — t)afcs les guerres civiles du xvt* slerle, cette ville vit Uaîtré dans ses murs , eu 1592 , uue é.«>pèbë de fédération qlii prit lé nom de C<>an*ûuèï à*tèàtlfrk\ mais h causé du lien de leur réniiIdU , Crocq , les fédérés furent tioitithés rttfuà**. Ils s'engageaient à s'armer, à se protéger rtiuruelletueut et à mettre un terme aux brigandages et aux assassinats qui désolaient- U province Ceté fédéra tiod nVul pas de SniVes. - \Â sévérité Ûe Sully fet les soihs de HénH IV rétablirent hfcurèuseimiut Pbrdre dans lfe ro^àhtne.

Bocsr.AîfEuéy shr la rivé grlncké flti TanHôu, Wi.-I. dMrfbirfl-, à 7 l 1,2 S SÔ de Gnéret. t>«p. 2,W» brtb. Cette ville est délfbre ^iar lé séjour qu'y fit le prihee Zlzhn , dotit lions ■vous' parlé plus haut. Le grand maître l*ierre d'Anbussou lui avait d'abord donné un asile dans l'Ile dé Rhodes; ensuite , pour le mettre à l'àbri des embnebes de son frère , ftajaiet H, il U fit

passer en France, an'*grand"nrieoré"de Bourganeof, dont il était commandeur. Zixim , arrivé dans ce lien , y fat gardé par des chevaliers. C'est à loi qo'on attribue la construction d'une grosse tour fort élevée, qui parait être une véritable prison. Cette tour, revêtue de pierres taillées en pointes de diamants, est remarquable par sa solidité. Les murailles eu sont tellement épaisses qu'on a pratiqué, dans leur épaisseur, un fort bel escalier tournant, par lequel on monte sur la platoforme qui est au-dessus. L'intérieur de la tour est divise en six étages; ou remarque au rez-de-chaussée les bains que Zizim s'y était tait construire a la manière d'Orient.

Boussac , près du confluent du Veroux et de la petite Creuse , eh.-L d'arrond. , à 12 1. N.-E. de GuéreL Pop. 879 hab. — Cette ville est située sur un rocher escarpé , environnée de murailles flanquées de tours , et dominée par un antique château crénelé qui s'élève sur une roche presque inaccessible, et que domine une tour énorme. Les rues sont étroites et escarpées, les maisons bien construites. — Les voitures ne peuvent parvenir a Boussac que par un seul chemin étroit et difficile. Une grande partie de la ville est bâtie sur le bord des précipices assez profonds. — On attribue la fondation du château à Jean de Brosse , maréchal de France.

CfMKBOH , ville ancienne au confluent de la Tarde et de la Vouise, ch.4. de cant., à « l. 1/2 S. -E. de Bonssac. Pop. 1,136 hab. — Les chemins gaulois que l'on trouve aux envjrons de cette ville, les voies romaines qui y aboutissent, les ponts qui l'entourent, prouvent qu'elle a dû être un lieu fréquenté et uue ville importante. Chambon , qui possède encore aujourd'hui le tribunal de 1™ instance de l'arrondissement, était autrefois le chef-lieu de la juridiction dn pays. — Ou y tenait des assises, comme le prouvaient les registres conservés dans le chartrier des bénédictins. Au vi* siècle, Chambon jouissait d'une si grande réputation, comme ville forte , qu'on y transporta , de Limoges , la châsse de sainte Valérie, afin de la soustraire à la rapacité de Chilpéric, qui ravageait le Limousin. Dans les fouilles faites en 1805, on s est assuré que Chambon possédait un château -fort. Il occupait le terrain qne couvrent aujourd'hui la maison commune et la promenade publique. On a retrouvé un reste de pont-levis et l'entrée de la première enceinte intérieure.

Un pays peu fertile, une agriculture station d aire et même arriérée , des communications difficiles et coûteuses , une industrie resserrée et sans développements , un système d'impôt qui ôte an pays tous ses capitaux métalliques , au fur et à mesure qu'un travail opiniâtre et la plus stricte économie les amassent , telles sont les causes des émigrations qui sortent chaque année du département de la Creuse. 11 faut réparer les pertes du pays , regagner le numéraire qui en est enlevé ».et échapper ainsi à une ruine incessamment menaçante.

Émigrations. — Le département est celui d'où sort chaque année le pins grand nombre d'ouvriers, c'est ce qui nous engage à parler avec détail de ces émigrations périodiques qui offrent des résultats à peu près pareils, sauf le nombre des ouvriers voyageurs, dans les dé|>artemeiits on elle a lieu. L'émigration de la classe ouvrière est immémoriale dans le pays qui forme le département de la Creuse. — Les divers ouvrages statistiques qui ont traité ce sujet sont peu d'accord sur le nombre des émigrants; les uns le portent à 40,000, d'autres à 10,00* », à 1 0,000, d'autres enfin le réduiseut à 3,000. - 11 est chaque année de 22 à 2 i%000. — Les émigrations se composent d'ouvriers de l'âge de 12 à 60 ans. Ils sont maçous, paveurs, charpentiers, tailleurs et scieurs de pierres, tuiliers , couvreurs , peiutres en bâtiments, peigneurs de chanvre ou de laine, scieurs de long, etc., chacun d'eux s'éloigne et revient à des époques fixes. — • es scieurs de longs et peigneurs de chanvre partent en septembre et octobre pour revenir en juin et juillet ; le départ des autres est fixé généralement aux premiers jours de mars , et leur retour en décembre

Maitr&s et ouvriers. — Ou compte, parmi les émigrants, des maîtres et des ouvriers.— Les maîtres eutrepreonent les -ouvrages, les ouvriers ne font que les cséenter a la journée — Tout ouvrier qui, se sentant capable de diriger lui-même des travaux, se charge de quelque entreprise et prend un certain nombre de journaliers à ses gages, devient maître par ce seul fait; néanmoins ce n'est qu'après plusieurs campagnes, après avoir amassé quelque argent et exercé pendant nombre d'aunées l'état de journalier, qu'il ose s'élever à celui d'entrepreneur.

Aos des ÉMiORAWT.H. - L'ouvrier n'a pas d'âge fixe pour émigrer : l'époque de son entrée en campagne dépend de sa constitution « et du degré de cupidité de ses parents plus encore que de son âge. — 11 en est peu qui a'él .igueot de leurs foyers avant 15 ans; et cet âge est géuéralcinent trop précoce encore, vu la faible constitution des enfants, dont la mauvaise nourriture arrête le développement. — Le père les confie ou plutôt les loue à un maître ouvrier de sa commune, pour la campague qui dnre 9 mois. Les gag. -s de cct*e première campagne sont de 4N à 7 j fr. , suivant ht force de l'enfant, sur lequel les autres ouvriers du

i village exercent , en l'absence des parents , une utile et sévère surveillance.

Prévoyance des émig*aivts. — Avant de partir , les émigranti qui sont chefs de famille assurent, à leur famille, les moyens de vivre pendant leur absence, soit en chargeant un propriétaire voisin de leur fournir le blé et les antres objets nécessaires, soit en leur laissant de l'argent. — Au retour, tons les engagesmeaU contractés par les familles sont fidèlement remplis.

Manière de voyager Les ouvriers voyagent par troupes ds

4 à 12 : ces troupes , peu nombreuses an moment du départ , se rencontrent souvent en route et marchent ensemble, mais sans se confondre ; on en rencontre qui vont ainsi réunies jusquVa nombre de trois cents individus.— La dépense pendant sa route est presque nulle : ils partent de grand matin, suivent rarement, quand ils sont à pied, les grandes routes qui allongeraient leur» courses, mangent du pain seul dans la journée, marchent 13 à 15 heures , font 12 à 15 lieues , et se réfugient le soir dans de i destes auberges, par troupes de 20 à :-tOf pour souper. Ils 1 nent souvent les journées en dansant an son d'uoe muse"*ils sont presque toujours accompagnés. — Le maître qui < troupe, sans pour cela qu'elle soit soumise à aucune d* fait le prix et fixe ce qui sera fourni; ce frugal repas, d'une soupe et d'un peu de viande, coûte 5, 6, 8 sons à cbaqne ouvrier , qui reçoit en outre dans la grange ou récurie, un asn* pour la uuit. — Lés ouvriers ne cheminent pas toujours à pied : quand des travaux urgents demandent leur prompte arrivée, il» voyagent gaiement en poste , par bande de vingt , sur des charrette» attelées de deux chevaux , qui leur coAteat 10 fr. par ê à 8 lieues ; et font ainsi 25 lieues par jour.

AaazvÉe a la destiuatiob. — Si ; avant le départ ils n'ont pas de travaux assurés , soin qui regarde ordinairement les maîtres, toujours connus dans les lieux de destination , ils se bâtent d'explorer le pays où ils veulent se fixer et de former des entreprises. — S'ils ne peuvent travailler ensemble, ce qui arrivent souvent dans les campagnes , ceux qui lt» emploient les logent et les nourrissent en déduction de leur salaire, — Mais s'ils trouvent et grands ateliers, s'ils s'associent à des entrepreneurs, ils rasicsr alors réunis, et vivent ensemble dans des maisons ouvertes pour eux. Un même lit en réunit plusieurs, souvent ils couchent sur Ii paille. Ils vivent avec une stricte économie, et le maximuas de leur dépense, à Paris même, est de 20 sous par jour; ailleurs,! est de 15 à 20 sous ; leurs repas se composent de pain, de seepe et d'un peu de viande.

Conduite pendant L'ÉniORATios. — On a reconnu, sauf quelques rares exceptions, que les ouvriers de la Creuse sent d'un naturel paisible et peu adonnés à la débauche et au libertinage. Le désir d'amasser, qui les fait souvent travailler les dimanche* et jours de fêtes, et leur avarice en quelque aorte instinctive , sont une garantie de leurs bonnes nueurs. — Travail, espoir de gain, famille, amis et pays natal, sont tontes les préoccupations de l'ouvrier de la Creuse. Des envois ( deux on trss» mois après leur départ ) de sommes assez consioWables à fana parents dans le besoin; leur retour annuel dans leurs foyers, la joie qu'il* f nt éclater en s'y retrouvant, prouvent assez qae k temps, l'absence et le séjour des grandes villes, n'altèrent potsc ce vif amour du toit qui les vit uaitre , et de ceox qnlis y est laissés. Il en est quelques-uns , il est vrai , qui s'établissent ssàa de la Creuse , dans des lieux où, tnuivant un travail assure et us sataire convenable, ils amassent de petites fortunes; mats para ceux-là même, oo eu voit souvent reveuir visiter leurs -montagnes et s'y fixer lorsqu'ils peuvent cesser de travailler On prit juger de la conduite et de la moralité des ouvriers de la Creuse , par ce fait : c'est que sur 23,ûtM qui émigrent. il n*y eu a pas auneeSement 50 qui soient frappés d'amende ou de condamnations à des peines plu* graves. Cela résulte des extraits de jugements adresses par les tribunaux à l'administration du département.

Retour. — Le froid est le signal du retour pour les ouvriers qui sont parti» au mois de mars. — .On voit à cette epuqoe Iran bandes joyeuses, années de bâtons; chargée» de havre-*ao avaas légers qu'au jour du départ , traverser, eu chantant , le» ville*, les bourgs, les villages ; souvent, c/>inrae lors du départ* les mas* tau les précèdent et méleut leurs rustiques accord» a leurs r-bA^ts. — Quelques-uns , pour être plus tôt arrivés dans leurs fover», prennent place dans les voitures publiques sur les route* où les transports sont peu coûteux. — La grande époque do rrt»»ur eu n. veille de Noël. Déla.ssés en revoyant le clocher de lrnr village, leurs parents et tout ce qu'il» ont regretté dans leur ab^eere, tous se rendent à la m es. se de minuit C'e»t un virsl usage *»°t®el ils n'ont garde de manquer.

Emploi des béuéfices. — Le jeune ouvrier, à son r^toer.assposa des produit» de son travail, selon sa position . rrlatueasmt a sa famille. — S'il. a des frères et qne lui seul ait rœtçré, 2 remet a son |>èrc le» bénéfices de sa campague qui w»nt c a»s<*7. ordinairement ujius l'iutérêt de la communauté , coinpeusation du travail de ses frères, qui ont cultivé la pr»*i commune. Le père sau>fait} avec cçt argent , au* cfcarçe* de la

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FRANCE PITTOttESQUE. — CREUSE.

famille , on s'en sert ponr acquérir quelques morceaux, de terre. Daus ton* les cas , il en di»pose à sa volonté , et sans en rendre compte à celai-la même qui le lai a remis. — Si l'ouvrier n'a que des sœur» et qu'il remette ses économies à son père, celui-ci le dédommage, soit en achetant «ne propriété en son nom , soit en l'avantageant de la portion de sa fortune dont la loi lui laisse la disposition. — Autrefois l'ouvrier restait dans cette dépendance jusqn'à son mariage , et son père lui constituait une dot qui sou- Tcnt n'était pas la dixième partie de ce que l'enfant avait successivement gagné. Aujourd'hui, dès l'Age de 18 à 2 > ans, les garcous s'éinancipeot et se forment nn pécule particulier; avec leurs économies, ils deviennent maîtres, se marient et achètent du bien. — - L'afaé de la famille fait ordinairement nn emploi différent dn fruit de ses travaux; les propriétés de cette classe d'habitants étant fort exiguës, les partages deviennent difficiles et sont rares; une subdivision réduirait à rien la part de chacun des co-

Sartageants. L'aîné , qui très souvent est avantagé de la quotité isponible, reste seul propriétaire des biens patrimoniaux, et ?' kourvoit, par ses économies, à rétablissement de ses frères et soeurs. I leur compte l'avancement d'hoirie réglé par le père , et après la mort de celui-ci, paie en argent la portion héréditaire des puînés , qni pour peu qn'ils aient travaillé de leur côté , peuvent ainsi convenablement s'établir.

Mariage*. — Les ouvriers se marient rarement hors dn pays, quoiqu'ils en rivent éloignés une grande partie de Tannée. C'est en hiver , pendant leur séjour t qu'ont principalement lieu les mariages de leur cUtsse. — Les parents préfèrent les ouvriers émigrants auxantres jeunes gens qui n'émigrent pas. Us cherchent, pour leurs filles, des ouvriers faisant de bonnes campagnes, et a*ils n'ont point de garçons , ils reçoivent chez eux nn gendre sur lequel ils tondent l'espoir d'augmenter leur bien-être et leur fortune. — On a même remarqué que lorsque les habitants de la campagne ont des filles soigneuses et fortes ouvrières, ils consentent difficilement à s'en séparer; plusieurs chefs de famille aiment mieux recevoir nn gendre dans leur maison , en mariant lenr fille , que de prendre une bru. Dans ce cas , ils dotent lenrs garçous et les établissent an dehors.

If OMBRE DIS OUVRIERS ET DIVISION PAR ÉTATS. — Sur lin

nombre de 22,4-18 ouvriers, dont l'émigration annuelle a été récemment constatée, on comptait: 18,425 maçons on manoeuvres; 1,982 tailleurs on scieurs de pierre; 1,942 charpentiers; 1,847 scieurs de long ; 944 couvreurs ; 8*J3 peignenrs de chanvre ou de laine; 802 tuiliers; 546 paveurs; 90 maréchaux; 68 plâtriers, et 46 mineurs — Tous les arrondissements envoient an dehors des maçons et des manoeuvres, des tailleurs et des scieurs de pierre. — Celui d'An basson fournit, presque à lui seul, les scieurs de loug, les tuiliers , les peignenrs de chanvre ou de laine. Les charpentiers et les couvreurs partent des arrondissements de Boussac et de Gnéret ; Boussac a plus de couvreurs , Guéret plus de charpentiers; An basson n'a qu'une commune qni envoie des charpentiers. — L'arrondi»seinent de Guéret fournit seul les paveurs , les maréchaux et les mineurs. — Les plâtriers viennent des arrondissements de Boussac et d'Aubusson.

Direction d*b emigrat oivs. — Les ouvriers de l'arrondissement d'Aubusson se dirigent plus spécialement vers les départements de la Seine, du Rhône, de la Loire, du Cher, de la Nièvre, de lTonne, de la (A te -d'Or, de la Vendée, du Puy-de- Dôme, de la Charente-Inférieure, de Saônè-et-Loire , de l'Allier, de la Charente et dn Jura. — Ceux de l'arrondissement de Bourganeuf , vers les dé|»artements de la Seine, dn Rhône, de Seineet-Marne et de la Marne. — Ceux de l'arrondissement de Boussac, vers les départements de la Seine , dn Cher, de la Nièvre, de l'Allier, du Loiret, de la Saône et de l'Indre. — Enfin ceux de l'arrondissement de Gtujret, vers les départements de la Seine, du Loiret , de la Seine-et-Marne , de lTonne . dn Cher , de la Côte- d'Or, dn Rhône, de la Vendée, de la Nièvre, de l'Indre, de l'Allier et de Loir-et-Cher.

Bénéfices. — Il résulte dn travail de M. Partonneanx (ancien secrétaire général de la Creuse), dont nous avons extrait les détails qui précèdent , que le nombre des maîtres dans le déparaient est à celui des ouvriers, comme 1 e*t a 28 ; que le bénéfice moyen de la campagne d'un maître est de 880 fr., et celui d'un ouvrier de 184; enfin, que 876 maîtres et 21 ,61*2 ouvriers, ont rapporté dans le département, pour bénéfice de la campagne d'une année, la somme de 8,872,194 francs, qui balance, a une différence près, d'environ 1 40,000 fr., la totalité des impôts du département de la Cren»e. — Tomes les années ne sont malheureusement pas au*si productives.

DIVIglOX VOUTXQUZ, R ABBOSaTSTRATXTS.

Politique. — Le département nomme 4 députés. Il est divisé en 4 arrondissements électoraux, dont les ch.-lieux sont : Guéret, Anbusson, Botirg.ineuf , Boussac. Le nombre des électeurs e»t de 744.

Administrative. — Le chef-lieu 6> la préfecture est Gnéret. Le département ae divise ea 4 sous-prét. on arrond. commua.

Guéret. . .... 7 cantons, 75 communes, 89,518 habit.

Anbusson 10 110 101,188

Bourganeuf. ... 4 44 87.965

Boussac 4 54 86,788

Total. ... 25 cantons, 283 communes, 265,884 habit

Servie* du Trésor publie. — 1 receveur général et 1 payeur ( résidant à Guéret), 8 receveurs particuliers , 4 percepteurs d'errond.

Contributie+s directes.— 1 directeur (à Guéret) et 1 inspecteur.

Domaine* et Enregistrement. — 1 directeur (à Gnéret), 1 inspecteur, 3 vérificateurs.

Hypothéquât. — 4 conserv. à Anbusson , Bourganeuf, Chambon et Guéret

Contribution* indirectes. '— 1 directeur (à Gnéret), 1 directeur d'arrondissement , 4 receveurs entreposeurs.

Forêt*. — Le départent, fait partie de h 23* conserv. forestière.

Poute-ot^ehoussées. — Le département fait partie de la 12* inspection, dont le chef-lieu estClermont — Il y a 1 ingénieur ea chef en résidence à Guéret.

Mimes. — .Le département fait partie dn 2* arrondissement et de la Ie* division , dont le chef-lieu est Paru. — 1 ingénieur ea chef des mines réside à Guéret

Haros. — Le département fait partie , ponr les courses de chevaux , du 5* arrond. de concours , dont le ch.-lhm est Limoges.— H • Il y a à Guéret un Dép6> de remonte militaire \tonr la cavalerie dé l'armée. Ce dépôt, en 1831, a acheté 894 chevaux: 220 pour la cavalerie de réserve ; 218 pour la cavalerie de ligne, et 456 pour la cavalerie légère , au prix moyen de 448 fr. 40 c. Total 400,872 fr. (Eu 1830, le prix moyen avait été de 421 fr. 06 c.)

Militaire - Le département fait partie de la 15" division ml* litaire, dont le quartier général est à Bourges.— 11 y a à Guéret: 1 maréchal de camp commandant la subdivision; 1 sou s- in tendant militaire. — Le dépôt de recrutement est à Guéret — La compagnie de gendarmerie départementale fait partie de la 114 légion, dont le chef lieu est à Limoges.

Judiciaire. — Les tribunaux sont dn ressort de la cour royale de Limoges. — Il y a dans le département 4 tribunaux de in instance: à Guéret (2 chambres), Aubussoa, Bourganeuf, Chamhonj (arrond. de Boussac) , qui font l'office de tribunaux de commerce.

Religieuse. — Culte catholique.— Le département forme , ave» celui de la Haute- Vienne , le diocèse d'un évécué érigé dans le in* siècle, suffrage ut de l'archevêché de Bourges < et dont le siège esta Limoges. — Il y a dans 4e département , à Ajain : une école secondaire ecclésiastique. — Le départ, renferme 2 cures de lr* classe, 28 de 2e, 173 succursales, et 20 vicariats.— Il esiste dans les deux départements du diocèse de Limoges : 20 .congrégations religieuse» composées de 8 frères des écoles chrétiennes, instruisant 600 enfants gratuitement, et de 489 soeur» consacrant leurs soins à 489 malades et pauvres ; 289 enfants sont élevés par elles gratuitement et 600 le sont en payant.

Universitaire — Le département est compris dans le ressert de l'Académie de Limoges.

Instruction publique. — H y a dans le département : & Gnéret , «a '' collège ; une école normale primaire.*— Le nombre des écoles primaires du département est de 161 , qui sont fréquentées par 4,872 élèves, dont 4,426 garçons et 446 filles. — - Les communes privées d'écoles sont a u nom!» e de 194.

Sociétés savantes, etc. — Il y a à Guéret une Société eVAgri* culture et une Sonde départementale pour la recherche de mines. — On pnblieS journaux et 1 feuille d'annonces dans le département

FOPTJI*ft.TIOJr.

D'après le dernier recensement officiel, elle est de 265,384 ha*, et fournit annuellement à l'armée 707 jeunes soldats.

Le mouvement en 1880 a été de ,

Mariages 2,487

Naissances. Masculins. Féminins.

Enfante légitimes. 3,755 - 3,480 j ToUl ?m naturels.. 225 — 221 J

Dérot 2,378 — 2,698 Total 5,074

Dans ce nombre 1 centenaire.

CkAJLDX » ATIOVAUb

Le nombre des citoyens inscrits est de 49,712,

Dont : 22,077 contrôle de réserve.

27,845 contrôle de service ordinaire.

Ces derniers sont réparti» ainsi qu'il suit : 27,635 infanterie.

On en compte : armes, 2,437 ; équipés, 639; habillés, 1,665.

18,241 sont susceptible» d'être mobilisés

Ainsi , sur 1,000 individu» de la population générale, 190 sont inscrits au registre matricule, et 69 dans ce nombre sont mobilisables; sur 100 individus inscrits sur le registre matricule, 56 sont soumis au service ordinaire, et 44 appartiennent à la réserve

Les arsenaux de l'État ont délivré à la garde nationale 2,156 fnsils, et aa nombre de pistolets, sabres, lances, etc.

FRAPK2E PITTOBES0UR *« ÇftJïUHI.

TO?0T9 ST IMÇÇJPTTKS.

Le département a payé à l'État (1831) : Contributions directes | ,023,854 f. 8$ c.

Enregistrement , timbre et domaines l,06i,b?Q 48

Boissons, droits divers, tabae» et pondras. . 606,195 85

firoduil àê» eosjpâa de boia 73 07

ftWmta dàwer» 30,368 60

ReeaouMoe* axtaaoadinaire» 128,430 34

Total "••gygfcWf 22l

Il a reeu du ***** 1,4304(98 f. 04 p , 4a#* lesquels figurant :

W4,(ilJ 28

La dette publique et les dotations , pour. hm dé|teu»e* du sninistère de la justice.' , . . de l'instruction publique et de* ftuJtPa. du corapserce et 4** trawif public .

*r. d» la guerre,

de Ja laasjue

des finances f

ta &a*» 4f a*»ji« jet de perception des impôts, , re»titut., nou-valeurs ai primée.

Total "

-Cas 4m» Uèmmâê toutes d* paiement* si de recettes repré»eu~ l*0fc,à peu da variation* près, le mouvement annuel de» impôts at «V» recette» , la département , pauvrp , sans industrie , at dout la apajenroe prjaiipale «at dans Immigration périodique d'une partie de ta pppulatiou , paia annnelluneut pour les frai» du gouvernement central !,#>?, **4 fr. 68 c. de plus qu'il ne reçoit ou près du SiViWièw 4e W* revpuu territorial.

' Wtes s'élèvent 1831) à 281,333 fr 95 ceut Savoir : bé{>. fixes : traitements, aboonem., etc. 6J,750f. 81 ç.

Dép.wtriautis loyers, secours, e te 219,583

- Dans cette dernière somme figurent pour

1 2,008 f. n ç. les priions départementales , $4,000 » les enfants trouvés.

Les secours accordés par l'État pour grêle, in- - ces die, éptzoutie, etc., sont de . .... bat fonda «onaasvés au cadastra «'.élèvent à . . ht» dépense» de* cours et tribunaux août da . La* frai» da justice avancés pur l'Etat de. ... .

»l»t7fl«pLIB AÇAIOMdB.

^Sur une snperfirie de 512,234 bectares, le départ, en compte ; $flK),000 nais en culture, dont les trou* quarts restent annuellement en jachères -|8, 156 furets, r- 120,000 landes, maràisï etc.' /Le reveuu territorial es>t évalué a 6,812,000 francs! - Le département renferme enûron : — 8,000 chevaux, |nes et mulets. — 110,IMJO bétes a cornes vrace bovine.. — 45,000 pures — 16» ',000 moutons.

Les troupeaux de bétes à laine en fournissent chaque année en- Wod 3*0,000 kil., savoir : 15,0U/ mérin. at métis ; 336,080 indigènes. -iLp produit an»uel du sol est d'environ , i fin céréale» «t pacuieutitre*. 6«t0,0Û8 hectolitres.

i £n avsnaae. • 25,880 id.

L'industrie agricole est en général fort arriérée. — f* pav8 M se prête pa» a 1'introdiictiou de la grande culture. - Il ne fournit nj* e/? çêréaivs UPP révolte suftisapte à la consommation. — On y çjjjiijf* le mûrier, mais sans avoir eucore obtenu de résultats satUfiOsanjLs. — L'éducation des abeilles y est fort pieu entendue.— J^e miel est d'un grain lin et parfumé, la cire belle et blanche. — L>ngrais des bettiaox et des pâtre offre une ressource aux cultivateur*. — te beurre et le fromage «mt au pombre des pr oduits qui alimentent le Guminerce.-— Il y a beaucoup d'arbre* fruitiers, cm cite les fruits à pepius du cautun de Saiut-feyre.

IHl>t78TBIZ COMMXB.ÇIAUB.

Le commerce d'exportations et d'importations de la Creuse est tout-à-fait uu dèteinu* ut de ce département. Les exportations »e réduisent a quelques mil:iers de bœuf», de porc» gras et de bétes À laine ; outre le» beaux tapis d'Aubuason , de Fellctin , de grossières étoffes de laine pour les habitants des campagnes , et quelques usteusiles de poroeiaioe ; mais les objets d'importation ont tous rapport aux premiers besoins de la population j les déjuirtçmeats voisins fournirent a la Creuse le viu , qui forme la seule buisson de ses habita uts, le Wé frumeut, le sel , lis denrées colouùdes qu'ils iuuwumeMt, les chevaux qui servent a leur» transport» ; les laines, les soies, les drogues qu'emploient leurs mauuAçlure* ; les ustensile» de fonte indispeusabips a tous les ménages; les fers, les cuirs, les toiles , les chanvre», U cïnux et uue foule d'autres «iÇjefs de pr.euû*re uécessité. - Ce sout ^es trau»its et surtout i'pr UWgraUou qui tompeuseut ^ \^le $u numéraire. Les éi^l^#n*up> iudusUitls sont peu uombreux; ; ;l convint

de mettre cp première ligne les manufacture $ 4e tapît d*i qui livrent annuellement au commerce une valeur de 7 j WtyGJDO fr ; pelles 4e Fellctin , qui occupent de ^ à 400 ouvriers et prodri»eu| uue valeur de 3 à 400,000 f. j Ja manufacture de porcelainr de Boutganeuf; la spierie mécanique 4e Garjpmpe,ctc.— |.e 4ép9rteineat renferme anss.i quelquo» pypeteriea , df s tauqeries, 4és pbapeDrneai de§ vprreries , 4es fij.itures hy4rauljques|, ptc. — parmi le> rtabhsspments ip4n»tripl4 «1»! pré^eulent qyejquc inléfét à) raison de 1* nature des majières qu/ij$ cmploijnl . on reiu^rqqe (a manri«ctnre dp ch peaux 4e filumes .<* volçilUs, éta^p 9 Rpnguac , et |p fabrique 4,e gilets m Jeutre 4'Aupijssop. — Qq fait dans la petite vilte de $P»»*ent UB a$$e? gri^pjl ppmmercp de ije^nx brute* et de djiffona, ^- |l y existe, upe |abriqMÇ de cj^n^ajles | ^ l?agpet^ estimée dans le pays.

TV (4skej u. -r Apdl^pw , jstc — Une tradition , qm »V* fondée sur ajjcun téinoj^nagç historique, préteqfi qn'^pbpaapo fut peuple, «u yifie siHe, par (|as Sarra^nji éib^ppé» à la bataille de "oitiers , quj y établirent ces fabriq«»ps &i tapisserie!» dont la célébrité est p>puis *i lqpgrlpm|u> w>\\êvime .- U e»t eprt^n quf les Sarrasin» traversèrent le l^ys. — Quant fujx fabrique^ «Je tapi», on croit qu'elles ont été fopdppspar des efranj?ers. ^^s protfataotf les avaient rendues Qorjssanjes. Au cpmmpRcpmput dp xv*!* sièeie, elles occupaient environ 2,0t»0 ouvriers, sapf pompter je» tesqtn. riers ? les fijeuses , etc. — La ville comptait alore I2,(ipp bapira^ti («Jeux fois et deuije autant qiTaujiHirgrpui). -r ï-i rpTojcatwsj df IVdit de Nqnles por|a qn coup funeste 3 cptte industrie. Résout Tricrs émijjrèrent en Syi^sp et ep 4Îlemagnp. ï,*api«»r d'upe H ifwî lie li tforcl.e, M. Jouillptop , as^ur.e que dans les prpmjtère» guevie^ de la Révolution, un bat?U|»n dp ja Creuse, rn arrivant aur le Bbin , fut bien sprpri» de troqvpr nu viljagp dont (es naJUitajnt* parlai ni t le patois m "vlu>if ; p'etait un cjp i*vf. oà lea rérugié» avaient cherché un ^ïle. — Eu |78(| , la piapufacture 4'Aubu^son p«t ployait encore 700 ouvriers. J.a yille renfermait % proies ty> àtum pour les jeupe? lauj^ierâ. — ^prps i»**p> lopg-tein|i» ^«arui , tttSf industrie a repris depuis, upp aubaine 4'aqDpp» ; auitinrdlsni pi|f occupe un nombre d'oijvTier* supprijuf à relui dp I? W f et }e* tapif ras et veloutés , les moquettc« aiusi que |ci tapi» 4e> grande $£> ipensiop qu'elle a prqduita, la plapcpt ai) prepiier rfog après les mpnqfaputres royale de& Çvbplip; et dp ^ea.UYau» — Fcdletin pea^ «ècjp aossi unp inanufapturp couwicral/le 4p t«pja |^ ^ fetetéf f qui partagent la réputation 4p spux 4,AuJj|issoin.

CuEYtu^. — Dn fait dans le département dp {p Crpuaç un coa»? merce qpi q'eaige pas, unp grande mjsp de fonjL» j p>a* crîui éa cheveux , qup les jcuues ÇIIps. 4u pays érhapgçnt p des Bttrrfea»df des envi^.iis dp Yallu>re>, contre 4" «chys? 4« moreca»^ 4*$. toffe dp raoysfel»nje et 4'"«lres qJjjpU maDpfacturéf. -=- Un re*<*e ■',«?**, chaque a.auép à Paris plusieurs qwiuUux dp cispf enn . ajet 4 habilea perruqi^iprs traps^rmrnt ea cuif/pree. — !& vias7vcnsde| paysaupe» sont ^ppéralproput plus ùuk pt pjus apnidr» fffi* ptux des femmes qui latent U?s viljes; les prepuère» qpj nr**avt tut* jours U rprycJure ca.^éc sous Ifi J>upnet — ^'es| pnjs^âualeincfjt dans le» graphes foires, que le pwimerpe 4» pbpveiix a \t pls| d'activité. On voit alors pendrp à la pprte des p<?rogaipr» iepapA himbeaux 4'étoffc^ 4p différentes cupleur«« de» Çci^is de a^, t>s cl^le» injppimés ; pp wnt dfis enseigup» qti} aaponpfn| nixs jeupd liUes du pays, quelles peuvent ^changer coutrg u^c uarn^e f§rjrt un de lepr» jdus ^cPux pruemept» pa,nirp|s.

^ KécoMffNsas iHDçsTft^^i.^». — i l'expoiitwn 4«a scuds^sd» l'ipdustric dp 18 7, U£u^ MâpAi^cs p'abju^n^ ont éf? ajçs^rdcca à MM- âalliUudrouze-Lamornaix et Vhéu4orp ^ugier, |«*»>r t-pti de grande ftmtif QB ft de fql>cteatiç# iUy r^#r9 • pty^j. ayfcQ*U4-I? us. BauBza ynt été donppps à WM- /ean l*elir pppr tçpt* w 4 «ri^a fasi*t et ft'iu* bonne esSwt'ÇM ; pt a M. Dpbreuil 6is , pftpr pis» uv* f '"'* W|"f'# /fàr/giffy '$ /'jfJte. Q.* ^cm^raj^lei jpilitTfn'im appar'ienpent tous à la vi|ip d'Aubussou.

fo^pa^s. — f^e uombrp des fuirft» 4U 4épar|paj|pBt eat ^ 9T).— Elles se tienneut dans 40 communes , doni 23 cjj^fs-liec^s , e* #V- •aut pour la plupart deux à trois jours, r*uq4i»eent 27,» jnsjmàVi Les /o</yx mpbUts f au uompre de 37 » oo< Mprut ^ Jpnrpifa. 9» 'l 7 » ÇJ?ir*i mcwaires.—%Q communes sunt privées da fc»ir«a-

Les artiple$ 4p cominprpa %opi |ps Wu/| rfe tmk et (i'esigxai*, lps cochoqs gra», Jcs b^tes a Jaipej les çUajKanx coaajaiuM, % mercerie, U quincaillerie et le» iustrumpots d'a^ricvittif^. ~ Q» trpuve dps mu|cts aux foires 4e La p>uxtinp.

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&t*ti$Hque de fo Creuse ; io-8. (Annales de 6tati«dque , t. ?m.) Hecherkes sur ptusieure monuments eeWqmis et nmaêmt, et*. , mmt J. F. Barailon ; iu-8. Paris, 1606.

tytâtif. de U Creuse, par Patiehet et £*»»)•»•< i>4. Pa*^, l#|i. Annuaire du deftartem.de la Lieuse ; in-12. Guçrct , f82Sâ I6|JL De l'émigration des ourriers de la Creuse; in-lf" Guéret, Idlf .

On souscrit cke% DELLOYB , éditeur, plare 4é U I

atei. rw k-#ripsaf|n U Fo*dwp da aU»Jk>]» #4 Qoinp,, m 4» tFWC+P9**i«M$iu*H»kd, 8.

Département de la Dordogne.

(dt-îtetmîrt pmflctb, ttc.)

Le Périgord a tiré sou nom des Petrocorii qui étaient ses habitants à l'époque ou Jules César fit ]a conquête des Gaules * et qui avaient pour capitale Vesuana ( aujourd'hui Périgueux ). — Lors de la division des Gaules par Auguste, le territoire des Petrocorii fut compris dans la Celtique aquttanique; plus tard, sous Valentinien, les Petrocorii Purent réunis à la seconde Aquitaine et eurent Bordeaux pour métropole. — Le Périgord fut envahi par les Goths au commencement du Ve siècle. Dans le siècle suivant, les Francs le conquirent sur ce peuple. Les rois de Neustrie, de la race mérovingienne, le possédèrent jusqu'au temps où le duc Rudes se rendit maître de r Aquitaine; son petit-fils Gaiffre ou Waiffre (célèbre dans les Romances espagnoles sous le nom de Gaiferos), vaincu par Pépin, en fut dépossédé. — Les rois carlovingiens gardèrent le Périgord juaque vers la fin du IXe siècle; ils le gouvernaient par des comtes, ces comtes finirent par se rendre indépendants. L'histoire fait mention en 866, d'un Wulgrin déjà comte d'Aogoulême, qui avait aussi le titre de comte de Périgord. Les enfants de Wulgrin , qui prirent par la suite le surnom de Taille-Fer, se partagèrent les domaines paternels et eurent, l'un l'Augoumois, l'autre le Périgord. — A l'extinction de la branche masculine de ces premiers comtes de Périgord, le pays passa, par suite d'un mariage, sous la domination des comtes de la Marche. Les descendants de ces nouveaux seigneurs prirent le surnom de Taillerand (dont on a fait Talleyrand ). Le pays resta dans cette famille jusqu'à la rébellion d'Archambault IV, qui, en 1398, ayant été condamné à avoir la télé tranchée , fut obligé de s'enfuir en Angleterre. — Le duc d'Orléans, frère de Charles VI, devint alors le souverain du Périgord; son fils lui succéda, mais celui-ci ayant été fait prisonnier par les Anglais, vendit, en 1437, son comté .au comte de Penthièvre, dont une petite-fille épousa le sire d'Albret, et porta le Périgord dans cette maison. Le pays se trouva ainsi faire partie du patrimoine de Henri IV, et fut réuni à la couronne lorsque ce prince monta sur le trône. États du Périgord. — Jusqu'au xvue' siècle, le Périgord avait eu des états particuliers. — 11 avait envoyé des députés aux états généraux du Languedoc, depuis 1271 jusqu'en 1360. — Ses états particuliers étaient convoqués au nom du Roi par le sénéchal de la province. Le comte de Périgord y tenait le premier rang. Le clergé y était représenté par les évéques de Périgueux et de Sarlat, et par d'autres ecclésiastiques en dignité. Lés barons de Boordeilles, de Beynat, de Biron et de Mareml marchaient à la tête de la noblesse; venaient ensuite les seigneurs de Grignol, de Salignac, de t.i.— 39.

Ribeyrac et de Mussidan , le vicomte de Gurzon , l'archevêque de Bordeaux, comme seigneur de Montravel ; enfin les seigneurs de Belvès et de Bigaroque. Le tiers-état se composait des maires et consuls de Périgueux , de Sarlat , de Bergerac et îles autres villes principales. Chacun des barons se qualifiant de premier baron, on avait imaginé un singulier moyen de prévenir entre eux tout conflit de préséance. Quand le greffier faisait l'appel nominal , il appelait collectivement MM. Us x quatre barons; et , à la fin du procès-verbal, il inscrivait leurs daids autour d'un cercle (1). Les états du Périgord devaient s'assembler régulièrement tous les neuf ans, sans préjudice de réuniona plus fréquentes. Dans l'intervalle des sessions, une commission composée de députés de chaque ordre, assistée d'un syndic que les villes de Périgueux, Sarlat et Bergerac nommaient alternativement, était chargés de régler les affaires. Cette forme d'administration ne datait guère que du milieu du xive siècle. Elle tomba en désuétude pendant la minorité de Louis XIII.— En 1790, le Périgord était compris dans la généralité de Bordeaux, qui ne faisait pas partie des pays d'états*

AXTIQ U1-Ï-É8*

Le département renferme un assez grand nombre de monuments celtiques. On y trouve des dolmens , des peulvans , une pierre branlante et des tombelles. — Le plus remarquable des dolmens est la pierre levée , située sur un plateau voisin de Brantôme , et dont la table supérieure, d'environ 14 pieds de longueur , 5 de largeur et 3 1|2 d'épaisseur, est soutenue à 8 pieds de terre par trois pierres de moindre dimension Oo peut facilement passer au-dessous > et les chèvriers y cherchent un abri contre le mauvais temps. — Le roc branlant de Saiot-Etienne-le-Z)/w^t, nom qui rappelle le souvenir des Druides, est assez plaisamment surnommé le Casse-Noisettes; malgré son énorme dimension, il suffit d'une pulsation un peu forte pour le faire balancer sur son pivot. — Les tombelles sont assez multipliées dans le département. 11 en est qui ont de grandes proportions. — La (ombelle de la Vigerie, prèsSaint-Aqutlin, a 300 pieds de circonférence à sa base. Un vieux chêne végétait autrefois à son sommet. ~ Plusieurs éminencei de même nature existent à Doissat : la principale, qui est entourée d'eau , a 300 pieds de tour et 30 pieds d'élévation.— La tombelle de Pontoux présente à son sommet une plate-forme assez large pour que les -habitants d'un village voisin s'en servent comme d'une aire à battre le grain. — On voit près de Périgueux , à Notre Dame-dea- Vertus, une autre tombelle qui a 175 pieds de diamètre à sa base , et 95 à son sommet , élevé de 35 pieds audessus du sol. — La motte de Bourzac, quoique fort dégradée, a encore 65 pieds d'élévation ; sa plate-forme a 40 pieds de diamètre , et sa base plus de 300 pieds de tour» — Nous ne parlerons pas des autres tombelles qui

(1) Brantôme rapporte qu'aux état* tenus, en 1576, à Nontion, la question de préséance fut décidée , et que les barons dnreat désormais se placer dans Tordre suivant : Bottrdal/tt , Biron, Begr* nit et Mmuil,

FRANCE pimpSQDE, -* &OMJOGKE,

grecque , les détails des sculptures sont généralement lourds et grossiers, mais l'ensemble est grand et majestueux. On attribue aux caveaux de l'église qui sont bâtis dans le genre des constructions romaines, h propriété de préserver les cadavres de la corruption.

cara crins » moeubs.

Les habitants de la Dordogne sont vifs, laborieux et actifs, un peu entêtés; ils ont une intelligence développée, de l'esprit naturel et de l'aptitude pour les arts, l'industrie et le commerce. Ils montrent peu de goût pour la carrière militaire? itéanmoins ils sont braves, patients, disciplinés, et réunissent au, courage tontes les qualités qui font le bon soldat. L'instruction et U civilisation ont fait de grands progrès dan* tes ailles, où le goût des entreprises commercial»* et- des nerfsotionnemeuts industriels se répand de plan en pins; mais, dans les campagnes, le peuple est encore aunes» k ses vieilles habitude* et ? ses préjugés ft*érédit*iro. Les idées de perfectionnement contraire* aux usage» reçus y sont généralement repoussées comme des ianevations dangereuses. Le paysan est pieux jusqu'à la superstition , économe jusqu'à l'avarice; néanmoins, il est bon et hospitalier, et montre un ffrttnd. caractère et douceur et de modération. Ses mœurs sont pannes, simples et sévères; sa vie est laborieuse; son régisse est frugal. U lient au sol qui l'a vu nattée» au viUage ne i 9 été élevé. 11 cherche rarement à se a?anier au et montre ep toute circonstance beaucoup d' ment pour ses parents.

La constitution des habi tans varie suivant les localités. Les bords de la Dordogne et du ©rôt présentent des hommes vifs, bien faits, vigoureusement constitué* et des femmes belles. Maïs dans les Lande*, si surtout dans les arrondissements de Sarlat et de Périgueux , la population parait porter l'ejupreint* de tairai r ingrat qu'elle cultive. « Les hommes , dit al. Dettse, «y sont petits, mal conformés et ont un air triste et « malheureux. » D'après le même écrivain» le populatîoa a le naturel d'autant meilleur, qu'elle se rapproche oa Limousin. Il cite les bajt>iians de Mon trou comme étaat les plus affables envers les étrangers, les plus poli dans leurs manières, et enfin les plus aimables du as* parlement.

^AJaTaAO*.

Le langage habituel des habitants de le Doedeyssm le patois limousin, dont nous parlons ailleurs ( p. W, et t. tu , p. 235 ). On reconnaît néanmoins dans lt département plusieurs dialectes différents La proase-

ciation y varie beaucoup; elle est assez douœ série frontières du département pie Lot et- Garonne, un Dca moins sur celles de la Gironde et très dure dans farrondissement de Sarlat. Les anales sont généralement prononcées d'une manière lente qui contraste aver la vivacité naturelle des habitants. Celle ii sagréeble se fait aussi remarquer dans la proi de ceux qui parlent français.

existent dans diverses localités. — Le pays renferme aussi des amas considérables de scories et de mâchefer, que les savants considèrent comme les restes d'usines gauloises.

Les vestiges de monuments romajns sont nombreux ; les fouilles ont fait découvrir en diverses localités des an* tiquités curieuses. — • Le monument le plus remarquable est celui que l'on nomme la tour de k'ésonne, dont ou voit les ruines à Périgueux. C'est une vaste tour ronde à demi détruite dont les murailles ont encore plus de 60 pieds de hauteur sur une épaisseur de 5 à 6 pieds , et dont la* circonférence est de 1JM> pieds. La maçon-» ' nerie est revêtue au dedans et au dehors d'un ciment rouge très dur, que les dégradations ont enlevé dans un grand nombre d'endroits ; quelques blocs carrés ont été placés ça et là comme pour consolider les parties basses de l'édifice ; des clous de fer très rapprochés , fichés dans les assises, servaient a retenir le ciment. On remarque à la muraille une vaste brèche qui descend jusqu'à terre, on suppose que de ce côté se trouvait la porte qui conduisait à l'intérieur. Les savants ne sont pas d'accord sur Ja destination de cet édifice colossal , les uns n'ont voulu y voir que la tour ou citadelle de l'antique F e sunna; d'autres prétendent y retrouver les ruines d'une vaste rotonde formant un temple consacré à Vénus- Qn croit que ce temple était environné de colonne*. — M. TaiHefer a fait des fouilles qui ont amené la découverte d'une colonnade située à 14 pieds des murs; l'intérieur de la tour ou de la rotonde était pavé en briques; on a trpuvé des morceaux de ce pavé bien liés et parfaitement conservés. - On remarque aussi , près de Périgueux, les ruines d'un amphithéâtre antique de forme ovale ; les dimensions supposées de l'édifice lui donnent des dimensipns plus vastes que celles de l'amphithéâtre de Ni mes. On pense que son grand diamètre avait 274 pieds de long, et son petit 215; la circonférence extérieure aurait été de 1200 pieds , et le tour de l'arène de 600. Parmi 1e ruines existent encore des voûtes quisoutenaient les sièges des spectateurs. On suppose que cette partie avait 60 pieds de largeur; enfin des tronçons de colonnes, de chapiteaux , de frises, d'architraves et de corniches, trouvés dans les environs, font supposer que cet amphithéâtre était composé de deux étages d'ordre corinthien. — Différents fragments d'antiquités trouvés à Périgueux, paraissent «e rapporter à des monuments ou à des temple* èjeyé* è Jupiter, à Baccb.ua, à Neptune, à Vénus, etc. -»~ En VSH et 1759 on a trouva aussi daas des prairies voisines de U ville les vestiges de thermes publics. Périgueux était placé te centre de S voies romaines qui se dirigeaient vers Limoges, Caen , Agan, Bordeaux «Y Saintes. Deux aqueducs dont les inscriptions sont aujourd'hui «ffacée», conduisaient les eaux daas ses asurs; fille possédait deux édifice* où l'on rendait la jDStioe ; une citadelle construite par la famille des Pompée, défendait U cité dont les environs étaient gardés par (fois camps; ejt&B la tradition donnait à Vesunna uA capitole Parmi les autres antiquités romaines qui se trouvent daas le département, on cite deux tours antiques situées à Douchai, une colonne mdliaire trouvée xtres de Périgueux , et les ruines d'un casteum qui existe * alooipont, où l'on a découvert un assex grand nombre de médailles appartenant toutes à l'empereur Probus. On croit que Bergerae est l'ancien ir/tjectusàe l'Itinéraire d'Antonio. — De l'autre côté de l'isle , en face de Faneieane cité de Périgueux , s'élève une colline escarpée .dont le sommet est appelé Camp dc~César. On y distingue .en effet des vestiges d'anciens travaux, et on y a trouvé, en labourant la terre, quantités de médailles, soit romaines , soit gauloises , ainsi que des petites flèches de silex, dont les Gaulois se servaient daas les combats. La oatbédrale de Périgueux est une ancienne église .remarquable par son architecture semi gothique, semiromane, et qui parait avoir été construite sur les ruines - d'un* église antique ; sa forme est celle d'une croix

Des familles historiques , parmi lesquelles a que les Tallbyrand , les Taillefer , les Gontaut-Bisoi. les ne Ponj , les de la Force , les dHaetsfort, les fewlon-Salignag, les Bov abeilles , les &astic**c , etc. T tirent leur origine du Périgord , qui a fourni aneai am grand nombre de troubadours fameux , tels «ne \m Armdd de Marecil, Aymerï de Saraax, Cèaacp as

$AL1GNAC, ÀyMERY DE PuiGUILBE* , GÉRACP DE &Ea»UU,

Bertrand de Born , etc. — Parmi les hommes disiiaçvê qui appartiennent aux siècles modernes et à répoqar contemporaine, nous citerons : le publictste Ballob. premier auteur des Anrutte&dt Statistique; le vicomtr ni Bcaumokt , brave marin qu'illustra en 1 791 la prise dne* frégate anglaise ; les deux frères xfeâDrtnr, deaccaidan» de Montaigne, tous deux braves militaires : l'un anasjeat sénateur de l'Empire , l'autre f généttl de diTÎfina, lai

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FRANCK PHTOBESOUE* — DORDOGHB.

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tuésurlechampde bataille d'Emmendingea; le vertueux Bblsomb, qui était été que de Marseille à l'époque de la fameuse peste , et qui donaa l'exemple d'un dévouement et d'iin courage qui manquèrent au vainqueur de Denaiu ; les deux maréchaux de France Gontast- BiaoN * le père et le fils t le père eut le bonheur d'être tué par un boulet à l'attaque d'Epernay, le fils eut la tète tranchée pour crime de haute trahison; l'ami de Montaigne , Etienne de la Bostii , auteur dé la Senitade volontaire, «ouvrage, dit l'auteur des Essais* à l'honneur de la liberté contre les tyrans»; l'historien BbéN- Tésm, chroniqueur des scandales de son temps; l'auteur trafique La GAipaXNxax, plus connu par lee vers satiriques de Boiteau que par ses propres ouvragée; l'auteur du Pvyage dan» la Lmne, Cyrano de Bergerac* écrivain dramatique auquel Molière n'a pas dédaigné de faire des emprunts ; le brave général Daumbsnil, défenseur de Vineennes; les généraux Dupont-Chaubokt et Dûro.MT px c'Etaito, deux frères qui se signalèrent dans lea

S narres de la Révolution et de l'Empire c l'un fut aide e camp de La Fayette, l'autre ternit sa gloire par la capitulation de Baylen ; le jurisconsulte Duraktox , qui , son» Louis XVI, fut ministre de la justice; l'oculiste Fauri qui , s'il faut en croire la Biographie des Contemporains, essaya d'assassiner l'Empereur le jour de la distribution des aigles au Champ-de-Marst le général Fo*ajasa-8tRLOvùsi, connu surtout par sa funeste adresse dans les duels; le tragédien Lapon ; l'auteur des oélèbrfPÀttipfHfves, Laoiungb Cbancbl; le conventionnel EUe Laoostb , qui contribua efficacement à la dé fente de Landau ; te musioien Lbmoymb , habHe eompoeiteur, dont les ouvrages se soutinrent à coté de ceux de Gluck , de Pieaini et de Sanchini , Ions de la. grande Querelle musicale qui divisa les amateurs du dernier stock ; le philosophe M Aiwt m Biran , métaphysicien célébrée l'habile jurisconsulte Mallbvillb, un des rédacteurs du Code Oi'Uf l'illustre MorfTAieaB , grand écrivain et grand philosophe; le littérateur Panais,, •avant estimable, mais peu connu, auquel on doit la découverte et la publication du Voyttge de Montaigne €h Italie; le président Aymar Rançon net, savant ma thème ttaien et antiquaire du xvie siècle , dont la. fin tragique net si digne de pitié t il mourut de douleur à la Bastille* après avoir vu son fils supplicié, sa femme tuée par la foudre, et sa fille expirer sur un fumier ; le maréchal pu GaoMONT la Foact ; un de ses descendants , l'académicien Nonfax »b Causjont, littérateur distingué; La Rsnaobib, chef de la fameuse conjuration d'Amboise ; lu conventionnel Roux es Faziilac; l'avocat Sire y, un due habites jurisconsultes de notre temps , que nous avoaa par erreur signalé comme appartenant au département de la Corrèie ; le comte Ulgrin db Taim-bpsr , attaiquaire xélé et instruit ; l'ancien préfet db Veanbilb- PtJiXAsxAU, administrateur habile, auteur de Y Histoire £ Aquitaine et de plusieurs bons ouvrages statistiques; le brava général Vjiumau, etc.

«OFOGBJLPHtE.

Le département de la Dordogne est un département méditerra*êf région du sud-ouest, formé du Périgord et de l'Age no U (Guyenne), du Limousin et de l'An go u mois. — Il a pour limite, au nord » le* départements de la Haute- Vienne et de la Charente; à l'est, ceux de la Gorrèxe et du Lot , au sud , ceux, du Lot , de Lot-etbaronne et de la Gironde: et à l'ouest, ceux de la Gironde , de la Charente- Inférieure et de la Charente. 1 tire son nom de la principale rivière qui l'arrose et «-averse sa partie méridionale de Test a l'ouest. — Sa superficie est de 941,406 arpents métrique*

Agréer «en bu al. — Le département offre un grand ■ombre de collines arides et de hauteurs escarpées, («a vallons sont généralement étroits et peu fertiles. Si 'on excepte ceux «le la Dordogne et des rivières principales qui l'arrosent , les autres ne sont qa* des gorges tsanorfécS) ravagées 1a plupart par les torrent* que pro-

duisent les orages si fréquenta dans cette contrée* Les différentes chaînés de monticules qui coupent' le P*T» dans tous les sens » sont en un grand nombre de Joca- * litpe couvertes de vignes ou de bois ; mais il en est aussi d'absolument nues et qui ne présentent que des rocs et ■ des terres arides. Sur quelques plateaux* on trouve d'im-» ' menses bruyères, des champs de genêts, des bois de châtaigniers; l'œil n'y aperçoit, pour toute -culture , que quelques seigles epars. Ce sont de vrais déserts , ou le voyageur parcourt souvent plusieurs lieues sans trouver un hameau. Les vallées qui se prêtent à la culture sont assea fertiles et surtout très variées. On y voit réunis-, sur un même' point, des champs agréablement entremêlés de blé, de maïs, de légumes, et des coteaux couverts de bois et de riches vignobles. Ces tableaux; riants sont rares malheureusement, et le territoire n'est véritablement fertile que dans une très, petite portion de son étendue.

Mo* taon». — Le pays est très montueux et coupé par un grand nombre de collines et de vallées; néanmoins les plus hautes chaînes ne s'élèvent pas au-dessus de 200 mètres ; elle se lient par leurs ramification)» avec lea derniers contre-forts des montagnes de l'Auvergne. Les plus élevées sont dans la partie du sud-est , du côté de.Daglaa , D6me et Perillae.

Sol. — Le sol repose généralement sur un fond calcaire, il est sec et aride. Les terres renferment des couches de sable , d'argile graveleuse et de pierres à fusils. La vallée de la Dordogoe est la plus fertile.

Etangs et jurais. ~- Le pays possède un grand nombre de sources curieuse* , ainsi que de nombreux étangs qui sont tous très poissonneux et dont la superficie totale. est évaluée À 650 hectares* Le département ne présente point de marais proprement dit ; maie on y rencontre des terrains inondés dont les eaux s'écoulent difficilement , et des prairies marécageuses.

Rivières.— Canaux. — Le département est arrosé par un assez grand nombre de edurs d'eau dont las prtn-* cipaux sont la Dordogne, la Ve*erey YIsle% la Dronne et le Drbt. — La Dordogne a sa source dans le Puy-de» Dôme ; elle, est formée par deux ruisseaux qui sortent du Mont-d'Or et qui tous les deux confondent leura noms avec leurs eaux. L'un se nomme le Dor et l'autre la Ùqgne* Celte rivière devient navigable au dessus d'Argentat ; son cours est d'environ 370,000 mètrea , et sa navigation de 270,000; néanmoins elle n'est navigable, pendant toute l'aonée , dans le département , que, eur une étendue de 30,000 mètres ; au-dessus la navigation est interrompue une partie de l'année par le saut de la G ratasse , pas fameux par ses naufrages , et que forme un lit de rochers placé à fleur d'eau vers le milieu de la rivière, sur une longueur d'environ 1,753 mètres; lea autres rivières navigables sont l'isle, la Vexére et le Drot. — U existe deux projets de canalisation , l'un pour l'isle et l'autre pour la Vezère,et la Corréze; dana l'état actuel des choses , la longueur totale de la partie de toutes ces rivières oui peut être livrée à la navigation , n'est pas évaluée a phiade 102,000 mètrea*

Routes. — La département est traversé par 1 4 grande* routes royales et départementales , notamment par la route directe de Bordeaux à Lyon.

aoETioB.oi.oaxs, .

Clthat. — Le climat est généralement sain > l'air est pur, la température douce et agréable, présentant néanmoins de grandes différences suivant la variété des expositions et la configuration du sol, montueux ou plat , découvert ou boisé. — L'hiver et le printemps sont ordinairement pluvieux, l'été est fort sec et l'automne très beau.— On a cru remarquer que depuis une trentaine d'années , la température avait éprouvé de grands changements. — \* maximum de la chaleur qui dépassait rarement 26 degrés , s'élève maintenant de 27 à 32 ? et le maximum du froid qui atteignait au plut bas 4 degrés au-dessous de zéro, descend fréquentaient de 16 à l4l

FRANCE PITTORESQUE. — DORDOGKE.

Vents. — Le climat est plutôt humide 'que sec , les venu dominants sont ceux du nord et de l'ouest. Le pays est fréquemment ravagé par les orages.

Maladies. — Les affections rhumatismales, catart rhales et pulmoniques , et les fièvres de différentes natures , sont les maladies les plus communes.

HXSTomz VATIT&ELU.

Règne animal. — Les races d'animaux domestiques sont généralement fort médiocres, à l'exception des bétes a laine , dont l'espèce s'est améliorée par les croisements avec les mérinos. Le pays nourrit peu de chevaux , mais beaucoup d'ânes et de mulets ; on y trouve aussi un assez grand nombre de chèvres , et on y encaisse des cochons d'une grande taille. — Le gibier est assez abondant ; on y trouve des lièvres et des perdrix en assez grande quantité , mais on estime surtout les grives de Terrasson qui , nourries avec les baies du genièvre, acquièrent un gpût singulièrement parfumé. Les rivières sont poissonneuses , on y trouve le barbot. la carpe , le lamprillon , la truite, la tanche, etc. — On pèche, dans la Dodogne et dans la Vezère, de magnifiques saumons. Le pays nourrit un grand nombre d'insectes , il éprouve souvent les ravages des hannetons et des chenilles. On y élève seulement un petit nombre d'abeilles , parce qu'on a remarqué qu'allant dans les landes butiner les fleurs de la bruyère et du genêt , leur miel contracte un goût acre, amer et désagréable.

Rbgnb végétal. — Le pays renferme des forêts assez étendues, mais où la végétation est chétive et peu fournie. L'essence de chêne y domine. On trouve , dans le département , un grand nombre d'arbres fruitiers , de châtaigniers et des noyers. Les truffes qu'on y récolte passent pour les meilleures de France. Les champignons sont aussi très communs et d'excellente qualité. Parmi leurs espères variées, on distingue l'oronge, qui abonde dans tous les bois de châtaigniers. Une partie du territoire est couverte de landes et de friches où prospèrent les bruyères et les genêts. On y trouve aussi un grand nombre de plantes médicinales et aromatiques.

Rbgne minéral. — Les richesses minérales du département consistent en mines de fer de qualité supérieure, en cuivre , en plomb , en cadmium, en magnésie, en manganèse , etc. On y exploite des mines de houille et de lignite: on y trouve des cendres fossiles et pyriteuses, plusieurs carrières de marbre et d'albâtre , des bancs d'ardoises, des pierres lithographiques , du gypse, des pierres meulières qui donnent lieu à une grande exploitation , de l'argile, du granit,' des bois agatisés , etc.

Eaux minérales. — Il existe plusieurs sources d'eaux minérales parmi lesquelles on remarque celles de Bandicalet , dans l'arrondissement de Bergerac ; celle de l'isle, dans Far rond issement de Péri gueux ; celtes de la Bachelerie et de Panassous , dans l'arrondissement de Sarlat ; cette dernière est très fréquentée.

ITTBIOMJTÊM VATUmSWXS.

Le département renferme des sources curieuses , des abîmes profonds, de belles grottes à stalactites, et enfin des gouffres qui paraissent avoir quelques communications avec des terrains volcanisés et ignivomes. Nous allons successivement passer en revue les plus remarquables de ces curiosités naturelles.

SouacE db l'abîme. — À une lieue de Périgueux et d'un trou dont on n'a pas encore pu sonder la profondeur, jaillit la source de l'abîme ; celte source, dont la surface est presque entièrement couverte de plantes aquatiques, forme un ruisseau assez considérable pour faire tourner deux moulins. - L'eau en est très pure et passe pour excellente à la fabrication du papier.

Source de Fonta. — On remarque, près de Bourdetlle, un petit lac d'environ 1,200 mètres de circonférence, qui est alimenté par une source d'eau vive et limpide extrêmement abondante. Il est très poissonneux et nourrit d'énormes brochets qui dit* on sont tous borgnes;

singularité que l'on ne remarque pas dans la Promise , rivière éloignée seulement de 160 pas , et où ce lac épanche ses eaux.

Fontaine de la Doux. — Cette source, située dans l'arrondissement de Sarlat, eêt considérée comme la plus belle du département ; elle jaillit au fond d'urne gorge reculée formée par des collines arides et escarpées. Le bassin qu'elle présente à sa naissance est presque rond , profond de plus de 300 pieds, et d'environ 520 pieds de circonférence; sa surface est nette et dégagée de toutes plantes ; on remarque seulement le long des bords de belles nappes de cresson dont le vert tendre contraste agréablement avec la couleur noire de l'abîme. - Les eaux de ïajontaine de la Doux sont pures, transparentes , très salubres et assez abondantes pour mettre en mouvement plusieurs usines; elles forment. en s'épanchant , un ruisseau large et profond qui communique avec un autre cours d'eau considérable affluent de la Vezère. On pense qu'il serait possible de canaliser ces deux ruisseaux depuis la Vezère jusqu'à la source de la Doux.

Lac et sources de Salisourne.— Le lac de Saliboume est formé par des sources qui bouillonnent et jalllisseat à une grande hauteur. Leurs eaux sont fort transparentes , elles nourrissent des brochets monstrueux qui dévorent souvent, dit-on, les oiseaux aquatiques ; un en a péché du poids de 25 livres : tous étaient borgnes comme ceux de (a source de Fonta.

Cascade et source de Sou mac*— -La source de Soarzae est remarquable ; elle jaillit du flanc d'un roeber et forme en sortant une belle cascade d'environ 36 pieds de hauteur. — On peut s'introduire dans la cavité qui la renferme par l'ouverture même qui lui donne issse; là , dans une grotte vaste et profonde , on trouve «a bassin qui a lui-même beaucoup de surface et de profondeur , et qui se prolonge fort avant dans la colline.

Source de Marzac , située à une lieue et demie de Périgueux ; cette source a long-temps exercé la ssgarné des physiciens; ses eaux ont chaque jour une sorte de flux et de reflux. Leur mouvement commence vers six heures du soir.

Source de Trémolat.— Cette source est célèbre à casse de ses boues qui, étant remuées, s'allument , dit- on, lorsqu'on présente des matières enflammées à leur surface.

Grotte de Miremont. — Les grottes d'Azerat, de Saint-Nathalène et de Mrremont sont les plus renne» quables du département. La grotte de Miremamty autrefois appelée le Cluseau ou Trou de GranvtUe peut être regardée comme une des plus belles de la France. Elle est située entre Sarlat et Périgueux , près du village de Pivaset, dans le flanc d'une colline aride. Sa profondeur, depuis son onverture jusqu'à l'exirésmsé de la grande branche est de 1 ,067 mètres ; la totalité de ses ramifications offre un développement de 4,229 raètrei — L'entrée de la grotte est étroite , on ne peut y en* trer qu'en se courbant; puis le terrain s'abaisse a mesure qu'on avance , et bientôt on peut marcher droit et sans obstacle. - On visite d'abord la branche de droite, où le premier objet curieux qu'on rencontre est ie au de la vieille, stalactite ccfnique de quatre pieds et derai de hauteur. On y remarque divers stalactites pareilles à des mamelons. La chambre des gâteaux, salle de forme elliptique , longue de 30 pieds et haute de 9 , est ornée de branches de silex formant à l'en tour un double rangée rameaux entrelacés, disposés symétriquement et avec élégance, et représentant divers ornements de pnùs* série ; son plafond offre des coupoles et de petits causons naturels décorés des mêmes figures. De cette sait* on passe dans une autre plus petite et moins élevée, dont la voûte et les parois couvertes de spath triade transparent brillent comme des diamants; lorsque la voûte est bien éclairée, elles jettent des reflets étiacelants. — La vaste chambre des QpquMagrs, où Ton entre ensuite, est parsemée de térebratule* , d'huîtres fossiles et d'autres coquillages incrustés dans la rue;

••lie salle est suivie d'une autre chambre ornée de cristallisations comme celle qui précède. — Après avoir visité la première partie Je la grotte, on arrive à la grande branche par une galerie qui, dans quelques endroits, a 6 mètres de largeur et 12 d'élévation, et où l'on remarque, de distance en distance, des coupoles beaucoup plus élevées, d'une régularité et d'une beauté parfaites. On y trouve aussi une pierre quadrangulaire que l'on prendrait à ses dimensions pour le tombeau de quelque géant : c'est la tombe de Gargantua.

— Vers l'extrémité de la galerie principale , on entre dans Vallée de la Labanche, remarquable par de beauxchoux-fleurs qui tapissent les parois et pendent à la voûte ; ce sont des stalactites semblables à la plante dont ils portent le nom. —On descend, par une pente rapide , dans une salle dont l'entrée est étroite , mais bientôt la voûte s'élève et l'on découvre une vaste cavité qu'on nomme la place du marché. Le plafond surtout en est remarquable par les coupoles nombreuses

aui le décorent et qui sont toutes remplies de branles de silex, dont diverses ramifications font un effet agréable et singulier. Le sol argileux et toujours humide conserve les traces des visiteurs qui traversent ee lieu souterrain. Enfin , en sortant de la place du marché, on arrive à l'ouverture de la grande branche, où se trouvent deux'éboulements qui obstruent plusieurs routes souterraines, qu'ils empêchent de visiter. — La grande branche est aussi longue à parcourir que le reste de la grotte. Sans décrire en détail ses nombreuses ramifications, il suffira de dire qu'elles sont toutes curieuses et variées. Une double galerie mérite surtout d'attirer les regards ; les hommes n'en ont jamais construit de plus élégante ni de plus solide : c'est un modèle naturel du fameux Tunnel pratiqué sous la Tamise. * D'autres salles méritent aussi d'être visitées; il en est upe très curieuse , mais dont l'entrée est si étroite qu'il est facile de passera côté sans l'apercevoir. C'est un riche cabinet que l'on croirait tapissé de diamants — Au sortir de cette salle, on pénètre dans quelques autres qui renferment aussi plusieurs objets curieux : on y remarque à leur voûte des lames de tuf calcaire d'une couleur rousse tre, retenues de distance en distance par des filets de pierre de même nature, et dont les intervalles sont remplis d'une terre brune et argileuse ; ces Toutes et les parois qui les soutiennent sont incrustées d'innombrables térébratules et de coquilles de toutes les formes. Dans une des salles le sol est composé d'une terre argileuse et onctueuse que les ouvriers emploient comme de ia sanguine. — Après avoir examiné les parties principales de la grande branche, on arrive au ruisseau. C'est un entonnoir de 30 pieds de profondeur, où conduisent des marches assez difficiles. Là de nouveaux sujets d'étonnement attendent le voyageur; devant lui s'ouvre un passage entre des rochers prolongés à perte -de vue; à ses pieds coule un ruisseau qui traverse l'entrée et disparait. En pénétrant dans ce chemin tortueux, le voyageur remarquera avec surprise que cette partie de la grotte ne renferme aucun des objets qui ornent la partie supérieure; il retrouvera le ruisseau

Su'il croyait avoir perdu à l'entrée et qui , comme le tyx serpente dans ces noirs souterrains. L'imagination des premiers visiteurs avait changé ce faible ruisseau en un fleuve rapide de 120 pas de large, et au-delà duquel, disaient -ils, on apercevait une belle campagne.

— En avançant dans le labyrinthe formé par les galeries étroites qui se mêlent et se croisent, les sentiers se multiplient et deviennent plus difficiles ; les flambeaux ne fournissent plus qu'une lueur pâle. — Le premier in-

£';nieur qui, eu 1765, leva le plan de la grotte de âfiremont illit périr dans ces souterrains avec deux curieux 3ui l'y avaient suivi. S1 étant enfoncé dans ce passage , s'aperçut que la lumière allait leur manquer. &êw& reusement il ne perdit pas la tète; il retourna 'surle-champ à la découverte de la sortie et ramena des guides et des lumières au secours de ses compagnons.

Volcan m la Meyssandru. — Une haute coHiae nommée la Meyssandrie^ située à une demi - lieue de la grotte de Miremont, passe pour un volcan. On prétend qu'en 1783, à minuit et à la suite d'un bruit sourd et pareil à celui du tonnerre, un trou profond, ouvert dans le flanc de cette colline , vomit des flammes pendant environ une heure; qu'ensuite une petite souree voisina commença tout à coup à couler comme nu torrent impétueux, et entraîna dans ses eaux grossies un grand nombre de pierres calcinées. On assure enfin qu'un procès -verbal dressé par les autorités locales a constaté cette éruption.

Trou db Pomaissac. — 11 existe prés de Bugue , à environ 3 lieues de la Meyssandrie-, un trou profond en forme de puits nommé le Trou de Pomaissac, qu'on prétend aussi avoir vomi des flammes il y a une quarantaine d'années. Un habitant du pays eut, dit -on, le courage de se faire descendre dans cet abîme; mais, arrivé à une médiocre profondeur, il fit un signal pour qu'on le remontât sur-le-champ. Il rapporta qu'il avait aperçu de grandes cavités d'où s'échappaient des vapeurs méphitiques dont les exhalaisons l'avaient' empêché de descendre plus bas. Le Trou de Pomaissac est situé près d'une route; sa position favorisait les malfaiteurs, qui y précipitaient les cadavres des voyageurs qu'ils avaient assassinés. Les habilans du pays, afin d'empêcher de pareils crimes, essayèrent de le boucher au moyen d'une voûte en maçonnerie. M. Delfau , secrétaire général du département, et auteur d'une Statistique de la Dordogne, raconte que cette voûte , deux fois reconstruite , a été enlevée deux fois par de nouvelles éruptions de feux souterrains.

! BOUmOS, CaUTXAtTX, SM.

Périgueux , sur la ri^e droite de Plsle, ch.-l. de préfect., à 118 1. S.-S.-O. de Paris ( distance légale , on paie 00 postes &\i). Pop. 8,956 lab. — Cette Tille, l'antique SVtwiaa , est située dans une belle vallée; elle s'élève en amphithéâtre sur le penchant d'âge colline que baignent les eaux de l'Isle Elle se divise en deux par- • lies, l'ancienne cité et le Pu y- Saint-Front, qui ont long-temps formé deux villes distinctes, et qui jusqu'en 1240 eurent de graves et fréquents démêlés. Leurs désastres communs leur fit alors conclure un traité d'union. — La ville unie de Périgueux fut ceinte d'une même muraille ; elle se gouvernait elle-même , no relevait que do Roi , et comptait parmi ses droits celui de battro monnaie. Dans les guerres contre les Anglais , le courage 4s ses habitans leur fit acquérir de* nouveaux privilèges; iu lurent exemps de la taille et des francs-fiefs. Périgueux a souvent été pris et repris dans les xii*, xixi* et xiv* siècles. — Philippe* Auguste s'en était emparé. Saint Louis, par un scrupule pea conforme à la politique , la rendit , ainsi que V Aquitaine , aux Anglais , wt^ anciens possesseurs. Philijipe-le-Bcl la reprit à Edouard II ; mais en 1360 , le traité de Bretigny la rendit encore aux Anglais ; enfin Charles V la reconquit, et depuis elle n'a paj cessé de Caire partie du domaine royal. En 1675 les calvinistes s'en emparèrent. — Elle fut comprise au nombre des huit places de sûreté qui lenr furent cédées par la paix de 1676, et ils la gardèrent jusqu'en 1681. — Périgueux avait été orné par les Romains de divers monuments, dont il reste quelques ruines mentionnées à l'article Antiquité».— Sa position est saine et agréable; néanmoins la vieille cité est d'un aspect triste, ses rues sont étroites, mais ses maisons vastes et solidement construites. On y remarque quelques restes curieux d'architecture gothique. La ville nouvelle a reçu depuis peu de temps de nombreux embellissements ; les vieux remparts ont été démolis et ont fait place à de beaux et vastes boulevarts. Périgueux possède plusieurs promenades agréable»; le Court <U Tomrmy, soutenu par de belles terrasses , est planté d'arbres magnifiques. Il est situé dans la partie la plus élevée de la ville, et domine la vallée de l'Isle, sur laquelle il jouit de perspectives pittoresques. Un honorable habitant de Périgueux , grand amateur d'archéologie , Chamboa s fait rassembler et disposer avec art, dans un vaste jardin où il s voulu être inhnmé, un grand nombre de fragments d'antiquités découverts dans la ville et aux environs. Il a tait don à la ville de ce jardin , qui est devenu ainsi une espèce de musée public et sacré. — Périgueux possède un pont magnifique sur 1 I*le. — Sa bibliothèque publique renferme 16,000 volumes. — On remarque parmi ses édifices publics YHSul d* la Prjfecturt , beau bâtiment de construction moderne ; le Palais -dé -J*tti*e , la Cathedra t , VHépilmî, les Casêrmts, et une assez jolie Sali* d»t Sptctaclts. Il y existe un âfuf* d'a*tiq*U4* créé par AL de Taille/er, savant distingue. ^

FRÀffOE PITTORESQUE. — DORDOGNÏ,

Joenuae&feB» ebA a« eafct. , arrond. et à 6 1. 1|4 N.-Q. de Périjjueu*. Pop. 1,6*38 b*b.-~i Cette petite ville est agréablement située sut lft Dronne, qui la traverse. Oa y voit un château de construction fort ancienne ; ce château fut assiégé et prit eu 1203 par Guy, vicomte de Limoges. Les Anglais s'en emparèrent aussi et le conservèrent Jusqu'à leur exptiMon de l'Aquitaine. — II avait donné1 son hem à fà maison de Beurderllé. '

'BlA**o*k^ Sfrr làDfottae, à son confluent ateo 1» Colle » eivd. de cane., à fl 1. If* N.-O. de Périgueux. Pop. 3,7*2 hab. »i Cotte ville est dan» une situatum. agréable ; elle occupe, an pied d'une colline,. une Ile formée par la Dronne. La route nouvelle d'Angouléme daus le Midi la traverse. Sur la colline voisine s'élève une antique abbaye de bénédictins, dont les bâtiments sont imposauts et majestueux; ils sont de cdhstruetiôn as>eï moderne, a rexéepttoh de la chapelle et du clocher, beaux restes d'architecture gothique et) saiotine. Là tradition rapporte qrie Charîeoagne vainqueur des Gascons, et revenant vers le centre desee état* | se reposa « sur les bords de la Dronne , près d'une grotte célèbre où les druides rendaient leurs oracles, et que pour effacer les dernières traces du bulte druidique , il fonda 1 ancienne église qtn a doriné naissance à l'abbaye. Quelque* auteurs attribuent la fondation de l'abbaye de Brantôme à Louis-le-Débonuairë Les grottes dfe Brantame» Vastes et curieuse* excavations, iiù Ton trouvé effectitemout un autel antique; sont situées derrière- l'abbaye. Brantôme est une petite ville gai» et propre,. et qni s'embellit chaque jour de jolies constructions. Elle à été autrefois ceinte de murs et de fossés qui étaient baigués par les eaux de la l^ronnè; mais ses fortifications ont été détruites. Le vallon de la Dronne est fertile et bien cultivé. L'abbaye de Ërantôme a été possédée eri conimeride par l'historien de ce nom, qui s'y retira après là frttaHle de Jaruac, où il avait assisté Ce fut dan» cette retraite qu'il composa «Ho partie dé ses ouvrages.

- ExJnnutvL „ snr la rive druite de la Loue, ch.4. de cent. » à 8 1. N.-O. do Pérignenx. Pop 1,709 hab. -Cette ville» autrefois érigée en marquisat en faveur de Talleyrand, prince de Chalais , renfermait, avant la révolution» un monastère où l*ou voyait les tombeaux dès ducs de Bretagne, vicomtes de Limoges et comtes de Périgord — Excideuil possède aussi les ruines d'un vieux château où la tradition rapporte que Richard-Cœur-de-Lion a été blessé et lait prisonnier.

BfcfcOEftA*, snr la rive droite de la Dordogne, eh.*l. d'arrond., à If 4. S.-©, de Pérignenx Pop. 8,557 hab. — C'est une jolie ville, d'aspect «ont moderne, située an milieu d'une riche et vaste plaine sur le bord de la Dordogne, où elle possède nn pont magnifique de cinq arrhes. Elle est propre, bien percée, générale- ■1 en t bien batte et environné* de sites agréables; déjà considérable, elle tend encore à s'accroître.— Ce n'était autrefois qu'une Bourgade avec cttâtellenie qui appartenait aux seigneur* de Pons, et qui, vers les commencements du xtve siècle, par suite d'un mariage, lot réunie au Périgord et en suivit les vicissitudes En fM6, les comtes de Périgord l'échangèrent avec Moncuq-eu- Qeerey , qui leur fat cédé par le roi Philippe VI. — Bergerac tomba fto pouvoir des Anglais , qtti la fortifièrent ; mais , en 1971, LooU d*Aoj««u, frère de Charles V, la leur reprit Les Anglais e*en rendirent mattres un* seconde fois , et en furent chassés de non veau en ♦ 460. — Elle ont plusieurs sièges a soutenir pendant les guerres civiles et religieuses , et fut souvent prise et reprise par tes divers partis. Louis XHf s'en empara malgré tons les tra» vatfx ttn'y a valent fait exécuter les protestants, et en fit raser tontes les fortifications. — Bergerac possède quelques édifices pnfettes convenables , née salle ' de spectacle et de jolies proinenedes.

- BasttiiiMrY, eh.-!, de cent, k ï i. frî 5>Ë. de Bergerac. Pop. 1,850 hab. -Cette petite ville, fondée vers la fin du xit" siècle t>ètun maréchal de Gascogne nommé Lucas de Terny, ors c%pe le svjitamèt d'un mamelon entre la Conze et un de ses nfinitrts. On reconnaît à sa forme qne c'est une des villes bâties par lés Anglais, lorsqu'ils étaient maîtres de la Guy eh ne Elle présente on Carré long entouré d'un mur flanqué de totfrs*; an milieu -est une place où aboutissent des rues à angles droits. L*é-

Îlisè est de fondation pins ancienne que la ville , et remonte à 271 \ elle appartenait à nn peut bourg qtti a été compris dans Fenécinte fortifiée.

BtAtrtr. — Ce château , nn des pins remarquables du département, est situé à lî 1. S.-K. de Bergerac; il appartenait depuisun temps immémorial à la famille de Gontant, qui tenait, dès le XIe siècle on rang distingué- dans la Guyenne. C'était le siège d'une des quatre baronnies du Périgbrd. — Henri IV l'avait érigé on ddehé-pâirie en faveur du maréchal de GontauMIiron , qui eut II tête tranchée en 1602. — Le tombeau de cet homme de guerre , non moins célèbre par ses exploits que par sa fin tragique, se voit encore an château de Biron.

Mr/irftAZttft , eh.-!, de cant., à 10 I. 5.-E. de Bergerac, Pop. 1,001 hab. — Celte petite ville est située snr un plateau élevé où se trouvait autrefois nne forêt. Elle fut fondée en 1*264 , et bâtie sons k direction dit fameux Captai de Bach , Jean de Grailly. *-

Son plad est nn «erré, long d'environ 650 mètre» esnf 1

très de largeur. Elle est entourée d'une seule enceinte fia»

tours; de larges rues qui se coupent à angles droits, coud

à une place centrale entourée d'arcades sous lesquelles on peut se.

promener À couvert. La ville est propre, bien aérée, mais les mai-

sdn* en sont mat bâties.

SAiffT-AcviR* , ch.4. de cant. , à f 1. lf>R de BergeYte Vbp. 1,807 bab. — Ce bourg , situe snr le Lusre , dama «îi liée egr**t* environné de bois» parait être d'une origine fort mncàeansef arn structure et la mauvaise construction, deé maiions anaooenatt Wanr antiquité. Le château de Saint-Alvère , a^aez fort avant l*ioveatioo de la poudre, était flanqué de tours et garni de murailles qn'eatou raient de larges fossés. Il est maintenant en ruines— Ou, voit . pfes de Saitit-Alvère , ubé petite hiàre qui offre, dii-on, lé idtmé phéoomèrie qiie la source dé TretnoWt , et dont leê eattt prewaeirt feu lorsqu'on en approche quelqne* mirtière* enflânneéet».

Sjunt-M icbtoï à H i G.de Bergfcrac. Cette cohiinniea'es*B«aaeii^ qnable que percé qu'elle possède le château ouest nés'uufnDotttùraue» teur des Essais. Ce château existait encore naguère à> pen près tel qu'il était du temps de Montaigne. Il est situe sur nn des petits plateaux quî bordent la rive droite de la Dordoene, et on y jouit de belles perspectives.- flods allons, dViprès MM Joûânnét et deVefneilh-Puiraseau , éh offrir ht description abrégée : << Le pSrrerr* « les bâtiments et la cour, forment ne cefré k)Ug« orienté i l'est et a l'ouest En eolraet , en face, sont les chais , a droit* Irt 4 à gnuebe le principal eorpa de logis , composé de < gulières et de deux pavillons» En le visitant , on i'èto»

coteaux du Bordelais et du Périgord. De l'autre ddté de li cotrr , aux adgtes de mur d'enceinte , S'élevaient deux tours qni cMmeuniquaient par une galerie. Une de ces saurs , ooMae èeets le *ooe de Trœkèr*, placée à l'angle nord, et actuellement «o remaees était habitée par la femme de Mon tais ue , l'antre était la dcmoor* habituelle du grand écrivain dont elle a conservé le nom. Cette tour est encore à peu prés telle qu'il l'a décrite dans sei~Es*ois. Au rez-de-chaussée se trouve la chapelle dont on k fait ensuite les archives. La chambre où Montaigne Couchait , petr wtr» ttwt, occupait le premier étage $ on y monte par qeetre degrés en piètre* et l'on reconnaît aa cheminée et ses deux fenêtres à preibnde* eaaw brasures. Cette chambre à coucher communique aven «eue amen* chambre qui se trouve dans une tour carrée accolée à U. teasr ronde. ( 'est là que Montaigne se tenait pendant les jours de froid. Le deuxième étage, celui dont le philosophe a parlé avec pins de complaisance, renfermait sa bibliothèque. Les poutres qui son* tiennent le plafond étaient ornées de Sentences grecques et latine*, écrites en noir sur un plafond clair Ces leseriptieae sont em^ore lisibles ; nous en citerons quelques-unes t E* fr*t * * ce *• séant « pas tant les choses qui tourmentent l'homme, qne l'oaiiaùoai qm*sl « a des choses. — U n'eut point de raisonnement auquel on m opr <« pose un raisonnement contraire. — Le souffle enfle les outres» « l'opinion enfle les hommes. — En latin : cendre et poosvièro, de « ou'ul t'enorgueillis- tu ? — Notre entendement erre en aveugle «* dans les ténèbres , et ne peut apercevoir la vérité. * -«- On Ht en plus gros caractères , sur la poutre do milieu, cette devise &m ange 1 « je ne comprends pas , je m'arrête , j'euamme. » •— A la lu Mae thèque tient un petit cabinet on boudoir qui avait été décoré éev peintures à fresque un peu libres , et qu'une main scrapoleaase a. dégradées. — C'est an -de»sus de la bibliothèque, dans nn petit grenier, que se trouvait la grosse cloche dont il est question dans les Estait.

ViLLimA*cHR-D*-loîrGCBKr*r, rh.«l. de cant., à ff> 1. *|t M Bergers*. Pop. 1,180 hab. — OKe petite et ettefettaé «Ule> «et batio an sommet d'une aniline escarpée d'eu s'énbappent plaiiamie ruisseaux. Soi* origine remonte s une époque très reeuléè. Om jm trouvé plusieurs fragments antiques. L'enceinte de VjlstnVsum» che , dont la forme est un carré long flanqué de tonrs-, pajrait avoir été élevée iwr les Anglais. Le château est de constrnctroe> plus ancienne. La ville fut prise d*as»int pftVles calvinistes » em 1577 Sully assistait a cet asssbr. Elle Ait livrée au pBlage :- Fj u gageai pour ma part, dit4l daas ses aV^aeias»» une fceuise én> « mille éens d'or, qu'un vieillard poersuivi pas? des mdiht», ane> « donua pour loi sauver la vie. •

NoaTRoa , sur le Bandiat , cb»-l. d'arrond. . à 10 L If . de Pécà» gueux Pop. 3,426 hab. — Cette ancienne ville est environné» «le bois et de prairies qui" en rendent le séjour agréable pendant la, belle saison ; mais le» rues sont irrégulièrement percées et ses analson* généralement mal bâties. **Ooy voyait naguère les minée d'un veste ehâteeu-fbri qui e été déaaoH et e fait place à em odisnem particulier d'one construction moderne et élégante. U rente m peâane quelque, débris de ce château autrefois puissant et |de*a de sem» venirs historiques. — Roger , comte de Limoges , an temps de. Charlemagne » fonda , à Nontroo , vers 804 , nn monastère sema Hovocatiou du Saint-Sauveur. En 785 , il avait déjà donne la casâtellcnie de Tfontrôn à l'abbaye de Chaitoox , en Poitoo. -=- Vewr

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l'an 1100, les ajibéa 4e Charroux cédèrent cette ehatellenie aux vicomtes de Limoges, sons la réserve de 1'homm.age et de la redevance auuuelle d'une haqueuée dont la .valeur fui réglée* en 1901, à 1$ livres tournois. Les vicomtes, devenus puissants , réfutèrent cet hommage et cette redevance, ce qui détermine les moines à céder lenrs droits à Philip pe-le-Èel , moyennant une renie sur la

wfï\le de Nontrou. — » Le château de tf on trou f érigé en baronpie ,

'toassa à la maison d'Aibret. — Henri IV, devenu roi de France , laissa cette seigneurie à sa sœur Catherine de pourbou ; après la mort de cette princesse, il la vendit à Elie de Coulonges , seigneur de Bourdeix. — La ville de Nontrou était fortifiée et a soutenu plusjeprs sièges. Elle fut plusieurs fois ravagée parles tformands; les Anglais la possédèrent en 1420; l'armée, de l'amiral Coligny , réuuie aux protestants du Limousin, la prit et la saccagea en 1670. Les états du Périgord s*y assemblèrent en 1576. — iSoqtron ne renferme aucun édifice remarquable, mais on y trouve nu hôpital bien teuu. Cette ville possède de* fontaines abondantes et des promenade» agréables.

Thivikr», ch.-l, de canton, à 6 1. ||4 K. de Noutron. Pop.

'3,308 bab. — Petite ville située sur une colline non, loin des frontières du Limousin. On v trouve lps ruines de deux châteaux gothiques. — Elle fut prise en 1 221 par Guy III , vicomte de Limoges.— En 1575, elle eut a soutenir nu siège contre les protestants commandés par le vicomte de Turçnue } les assiégeaut* furent plusieurs fpis rigoureusement repoussés, mais malgré une opiniâtre résistance,, U ville fut prise par escalade et livrée au pflUge.

Riberac, cli -1. d'arrond., à 7 I. 1)2 O.-H -O. de Périgueux. Pop. 9,954 bab. — L'origine de cette petite ville , agréablement [ située dans une plaine sur la rive gauche de la Dronne, est fort : ancienne. C'était d'abord une ehatellenie appartenant à la maison de Pons. An*6 44 *•», fille de Gny, eo-scigneur de Turenue, l'apporta .en mariage, en 1476, à ûdet d'Aydie, dont un des descendants, françoi* d'Aydie. qui fut tué au siège de û Rochelle, fut nommé en 1^95 comte de Riberap. — La ville , quoique pro- , pre , bien bâtie et s'rmbéllissaot de jour en jour , ne possède aucun édifice remarquable.— Ou voit dans les environs le» ruines d'un çbâieau-fort qui a appartenu ? la famille de Turenne.

JuMiLHAc, cji.-j. de canton, à 8 1. 1{4 E. de ÏNootron. Pop. 3,188 bab. — Ce bourg, qu'on nomme le grand pour le distinguer

"d'nn autre du même nom sitaié dans le même arrondissement , s'élève, pon loiq des source? de l'Iale. Spe origine est fort ancienne* — t»e château de Jumilbac existe encore a peu près comme fl était avant la révolution. C'est un édifice considérable : il a soutenu plusieurs sièges. — Les 4-uglais *en étaient emparés au xjve siècle i Us en furent citasses par le connétable Ougue*cJUn.

Musjjidaiî, sur la rive gauche 4e l'Islet <b.-l de c*nt , à 7 1.

.$. de Riberac. Pop. 1,^00 bab. — Cette ville*. que traverse la route de JLimoges a Bordeaux, est assez jolie. KUe était autrefois fortifiée. — r En 1563, Jes protestants s'en emparèrent par eu • coup de main hardi. — En lrolt, le maréchal Tùnolcon de Cos+é- Brissac voulut la reprendre, et en fit le siège; il y fut tué d'une arquebusadepar Charbonnière, soldat périgourdun, «lequel, dit « Brantôme, se tenait assis devant une canonnière, par où il ajua- « taît les assiégeants avec deux arquebuses qu'on lui chargeait «alternativement, en sorte qu'il tirait incessamment.» Néanmoins

'le garnison capitula j mais Tarjnée ne fut pas plustflt cutrée dans la place , que malgré la capitulation elle passa les protestant» au ' fil de l'épée. Montaigne a fait de ce triste événement le sujet du

•chapitre de ses Estait f intitulé : L'Heure de» parlement dangereuse. • Sarlat, sur le Parlât, ch.-l. d'arrond , à 17 J. Irï S. -JE. de' Périgueux. Pop. 0,056 bab. — C'est une ville ancienne, située dans une gwrge sur un ruisseau dont elle a pris le npm. — On présume

-qu'elle doit son origine à nn monastère de Saint-Benoît, fondé p*rChaxlemagne,et <rui fnt successivement érigé en abbaye et en évéché. — Comme les antres villes importantes do Périgord, Sarlat était fortifiçe. Elle fut plusieurs fois prise et reprise durant les guerres de religion. — Elle soutint deux sièges dans le xvi* siècle, et un troisième sons le règne de Louis XIV. — Cette ville est jolie, propre, assez bien bâtie, et possède plusieurs édifices ptàflics , parmi lesquels on remarque l'hôpital , le collège , etc.

MoirTiçiTAC, sur la rive droite de la vezère , ch.-l. de cant. ? à 8 ). If.-O. de Sarlat Pop. 8,922 bab.— Cette petite ville, d'origine ancienne, est dominée par lee rsdnes d'an vieux château qui a joué «a rôJe important, durant les guerres contre les Anghus et celles de religion. — Archarabault de Talleyrainl s'y renferma

.pour résister a l'édit de confiscation rendu en 1896 conjure son

. père , mais U y fut surpris par le maréchal de Boucieault , arrêté et conduit a Paris , où il fut condamné à mort-, sentence qei ne fut point exécutée. — J,es étals du Périgord se réunirent à Montiçnac en 15$o, 1607 et 1601. —iùx J5Ç0, ressemblée débbérant sur le projet de supprimer le présidial de Bergerac, un consul dp Sarlat s'y opposa, en disant : « Le peuple est plus aisé et soulagé « si la justice est près de sa porte, et voire serait besoin qu'il l'eût « «km «a maison, »— Bn IttV, on s'occupa de la navigation de Ville et des J&oyens de rendre l*\ Dordogne navigable jusqu'à Souillée.

Tkrrassoit , sur la rive flanche de U Tezère , ch.-l. de cant., à 8 1. W. de Sarlat. Pop. 2,985 bab. — Cette ville s'élève en amphithéâtre au bord de la Vezère, en face d'nn pont magnifique «ri {{té récemment construit.— On y voyait autrefois une abbaye dont ni fondation remontait an vie aièele, et était attribuée an rbVtJqntrand. — Ce monastère fut Terigine de la ville.- ■*- Terraason m eu à souffrir pendant les guerres civiles , étrangères et religieuses qui oau désolé, le pays ; elle fnt plusieurs fois prise et reprise. La ville est dans une situation agréable \ elle -renferme qnejqnet constructions d'assez bon gont ; mais les rues sont étroites et tortueuses. Elle pobsède un beau quai sur là Vezère , qui était autrefois navigable JMqn+là , et qui le redeviendra sans doute par suite des travaux de canalisation qui doivent jrétr+exéfgtéa,

DITXSIOV POXJTxÇtTX BT Al>mWI9TmATtTK.

PouTiQtjs. — Le département nomme 7 dépotés. ]X est.diriaé en 7 arrondissements électoraux, dont les ch.-l. sont ; Pçrignena}, Exidcuil , Bergerac , Lalinde , Nontron , Riberac« 5ajJ$f. Le nombre des électeurs est de 2,^64.

Awm<i$TR.*Tiv&. Le ch.-Iieu de la préfecture est Pérjgetux, Le département se 4ivisc en 5 sons-préfect. eu ajrond. çomin^:

Périgueux. . 9 cant» 113 puiain., 101.527 habit.

Bergerac f3 . \7A / UfàW ^^

Nontron 8 8Q M,m •

Rilwrac, . m . , , . f , 7 84 7 V74 ,

Sarlat 10 133 IQfoajQ

Tetpl- . 4f canjt^l^eejn.^ 4S'2y750 habit.

S*r*ie* du tr^ter public. — 1 receveur général et I |MffÉ* (dfiaidaut % Périg»|e»x) , 4recev. partie; 5 percept. d'armid.

Contribution» directes, I direct, (à Périgneux), et 1 inipejrfmi,

Dom*iMS et efr*gutrem*H*. -r 1 4v99H,Kk P#«gntHX>^ jinipeet^ 3 vérificateurs,, . -

éb/xth4çi's. — 5 conservât dans les oh.rl* 4'iwtmL mamm.

•Contributives indirectes. — I directeur (à Pérignea»), 4 dâraep teors d'arrpnoV , 5 recev. entreposeurs.

Faréu. ■ Le départ fait partie de la 81 * conservation forestière.

Ponj*+hcktm*4éts — Le département fait partie de U h" inspection, dont le cfacf-l. est Bordeaux. — Il y a 1 ingénieur en chef en résidence à Périgneux. • *

Mines.— Le dép. fait partie dn M* atrend. et de le t* djvrsièn, dont le chef-!, est Montpellier. — 1 ingéniew des mines réside « Périgueux.

Hauts. — Le département fait partie, pour lee courses de chevaux, de 7* arrond de concoure, dont le chef-Ken eet Bordeaux.

Militaire. **- Périgueux est le quartier général de la 30e division militaire , qui se compose des départements de la Dordogne f dé la Charente , du Lot, de la Corrèxe et de Lot-et-Qaronne. -y II y a à Périgueux : 1 lieutentmt général commandant la divjsfôç, 1 maréchal de camp, commandant le déijartemeut , 1 intendant militaire , et 2 sous-intendants — Le dépôt de recrutement est à Périgueux. — La coin pa gui e de gendarmerie départementale fait partie de la 11e légion, dont le ch.-ljeu est à Limoges, et qui comprend les compagnies départementales de là Haute-Vienne , c|e la Dordogne et de la Corrèze.

Judiciaire. — Les tribunaux sont du ressort de Ja cqar rqyiife de Bordeaux. — Il y a dans le département 5 tribunaux de 1^ instance : à Péri gu eu* ('i'chambres) , Bergerac, Nontron, ri iberac, Sarlat , et d tdbvnAttx do coaineièe» JFéaignenx , Bergera¥ et Sarlat.

Religieuse — t^/u catJw^nf. — Le dépar tenant /ojsaag le diqcèse d'un évécjié, érigé dans le iue aièdef suffraga.nt de ^ariW v^ché de Bordeaux , et dont U si^ge est à JRériguen*. r— H y a dans le département, -r- un aémipaire diocésain proa^aoireiQent établi à Sarlat ; — à Bergerac, une école secondajrcr ecclésiastique. — Le département renferme 8 cures de V* classe â •! de V, 866 succursales et 49 vicariats. — Il y existe 1 école cni^ajipf i«4f cojigrégaliens religieuses de femmes, coapoaéea dn ^*4>«o»urs, qui seepu/ent Ô0Ô maladie* ejt élèvent gratuitement t$P enfant "

iMlte protestant — Los réformés do département ont £ églitft* consistorialef ; Tune à Moqt-Carpt, desservie par 3 naMlfiOttfttvisée en 2 sections, Mont-Carçt, Ja Jiocbe-Cbalais ; l'autre à Bergerac , desservie par 8 pntktcurs. — 11 y a en outre dans le département 19 temples on maisons de prières. —On y eosjtytelstofttéf -nibhqnea, 1 -soeiété des missions évangéliqoes , 2 sociétés defrtrâtlè religieux et 7 écoles protestantes. "--.»■ 4-

Universitaire. — Le département est compris dans le rfessort de l'Académie de Bordeaux.

Instruction publique.— \\ y a dans le département s — à Bereeraej nn collège ; a Pértgnenx , nn coMége; à Sarlat , nn foMége/~ £* nombre des écoles primaires du département est de t2B rqnt torifc fréquentées par 6,»S2 élèves , dont 0,0ftf garçons et 740 filfesv — Les communes privées d'écoles sont au «ombre de 456.

Sociétés savantes, etc. — U existe à Périgueux nne Ae/MV d'Agriculture, Sciences et AfUi une £*oto *U JJierin itndmwè •; un Cours d' Accouchement, nn Jardin botanique et nne PepùtUra é*pm* 4w**Uf*,tX enfin nne Çtflmiim fuU/mlngifmi tUpartementale,

stt

FRANCE WITORESQUE. — DORDOGNE.

D'après le dernier recensement officiel , elle est de 482,750 h. , et fournit annuellement à l'armée 1,400 jeunes soldats.

Le mouvement en 1830 a été de ,

Marines i . 3,918

NaUtancts. Masculins. Féminins.

*^\*Eï!u 6W - ft,«lsiTotal IS*640

0/oit. '. 5,*12 — 5,126 Total 10,3*8

Dans ce nombre 8 centenaires.

Le nombre des citoyens inscrits est de 93,401. Dont : 37,218 contrôle de réserve.

84,278 contrôle de service ordinaire.

Ces derniers sont répartis ainsi qu'il suit : 54,012 infanterie. — 61 cavalerie. — 148 artillerie. — 52 sapeurs-pompiers.

On en compte : armés , 6,132 ; équipés , 1 ,456 ; habillés , 8,108.

28,768 sont susceptibles d'être mobilisés.

Ainsi , sur 1000 individus de la population générale , 190 sont inscrits au registre matricule, et 60 dans ce nombre sont mobilisables; sur 100 individus inscrits sur Le registre matricule , 54 sont soumis au service ordinaire, et 42 appartiennent à la réserve.

Les arsenaux de l'Etat ont délivré à la garde nationale 6,508 fusils , 66 mousquetons, 2 canons , et un assez grand nombre de pistolets, sabres, etc.

Le département a payé à l'Etat (en 1881):

Contributions directes. 4,432,927 f. 84 c.

Enregistrement , timbre et domaines 1,605,857 19

Boissons, droits divers, tabacs et poudres. . . 1,027,700 81

Postes. 180,687 01

Produit des coupes de bois 2,170 26

Total 7,980,4881 64 c.

U a reçu du trésor 6/07,842 fr. 11 c, dans lesquels figurent :

La dette publique et les dotations pour . . . 868,7 03 f 84 c

Los dépenses du ministère de la justice, . . . 163/80 07

de l'instruction publique et des cultes. . 882,401 83

de l'intérieur 262,995 17

du commerce et des travaux publics. . 1,362,083 81

de la guerre 1,616,747 06

de la marine 626 82

des finances 139,607 48

Les frais de régie et de perception des impôts. 673,220 76

Reanbotursem., restit., non-valeurs et primes. 868,676 27

Total. * 5,707,842 f. lie.

Ces deux sommes totales de paiements et de recettes représentant, à peu de variations près ,1e mouvement annuel des impôts et des recettes , le département paie annuellement 2,272,646 francs 43 cent, de plus qu'il ne reçoit, ou plus du dixième de son revenu territorial , pour les dépenses générales du gouvernement central.

IMfcPAA'

i s'élèvent en 1831 ) à 351.047 fr 60 c. Savoir : Ùép. fîmes .• traitements, abonnements, etc. 79,500 f. » c. Dép. iriahUs : loyers , secours , etc. ..... 271,547 60

Dans cette dernière somme figurent pour

48,710 f » c. les prisons départementales, 60,000 f. >■ c. les enfants trouvés Lee secours accordés par l'Etat pour grêle , incendie, éptaootie, etc., sont de 83,448 »

Les fonds consacrés au cadastre s'élèvent à. . . . 79,311 Les dépenses des cours et tribunaux sont de. . . . 120,797 Lia frais de justice avancés par l'Etat de. . . ... 88,673

nroUSTMIZ AGRICOLE.

Sur une superficie de 941,406 hectares , le départ, en compte : 290*000 mis en culture et prés. — 46.000 prairies. — 69,644 forêts. — 170,000 châtaigneraie». — 70,000 vignes. — 300,000 landes et terres incaltes.

Le reveno territorial est évalué à 21,827,000 francs.

Le département renferme environ : 10,000 cbevaux. — 25,000 snolets et Anes. — 20,000 bétes à cornes (race bovine). — 110,000 porcs. — 6,000 chèvres. — 300,000 montons.

Les troupeaux de bétes à laine en fournissent chaque année environ 450,1100 kilogram. , savoir : 6,000 mérinos, 20,000 métis, 426,800 indigènes.

Le produit annuel du sol est d'environ,

Ea céréales, été 1,600,000 hectolitres.

En parmentières 1,560,000 id.

En avoines 50,000 id.

En ▼*»«. 660,000 id.

En châtaignes 400,000 id.

En noix 72,060 id.

Le produit des céréales, parmi lesquelles figurent le mais et le sarrasin, suffit à la consommation locale. La récolte des châtaignes est aussi une ressource pour le cultivateur. — L'huile de nuix et les vins surtout occupent une grande place dans les richesse» agricoles. — Le vin blanc de Bergerac est très estimé. On cite , pour cette qualité, les côtes de Mont-Basillac, Saint-Messant et Sancé, sur la rive gauche de la Dordogne ; et pour les vins rongea, celles de la Terrasse, de Pécharmant, des Farcies, de Campréel et de Saint-Foy-dcs-Vignes , sur la rire droite. On estime aussi les vins de Domine (arrondissement de Sarlat) , et ceux de Brantôme et de Bourdeille arrondissement de Périgueux). — Les vigneron* dej l'arrondissement de Riberac, dont les produits sont pen estimes , sont dans l'usage d'éleve'r les pampres de la vigne sur des arbres, ce qui, à l'époque de la vendange, présente un spectacle rharmant, tandis que dans d'autres localités où les ceps craiaseat sur des coteaux non abrités , on est forcé de les laisser rampera terre , sans même les soutenir par des échalas, de crainte de donner trop de prise à l'action des vents. — Le pays renferme pea de prairies, néanmoins on y engraisse des bestiaux. — Nous avons dit qu'on y recueillait des truffe» excellentes; on en fait un grand commerce, aiosi que des jambons de Pcrigord, des volailles et des dindes truffées. — Les fromages de Thivicrs et les pelés de Périgueux jouissent d'une grande réputation.

^ La métallurgie et la papeterie occupent le premier rang l'industrie du pays. — Il y existe 37 hauts fourneaux où Ton le fer, et 88 forges, dont deux à la catalane. On y fait aussi de l'acier naturel. La fabrication de la coutellerie commune et tr commerce des couteaux à manches de «ois ont une grande extension — Le papier de la Dordogne est estimé à l'égal de cefan d'Angouléme. — Le département renferme des fabriques d*éBvmines , de serges , de cadis, des moulins à huile , dea tannera, des fabriques de gants de peau , des chapelleries , des brusserin qui produisent une bière excellente . des distilleries dont le» liqueurs sont estimées, etc. — On cite aussi les dragées de Périgaenx.

Il existe, dans le département, un grand nombre dr mien

et de carrières en exploitation. Ou emploie des cendres fossiles et des marnes calcaires pour l'amendement des terres. On y n|ilsfti du sable arène, de la chaux hydraulique, de la pierre - iitiir. etc.— Le grès de Terrassongren ferme dn cuivre carbonate, vert cl bleu , avec lequel on prépare du vitriol bleu , propre au nonvaam chaulage des blés. — On exploite , dans le pays, placeurs car* rières d'ardoises ; il existe aussi des briqueteries et des *^»ni<i

Récom perses industrielles. — A l'exposition de 1834, findustrie du département a obtenu 2 médailles de bmase, 3 aao> tions honorables et 5 citations. — Les médailles de nnoflxx eut été décernées à MM.Festiigières frères (de Tayrac , arr. de Sarlat^ pour ouvrages en fer ; Dupont (Auguste; et comp. (de Pésigarm\> pour pierres lithographiques. — Lès mcntiohs et erra/nos* eut été accordées pour des faïences, des essais de carton» et da pansa* fabriqués en bois pou ri , pour fabrication de chaux h jdsasdâant, de tuiles; de manganèse; pour un nouveau mode b?é*Jaira*e dm ateliers, et pour chanvre préparé par un nouveau procède.

Foires. — Le nombre des foire» du département est de 814L— Elles se tiennent dans 120 communes , dont 44 chefs-lieu, « tant pour la plupart deux à trois jours, remplissent 841 -

Les foires mobiles , au nombre de ô3, occupent 91 jossi __ Il y a 88 foire* me*uaires.—4b4 communes sont privées de i

Les articles de commerce sont les bœufs , les coeJsosss et aat mouton». — A Périgueux, à Bergerac, àXalatière et à Miaulpi zier, il y a des foires consacrées au commerce des cbevaux . et» mulets et des ânes. — Le marché aux cochons de Périgvesnc auusr pour le plus considérable de France. — Térasson , Th*m»A Brantôme possèdent dans la saison- un marché aax truites.

jfnnmaire dm département de ta Dordogme, par Delfan ; int-S. Périgueux , 1808 et 1804. — Précis statitt. dm départ, dm Im DemA (Annales de Statistique, t v). — Statistique de la JUr*1tgm* , P cachet et Chanbire;in-4. Paris, 1800. — Jmtiqmités dm m \m\. rfr par Ulgrin de Taillefer; in-8. Périgueux , i&îi.—jdmmmm£rmd*d*p, de la Dordogne ; hi-8. Périgueux , 1 810 à 1880. — Netiea *mr Ta—sar et S ti*- Louis (arrondis», de Mussidao), par F. Jonamaet; im-18. Périgueux , 1820.

A. HUGO

O» mmmwit staa DBLLQYB,éttJStw, ptoce de la Bott*. i— «s» WJim sV»taaaaaaw st.

Paria. -

et Fonderie da ataurotix et C9, rue des Francs-Bourgeois Saint-Michel, 8.

Département du Doubs.

(€i-ïrr twnt JFraiwl)e-<t0mti.)

histoire.

Le territoire oui forme aujourd'hui le département du Doubs était la principale partie du pays des Séquaniens (Sequani) , peuples puissants dans les Gaules , qui sont compris par César dans la Gaule celtique. Auguste détacha là Séquanie de la Gaule celtique pour la comprendre, en l'agrandissant , dans la Gaule belgique ; elle reçut alors des géographes le nom de Maxima (provincia) Sequanorum.— Les Bourguignons s'en emparèrent sous le rèçne d'Honorius et l'unirent en 450 au royaume qu'ils fondèrent et dont Glovis fit plus tard la conquête. — Sous le rèene d'une partie des rois de la première et de la deuxième race, elle resta réunie à la couronne. — Plus tard , par usurpations, conquêtes, mariages, successions, la Franche-Comté, dont Fesuntio (Besançon) était la eapitale, se trouva faire partie des possessions des ducs de Bourgogne , et fut incorporée aux immenses domaines de Charles-Quint , qui la com- Ï>rit dans un dixième cercle de l'empire, créé sous e nom de Cercle de Bourgogne. — Elle resta dans la possession des rois d'Espagne de la maison d'Autriche jusqu'en 1660 que Louis.XlV s'en em-

Çara, sous prétexte des droits de la reine Mariehérèse d'Autriche safemme. — Rendueà l'Espagne la même année par la paix d'Aix-la-Chapelle, elle fut conquise une seconde fois en 1674 et cédée par la paix de Nimèpie, en 1678, à la France, dont elle n'a point cesse de faire partie depuis cette époque. — Lors de la division départementale en 1790, la Franche-Comté a forme trois départements , le Doubs, le Jura et la Haute-Saône.

AtmÇVTTÉMm

Les principales antiquités romaines du département existent à Besançon, l'antique Fesuntio. — Nous parlerons de la seule et la plus remarquable qui existe (y Arc triomphal dit la Porte noire) à l'article consacré à cette ville. — Les autres antiquités, dont il ne reste plus que des fragments enfouis sous les terres ou recueillis dans le Musée départemental^ sont des restes de bains , des aqueducs , des statues , des ustensiles, des vases , des médailles, etc. — En 1820 on a découvert à Mandeure les ruines d'un théâtre romain. — L'aquéduc d'Arcier présente encore des parties assez bien conservées.

On voit dans le département les ruines d'un grand nombre de châteaux du moyen-âge qui couronnaient toutes les sommités isolées ou susceptibles d'être fortifiées.— Le château deTorpe , situé dans la vallée du Doubs et dans le voisinage d'un ancien château-fort, a appartenu au marquis du Châtelet, dont la femme, la belle Emilie, T. h — 40.

est plus célèbre par l'affection que Saint-Lambert et Voltaire ont eue pour elle que par ses connaissances mathématiques.

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