C:r mo part » É el lour fosquèt n partache de soon bé
Qaalqoe chonrs oprès, lou pus chonbe preognen omb'el tout es qu'obio, s'en ouet bonyocha dins an poys elouègnat on a despensst tout soun bè en debaouchos.
Un homme avait denx fils , Dont le plus jeune dit à son père :. « Mon père , donnes-moi ce qui doit me revenir de votre bien. » Et leur père leur fit le partage de son bien.
Peu de jours après , le plus jeane ayant amasse tout ce qu'il avait , s'en alla dans un pays étranger fort éloigné , où il dissipa tout son bien en débauches.
VOTES BIOGUELAPHIÇU».
Le département a donné naissance à un grand nombre d'hommes distingués. Il compte :
En hommes de guerre : le brave chevalier d'Estaino , qui, à Bovines, sauva la vie à Philippe- Auguste ; le
Çrand maître de Tordre de Saint- Jean de Jérusalem , héodat de Gozon , vainqueur du fameux dragon de Rhodes; un autre grand maître, Jean de la Valette, illustre par son héroïque défense de Malte; le maréchal db Bsllb-Isle: et parmi nos comtenporains , les généraux Mathieu de la Reporte , Ret , Solignac , Grandsaigne , etc.
En hommes politiques : trois membres de la Convention , fameux à vdivers titres , l'ex-capucin Chabot , Dubrcel et Valadi.
En savants et en artistes': les médecins Chirac et Alibbrt; le mathématicien Tedenat; le botaniste Bonnatbrrb; l'agronome Girou de Bozarbngoe ; l'architecte Cussbt. qui édifia le clocher de la cathédrale de Rhodez ; un peintre connu au xvne siècle, Ambroise Chozat , dont les tableaux décorent les églises de Toulouse ; le peintre paysagiste Richard; l'excellent graveur de médailles Gayrard. En littérateurs et en poètes: Le célèbre auteur de V Histoire philosophique des deux Indes, Raynal; le savant Monter. ; l'historien de Rouergue , de Gaojal ; le prieur de Pradinas, Claude Pbyrot, cité, à cause de ses poésies patoises , comme un rival de Goudouli ; l'auteur de plusieurs tragédies jouées avec succès , Dblrieu ; celui d'un grand nombre d'opéras comiques estimés, Planard ; le publiciste Massabiau; l'auteur de Y Itinéraire de France,
VaiSSE DE VlLLlERS , CtC.
Enfin le département peut citer encore : le ministre protestant Jean Clacdb, célèbre adversaire de Bossuet; le fameux prédicateur Frayssînocs, évêque d'Hermopolis ; un des membres de l'Académie française, l'auteur de la Législation primitive, de Bonald, publiciste philosophe , moraliste habile , écrivain qui a su parler et écrire élégamment, correctement et clairement sur les matières les plus abstraites ; l'illustre professeur de philosophie et de métaphysique Laromiguièrb; l'excellent ci toy eu Jean de Pomatrol , lieutenant criminel à Villefranche ,
3 ni se signala par son courage et son dévouement lors e la peste qui, en 1629, désola cette malheureuse cité; deux hommes célèbres dans les fastes de l'amitié, Pichmbja, littérateur distingué, auteur du roman de Télèphe? Dubrboil, habile médecin; etc., etc.
TOPOaAAFHIS.
Le département de l'Aveyron est un département médittrrmé, région du midi , formé du Ronergue.— Il a pour limites : au nord, le département du Cantal ; à Test , ceux de la Losère et do Gard; an sud , ceux de l'Hérault et du Tarn , et à l'ouest ceux du Tara et de Tarn-et-Garoune. — Il tire son nom d'une rÎTière qui y a sa source et la majeure partie de son cours. — Sa superficie est de 882,191 arpents métriques.
Sol. — Trou sortes de terrains principaux constituent le sol de l'Areyron : le terrain calcaire , le schiste quartsenx mélangé d'argile et de magnésie et que le granit recourre souvent , enfin le terrain volcanique. Dans le nord , le sol montueux , coupé par des torrents ou des précipices , est graveleux , c'est le pays des châtaigniers ; les céréales n'y Tiennent point. — En général , les terrains élevés et les plateaux supérieurs dn département, composes de terres de bruyères ou de landes , sont peu propres (à quelques exceptions prés) à la culture des grains. — Les terrains calcaires et volcaniques occupent l'ouest et le centre dn pays. C'est la partie la moins fertile. — Les terres schisteuses , graniteuses et quartzeuses se trouvent principalement dans la région méridionale. — Le sol des vallées , composé de terres alluviounelles , est général ement très fécond et produit toutes sortes de céréales.
Moirrioif as — Les chaînes qui sillonnent le département sont des prolongements des monts du Cantal et des Céveunee. — La hauteur moyenne dn sol au-dessus du niveau de la mer est très considérable. Rhodes est situé à 702 mètres «d'élévation. — Lee montagnes qui avoisinent le Lot et qui se trouvent comprises entre cette rivière et l'Aveyron » sont presque toutes volcanisées ; elles se rattachent au Cantal. Les montagnes de Lévézou, situées entre les sources de l'Aveyron et le Tarn , appartiennent aux Cevennes , elles sont principalement schisteuses ou granitiques. — Dans les arrondissements de Milhau et de Saint- Affrique , les autres ramifications des Cévennes , sont schisteuses et calcaires.—- Les montagnes de l'Aveyron présentent un grand nombre de en* riosités naturelles, des incendies souterrains, de profonds abtmes, des grottes à stalactites , etc.
Riv liais — Les principales du département (le Tarn , le Lot et l'Aveyron) coulent tootes de l'est à l'ouest et dépendent du bassin de la Garonne. — Le Lot est la seule qui soit navigable dans lo département (depuis Entraygues, sur une longueur d'environ 40,000 m.).— L'Aveyron a >• source dans le département même, à 250 m. de Severac le-Cliateau. Cette rivière , affluent dn Tarn , ne commence à devenir navigable qu'à Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne). Elle se jette dans le Tarn à peu de distance de Moissac , après un cours d'environ 200,000 m. — Les autres rivières secondaires qui ont leur cours dans le département on qui s'y perdent sont : la Truyère (affluent du Lot) ; le Viaur (affluent de l'Aveyron); la Dourbie, la Ranee et le Dourdou (affluents dn Tarn); etc.
Roirras. — • Le département est traversé par 10 routes royales on départementales. Une partie des transports s'y fait encore à dos de mulets.
Climat. — La température varie suivant les localités , les expositions et les élévations ; le département présente ainsi cinq on six climats différents. — Le ciel y est généralement beau et pur.
Viirrs. — Les vents sont très impétueux : — le plus violent est celui du sud , qui domine dans la partie méridionale. — Le vent d'ouest est celui qui souffle le plus fréquemment dans le reste dn département.
Maladies. — Les affections rhumatismales et scorbutiques , les maladies cutanées et scrofulenses , lliydropisie , les fièvres de diverses natures sont les maladies les plus communes.
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Rigke awibiai.. — Les loups et les renards sont nombreux dans les montagnes. Les forêts nourrissent peu de gros gibier , on n'y trouve pas de sangliers , les chevreuils y sont rares. Les blaireaux, autrefois communs, ont presque entièrement disparu. On
tronto don* le* leodc* beaucoup 49 lierre* et de lapin*. Le» races d'animaux domestiqves n'offrent rien de remarquable ; les bêle* « laine sent nombreuses et assez belles. — Le Rooergue fournit quel-
3 lies chevaux propres à la cavalerie légère. — Les serpents de ivers© espèces y &ont très multiplies, surtout dans les environs de Syt»anè* ; on y distingue la vipère , le serpent à collier , l'orvet, la eooleovre terrestre ot aquatique , etc. — Les rivière» et lea ruisenaiir aoot poUermaevi* s on y poebe des aogeûU**, des truite* , «W* imrJsoaax f etc. j Us cours d'csui nourri**a«t de belles écrori>*c«, •*- Le gibier ailé o*t asaex abondant dan* la saison. Parmi les oiseaux que l'on prétend «voix trouves dans le département, on cite le petit aigle.
&eghb végétât.. — Le chêne, le hêtre et le sapin, sont les arbres prioerponx des forêt* Le département prodait des arbres à fruit* de toute espèce , ootamment des amandiers , de* pruniers et «dcaetxtosgBior*. — Oo y trouvée; uekrue* espèce* de vignes d*uao bonne qualité. — On y recueille des truffe* , et plusieurs variétés df excellent» champignons; les landes et les pâturages des montagnes offrent un grand nombre d'herbes aromatiques et médicinale» digne» de i'oxoaoea do botaniste.
ItttiM s* Méf>Ai> -*> Le Ronerguc m été autrefois pio* riche en ntiuoa «aétaUiquo* exploitée* qu'il ne l'est aujourd'hui» — On y comptait six aùoet d'argent (a Ornai*, «a Minier , à Montjaux, pu TwpoaVm. à Mur-de-Barres «t à ViUefrunche) , dont l*exploi« tattou a toi abandonnée •pré* la dooouoerto de l'Amérique ; «elle* de Villefranche et de Mur-de-Barrez , ont cseoro donné de* pro~ doil* don* le *v#ç stèele. — On a exploité dans le atv«e siècle , .*ks mima de cuivre à Corbière*, à Lagnépie et à Najoe. «— Il nxiota *q Bouquet , «ne antre mise de entrée dont i 'exploitation , ooimjnaaore e* •bâti», n'arpeadoond de* récoltât* oasea avantageas pour qu'a* oit cru devoir la continuer. — On connaît dan* le pays n* grand nombre de nnoe* de plomb sulfuré argentifère pJu* on njeen* luaJoasi eetle de Bord , pré* do Pomervot*, contient 63 pot* 100 do plomb , «t i& gramme* d'argent fis) par 60,000 gratnaao* de plomb, — U existe dans le déporteencot de* mine* de xioo enlfaro ot de aine *ul4até, tinei qpne de* mine* dostfiaxoioe. — te y exploitait, on 16*4 , du fer, de la bouille , de l'alun , du anjfrto *W 1er , do l'alnjatae, oie, — On y trône» quelques tourbières. ~- U renieras* on outre , pansu In* subatuaoe* oiuos è l'industrie , d« marbre et do la serpentine; de* roche* feW-*p*thique* propee* è étro polies, et dn kaolin i de la pierre oUaire, de la pierre meulière , do* roche* volcanique* pareilles à la pierre de Yoirio, do U nouionlaoe et de la pierro posieo. — Oo y trouve muù du *i|on , d* l'émeril ferrugineux 9 do* marne* oaseairo* et JVgslojieof , du gjp*e,eta
£e** ayo/oW*u.<^lo*teur* «ocrée* d'eeu thermale* et minérale* {4mu*jgiiH*j|*ee tt gnsoneo»), existent don* le départentfenr. On cite Je* eanx th**u*oJe* do avivants , le* eaux miaorelo* d* Cravaae , celle* d* CejnuirèW'oodnhrQ et do Prague* ; ce sont le* pins fréspjeatéo*. •*■ Oo trouve des tournes également etteaoe* , quoique , à Sonate, à 1a Rtberdie, à Loo-Dieu, à Ttm*-
GWQËXBÉB WAT
M (xx* embrasées. — Le département présente en diverse* lo* «alité» #q «p#etaele presque aossl curieux que celui des volcans, sjo aosu dit monfgo** eonsoroée* pur un feu souterrain, produit par i'ombroeemeat do* mioe* de houiib. Ou voit la fumée et les flamme* j moi* il n'y a point d'éruption. Les ravages de rincoadie **3 boroeot on* mioe* ot ne sont po* même son* utilité pour In }»**. Le* vOfumr» do* bonillère* embrasée* , percent à travers les ieÂto* de* roebera ou do la terre , y déposent nn alun imparfait «t do. *oo£re oaMimé. On recueille le* cristaux alumineos, et 1* rnf» lioagO ee> «Muiit ua excellent alnn. Let houillère* ombra*ée* de rÂreyion peoduiseoteo minéral en aasex gronde abondance pour eu ternir toute la Franco. Le canton d'Aubin est celui qui offre les pin* veaja* incendie* souterrain*. Doux montagne*, colle* do >Mr«jreo# et de Im Smfgm», y sont surtout remarqsiables.
MMIfAMi oaabAOTTc b* FonTAcnxs. — Cotte montagne, située au nord-ouest de Cransac, peut être considérée comme un petit volcan. — Sa haoltur est d'environ dOO pieds. A mi-côte on ▼oit voe crevasse do &»rjne elliptique, dont le graad axe se dirige du pied an sommet de la moutagne, et renferme 18 cratère* grou-^ pés sur trois poiat*. «Pendant le jour, dit M Monteil, le feu" p'rst pas apparent : cette trouée, bordée d'arbre* d'un vert
1>i le, remplie de pierre* blauches calcinée*, ou de terres rouge* >rùlée», présente de loin l'imago d'une va*te plaie. Pendant la nnil , le spectacle en est effrayant pour ceux qui ne sont pas fai»iliari*i« ftreç ce phénomène. £n s'approchant de l'endroit où se montre le feu , on sent la terre résonner sous set pas. Si , bravant la fumée et la forte chaleur qu'où éprouve à U planta de* pied* , on veut regarder dans les son^iranx , la vue plonge dans des gouffres de braise don* l'incandescence est très vive. Les bâton* qu'on y en fagot sont , on peu de minute*, eobummés et souvent brûlés. LorkqoVo tente d'élargir l'orifioe, on ana*ntnjoueolo«aa de fu« jnée, et on lait jaillir de* aigrette* de feu. — Lo *onunet de la anootagna est onitiré , il y existe même un hameau.»
La BuaowK est une antre anootagoo brolaoto sttoo» 4 pour é« disunce de celle de Fontegoes, et doot rinceBdie paraît «Aapeeehro lorsque l'incendie do Foatagoe* diminue. - Col «subraseenoot dsmf depuis plusieurs siècles, mais il a beaucoup perdu d* son ioienùté, André Thevet, cosmographe du otvie siècle, dit que de son temps les flamme* s'élancaieut hors de U montagne toutes les fois qu'il plou«*tt, oe qui n arrive plu* aujourd'hui. Oo raconte orpendant que ce phénomène a manqué de se renouveler par l'imprudence de quelques propriétaire* voUins qui, il y a treolc ans, croyant parvenir à éteindre le feu , y dirigèrent l'eau de plosieur* roisseaux réunis. L'embrasement redaubla d'activité, et de* érup* tion* de pierre* et de matière* enflammée* eurent Heu.— La parti* do la montagne oè l'inenidsoa cette, offre don oavorno* dont le* vouie* aoot ornée* do belle* qtalaotito* d'sino.
Camcawu xt oaottx d* &AU.KX, — non loin de sUrodex, data» le Talion de Salles , on remarque un massif calcaire onr lequel e*4 bâti le petit village du même nom. — Du sommet de ee rocher se précipite un ruisseau qui forme en tombent, dans un double bassin , deux cascades de quarante pieds de hauteur. Derrière ce* cascades se trouve uue grotte dont la forme est cette d un fer a cheval. Sa voûte s'élève en entonnoir; eonoatréo, couronnée éê frêne*, de figuier* sauvage* , ornée do siorro , do seolopoodroot d'autres pbiulo* aormenieu**» , «*t taillée on are tro* ouvert, ot Uisse pénétrer dans l'iatérieur les rayon* du «ojeil rcueiés par It bassin qui la précède. La grotte se remplit alors d'une vive clarté ; les mousses fraîches dont elle est tapissée, et les goutte» dV*u qni scintillent â leur superficie, ressemblent alors à une riche ten,tnre de velours vert , parsemée de perles. L'effet de ce* rayons lumineux, duos cette donù-obscurité , et admirobi* ot magnanVi que. La grotte devient comme nn pelais de roco.
Grottx de Sols ac— Cette grotte, éloignée d'une Uen# do oeil* de Salles, est «ituée vers le haut d'un coteau boisé; son entrée spacieuse , ombragée de tilleuls et de frênes , est fermée par une muraille en maimnori*, oo nne petite norte est pintsqnjdn» Apre* avoir traeersé une grande oave9 taillée dan* se roe , e» i^parseypo** une autre muraille, de la grotte nainrelio* 00 enfre. daoA oam belle galerie, large de quarante pied* et liante de soixante A ccj^ pas de l'entrée, la voûte s'abaisse, et le passage, obstrué par ae* dépôts calcaires, n'a plus que deux pied* de hauteur. Cet obstacle franchi, on se trouve dans nne seconde galerie qui ne torde po* aussi è se rétrécir. On arrive enfin à IVndroit le pins remarquable. La scène **agreudit . k voate s'élève tellement ave ta lumière ne peut plus l'éclairer. Le* parois sont revêtues de draperie* «Pafbâtre , t*eir est dans un calme profond. Les ténèbre* de oesKrnx, la triste forme de* masse* pétrifiées avaient frappé n<oagraaUon des anciens habitants dn Roucrgue. Il* eroyaîent quel* grotte de Solsac avait sept Kettes d'étendue, et que tout an fond oo entendait le* coups de msrtcaux des forgeron* de Rbodet . — De la grande salle on passe par une petite galerie dans une salre va*tê, et à peu près semblable à la première, mats ornée de cristallisations plus variée*. Oo y remarque une espèce de jeu d'orgue* dont chaque tuyau , frappé avec une ctef, rend un son différent. Un oMme rempH d'eau empoche do pénétrer ptne lois. Lo partie delà grotte qu'on peut parcourir forme un rondo eseex osjorrtt elle a trot» cent* pied* de longueur. $1. Il ovjteil préiujan onjo cette grotte était le réservoir d'upe source* dont le* eaux oo sont dirigée* sur d'autre* points. — Oq croit qu'elle a ctéhai>itéç#«t que leAJip* [Bouche-Roland) qui lui c*t donne par une vieille tradition â vient de ce qu'elle a servi de retraite â lies brigands qui , sous la coa« duite d'un chef de ce nom, désolèrent le pays au sir* sarde.
Le département de PAveyrtx» renferme encore d'autres grotte* remarquable*, notamment colle* de Saint-Rome oopee* dm Tarai , et de la Poujade près do 1* Dourbie.
Le TijfDODL. — C'est un abîme voLtin de la grotte de SpIw? « et qui tans doute a été produit par ratfnissemeat dr« couche* inférieure* du sol ; il a lfOjiied» de profondeur. Son ourerture-, presque triangulaire , a 394 pieds de circonférence; ses cotes 9 coupés â pic , sont décorés de chênes , de cerisiers et' de frênes.
VWUK8* 8017BQ», CBATiLAUX» KTG.
Raooxx, sur l'Aveyron, che/-U#u de préfeottieo, » 166 1, 6.
de Paris (dutauco légale , çu paie 74 postes). Pop. 6\24û bob, — Cette ville, très ancienne, e*>t, dit-on, 1 antique S'godum, ra<« pilale des Ruthèues auxquels elle doit son nom moderne. Son l.i*toire géoéxale est celle du Rouergue. — Dans le ix# siècle, elle fut deux for* attaquée par les Normands. Dès le Ve , c'était le si^go d*uuévêehé et, dans lo xn* siècle, noe ville sorte ror laqoellc le cornet et l'évoque prétendaient avoir été droit» égaux. — E» 1 161, les seigneur» do l*js choisi* pour arbitra*, aôcNèrool I» eujeo- Uon en faveur du coin te. - A cette énoaue, U exiuait a b^Uodex ux hôtel des monnaie* où l'on frappait des pièces d'argent arec le métal extrait des mines do Rouet gne. — r Dès la fin du Xe siècle, les «ou* rhodanoit avaient cours en France. L'Imtfl des monnaies des comte* de Rouergue existait encore en 1824; c'était vne maison qo'on nommait ta J«*on*««e xla fabrique de* son») , sitoéo dans une rue du même nom. La population de Rbodex était sia^
FRANCK PnTOHUQtnL - ÀVEYRON.
teathelsane. Uv4m fe*e*«Mp*é*eni^perUsAl*»* twilt «•* UwigHir de Téeière défi* an moment #4 da essaient « f iateedaiae. Rheda* •'obligea, par raMMtmtM , « a*"**» «aaarlletnrnl à toi et à aa* de*aeadaat* à perpétuité six florins d'or, -r-ûaa* I» x*«* *srele« ViUejfnaaa», rata— col fondée près de l'ueienne Gynataanjr • él'»re centre Rende* la nrétentioa d'à* tra la capitale do Rouergae, «a «mi aoaaaioaa entre te* deux, ville* une rivalité qui leur fat mutuellement sufetbU. — La comte possédai! à Rhodes an chéleaa «isqeel il ajoata , en 1304, la tour da U Mmritkèr*, ejei depuis loeg*tamps est devenue une prison. — Dans la *i¥* siècle , lea Anglais, ravageant la Rouer gne, on eafouira . en 1341 , de foNsficatiaa* la partie da la ville qu'en appelle U &'«/. Ce* sWlifieetien* furent aaameotéaa at réparée* ea 1440 , . nvti* alla* a'enpé^ltèraaspe's, quatre en* pie* lard, lor*de la guerre «autre la comte 4*Ara*ngean» l'armée vajaèe d'cairer à Rlmdea.^- JE» 1533, FraaetHs lCr visita eatta villa.-*- Richelieu at Louis XIII j vinrent es 1rJ3ÛL — Pendant la «eie siècle at la xvic* , Rhodes lesta fidèle à la canea ravala, et repoussa tenjavre laa calvinistes. —Celte villa «qvi jouit long-temps d'asie pee/oade tranquillité , lai tentai* , an 17£4 , do voyage aérien da l'abbé < areus , prefrseeerde physique, qai, dan* aae nseatgalfière de {bran* spbéri» que., de 42 pied* da diamètre et du poid* da 1 ,300 livre» , a'aleva f une hauteur de £,500 pied* au-dessus du niveau da la Hier, reata an l'air ££ minutes, et descendit à 7 000 toises de distance. Da* puis 1er*, JUiedcxe'a c/fert d'autre événemcat reamarqneble qu'un eriaae célèbre dont les détaUA, pobriquemeut exploité» par la ministère Damées, attirèrent, ea 1618, l'attretiou de foute la France. pH voyait encore naguère dan* la vâUa (««• de* Umbdomodim) , la maison «4 i'iafeetuaé Fualdè* a été aasassiaé» — Rhodes a aa à VwSfàM da plusieurs désastres : la diaatte enleva aae partie de la «ofwbuoe m 076» 1020, 14\20, 1030 et 1420; la peete a'y fit *eatir aa 124S, 1*48, 15U2 . 1516, I6û2 et ltki3. Ëafia, aa y éprouva, an 16â^^t aa) 17â0. «W«a\ treaU*leoi«Bts da ftt* aaaec forts. — Catia villa eal aiPiét aur ona oullioa daaùaaot la riva droite de VA>vejro«, «jw €**mh fsapidaaaatit et preaqae eirealaireaaeat daoa -** aV'f*** qiai eattHiaaat aaa aoriaaa remparts. ^- La villa a'étead •ur b ar«te et aurla paaauaot de la colliae; elle eat petite et gélMa^ea»aa* vml hàtm mm raas aoutélroites, tt>rtaeaae», eaaarpéea et aajaa, lW»a«rité eat augaseatéa par lea aailtie» que, daaa la plufkar* daameboaa, «Matraitea em hais, le premier étage forme •nrla aaa>da»eliaa>iéa; le pavé y eat i*égal4 rabotaov, atUvamé de prafoinjet aruièrea, tiériaaé de aaillaas. poiatee. Voilà paar l'intfcriear, où l'on trouve cependaat qttdquea plaças pu bliqaaa aaaea l>allâa, Wa daaoM sont plba agréables. Outre les bonlevarta «Aibragéa apd font pr*M|ue la toor de U ville, on y truave 4as iiraaiaaadeaplas aoqieasvea, desquelles, eiati que des aoolerarls, on a uaa vna atandaa sur des sites varias et uittereeqoee.-- |>a êajil édifiât Kaiawaftraaaarqaabla de Ruodes eat la cadîédrale auaatroita sa# U» faine* de l'ancienne métropole, nétiaarnt dn vi* siàela, q»X s'aeronla an 127& L'égliae aetuolle, commeacée pan A» tetapa. apnàa sons U MrvasUanae d'un ch*mtH*++mrUr, q«i devait inapaatar leatra«aaiMi»a sot laraBiaéacpiadans lexvi8 strala. r— C'est un bal édifice d'arcUitaetara gotbiqHa, décopé d'une tovr de ^dO piedad alâvatian, at qn'on aperçoit à le lieaea da distança; catla tiMif , aabeaéa an 1Ô01 , est aajréa jasqu 'aa fiera da sa ban» teor, pub sarajUMttéa par ima Wnr «Mtogona, naoqoée da quatre fcMHvilcs qui gisent au r les angles de sa base, at saat une iogéaienae taensitian da la forme- carrée a la forme ronde. Le tout est aneiobi de açujptnre* doiieateetcat travaillées. — L* toor oc* togona est tarasinaa par aae pUte-sorme , an nûtian de laqaelle est noa aonnule qni aaatiaat le timbre da Tborloge, at qui porta ane «tatna jcwUssaie de U Vierge. La disposition intérieure da l'édifiée est reaarqaiblaet ne se retrouve qne dans qwelques-unas das église* 4a midi de la France ; U a> asiate qne dos entrées latérale*. On voit en iaoe do ebetar , à l'çoûroit «ù se trouve ordinairement U pvioçipaje enfrée , aa graad antel ap|wyé contre U mnraille. «— ▲ esté eat «ne ebaprlle en saint sépulcre, remarquable par la vasUf pbrte qui lui sert de plafond. L'égliae-« quoique privée d'oreemeatt, eat digne d'attention par son étendue , par la hardiesse de ses voûtée et |>ar la beauté de ses vitrans. — » On y voit na erfaeaebeiéea 1028, et qui est, dit-oo, casnposé de 16,000 layanjk On idmire surtout les arabesques pleines de grâce et de go&t, qui déflprent U partie latérale du eberar et rentrée de la sacristie.^- La vaiseran de l'église a de longueur 07 mètres 45 c. , de begevr 3Û mètres, at de surface 3,400 mètres carrés. La vonta est baute de 33 mètres 13 centimètre*. Pendant la Révoratseu , la voue et la astfa^drale anreot en daager d'être ebottnes. Quelques amie de* arts n'avisèrent, pour le* sua ver, de les dédier à Marat, et ce nom le* fit respecter» L'église et la tour sont bâties avec une espèce da gens rongeâtre, dout la couleur est assea agréable â l'etil, al qui parait être du basalte altéré.— Outre la eatltédrale, U etiste à Rbnde* une autre église', surmontée d'un «loeber â flèche très élevée. -~ On remarque aussi, parmi les aeeteaaos ennatructinna, la beau clatiae de* cordelière, ouvrage dn xtve siècle* — mbodea possède «ne bibliotbèqna publique, riebe de 16,000 vo-
avec un cabinet d'histoire naturelle et de physique. U y
existe an cottége rayai dont lea bâuuwa** sent 4
bnéa. On este anasi l'hôtel da la prérecture.
Raescioar, sur la rive gauche dn Lot, eb.4k 4*m9 , â 7 I. H,-nV de Rhodes. Pop. 3445 bab. — R^pavian eat «ne petite vWe qui n'offre rien de remarquable; die possède an pont sur le Lot, anquel oaadait une me dndte et assea belle, de* fontaines p«bsi« que* et un collège eommwnal; mais ai son mtériene est peu digue de fixer l'attentioa, le eallon.étroit an rond daquei eHe eat plongée a de* beautés pittoresques.
AnaaAC, dane le* montagnes dn même nam, eanteai de Saint* Cbeiy,è5l. E.-W-B. d'E*|»alton. Pop. environ 1,600 bab. — Cette eufamnne, située dans des montagnes qui sont une des m* udfieatiee* de* Cévennea, trouve dans les excellent* pâtnregaa qui l'environnent lea mnyenade nourrir un grand nambre debete* à laiaa et de bâtes à coraee, qui servent à rappeoviatoaaemeatdes bouabera du Langnedoe et de la Provence. C'est sur son ter» ritoire que sont les ruines de l'ancienne et fameuse abbaye connue sous le nom de aTsawrvv d'Aubrac, fondée en 108 1. La tradinen rapporte qa'Adalard , vicomte de Flaadrea, allant en pèlerinage * Saint-iacqaea de Galice, fut attaqué par de* Imgaadssvr l'une deaplua âpres monta gnes dn Rouergne. A son retour, et voulant procurer sue antres pèlerins une retraite commode et sire dent ce difficile passage, il fit bâtir a« milieu d'une vaste foret nn me* nastère dont lea religieut devinrent membres delVdr* k**pi**U*t d'Auhm«.—C*l ordre, qui resta unique et indépendant jusqu'à sa suppression en 1700, avait pour marque distinetrva uneceaix de taffetas bleu à huit pointe* , cousue à gauche sur l'habit, Dane le principe, il était compote de prêtres, de chevalier* , de frèreslais , de domats, de dames et de servante* consacrée* aa service de* pauvres.— Le chef de l'ordre, ou supérieur , avait la thre de «?e*f» et le monastère, eeiai de Dvmêrét. — Le* chevalier*, au nombre dn douve , guidaient et escortaient las voyageurs dans les gorges de* montagnes voisine*. — L'ordre d'Aubrao prit bientôt de l'oeernie» sèment , et le* religieux de cette maison eurent à Rhodes, à Mil* han, â Hajee,à Boaoulea, etc. , de» hôpitaux qni en dépendaient, et qui portaient le aom de Cvmmmiiênt*. Cet ordWreent, en 1 Ivjft, la règle de saint Angustin. Le pape Alexandre III qni, le premier» approuva l'ordre d'Aubrac, voulut f être agrégé comme simple confrère.— Les donation* pieuses enrichirent l'abbaye d'Aubree» an peint qne ses ricliesses excitèrent l'envie et m cupidité t le* Templiers et les chevaliers de Malte tentèrent vainement et à plusieurs reprise* de s'en emparer.
Mim-Dt-BARfttt, ch.4. de cent, â 0 I. If. d*B*palion Payai. 1^07 l»ab. — Cette petite rt ancienne ville a joué un aasea grand rôle dans l'histoire da Rouergue. C'était «ne place forte, érigé* ea commune dès l'an 1346, et située sor les frontières da l'Auvergne. Le* vicomtes de Cariât y possédaient «u ebâteao-fort dont lea Anglai* •'emparèrent en 1410, et qui leur servit de point d'appui et de retraite dau* leurs expéditions contre l'Auvergee. Ce château a été rasé en 1620. Les fortification* de Mur~4c-Rur~ res attirèrent fréquemment sor cette ville les metheara delà guerre; plusieurs fois prise et reprise, elle éprouva de* désastres succe**ifs qui dot empêché son accroissement et long •tempe anéanti son industrie. — On a exploité dans ses environ* , pendant le xvie siècle, des mine* d'argent et d'antimoine qui ontété abaadonjséea depnia.
SAiarr-GKaHB-BoRf va-o'Oi.*, ch.4. de cent., siège d*u« trilmnal de commerce, à 6 l X.-«Vfi. d Kspalion. Pop. 3,031 bahe». — Cetto petite ville est située sur l'Oit (en latin Okii\ dont , par corruption , on a mit le Lot. Elle a joué un rôle daaa l'histoire de la province, et depuis long-temps surtout elle eat célèbre par Findnstrie de se* habitants. Les premières fabrique* de drap* qnmt eues leRouergue, y ont été établie* dan* le xv* siècle.— La ville est petite, mai» propre et agréable; chaque jour y voit faire de nouveaux embellM*eaients ; la plupart de ses rues sont large* et bien percées, se* mai*ons sont belles et d'un aspect rleat. — Elle est située dans un vallon qu'égaient lea eaux de la rivière et qu 'entourent dea coteaux fertile* couvert* de vergers et de vigne*.
Miluao , sur la rive droite dn Tarn , ch.-l. d'arrondi., à 16 1. E.-S.-R. de Rhodes Pop. OJOO habitants. — Cette ville, oè l'on croit retrouver l'ancienne JEmti<inxm des Komaius, est fort ancienne Ella a joué un grand rôle pendant la guerre des Albigeois et a souvent été jrise et reprise. Le* habitant*, fidèle* au comte Raymond VU. soffrircat en 1243 à lui servir de caution. MHhaa était alors le siège d'ttne vicomte, appartenant aux comte* de Toulouse; ceux-ci y avaient fait bâtir un château dont il ne reste aujourd'hui que quelques tours carrées. — L'impprtaoce de la* villa provenait d'un pout qu'elle possédait sur le Tara. Milhau fut entourée de fortifications ea 1360. — Ce fut une des villes où lea doctrines de Calvin eurent d'abord des sectateurs. Utê 1534, die adopta le parti de la réforme , qni bientôt y fut dominaat. On raconte qn'en 1602, aprè* avoir brûlé sur la place publique les statues de saints eutevées aux églises, les habitants de Milhau „ à l'exception d'une seule famille, adoptèrent le culte réformé, et
3ue pour sceller cet acte d'union religieuse , le prieur des Bcnéictins épousa l'abbesM du couvent de l'Arpajonie. Milhau compta