‹ France pittoresqueChapitre 92 sur 102 · MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE

' Climat. — Le climat est tempéré , plutôt sec qu'humide; l'air, vif et pur, y est très sain; on prétend que depuis une quarantaine d'années, et par suite du déboisement successif des crêtes des ^montagnes et des collines , la température a changé et s'est beaucoup refroidie.

Vents. — On ne signale cependant aucun vent parti- . culièrement nuisible par sa fréquence ou par sa violence»

Maladies. — Les maladies cutanées , quelques affections catharrales , des fièvres malignes de diverses natures, sont les maladies les plus communément observées parmi le peuple des campagnes.

HISTOIRE VATUBSLU.

Règne animal.— Les chevaux ,auoique de petite race, sont forts et vigoureux. — L'espèce des bêles à cornes n'offre rien de remarquable. — Les animaux domestiques dont la race est la plus perfectionnée sont sans contredit les bêtes à laine. — C'est à Montbard que le célèbre Daubenton forma le premier troupeau d expériences, pour étudier les meilleurs modes d amélioration des races et des laines françaises. — Outre les animaux nuisibles , tels que le loup , le renard , le blaireau , etc. , les bois renferment une grande quantité de gros gibier, sangliers, cerfs, chevreuils, etc. On y trouve aussi beaucoup de lièvres. — I^es rivières sont très poissonneuses. Les truites que l'on pèche dans le Saxon, et qui

ne pèsent pas généralement plus d'une demi-livre, sent très estimées et très recherchées. On cite encore les carpeaux de la Saône et les carpes de l'Ouche. — Le gibier ailé de toute espèce , aquatique et de passage v est très abondant.

Règne végétal. — Les productions végétales du département sont , pour la plupart, le fruit d'une culture intelligente. La vigne y figure en première ligne. — Oa trouve dans les -montagnes des plantes médicinales et aromatiques qui peuvent rivaliser avec les vulnéraires suisses. — On prétend avoir remarqué que le département, qui renfermait autrefois un grand nombre de châtaigniers, n'en produit plus, et que la culture de cet arbre, qu'on a à différentes reprises essayé <Ty ter, n'y réussit plus. — On recueille dans le* vi dans les bois des truffes , des morilles , des et des champignons estimés , de diverses espèces.

Règne minéral. — Les mines de fer occupent le premier rang parmi les richesses minérales de la Cote-d'Or; elles se présentent en grains et en roches , et se divisent

en mines rouges et en mines grises, dont les qualités

néanmoins à peu près analogues. — On a coi — depuis quelques années à exploiter dans le dépai des mines de houille. — On y a découvert aussi quelques tourbières. — Outre des pierres de taille propres aux constructions , des pierres meulières, lithographiques, et à aiguiser, des carrières de Çvpse , de terre à poterie, il renferme de belles carrières de marbre, parmi lesquelles on en trouve qui contiennent une grande quantité d'astérites et de méduses, et quelquefois même des astérites entières. Dans les environs de Semur, les roches sont formées d'un granit rougeàtre, connu sous le nom de granit de Bourgogne. — On rencontre près de Saint-Seine des pierres calcaires lame)leuses qui peuvent se diviser en plaques assez minces pour être employées à la toiture des maisons.

Eaux minérales. — Le département ne renferme aucun grand établissement de bains , quoiqu'on y trouve 18 sources d'eaux minérales froides et 3 sources d'eaux thermales, à Cessay, Prémeaux et Alise ; cette dernière source a été reconnue efficace pour la guérison des maladies cutanées.

Eaux salées. — 11 existe des sources d'eaux ssJsss dans 7 communes différentes, mais elles ne donnent lieu à aucune exploitation.

▼ZXASS, BOURGS, CHATXA1XX, ITO.

Di/oxc , an confinent de l'Ouche et du Saxon , ch.4. de département, à 76 L S.-E. de Paris. Popnl. 35,562 habit. — H y » de» preuves que Dijon existait avant la conquête romaine. Il devis* alors une ville importante, ornée de beaux édifices; ces preoves sont des fragments celtiques, et un pins grand nombre de dénri» romains. — La ville romaine était entourée de mors et arnaquée de tour*.— Sons Aurélien , de nouvelle* fortiaVeatàoe» tarent jointes aux anciennes, dans le but de résister aux àiarroaeaai qui avaient pénétré dans les Gaules. — Le cbristmnisuae «attribua à enlever à Dijon son antique splendeur; la nouvelle religion acbeva d'abattre les temples payons , et les remplaça par de modestes basiliques.— Des habitations de style simple succédèrent aux palais somptueux. La ville, tombée an pouvoir des guignons , souffrit de grands désastres. — Ea flo7f un la réduisit, presque tonte entière, en cendres. Lors de s traction , elle s'accrut par l'adjonction des faubourgs, qui renfermés dans sa nouvelle enceinte ; ce ne Ait cependant qu'an bout de deux siècles qu'elle acquit l' jtenduc actuelle et la forme qu'elle a conservée jusqu'à nos jours. — Capitale dn duché de Bourgogne dès le commencement du xi* siècle , et devenu* la résidence habituelle des ducs souverains , elle profita , pour s'enrichir, de ce qu'elle était le point de réunion «Tune foule de, familles riches , de personnages puissants, de seja^mears de la province, qui y formèrent une cour brillantes à Imnmtiem de leurs prince», ils firent bâtir des manoirs somptueux, fondèrent des églises, des communautés, des établissements d'utilité publique, et y élevèrent des monuments non moins remarquables par leur nombre que par leur importance ou par leur style.-- Dijon est situé dans une plaine asscs vaste, dent se enl onduleux s'incline doucement de Test à l'ouest , jusqu'à la rive gauche de la petite rivière d'Onche; la rive opposée s'appuie sut une " suite de coteaux couverts des vignobles, qui lui ont a»

FRANGE PITTORESQUE, COTE-iyOR,

SS

de C4te-d'Or. — La ville, ceinte de vieilles murailles couronnées de tours, ornée de clocher», offre nu aspect intéressent. — Cette ville, quoique une de nos pies jolies, Tant encore mieux par ses constructions qne par sa situation. — Plnsienrs grandes route* y aboutissent. Les anciennes portes, dont les tours menaçante* et les passages sinueux arrêtèrent pins d'une fou l'ennemi , étaient an nombre de huit ; il n'en reste que cinq, qui , par des dispositions nouvelle* , ont perdn leur caractère antique.

— La porte Saint-Nicolas (au nord ) est la seule qui ait conservé quelque chose de son vieux style. Près de la porte Guillaume on .voit encore , presque entier, le château que Louis XI fit commencer quand il prit possession de la Bourgogne, et qui ne fut terminé qu'en 1512, sous Louis XII. C'est un carré parfait, flanqué de quatre grosses tours rondes, défendu, vers le nord, par un rempart en fer à cheval, et par un autre, plus petit, du côté de la ville , à laquelle le château se rattache par un pont. Il sert de caserne pour la gendarmerie, après avoir été; pendant longtemps, une prison d'État ou ont été renfermés plusieurs personnages célèbes , entre autres la duchesse du Maine , après sa conspiration contre le régent, le chevalier dit la choealiir* d'Eon, et Mirabeau. Ce fut, pendant 1792 et 1793, une des prisons qne le

.gouvernement révolutionnaire remplissait, et que la guillotine vidait tour à tour. — Jl ne reste que quelques parties dégradées .des anciens remparts de Dijon. — Avant la révolution, cette ville était riche en églises ; des trente-cinq qu'on y voyait , trente ont é(é démolies ou ont changé de destination; une d'elles, Saint* Etiamm, alors cathédrale, est maintenant la halle aux grains. — Saint^Bemigme , la nouvelle cathédrale, appartenait jadis à une abbaye qui fut fondée, en 535, par saint Grégoire, évèque de Langres. L'église actuelle, terminée en 1238, a elé construite sur les ruines dune ancienne et magnifique église du xi* siècle, détruite par la chute accidentelle d'une de ses tours. Quoique d'une structure peu légère, de dimensions médiocres , et presque dépourvue d'ornements, elle est dn petit nombre de celles qui offrent un ensemble d'architecture homogène, et un modèle complet et caractéristique de cette époque de l'art , qu'on nomme la seconde époque de transition. — La cathédrale est remarquable par la hauteur et la légèreté de sa flèche, qui s'élève du milieu du transept, à 70 m. au-dessus de la voûte, et à 98 m. au-dessus du sol.

— L'église renferme de belles sculptures et quelques mausolées , la plupart provenant des églises supprimées; on remarque surtout les bustes des douze apôtres et diverses statues de saints; le cénotaphe en marbre du président Jean de Berbisey, la tombe curieuse, quoique fort mutilée , dUladislas , roi de Pologne, etc.— -L'église riotre-Dam* , regardée comme la principale de la ville , avant l'érection d'une cathédrale , a été construite de 1252 à 1334. L'extérieur, quoique en partie masqué et enclavé , joint à la régularité d'ensemble la plus heureuse disposition de ligues ; il offre plusieurs

largeur, divisé eu deux étages, dont le rex- de-chaussée est occupé par trois grandes arcades ouvertes , formant l'entrée d'un vaste péristyle Sont les voûtes sont soutenues par plusieurs rangs de piliers , et qui précède les trois portes de l'église. Le» deux étages sont formés de denx rangs de colonnades superposées, chacune de dix-sept colonnes fuselées et élégantes, supportant des ogives dont les bases s'appuient sur des figures saillantes d'animaux fantastiques ; à l'un des angles de cette façade s'élève le Jaquemw, fameuse horloge mécanique que le dnc Pnilippe-le-Hardi fit transporter de Cambrai à Dijon en 1802. La tour , qui domine le -transept, a une hauteur de 80 m. L'intérieur est divisé en trois nefs

r d'élégantes colonnes gothiques. — V église SaUt-Miekel date l'an 1497; son portail Et construit de 1650 à 1687. Ce portail est imposant et bizarre. 11 se compose de denx parties principales. La partie inférieure a trois grands porches , dont les profondes voussures à plein cintre sont couvertes de bas-reliefs fantastiques. Celui du tympan de la porte centrale, formé de 40 figures, représente le jugement dernier. La partie supérieure est composée au. centre d'un double vitrail et de deux grandes tours à quatre étages , de 4 ordres différents , et surmontées de deux campanilles octogones, couronnées de dômes et de boules dorées. Hugues Sambm, architecte de Dijon, élève et ami de Michel- Ange,

. chercha en construisant cette façade à imiter les grands effets de l'architecture gothique avec les éléments de l'architecture romaine. L'église , située avantageusement au milieu d'une grande place , renferme quelques cénotaphes curieux. — L'ancien palais des ducs

' de Baurg&gae fut construit vers le xe siècle , sur les fondements d un édifice romain; agrandi, embelli en 1367 par Pbilippe-le-

' Hardi , il devint digue de la brillante cour qui l'habitait ; il a été dévasté à diverses époques , et presque entièrement démoli ; il

• n'en reste guère que deux tours ; l'une, dite Tour de Ut Terrasse, est carrée et fort haute, la plate-forme domine la ville; l'antre, dite

■ Tcmrda Bar, seul reste de la première enceinte de Dijon , fut pen-

•. dant trois années la prison da boa roi René, due de Bar. On y voit encore la chambre qu'il occupait. —Deux incendies, es 1407

et en 13&2, avaient beaucoup endommagé ee palais ; on résohrç de le remplacer par un nouveau palais destiné à la tenue des États de province et au logement des princes de Condé , qui les présidaient Cet édifice ne fut terminé qu'en 1784. — Le Palais des États se compose de dovse corps de bâtiments enclosant trois cours principales. CeHe du milieu est fermée sur le devant par une belle grille oui joint deux pavillons à façades ornées d on péristyle d ordre dorique. L'ensemble de l'édifice est vaste , symétrique , mais l'architecture en est lourde. — La Plate royale se déploie devant ce château ; elle est vaste, de la forme d'un hémicycle, fort belle et environnée d'une clôture d'arcades surmontées d'une balustrade. — L'intérieur du palais a reçu successivement des destinations différentes; maintenant quelques-aues de ses salles servent aux fêtes publiques , aux distributions des prix, au dépôt des archives de la ville et du département. Dans d'autres salles , des particuliers se sont établis ; les juifs ont une synagogue, la garnison on corps-de- garde, etc. ; la ville y possède entre autres établissements un musée de peinture , de sculpture et d'objets curieux , un des plus riches de ceux qui existent dans les départements , un médailler de 2,400 pièces et une bibliothèque de 40,000 volumes, etc. Une des salles principales, dite Salle des Gardes, est digne d'une attention particulière; elle faisait partie de l'ancien palais et contient des monuments rares. Sa structure et ses ornements sont du xve et du xvie siècles ; sa grande cheminée gothique , eu pierre , est sa plus belle décoration ; elle a 16 pieds de largeur sur 28 pieds de hauteur^ elle est toute évidée à jour et du travail le plus délicat. Cette salle est un mnsée local très intéressant ; au nombre des monuments qui y sont déposés , et qui tous appartiennent à Dijon ou à l'ancienne Bourgogne , deux surtout sont du plus haut intérêt : ce sont les memsaUes da Jetassans-Peur et de Plùlippe-le-Hardi , ducs de Bourgogne , Ouvrages précieux du xv* siècle , et fort rares en leur genre ; mis en pièces pendant la révolution , ils ont échappé comme par miracle à l'anéantissement, et ont été admirablement bien restaurés. • Les deux monuments sont de style » peu près semblable (1). — La même salle renferme le mausolée de Crébillon , la statue de Bossuet, les bustes du prince de Condé, de Ballon, de Desbroeses , de Rameau , de Piron , de Denon , etc. — Le Palais da Justice,

auquel sont jointes les prisons , t e compose de plusieurs bât anciens et modernes , formant une masse eoasidérable mais incohérente, et qui n'a de remarquable qne le principal portique , monument du règne de Henri II. — VBépitmi garnirai est vaste ,

bien "situé; le principal corps-de-logis forme aae seule salle de 274 pieds de longueur sur 84 pieds de largeur et 82 pieds d'élévation. L'établissement nourrit plus de 1,400 personnes, vieillards,

mandes , orphelins, etc. — V Obélisque, situé près de l'hôpital, est en pierre , et fut élevé en 1784, lors de l'ouverture da bassin du canal de Bourgogne. — La Salle de Spectacle, terminée en 1828, ' est entièrement isolée; sa principale façade est décorée d'an péristyle de huit colonnes d'ordre corinthien , avec entablement surmonté d'une attique. L'intérieur a trois rangs de loges et est , décoré avec goût. — VHdtel da la Préfecture, construit en 1750,

était occupé avant la révolution par l'intendance de la provinci —Dijon possède plusieurs promenades qui sont fort agréables : le Cours fleuri, la promenade des Maromuers et celle de l' Arquebuse.

Auxoaira , sur la rive gauche de la Saône , ch.-l. de cant., à 8 1. E.-S.-E. de Dijon. Pop. 5,287 hab. — La fondation de cette ville est fort ancienne. Sous les rois de la première race c'était déjà une petite place forte; ses fortifications furent souvent augnseatées.%Lannoy, 'envoyé par Cbarles-Qaint pour s'en emparer, ae put y réussir : ses remparts subsistent encore et servent de promenade publique. Auxonne est aussi jolie qu'elle est forte. Elle est généralement bien bâtie et bien percée ; son pont sur la Saône est grand et beau ; il joint une levée de 2,000 mètres de long qui facilite le passage pendant les grandes eaux. La ville a divers établissements publics dignes d'éloges , et entre antre une bibliothèque de 4,000 volumes.

FoHTAiiri-FiiAirçAXSc , ch-1. de cant. , à 12 1. N. de Dijon. Pop. 1,073 hab. — Ce bourg est situé entre deux étangs très poissonneux et dont les eaux surabondantes s'écoulent dans le Yiogeane. On y remarque un très beau et grand château et le

(1) Ces tombeaux , avant leur destruction ea 1793 , se trouvaient dans le chœur des chartreux de Dijon. Autour de chacun d'eux régnait une suite de petites statues de dix-huit pouces de hauteur (aujourd'hui complètement mutilées), et qui figuraient le convoi funèbre. —L'auteur du tombeau de Philippe Pot, grand sénéchal de Bourgogne , avait sans doute été inspiré par la même idée. Il a montré ce sénéchal étendu sur une table de marbre, armé de toutes pièces, et appuyant ses pieds sur un animal couché. Huit figures, vêtues de longues robes de deuil, et la tête demi-voilée, portent cette table sur leurs épaules, et représentent, par leur attitude et par tous les dehors de la tristesse, le. convoi de ce guerrier. Les écussons armoriés suspendus à leurs bras indiquent que le sculpteur a voulu désigner hait villes on hait cantons de la Bourgogne. „

FBANCE PITTORESQUE. - COTE*D'OR

nomment élevé à Henri IY,en commémoration de In victoire eruHl remporta , en 1505, mit Ferdinand de Velasco et «or le duc de Mayenne.

CuATfi.Lor^sux-âKiirx, anr la Seine, ch.4, d'arr., à 20 L N,- If.-O. de Dijon. Pop. 4,175 hab. — Le* duc» de Bourgogne) de la première race habitèrent Châtillon et lu donnèrent de l'importance. En 1814, le congres qui se tint à Châtillon entre l'am- Sawadenr de l'empereur Napoléon et ceux des souverains alliée , attira l'attention de tonte l'Europe cnr cette petite ville. — Elle •et située dans nn territoire peu fertile , au centre d'un pays montagneux, parsemé de bois et de bruyère** mais la nécessité • rendu les habitant* industrieux, i la Tille est bien bâtie y propre •t. bien percée. Elle s'élève à |a jonction, de la Seine et d«. la Douix. On y remarque un très beau et grand ^château qui renferme de nombreux établissements d'industrie. —-La bibliothèque publique est riche de 6,000 volumes, -^ L'Hotel-de- Ville , édifice régulièrement construit» est environné d'un jardin qui sert de promenade publique, — A. peu de distance de la ville la petite ririère de Douix prend sa source au pied d'un rocher, dans un site très pittoresque.

3**.rj*a , sur la Boueeoise, ch.-l. d'arr* , * 9 L S.-S.-E, de Dijon. Pop. 0,908 hab. — • Cette place fut jadis pè» forte; elle est encore en partie entourée de gros bastions et de murs dont les pierres sont taillée» en diamant. — Apres la révolte du maréchal 4a Biron, Henri IV fit démolir le château de Bcauue , qui passait pour le {dus fort de U province, — Beauoe est une jolie vUle, située an pied d'un ootcun fertile , entourée de vignoble» renommés* &9§ constructions sont généralement propres et enatnenses; ses vues, bien percées, et la plupart arrosées par les ruisseaux provenant de la. belle ioptainc de l'Aiguë , située à 1|4 de L de la ville. — La bibliothèque publique contient 4,000 volume».— Le jardin public., veste et très agréable» est planté dans le genre anglais, — Entre autres .promenades, oelle des remparts est charmante. — Le ville a un. théâtre et des bains publics fort propres.— L'hôpital, de style, gothique, construit en 1448, est la plus remarquable de pas construction». Le collège est beau aussi, Beauue a été U résidence de plusieurs des duce de Bourgogne, et fut le premier siège, dn parlement d> Beurgogue, connu sous le nom die Joww fStUnau*.

lfoi*z, sur la Cusance, ch,-l. de eau*,.» à £ l. $.-<X4* Beaune. Pop, 3^00 hab.—- Holay n'est remarquable que par la naissance du célèbre Canot. Woley portait jadis le titre de niarquisat. U est situé dans nu vallon très étroit} la fontaine dite lu /eemrt y prend ee source t le territoire environnant est agréable et fertile , il produit des vins blancs d'excellente qualité. — Ceet à une lieue de Nolay, dans un lieu appelé h Bout-du-M**d*t

Se se trouve la cascade de aienevaalt , dont la chute a environ mètres de haut.

S*j*T-J*ur*lu-Loaaas, sur la rive droite de la Saône, à l'ea> lismité dn«ansâ de la Coaeid'Or et de celui du Jura, ch,-L de cent, à 10 1. S\4 E.-K.rE. de Beaune. Pop. 1,744 hab.- Cette petite ville aujourd'hui prospère, grâce à son heureuse situation et à Industrie de ses habitantt, est une des villes anciennes de la Bourgogne. Elle a droit à, une mention perties)l#ère.-8a défense, en 1638, est un de eus actes héroïque* qui honorent un paya et méritent d'être conservés à ht postérité. L'armée impériale, corn- , par Gains, avait envahi la France '«.ravageait la Bour- .. Elie iavestit cWt4èan>àe-Losne» , qui n'avait pour dé-

que de faibles remparts, cent emquapte soldats du régiment

de Conta, et hvit petites pièces d'artillerie. La prise de cette place aurait livré à l'ennemi le passage de la. Saône, et il comptait y établir nne place d'armes* — Las chefr de la garnison, désespérant de pouvoir résister a l'armée, impériale , déclarèrent qu ils étaient décidée à capituler à la première sommation; suait Pierre Desgranges et Pierre Lapre , échetina et maîtres des clefs et des portes, répondirent que la garnison, pouvait .faire si bon lui semblait une capitulation particulière , mais que les citoyens étaient déterminés à ee défendre. Les milimteenirepricénft courage , et s'associèrent au Bernent patriotique dus habitant*. Tous les poètes furent autdistribués et commandé* par des notables — Le siège «

resneqi

leaca le 25 octobre. Les remparts furent bientôt enlevés j le mur a* toriques , qui formait ia dernière cnceiufo $ tut nuitu par m «eu

de

de ses propret besttont , 1 -artillerie ennemie y ouvrit une brèche, de trente-six pieds. Le premier assaut fut donné , mais les assiégés opposèrent nne si opiniâtre résistance, que l'ennemi fut obligé de se retirer après avoir perdu beaucoup de inonde. --Galas, étonné ée «et» bravoure , adressa aux habitants nne nouvelle sommation et leur offrit, avant de livrer nn second assaut, une capitulation honorable. Lee deux éthevin* convoquèrent nne assemblée des habitants dans le lien de la place le moins exposé. Là, tous jurèrent de ne pas ee rendre , et si la brèche était emportée , de se défendre de rue en me , de mettre le feu aul maisons , et de mourir enfin tons les décombres de leur ville plutôt que de subir le joug de l'étranger. — Le second assaut fat en effet livré avec cette rage qu'inspirent un orgueil humilié et nne certitude du succès qui semblait garantie par le nombre toujours croissant des

esaiégeantst ses assiégea résistèrent avec le courage dn désespoir.— Cette lutte terrible et sanglante dura prnstsurs heures; lue fuaaswie, les vieillard», les enfants, s'associèrent aux dangers de leur» défenseurs ; l'ennemi fut repoussé sur tous les points et ee décéda i lever le siège, le 3 novembre. Les habitants de ScJnt-Jeaei-dev Losne ne le laissèrent pes s'éloigner sans poursuivre son arrièregarde. — Louis EllI récompensa leur généreux déeouesneat en accordant à cette vide hérolôue les privilèges de su l'exemption de tonte espèce d'impôts.

Nuits, sur le Musin, eh. -f de cent , à 8 L fv2 lf.~lf.*C de Beaune, Pop. 8,190 hab. — La fondation de Nuit* est très ancienne ; U ville doit son nom aux* noyers qui reoriremnaiee*. En 1802 elle fnt fbrtlnée. En 1576 les Allemands, conamnsidêu par le prince Casimir et appelée en France par le prince de -Coudé au secours de* protestante , «•emparèrent de Huât» par capitulation, ef an mépris des lois de la guerre, îddsnstrcm la ville on cendre et un msjsaerèrent les habitants. Nuits n repéré ee désastre et est devenue une jolie petite ville , recontmandable par le style de ses constructions , comme par l'avantage de an et» (nation. En 1780 on en abattit les murs ; remplacement dea rtnupart* s'est couvert successivement d'édifices.

Statua , sur l'Armencon* oh.-!. cTarr., à 18 1. O.-H.-O. do Drjoa. Pop. 4,088 hab, ~ Cette ville fnt jadis la capitale de l'Asoe*», et pendant quelque tempe celle du duché de Bourgogne. Sa sàtussion est très pittoresque t elle couronne un rocher escarpé , dn granit , an nied duquel coule la rivière que deux ponts traversent ; l'un, d-une seule arebe, est remarooable par la hardiesse de an construction. — 8omur est bien bâtie, bien percée et se divise en trohvparue* : le «Wy , le <fs*Jo* et le château. Elle fut jadis ferfj- Jiéc* son ancien château sert â présent de caserne. — Le donjeei est formé de plusieurs grosses tours 'ont s'élèvent

pont *•* Ltyisë pm+titiit* est fort belle; P«s*ff**> est anode* ne et digne de remarque. La ville a «me bibliothèque de 15,88*) roi.

— Scmnr est nue ville très ancienne. €e fut dans ses murs < Henri IV transféra le parlement de Dijon pendant les tronhtosde langue.

Savuxv , eh.4. de cànt. , h 8 1. de Semer. Pop. 8J880 naK — -oaulieo , Tille antique , tire son nom d'un bois voisin qui, jadis, rut dédié aux dieux , u<hs temût. Une partie de ce bois est transformé aujourd'hui en «erre labourable. On y a découvert de ne* jours les débris d*un temple qui fut consacré au soleil , et ruu voit encore près de li les restes d'une voie romaine qui conduisait à Autun. Saulteu devint une place forte qui fat souvent ravagée pendant les guerres de religion. En 1519, une peste Loti mie eu détruisit presque toute la population. Bientôt aprèa le» Allemands, appelés par les protestants , y commirent mille cicès; h ville a long-temps langui après tant de désastre». fAte eut située anr une colline, dans «rie contrée fertile parsemée de bans et d'étangs. Le ville, fermée de vieux mors, e»t triste et mut fcAts»; ses faubourgs , plus modernes , sont plut agréaMea ; Im environ* offrent des paysages gracieux 'et pittoresques.

MoftTBARD, sur la Brenne, ch.»I. de cant^ à 7 1. Ift H. de êemur. Pop. 2,074 hab. — Montfjard est agréablement situé eu amphithéâtre au pied d'une collihe , an bord du carns! de Bourgogne. Sur la colline s'élève le château de Buffon ; il ont entente de jardins et d'allées superbes , et dominé par nn vieux fort en ruines. — On y montre encore In tour oà naquit lé grand écri- Tain , son cabioet d'étude , situé au-dessus d'une terras** , et les restes de son cabinet d*Ii!stolre naturelle.

PIVISIOX pOttXIQlTS Vt ASBCIiaSTaVnVTXVX.

Po&rtiqtrx. — Le dénartement nonime 8 déouté». 11 eut divisé en 6 Brrondisseuienu électoraux, dont le» ebeiVlstnx sosst : Dsyuu (ville et àrr.) , Benune , Semnr, Cnttillon.

Le -nombre des électeurs est de 8^883.

ÀDMrKisTfUTirK. — Le ebef-lleu de là préfecture est Dijon.

Le département se divise en 4 sous-préVéct on arrond. cornu.

Dijon 14 cant., «4 comni., 188,488 habit.

Beaune 10 108 117,888

' Châtillon-sur-dclne ... 8 Ut 52,298

Semur . . . 8 145 78^228

TotaL W cant, 730 cornm , 876.877 bnnk.

Sérrtcé du t r*er publie. — 1 receveur général et I payeur (résidant â Drjon) , 9 recev. particuliers ; 5 percepteurs cTarrond.

CoHtrihulioru directes. — 1 directeur ( à Dijon ) et t inspecteur.

Domaints et Enregit triment* — 1 directeur (à Dijon )j 2 inspecteurs ; 5 vérificateurs.

H/pothèfu, — 4 conservateurs dans les chefs-lieux d'arrondissement* communaux,

Cntritodimu imdirtcH». — 1 directeur (à &*jo*)» 2 dsteeeca» d'arrondissement.

Fcréu, — Le département forme le 8* arrond. feieanui» dont le ch.4. est Dijon. — t conserv. à Dijon. — 8 hasp, i Dijon, Beneme et Châtnlon*»sar*oeine.

FRANCE PITTOltKSÇrE .

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FRANCK PTTPORBBOBR — ÛOHWGÊL

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Poms-tt-ckamt<ê4, — Le département lût partie de la 4« inspection, dont le ch.-l est Dijon. ~ 11 y a 8 ingénieurs en ebef en résidence « Dijon, dont a sont étoffés dewswveaJlaime du canal de Bourgogne.

j MT9T,U ^ *** ****• *» ^«i^t'*li» «* «tir., dont le ch.-l. est a Oyon.

Haras, — Le tepartemejit «t comprit, pont les «ourses de chevaux , dans le *■• «rrond. de concours , dont le ch.-l. est Paris.

*>«trû. -* U dinunuiion des produit» de la loterie n'annonce pas toujours un progrès moral, et* dans certains cas ,dte est plutôt un des signes iudiostents d« la misera dea «lasses Inférieures, il njr adoncpaa^tndeaeCitioitar de ce «rut» lm bénéfice* de l'edmuwtrauon do 1* loterie sur les ansea effectuées dans le départe* ■W^eWpavtjaUfMt (pour 1331 comparée 1690) une dlmmntion de

HxUBâxan. — Dijon est le quartier-général de la 16* division nMfetairtt» qsdae compose dea départements de l'Aube, de la fifauteffoue, de l'Yonne, dé la Oore-d'or et de Saône-etLoirc - Il y a a Dsjoa 1 lieutenant général commandant la division, 1 maréchal 4e camp eommaudant le département , 1 intendant militaire et 2 Mnft.i«t«idAnts.^Ledépii>tement renferme une place de guerre. Auxonne. — Le dépét de recrutement est à Dijon. — La compagnie de candaraaarie départementaJa fait partie de la 20» légion , dontla oWWn eet à On**, et qui comprend les compagnies de k Céte^'Or. l'ÀnJmrrY«eue et la Haute-Marne. - U >. à Dyoa une direction de Memsanaeeainflttairea » — * Auxonne un arsenal <fo oonatmotion et «ne s»u»dirootion dartUterie; — à Ar- %**U *M ***—** *• «•>•*• 5 — à Yoagcs une poudrerie

Xunfàain».-*» La cour royale de Dfjori comprend dans son resset*Jc»trttunau« delà Cé-te-d'Or, la Haute-Marne et Saône-ci- Leérew «-* Il y e dans le département 4 tribunaux de !*• instance . ^an^t esnm*res), Bëmnfe, ChatUlotf, Semnr, et 8 tribunaux^ de commerce, à Dijon , Becnne et ChànUon-sur-Seine,

lUtxarnvsx — dite catholique. — Le département /orme le «Ocèse dWvécbé érigé dana fe xviu« sièclcY.XjiuVt US £ cîieveentf de Lyon , et dont le sié^e est à Duo». -UyD deaajle département , — à Dijon , un séminaire diocésain qui compte 198 Sr*** « Wo"***WiJl«»-Wîon i une école secondaire eccîésiastye, - , B [renferme 6 cures dé V classe , 30 de 2% 419 succursales *****"<«*. — Il y existe * congrégations religieuses de ,ta!mJr* ••■P***** de 195 saurs consacrées au soulagement dea malades ce àHfeatnMtion des jeunes fille* pauma.

• Vutte^totettant. -- Les réformés du département ont à Duon un o*tofrea.aexé à l'église réformée de Besançon, -Il y a «U*£ dans le département une maison de prières.

' Culte aràe7ite.' — On compte dans le département 880 ieraélités, —Il y a une synagogue à D^'on. .

iwl~£'tT^.~ }*£*"**** **"**» «• Académie de 1 université , dont Ie chef-lieu est à Dijon et «ni conmend dana son ressort la Côte-d'Or, j|a fente-Marne et Saôaie^ïoèr*

Ivtfrtùm publique. - 11, • dana le dopartcsnen»-a Dijon une faculté de droit , nne U<»i\* dea aemcea/nne menhé dea lettres, une école «econdaire de médecine i— s» collège royal de 1» classe jui compte m eWjraaj^et T collèges: à Amafl^c, à Anxonne, a Beauneta CuâtOleo,* à SanUen , n Semnr, à St*rl.~ 1 école noruvdepnmaire à IKi«h- La noanave dea écoles prlmairea dn

dont 24,484 garçons dl la^rnUBos.

5Q«nria axvARias, ate. - n y a à Dijca *■• irf#«*la.v dr« Science,, dfiett MfUeet, une SmUU d* jurtepmilem* > mnSoei** philanthrojiqu* , une &xm^< eV# aaoa*i lettre , dea ^/WU*## drtwr- !^«.« ttjf« ^^^ *nnmïâ» de iect^ Mm otarie*, nu MueSelh*-

de Gùmarte et •> Jf^a^aa a|»Uquée aux arft, m Aid» rf« ^jw'*j* at enfin une Soeim ^J^nScmliu^ et é>i*du*tn. agtiecU , aVcc de* annexes dan« las enatVdieu d^ieondkuements.-» Une ferm^modèle à PcUarey^ur-ngnosw

votfmcAttoir.

k ?'*^ U dw??iw ■*»*••■•» officiel , eUe est de S75,»T bab. et foiinutac«smllemei>t à l'armé* 9M jeunes toldats.

Le mottremaat en WO a été de , JuUHtfgem. «3gg

Afiï*Tl,V Ma*ea.lh». Féminins/ ^^

Lnfans légitimes. 5,186 — 4,7f» f~ , .A.«

- naturels.. '863 - 866 fToUl 10'M2

*** «»058 .^ .4,720 Total 9^78

QAAPS VATXOV AUU

Le nomore des citoyens inscrits est de 76,336 .

.. Tl».-* HIHfl nnntrrtlr 1» ■1^aih.

^■^wv ■ ^» m» «vuuuiu en? i eseï v e.

62,293 oontréée de «ertice ordineinf.

Cm déniera sont répartis ainsi «mil mile : «M** Infanterie.

81 enralerie.

878 artmerte.

MM mpenrs^pompteft.

On en éompte? armés, fl,96T; éqalpé», 8,781 } haWtMs 4 M8t. 28,678 sont susceptibles d*étrtf moMHséi. Ainsi', sur ttOO lndlridns de la population générale, 180 MM inscrits en registre matricule, et 68 dans ea nombre entai nié* bUisaMes; et sur 160 individus inscrits sur le registre matricule, 74 sont soumis an aerViee erdiav, et 96 appartiennent à la réserve. Les arsenaux de PEtat ont délrrré a là garde nationale 18,179 fm&ê , 7é6 mouwruetons, 21 canons , et un amen grand nombre de pistolets , sabres, etc.

OTft JÇT ;

Le département a payé à rÊtat (188!) :

Contributions directes 5,0$8^$tf. 66 e.

Enregistrement, timbre et domaines 2,149,756 99

Boissons, droits dirers, tabacs et poudres. . . 1,663,274 29

Postes. -. »... 86o\22S 67

Produit des coupes de bok. 846,591 64

Loterie. 81,168 66

Produits divers. . . , 128/06 61

Rajsoaicaeatraojdljiairea. l,76eV475 M

11 a reçu dn trésor 8,645,885 /r. 61 c, dans lesauds figurent :

La dette publique et les dotations pour. . . . 1,646,41 3 f. 38 c.

Les dépenses du ministère dé la jrfstice. . . '. * 250,314 34

de l'instruction publique et des cultes. 638,835 09

de l'intérieur. . . •. '. . 25,255 95

du commerce et des travaux publics. . 1,378,528 69

de la guerre 3,075,100 10

de la marine. .....'. 674 65

des finances 177,684 88

Lee frais de régie et de percepHon des impôts. 1,147,517 98 '

Rembourscm., restittiL, non-valeurs et primes. 406,560 45

Total 8,64oV865f; 51 c.

Ces deux sommes totales de paiements et de recettes représentant à peu de variations près le mouvement annuel des impôt» et des recettes, le département doit à sa position médirerranec de payer an gouvernement central environ 3,835,660 francs de plus qnTI ne reçoit* somme énorme, dépassant de 260,660 francs le sixième dn revenu territorial.

Elles s'élèvent (en 1881} à 361,412 fr. 20 c. Savoir : D/p^ixes : traitements; abonnements, etc. 93,435 f. 6$ e. Pe"p. vanablee : loyers, réparations t encouragements , secours , etc 267J076

Dans cette dernière somme figurent pour

43,100 f, » c. les prisons départementales, 48,000 f. » c. les enfants trouvés.

Les secours accordés par l'État pour grêle, incendie, épizootie, sont de. ........ 11,150

Les fonds consacrés au cadastre s'élèvent à* , . 83,727 Les dépenses des cours et tribunaux sont de. , . 224*172 Les frais de justice avancés par l'Etat de, ... . 23,993

AO&ICOUE.

Sur une superficie de 876,960 beetarea, le départ, an « 224,6*1 forêts. ^

20,548 vignes.

La revenu territorial est évalué à 21,896*561 i Le département renAarme environ 50,000 chevaux.

104,000 bétes à cornes (race bovine).

160,000 moutons* Les troupeaux de botes à laine en fournissent cbaema année «av» viroa 245,000 kil , savoir ; 17,006 mérinos; 56090 métis i 176,960 indigènes.

Le produit annuel du sol est d'environ : . .

En céréales et parmeat^re», . . 2,600090 hectolitres.

En avoines. 220,009 id.

BuxiuM «.. 700,000 id.

La culture de» céréales est généralement bien entendue et donne des produits supérieurs à m consommation. On reçoit» éamlenaemt beaucoup d'avoine et dn mais «rai y mûrit parfaitement; on este celui cTSscbenon et de S*atJeau»de-Loeae. — On cultive/ aussi en grand les légumes verts et secs , les lentUlca jd'Étajdavct de Nolay; Us navets de Véronncf et de Sauiicu,, les ognons de HeuHIey, tes raiforts et les melons d? Auxonne j le millet et les

FRANCS PITTORESQUE. — COTE-D'OR

haricots d'Aizcry, «ont estimés et donnent lien à un commerce d'exportation; il en est de même ponr les pruneaux de Sa ffre et de Yitteaux. — La culture se fait avec des chevaux ou arec des bœufs , excepté dans les parties montueuses et sur les collines escarpées , où l'on est obligé de se servir de la bêche. Le département renferme de belles prairies naturelles , principalement sur les bords de la Saône ( l'usage des prairies artificielle* est aussi a**es généralement répandu ). Mai* il est fâcheux que l'on n'applique pas davantage à l'irrigation des prés les excellentes méthodes employées dans le Limousin et dans les Vosges. — On cultive en quelques cantons, le chanvre et le lin , ainsi que les plantes oléagineuses , et le sénevé qui produit la moutarde. — Les habitants des campagnes s'adonnent à l'engrais des bestiaux. On estime les bœufs gras du Morvan. L'éducation des troupeaux est bien entendue. Le croisement des races a amélioré la qualité des bétes à laine; les mérinos et les métis sont nombreux. — On élève beaucoup d'abeilles. Les vaches du pays sont assez bonnes laitières. On fabrique à Saint-Jean-de-Losne et à Époisse des fromages recherches , et estimés à l'égal des bons fromages de Brie.

VrowoiLis. — Les produits de la vigne occupent le premier rang dans les richesses qne le territoire de la Cote-d'Or livre à ses habitants. On se plaint de ce que depuis une quarantaine d'années la qualité des vins de Bourgogne a dégénéré , et on croit en trouver la cause dans l'extension de la culture sur des terrains bas et humides , dans l'emploi exagéré des engrais et dans l'introduction de nouveaux plants où Ton a plus recherché l'abondance que l'excellence des produits. Les vins de qualité supérieure proviennent des vignes plantées sur la chaîne de montagnes qui porte le nom de Càte-d'Or et qui se divise en deux parties.

La première, nommée Céte-de-Nuits , s'étend entré Dijon et Nuits; la seconde, nommée C6te-Beaunoise3 est comprise entre Nuits et la rivière Dheune. Cest dans la Cote-de-Nuits que se récoltent les vins célèbres de la Romanée, du clos de Vougsot, de Chamoertin, àeRichebourg, de la Tâche, de Nuits, de Ckambolle , etc. La Cote- Beaunoise produit les vins de Volltnay, de Pomard, de Beaune , de Lapeyrière , etc. Elle fournit en outre des vins blancs d'une grande qualité, tels que le Mont roche t et le Meurt ami t.

On croit généralement que les vins de Bourgogne supportent difficilement en futaille des voyages de long cours sur mer. Lorsqu'on en expédie en Suède, en Danemarck, en Russie, etc., on a soin préalablement de les mettre en bouteilles ; et malgré cette précaution, il arrive, dit-on, fréquemment qne ces vins s'altèrent pendant la traversée. « Cependant, disent Peuchet et Chanlaire, il nous a été assuré, par une personne digne de foi, qu'une caisse de vin du Clos de Vougeot, expédiée de France en Amérique , et retournée d'Amérique en France, n'avait rien perdu de sa qualité dans cette double traversée — Les vins de Bourgogne des premiers crûs, lorsqu'ils proviennent d'une bonne année, réunissent, dans de justes proportions, toutes les qualités. qui constituent les vins excellents, et n'ont besoin d'aucun mélange, d'aucune préparation pour atteindre leur plus haut degré de perfection. Les opérations, que l'on qualifie dans certains pays de soins qui aident à la qualité , sont toujours nuisibles aux vins de la Cote-d'Or. Ils ont un bouquet qui leur est propre et qui ne se développe souvent qu'au bout de trois ou quatre ans. C'est les altérer que d'y introduire des substances aromatiques ou d'autres vins , quelle qu'en soit la qualité. Il ne convient même pas de les mêler ensemble; car la réunion des deux vins de la première classe serait suivie de la perte de leur bouquet , et ne produirait plus qu'un vin inférieur à ceux de la seconde, et même de la troisième classe. — Les vins rouges de la Cote-d'Or joignent à une belle couleur beaucoup de parfum et un goût délicieox | ils sont à la fois corsés, fins, délicats et spiritueux, sans être trop fumeux. Bus avec modération , ils donnent du ton à l'estomac , et facilitent la digestion. Les vins blancs possèdent les mêmes qualités; ils sont moelleux, et leur couleur prend en vieillissant une teinte ambrée. Ceux des premiers crus peuvent disputer les honneurs du dessert aux vins de liqueur les plus estimés. — Depuis quelques années l'industrie des propriétaires de rigues est venue à bout d'imiter avec les vins blancs et rosés du pays les vins de Champagne mousseux : c'est à Meursault que se trouve la principale fabrique de vins de Bourgogne mousseux. Ces vins sont d'excellente qualité , mais beaucoup plus capiteux que les vins de Champagne.

Voici, quant aux influences météorologiques et athmosphériques sur la culture et les produits de la vigne, les curieux résultats que présente une table d'observations faites pendant trente-sept ans, de 1787 à 1823 , dans l'arrondissement de Beaune. Cette table indique l'époque de la vendange , sa qualité, l'abondance ou la nullité de récolte , etc. On en conclut, itf qu'en trente-sept ans on a vendangé vingt ans en septembre , et dix-sept en octobre ;

de vendange en septembre , onne ont

neuf médiocre* on i

a° qne, sur les vingt ans de vendange et

donné des produits d'une bonne qualité , neuf médiocre* on inférieurs; sur les dix-sept de vendange en octobre , les produits ont été médiocres ou mauvais ; 3° que , sur les trente-eept ans ,

quatre seulement ont été d'une abondant"» ~t— *—»;— ;-! * s—

bonne récolte, vingt médiocre, petite on i

rotrs

Le commerce du département « peur principal élément tes vins que produit le territoire; l'industrie y ajoute d'excellents ▼maigres , de la moutarde estimée (celle de Dijon a vue réfutation européenne); des ancres de betteraves, des eaux-de-vie de marc et de grains; mais les établissements industriel* \ important* sont ceux qui ont rapport à l'exploitation en g minerai de fer. On compte 39 hauts-fourneaux, 69 fo< ordinaires; 10 fours d'affinage à la houille, etc. Ce* usines ai breuses fournissent du fer, de l'acier naturel et i imi nlt limes , des râpes , des tôles et des fils de fer , etc. Le déps * renferme de nombreuses tuilerie», des poteries et de* fav estimées; plusieurs papeteries, des fabriques de Mandes brosseries, des tanneries, de* chapellerie*, de* draps , etc.

ÉTsaLiasuusTs de Cntraxc*. — On citait naguère, parmi les grande* créations agricoles et industrielles du démtementlei magnifiques établissements fondés par le maréchal duc de Raguse, dans son vaste parc de ChAtillon-sur-6eine. — Dan* ce clo*7oà la Seine a un cours d'une demi-bene, on trouvait réunis va tram immense d'agriculture, avec aea accessoires en bestiaux; de» forges et fourneaux où l'on fabriquait jusqu'à 60 milliers de 1er par jour; des fabriques de sucre, de pâte*, façon dltafie; des brasseries, des moulins, etc. Toutes le* parties de ee» étaUsa-

sements industriels, qui étaient susceptibles d'être ^tt* en mouvement par des moyens hydrauliques, avaient reçu ce imnls.ni aa moyen de machines très perfectionnées ; et l'économie de la r— ^t d"««»TC •* du combustible semblait devoir faire prospérer des créations utiles au pays.— Malheureusement pour les population» voisines, il n'en a pas été ainsi. — Ces magnifiques et mtilea établissements ont été vendus par expropriation forcée. ^ Récompenses ibdustrielz.es. — A la dernière — t— frmu de l'industrie, une médaille d'or a été décernée à Mai Gnaeet et comp. (du Creuzot, près Monterais), pour oajoto de mmtuée et et cris taîe rie; une médaille d'aroeitt a MIL Sirodot et rniiji. (de Bèac), pour aciers. Les mêmes ont obtenu une nwrxraiTiBene* RABLE pour tâles d* grandi dimension : Une MKDaxll* du aaoaax a été donnée à M. de Gouvenain (de Dijon), ponr -'-tjm Deux citatioks ont été accordées & MM. Fûmt (de Saulien) ponr na «Jffluoir, et Michel Lorillard (de Nuits), pour une mmcàùse éïrmrmr le lin et le chanere. ~"sr~

Foires. — Le nombre des foires du département est de 36? Elles se tiennent dans 103 communes , dont 33 chefs-lieux et en» rant, pour la plupart, S i 6 jours , remplirent 478 ionrneea,

Les/M»» mobiles, au nombre de 7, occupent 7 journées.

333 communes sont privées de foire*.

Les articles de commerce sont les bestiaux de tonte espèce les chevaux et les grains, le. laines fines, les cuirs, le. toUe*TieTfers. la chapellerie commune, etc. On vend aux foires de Beaune «W tonneaux et des cercles. - Le commerce des vaisseaux viaaires a nécessairement une grande activité dans un pavs riche w rip^j.

Statistique de iaCéte^d'Or>Vnt Peuchet et Cbanlaire ; «-4L Paris. 1811. — Voyage dans U senatorerie de Dijon, par Franco** de Neufchâteau; ia-8. Paris. - Muai* historiques etèio^J^Z Z Dijon ; in-12. Dijon , 1814. — Détails historiques et stafietZmae t le dfp. de la Càte-d'Or, par l'auteur des Essais sur Dijon CM toni* in-JI. TttÏAM i Ai A __ cr.*..- -t. .. . . . . > "

ton); in-3. Dijon, 1818. — Histoire de Vunieersité ois caent* de f**rg°8**. <**. , Par N. A. Labbey de Billy ; 2 vol. in-4. Besancon 181». -- Rapport sur les fouilles exécutées en 1819 sur le pimtmen\en\ Mout-Au*ou, par Girault; in-8. Dijon, 18». — Guide du mmrwgeuret de l'amateur à Dijon, ete. , par J. B. Ifoellat ; in- 18, d£T »81". — Statistique Œnologique de l'arrondissement de Bemmmo par Morelot; iu-8. Paris, 1835. — Description historiée et erisJmTet ^pitto^uesdesnu>numentsdaDtjontVmxT.étIsn^mtmti na-àoL Pans , 1830. — Voyage pittoresque en Bourgogne, cm rfrtrrinfi—i ^'toriques et vues de monuments^ etc. ; V partie ( dép. de la Coted Or) ; m-ful. Paris , 1838. — Annuaire historique et tteuùfiemm dm la C6te.d0r; in-12. 1820 à 1833. ^ ««****#•• *»

A. HUGO

On semewmenm DILLOfS, énW, ptaetas Uft*fer«,rm*«rah**V

Paris. - Imprimerie et Fonderie de Rioaoux et Comp., ma de* rrsnn BMigeoli (tainl MinWl, 8.

Département des Côtes-du-IVorcL

(€t~)ramt 0a00r-0r*tagitr.)

Let Ctrriosolites et les Ambiliates étaient, à l'époque .de la guerre de l'Armorique contre César, les peuplades principales habitant le territoire qui forme aujourd'hui le département des Cotes-du-Nord. —Ce pays, compris dans la troisième Lyonnaise , fit ensuite partie de la Bretagne, suivit toutes les vicissitudes de cette grande province, et fut avec elle réuni à la France. — Il avait eu à souffrir beaucoup pendant les guerres de la ligue, nuis depuis sa réunion, jusqu'en 1758, il jouit d'une tranquillité profonde. A cette époque les Anglais débaraiuèreut sur la côte de Saiot-Ôast et jetèrent l'alarme dans la Bretagne; mais huit jours après ils furent forcés de regagner honteusement leurs vaisseaux. — Pendant In Révolution, Te départent, prit peu de part à la guerre 'civile; ce fut néanmoins sur son territoire que se livra le combat où fut tué, en 1795, lors de l'expédition de Quiberon, le chevalier de Tinteniac, commandant une division de l'armée rouge, c'est-à-dire de paysans bretons qu'on avait revêtus de costumes anglais.

. Les antiquités druidiques des (ioies-du-Nord ne sont ni aussi considérables, ni aussi multipliée* que celles du FiniAtëre et du Morbihan On y voit des peulweoe, des 'dolmens, des pierres branlantes, des tumulus, etc. — ftoûs nous bornerons à citer la pierre branlante de l'Ile de Brébat et le tumulus de Lancerf.

Le département renferme les ruines de deux villes antiques, Corseul , capitale de Curiosolites, qui existait à peu de distance de Oinan;et Rhéginea, port romain dont on voit des traces à Erqui, près de Lem bal le.— Corseul était une ville importante où aboutissaient quatre voies romaines. De nombreux débris , témoignent de son ancienne grandeur, notamment les ruines d'un .temple octogone que quelques auteurs ont cru être le ftmum ê/artis, dont il est question daos la table tbiodo- •sienne. Outre des tombeaux renfermant des ossemeots d'une grande dimension , on y a découvert du verre à vitres, et, ce qui doit paraître plus curieux, une espèce de pipe en terre rouge , qui semblerait prouver que

Suoique les anciens Gaulois ne connussent pas le tabac , savaient l'usage de fumer quelques plantes fortes, .acres et aromatiques. — Les antiquités a Erqui se bor- Jient n quelques murs ruinés, à des médailles effacées, «et à une mosaïque assez bien conservée. - En 1808 et en '1824 , la mer a laissé à découvert sur la plage de Binic, les restes d'un ancien édifice de 80 pieds de long , sur 40 de large; dans ses murailles, que quelques savants du pays croient de construction antique, on a recueilli .environ 200 médailles des empereurs romains et Quelques monnaies espagnoles a l'effigie de Charles- •Quint. —-C'est près de là, à Pordic, qu'existe le camp romain, vulgairement appelé camp de César.—- L'espace nous manquerait pour signaler les vieux châteaux féodaux, les nombreuses églises antiques et les vieilles abbayes (presque toutes fondées par des saints Bretoaa) qui existent dans le pays; mais nous mentionnerons un monument célèbre dont l'antiquité et la destination sont depuis long-temps l'objet des controverses des savant*. Le temple de Lanléff, qui sert aujourd'hui de vestibule à l'église du lieu , est un édifice cir-

cul a ire à double enceinte concentrique , dont l'une est en partie détruite.— L'enceinte intérieure, de 30 pieds de diamètre , est percée de douze arcades voûtées en plein cintre et décorées de pilastres. —Ces arcades sont d'une largeur inégale et varient de 6 pieds à. 5 pieds 9 pouces. Douze colonnes de grandeurs diverses sont adossées à la muraille , une entre chaque arcade ; les plus petites , au nombre de huit , ont 8 pieds et quelques pouces de haut y compris les chapiteaux et les soubassements ; les quatre plus grandes sont hautes de 15 pieds sans chapiteaux et placées aux quatre points cardinaux. L'enceinte extérieure, située à 0 pieds de l'autre, présente aussi douze colonnea qui paraissent avoir soutenu une voûte à clef. — I! ne reste qu'un tiers de cette voûte , c'est la partie située du coté de l'église. Deux arcades voisines de la porte , fermées par une maçonnerie, forment aujourd'hui la sacristie . une autre sert à soutenir l'escalier dn clocher; enfin une quatrième a été convertie en chapelle. Entre les colonnes qui soutiennent la voûte et en face des grandes arcades sont douze fenêtres décorées de colonnes et construites comme les meurtrières de* anciennes fortifications. Au-dessus de chaque couple d'arcades se trouve une grande ouverture, cintrée par en haut. L'enceinte du temple a été couverte; on aperçoit encore les traces de l'endroit où le toit s'appuyait ; il n'y avait qu'une seule porte d'entrée, voûtée en plein cintre et large de 10 pieds sur 13 de hauteur; elle est située du cote de l'orient. — L'église est cooatruite en granit rouge et gris , qui a de l'analogie avec le poudding siliceux. - L'intérieur du monument n été garni d'un pavé ; on en trouve quelques fragmenta entre les arcades et l'enceinte extérieure. — * La maçon* nerie est par assisses régulières jusqu'au-dessus de» arcades. Le reste est composé de pierres de dimension* différentes. — L'architecture est un mélange grossier d'ordre toscan et d'ordre gothique. Les ornements dea chapiteaux et les aoclea des colonnes ne sont ni de la même forme ni de la même grandeur. Les chapiteaux représentent des pommes de pin. Ils sont surmontée d'un listel et d'une volute peu saillants, représentant par le profil diverses têtes de bélier — On remarque v sur les chapiteaux des colonnes qui soutiennent le plein cintre de l'arcade intérieure qui fait face à la porte, deux bas-reliefs, l'un sur la colonne du coté du midi, représentant deux béliers superposés , l'autre sur la colonne du nord offrant un cercle rayonnant , image grossière du soleil.— Un if majestueux, planté dans l'enceinte intérieure (qui sert de cimetière a la commune), a cru au centre du monument qu'il domine aujourd'hui de son feuillage et auquel il forme un dôme pittoresque.

Les savants bretons sont loin d'être d'accord sur le monument de Lanleff : les uns y voient un ancien templt armoricain , 1rs autres une construction romaine consacrée au culte du soleil (I); quelques-uns un ancien hôpital pour les pèlerins revenant de la terre sainte , ceux ci une église bâtie par les templiers, ceux-là un baptistaire des chrétiens primitifs. Nous ne nous hasarderons pas à décider la question.

(1) M. ïfether atné, fil* de l'artiste habile auquel oa doit les ▼ne» de* Côtes-du-Nord grarées dan» la France piitorttqae, nota a adressé aue notice sur le mommmemt Je Lndtjj dans laquelle il exprime cette opinion.

COTES-BIV^OIÇ.

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