‹ France pittoresqueChapitre 93 sur 102 · CA&ACT±1LX, MŒURS, ETC · texte numérisé non relu

CA&ACT±1LX, MŒURS, ETC

Les habitants des ville» , dans le département des CAtes-du- Nord , out dos roœur» simples et faciles. IN sont affables et prévenants avec les étrangers, intelligents , actifs et industrieux. Doués d'aptitude pour les sciences et les lettre», ils attachent de l'importance a les cultiver, qt e*jftu\ géjnfr* ^«,*ni rf"* Jl*'*l,ir* , qu'on ne pourrait le supporter, cfaprès lu situation reculée de leur département.

Les habitants des campagnes diffèrent en plusieurs points de ceux des ville*. La romplexiou du paysan haA-tysiou ejt r^rteet nerveuse , il a la. stature épaisse et courte , la poitrine ouverte , les épaules larges , les traits mâles et le regard assuré. Ses dents sont blanches, son /eio£ est brun, sa chevelure noire et sa barbe fpur- *bfe. - Il a naturellement ïe caractère impétueux et lestassions ♦vkvfente» L'usage dos liqnenrs fortes et rirrognerie à laquelle il mt enclin, augmentent la fureur de ses emportements Ou a remafqnéqae dans les querelles, le Bus-Breton, semblable au taureau, lutfe et taupe Kio|eminp9( avec la tête. |1 a a>il|ri»#i*. 4f» «p*tt*«* lrÇpticHi$ Q& frrV '■* W*,1- rlpri^c et lpMpf|aIier, réaervf , gr;ive ot patient. 77 Qn reproche aux paysans bretons un entéfe- 'ment opiniâtre", une îndoleuce apn/liui'ie, une curiosité irrrfiVchîe et une crédulité par foîs trop naïve. — Leur humeur est géuéraïa- 4ncnt rtiéi.mcoliqiitf', thaïs \h ont généralement une hrmgrOMtlon -vit» et poétique . et .une mm d'éloquence naturelle, chaleureuse et 4*mwe*ive. - Midgeé m eudesse catécieute et uns hrusquteia sett- .rei|l»xc»A»iy«„le fait d* caractère du fi«*en fl#H» \¥>*& fit J* jrçfjsjhiltf . il »»R»« »n P*?* avp W****? r* ^"«H»1 «"4^ \\ V est oloigpé. Lotta,o(icmeot yn'il q pour son village çt j»our sa famille, quelleqtie soit rin«cnsihiUté apparente nn'il témoigne dans les" relations* dome-tiqi'cs, ne peut et r? comparé, qu'à celui qu'il ♦porte a In religion de ses pères. Il est dévot et superstitieux. 'Les piètres exercent es Bretagne une grand* toouonce, et cela se .eaneoit facilement : le en ré d'un village parie le mène bague qne «cfparoissiapt , aléa /nêeies^ua^ et mène cujnjnq **& f"« ¥|C «»dtf et sévère. -p/f Bas-Breton pourrit une lui ne, héréditaire pjigr ks Anglais v apeieq» ennemis qe son pays, il déteste le,-» Norman^*, 'actif* et astucieux , qui, grâce à une activité soutenue, se sopt 'emparés du commerce de la Bretagne; enfin il considère à peine comme des Compatriote* tw Français qui ne parlent pas se langne •• {«ea paysao* breton s «ut no tangage emphatique et stdennrl ? ils entremêlent leurs discours <}c proverbe» el de nesjiige» de VYxrituqr sainfp. La Aifrl* est presque \» *irt U'ce d> peqx gui savent lire. Upe ççquqinjç poussée jijjjqu'ji IVa/icc es.t ajpez con/mpue chez les cultivateurs. Quelle que soit leur richesse ^ et il £n est qui -possèdent loOOO franc» de rentes, leur manière, âe vivee, grossière et frugale, est la même qne celle de» plu?, pauvres. Ils maugeut de b fîapde deux on trois fois par semaine Leur* autres repas %c «oa^teerot de bneillie , de ctépee, de ajaleKe . de pain è& *rigle o*4.\vt$*, po*»l 4« lé^tieiflR frai», imqaia df puUftoa, «X4q»té J'v5,flMfV,*»*r^ (le fVfH'aw p/«uW U^rérttf.r'M Ht 9H »» W*P qi/iU nç se peflB/î^çïa V»W «tfrWS4» W^ *A0*t il» f* *i*Yf#« nvec excès.

M ARiAUts. - Le mariage^ suivant les ^r^ljtés , est accompagné , en BsiS!te*Bretagnc, (Lé cérémonies et d'usaae» qui remontent a une liante antiqnifc.— A nle-aaxMoinçs , se sont Tes filles oui demande ot les garçotiH en mariage. — Ailleurs, le Jeune tfponx doit enlever ta fiancée apeès l'a voie fait long-temps dr mander par eue ^«pèce<U parée pu dapnéieque l'en » «use 4m#o«m«« ^*^-Ai*k«ea eocef« , et alpfs ipép^e ojite l* marKS* tst «t#teiifi, I» jeiuia £lle ne sort de la fueison paternelle, paufal^ a |ÏHi»*C, Wf ^f¥**»c deux cl^anleurs parlant en vcrsf V".1' nu u°în V *'Wou*» *} 'HlUrc au nom de la famille de la âancée. ont fait long-temps assaut jl'esa^rit pour l\ASteiiir et pour Ta refuser. Le poeme de Mari* présente ^j ne agréable peinture' de cette lutte po^tiqtre.- - Qtielqiiefiûs avant de s'a* gage r, le* grnoib parents se rtâteut rértproqnemeer |K>ur ejumiuer icaw amir*«n«ihièiee. Geaie «nrveaae ifitéreaaée a'afqaelle ht ftlmUq, If revj4«. QupJqere éca» <k l>b)4 yn dç p»oi«s mt£t*mt dans ce cas pour faire rompre l'uujon )a mieux assorlif. -^ D^as "iliisieuc» commune*, la jeune épouse parait a |Va|;l\se avec Içs

iahits.de s» graùd'inère on de sa hUaîciilp; ce sont des vêtement» hcHes et éclatants qui ne servent qne dans de rares occasions; on te Wa transmet de génération en génération. - L'ne coutume touebaatie rt aes— néoératemMil réfiandue dan» les Cetes-dn-Nord , c>a| M bm « élébrfrv le k-ndeejai* du aaanege^M setriee siseenal ajçi rhouqepT ^er iMf^aU q«'on a prfdee.

Uk« ao<^.^nan4*ipgwpdeee^>re#e«oiiMiMMieaaej oea'oeoefie dç mariages qu'a l'approche des fête* dfi.N<tfi, ponrru U»u*?f«M# que ta récolte des pom/nes ait ptç ab^ndantet car s^ le cj'lre manque, tont est ajourne à Tannée suivante. L/amour ne joue aucun rôle dans toutes ces unions. Il n'est pas mèuàe d'usage que ce soient les parents qui s'en occupent. Un ami ne se hasarderait jamais a offrira son ami d'unir leurs enfants, quel-» quVn fussent (Tailleurs leurs désirs rantinH*. — Des entremetteur» bauaux, le plus sou eut des tailleurs, négocient les mariages. Une entrevue a lieu dan» un cabaret du bourg voisin. — Le jeune homme et la jeune fille y

assistent, mais ce sont les pères seuls qui dérident. — Après avoir préalablement bn quelques rasades, on s'«»ccupe de l'objet de le. réunion , et comme le mariage est devenu un simple marrbé, il n* faut pour le décider guère pin» de paroles que pour la vrmie «l'une cheval ou l'achat d'une paire de boeufs Quand les chefs dee de^tx famille» se sont frappç. la main , la séance est levée ; Ira deanc tondes ejDj , *t«M!r*. |e «t|iéju{ Jmais vus et ne se sootp-e dit quatre mots pendant la discussion qui vient de décider de leenr sort, suivent leurs parents à la mairie et a la sacrUtie, afin d*y arrêter le» fiançailles. - Un mois après ils reviennent au bourg , ar critnpefeé^ seulement des témoins uéoessaires , y contractent le mariage civil , et se séparent souvent ensuite pour ne plus se revoir qu'a l'époque de la cérémonie religieuse. — Cependant on invite pour les noces trois ou quatre cents parents, amis et connaissances, et si on ne veut pas* sacrifier une paire de boeuf», osa trai?e avec le bqweber pour i'u crr|aip u^on^^re degutytana) de viande, et avec un boulanger pour quelque» voitures de pain 4f pur froment. Chaque famille doit en outre fooruir une ajeaiiinn 'de pain de seigle. Ou tue trois ou quatre pores gras , «ne e>n«alan> de veaua. *— *Jiu.gt ou tpenee faeniqee* dd ft»r4cidreeont da«|sn»dee npae lo leaiàn.— Tontes «e» pièces de se aaais<»n «I de erU» de «•«■»« If» gff*gW » kf lv»IHP>B» «1 4f!M^«r l<» ftttJto v fWlt taan^fonnjAs ep tajles de Ijapqijets.ry, On xa «rf^mo^k^ça letp\u| mtf» parçu(s 4c la famille ou cbc7. Ie.s îndivulus le* j>Jfi| Q4|sitJer|s A "lieu, pour lcoir offrir le.» fonctions Jionorinan es . mais accabUnA quSls auront i remplir pendant la dorée dVfii flte* — LSib »f»^ prend ave» orgueil quHt e été préfère aux principaux nouantes 4e la panasse , et qarjqaefois même a» maire, peur être 4e enineauue, Veeaee se vt>MH d'être eherné . jwndtnl dei>x ienaset d>nn annjan, 44 fanant oftiee a'*V*HW<#- i^fuM dfHl éH» If C*«4 ttsi»r<ef rçrc.inpnjes. Cejuj-la VlrHtf1 M« Tf^^r 4* ^n WW il «fUJJf honorée de ^yîo\f tpn» les qnatre reçoivent Pq»' mÇr9î1.* V** tînctive'un nauj de rubans qu'ils porteront at'ucbè à Tétanie, -r Bnfin le grand jour arrive. f).ès lé matin les invités se bflent d'accourir. Cliaqile chef de vemille dép«ise«irre les mules ém en#aàu'cr la eeege de veae qu14 offre pef* eedean de 1 de ses filles ptésento à le eneaie «haigé* de In eeiieel l'écuclle de beurre frais dont elle fait hommage. — Arrivé enfi l'époux escorté de ses proches etde>sdn garçon d'honneur, porteur du panier où est contenu une partie dq trousseau ..Il saine l'a* blée, dont chaque membre Fembraïse ; puis il olrre'une éafr-**rnban moiré d'or à sa compagne fntuee. « neeec eaeean s"s d'en |««senter tipe saraiUe, ou m >ie* «sobe, a 4a âHv «jm *e\ le^aeftj, Ct qu> «opiracte , ep la rrcesaut. lVd>)iga(ieBi 4» f*m? M**bk>mr pp part j\onr (lVg\isç. La cérémonie nuptiajlr a Afll--F ft» Wt ¥ mousqnctcric et des cris, sauvages annoncent hf retpur de ^ ^voce, les vieillards et les eofauts, restés au logis, s avancent sur la pelouse ,à rentrée du village, qu'est dressée une table ser la midis se troevent un jmtn de froment , une asscaede beurre , de <Mié et en eeere. Le maltee d«« réréusteëes rompt ce fein et ee eiaa» ne jpuccfe» au awri, qui ee tfooe* la moitié a «eeesniil|ff«JP)i*) gp^. ^su,i^ lUiwnnop présenta à. eelie.ei nn veera df. vjfWktUp efflepre u> «.e* If vrçs et s^u'açlipva due finsit Je jn^. fqa^s )aa iu'vi/és boivent à W ^uté et an bonheur des nouveaux inapte. — C'est su milieu de' leurs vœux brujants,au son édataiii de* banV bots et des agitons, et précédé des quatre grands oflMcrs de % noce , que le eonphp nonveen rentre dans le village et vè Aseeeuj euam an testin nneéel. Le premier service se conuauH de edesa eouiefia. deseepe, de laojtff et de lard. s\» areeed et ae^pér sième p/icaissent t|'é«qr«irs |iiè«es de yiandes ltfmjlUf* ^et le se|«ai 4«'U lf'Uf servir i'aytfisqu.n.çmrnt, A Tvisne du »T|»e#f les asa^s vont vUittr les mendiants rangés çt as»ts au dehors , souve< I an nombre de £ à oOO, et qui ont eu aussi leur p;«rt dn frstiu* nts cho^issent parmi eux un homme et une femme avec lesquels ifs commencent la danse par une mnde qni devient Meu têt générale; a cette ronde succède une vive n*imenade etrenlaère , aeaneedejev an milice de diaqne Crêpée de ieir ee» l'en^uj»ue|me, eae ém |aa cadaerés et ip«r »q bond qni termine Je BKM'f î . I*t ^*ai *W S4»ot divisas par couples, c>t ce ^n'oii appelle fe r*r- ~ f* SKI*" clic du soleil on sert le souper uniquement composé drcenersnee quartiers de veau apporté» en présent , arrosés par dTabundantfn libations de cidre, raison dan»e jusqu'à ce qnVnfio on enndeis* le mari auprès de sa femme qnî l'attei à Ami le fit d «priai, fia face e*»llée cnutre la muraille %t revéhie d'un noter! nenaeeenan*. oanapiet. On y pensse le eurviaaes lui nermeHre de ar daalrtMMr» ci aMs*|tût, assailli \w *«♦ pr»»r1*es et ses noua,*) f«C^ «t \t*f ççud leurs; armbuie», et répond, tant qu'il lui est l>°s^U,anx toasts qu'ils lui norteut: ils ne le quittent que lor^ue epn»»e à» fatigue et succouiJwiit a son ivresse, ils Tont vu s endormir et ronfler ados>é à la jeeue mariée. -- Dan* plusieurs çonuanrnes, ^fHiese rat confiée pendant la première noir à la serwMmnre ^e garçon et de la fille dteobbcer* q«i se etmeèeet tue» les deeeena» tirreaaret vdM»s entre lt a«ee«f n csrnpse. -*• Le eece daejn ajsjsj jour*. — |*i naatriçme , l* mari et sa. femme e« u^rsiaacn^ |pe|ajft a taHc et v sexxrat* • leur toex^ca àfrfr\wbmftV*Jtt nent leur revauclie. Le cinquième jour au matin ton! est rentre oaee

IHaMMM

FRANCK P1TTORRSÇUE

/ /s*>r/r*>rs* r/r /r/'A/ rf ^/ rw*t .

'rr*-**S~ r S/ s s,

^•'•mA **~£

Page 1