FRANCS PITTORESQUE. GOTES-DU-NORD
l'ordre. Les familles des nouveaux mariés règlent la part <jne chacune' d*?ttès iiii\ supposer dati» la dépense tommtluéqnt, lorsqu'elles ont de f-dsiuce , »%c1ét6 son veut de t#W â 2.0W fràùÉs: — Tuât termine et feaJaajev a an cenbane frè»i a* jeune femme qnitte la maison paternelle.
* Condition bts râikaàks. — « Lts fcratëés Oit M. Habatoîlfi] ne ftetinen!, d\tp* ils campagnes dé la Ba*»e-5r£fagn£, qu*uu flog Jecoudairé. Elle* sèfvêut leur mnrï I tablé et ue lui pnrfrbt Jhtri*ïs 6}n*avec respéét. D.iiïs tes familles plu fiche*, elfes trfivaitlettt aux champ» ei se livrent a tons les travadt pénibles Etlés ne sont poiùt jolies, leurs traits sout la os délicatesse, leurs vêtements tout lourds" e\ uè htissent entrevoir aucune formé. — C'est une Beauté Savoir le teint rohgé et animé. — Dans quelques locilités, Itstèunès tttles coquettes se graissent te trout Juilir l'atolr lùisriut. —-Eu ftasse-ïlretagnè , comme en Angleterre, tés Tebnês Bile* fouissent d*unfe grau Je liberté. Elfes coure AI le jiiur et la nuit avec les jeunes gens, sans qu'il en nlt tôug-tèftiDs récité uùcud détordre apparent Les mœurs commencent à être: plu* relâchées depuis quelques auu'ees. Les tôlerie» de lin , la fènaisbb . les travaux de la moisson réùuisseut le* jeune» géus dés deux feiei.' îls fi rencontrent aussi Aux literies ou Veillées kôzvtziou. »
S^es vêtements jqSi ]MJrsan rybe ne différent àe ceùi àii paysan pauvre û)ne par ('étgUc. Ceux du premier sout eu drap, et ceux %n second entoile,, tiivcr comme été le euftivatcur riche porte •Jes souliers, et le cultivateur pauvre, quand il ne va i>as uupied» , ne se sert que de sabots. Le rirhea en outre de> guêtres de Cuir retenues par des boudes en enivre. Il se couvre dans le mauf yais temps, d'un manteau bleu ou brun. Les femmes riches et iianyres out des mantclets à capuchon», nommés en breton jouit liaen^ et dont l étoffe Varie suivant Je illua ou moins ù*ai»auce <te celle» gui les port eu t. r Ou luxé qui s, est introduit déduis quelques ant nées rua les paysan* aisés, est Tubage d'une moutre d'argrut Uue ■contre est la première demande que fait un, consertf remplaçant.
Le langage brezpun€*q> vutanirement nomme bas-breton^ est ta langue nationale de plus de lJOJ.UOO habitants »ur tes J^o6,79Ô qui composent la population des départements (tu Morbihan , du Finistère et des Gâtes- du -Nord ' 1 . Cette lingue est considérée par les savants de la Bretagne comme l'ancienne laugùe celtique. Elle a beaucoup plus de re^emblance avec le gaelic d'trïaude (irlandais) et Xegneïig de Li Haute-Ecosse (erse), qu'avec le cjmnti£ f}u paj> de Galles (gallois) Les B- etons qui la parlent sont appelé* $retou»-brctonnau». — Cette langue est ta seule dont on se serve dans le» campagnes; fous les habitants des villes la parlent et ta comprennent, excepté peut-être ceux de Brest , où elle est étrangère à une grande partie de la population.— La tangué brézoune«q 4» divise en quatre directes principaux : ceux de Léon et (te T refluer, qui out eutre^eux beaucoup de rapport; ceux de la Cor* aonailles (Qoimper-Coreutiuj et de Va nues, dont ta différence tvec les deux premiers est telle, qu'un Léonais se fuit difiicileincut comprendre dans la Coroonaille*,, et qu'il n'est lias du tout compris daus le Morbihan. — Celte différence, toutefois f existe plutôt aa us ta prouonciatiou que daus les tenue»; car M. Habasque, * auquel nous emprnutoo» nue partie de ces détails sur le brezou- 9Êe<ft assure qu'après, un moi-» de fréquentation il e>t facile à un babitant àe Léon <»u de Tréguier de causer avec un Vaonetais sur tons lès sujets possibles. — Le dialecte léonais t qui ne renferme qu'un |>etit ooinbre de mots fmn^ais bretouuués, et dont la prononciation est douce et rarement gutturale, passe pour le meilleur des quatre directes, La langue bretonne, quoique pauvre, h 4e la fi»ri*e et de l'éuergie,, parfois de la grAce et de la douceur, Elle possède des toftrs et des locations agréables* — Am déiindt veut r#f^/r;.-r e* nçrtt d* po*$ quitter, sout des termes d'adieux cmplojrés clins le» eampagnes. Quand le temps est beau , les^pajsaus disent : £ bmi 4 b**a hirio, « il est doux de vivre anjourd'bui. » » Cette. b« ligue àboude en termes qui expriment les «tpérations du labourage .— Les mots nouveaux dont elle s'augmente et qui indiquent de* découvertes iqodernos y passent avec leur signification primitive. On se contente d'en allonger un peu la prononciation ou d'en cbnngcr légèrement la désinence, ainsi de fusil on a iait/«javJ> et de saùrt, sabrtH.— La grammaire bretonne est simple et peu Compliquée; les règles y sont en petit nombre. Les noms ■*/ ont qu'un genre, ce qui explique pourquoi les Breton» qui commencent a parler français disent a* fille , «a maison , le beau jument, etc.; les adjectif» sont invariables, et dans les verbe» il fvffit de eonjtaltrc la première personne de ebaque temps, tontes Jet antres étant les inénict an singulier et au pluriel , et n'étant distinguées que par le pronom persounel. — L'ortbograpbe de la
(1) Dans le d<^pa rt**ment des Gîtes -du- Nos d , on partf brraouneeq dans las TToailUarmfU de 6alnaaMip si de Laaition . et dans uns petite partie Ce eewa da l^tudeae et de Ssint-Brkec. Le français e*t seul eu usage dans ••lui de binon»
langue bretonne ne parait pas être fixée d'une façon bors de tonte ronfësUflbU , ce qui j>Vovi»nt de c> que la ptnn.Vrt de» rnouumeuts littéraire» ffl ét-t^e Variguë sout eb'ébre cou^e^ves o.ir ta tradition et par là uiefnolfe plu'f^t que jiar fiitibressiou. — Celle langue renfcrm'é quelques sVllabe» och , lc%t àA t dtiut la prouo'nciation e#ï gutturale è\ ctolt etrV fôfVemèrit aspirée. — Les cultivateur» B.is- Bréfoftt JMrléBMeur Iang.ige avec une grande ])urefé et observeijt scrupuleiisertleij't lit féales d? teur syùt.ixé. lis emploient toujours le mot propre et raijleqt wk/niiers ifi Habitants des villes qui prononcent mal ou se servent de locutious vicieuses. Ainsi, en bre&ftlUeHr, Heflt ttrmës Sî^fdfiéh! el&Atst ; Vu à 36siAné celîe de
Miôit.me, nrut?èrené Be 1S flifihîV. Le cifAdin qt>î, ignorait retU dlfreréfifê , TatV fuonsl^îeîembbt *&tè de Htb' où dé radtfé , br^tj a rire *d fâtêa-u. ±± LS" la ri f ne bfeiorth^ t-omuicnéë nfauitlbinl 1 perdra tle Mn ?m^W. A Wbt M ftévtllhtiim , éb.lqnfe hafots.4 rèntVrttiMtnâ plu*» tjrVAhVnt. An* ifttthitiuèï saHiahl lé /raèrhls: AojrJdMIrtilt «*> h pis d'eàftâ uHntfïvatènr «i>c qui né te Jiart* ou ne le comprenne. Autrefois, dan» les petrtW Vlltès , lrt o'uvrlîrt et 1M d.Tniesrlcrtiés 3e MNabW Ui* le mfo^H ! mJrtnRddbt il» se téHtot îftdï-tHntfèinelit «e Vtih dd tiè ftulre* Idlonié. - L*ad^ cienh» nttfniturfe brétoribé tû ceTtlqfad M trfrfsldéré! c^râmé i l$éd f>f« nttté.*-06> baltldesk mVroVi^-éi, tiàrelltés adx* fameuses romances espagnoles, de» lais, des fabliaux-, des 'fbmahs de cne** faftrie blrt >Até aaTil cetfe «Hferi J î rtiûif les seuls mofré'atix ùb btti htfMrùs m aient été atlrh-fais tmV>Vmifs souf iûné fît tft AUt tin&mr; bfl \lbbt 'dr1tttl*e*. H'Priïe Si rttàalïkpar titus%; et tU JiMWmi ,i\t bteiltJM, fie-tltb frudMie dâiiS laqitêtle le barbod amrihrftii èi\ bl»?dc «V joné dHn*m» de cV.utbtrfe. ^Uanl a la litté^
ratdrb WHBlrnê, où V rVmaràné q«flcjHei bctSrageX hscïtiâues, pouf Ht phtydTt ^dtittsîia ffatil*ni,.d»& -^^ftV/ hfl la beauté Ae\ images se joint a la riebesse de l'exi)re»siou ; un p< »oHa blêlù d? verte cr ePoflwhome ? te irbmah
un poème dé Michel ah ïes (fùàtré fils >]*; \1>S t«mUtMÏ ai Jtt/kie, été. — U ttartté brirtdnte de la'îît^fatifrf ^rctobrfe ».<t li cLibsob ; biais ces lioésfét f&g'utvés &bnt r-IKeménl impfïnVécs. Oh cité comme un chant véritnliftlmiùf pBb^tHlre eétftl 'ciiil tôtrfMhcb \far ctk tfaotst A* m bài. m BH qtlb Ban* tes p.ly» étnlrigers il produit sur les soldats bftftms té même effet Boe fè ttahz t»# hàèîùt sur fei Puisses elolgdés de léilr |\atfte.
sVOTBB BIOGAAPBIÇUIIS.
IfBb* rtvrtnî )SeH dé ïefMrignemeUts tur le« brmiHtPS fllsttâftùés tfbl atspifrtlAèbl^t su déitirtrfffeht; floui n..t» boruertidS à cff(*f leè Vifivflhti i Un sfttftllt érhrfît; le éOÙvèùtlotiùel YvW AorttlMir , m<frt HiftltmitlBÙhe! tKl Fldtst'ré , qtri vota la mbVt de Lbtd» XTI et déreUdtt Mut Htâ aVcV fmè Hlalettr1 cbùHigeù>é sa Biffe -% Msirie- Thérl'sei II ftiarllctfat de ftftlrtÎAirdlR , tainquëut lb fcldricui; crimbrit âèt Tréùte \ U ranfUté de BdtttôkitH , dont ub des membre* ftit araUftîiWeft ét^fdfmll? deux braves marins, le rafrittiine dfc tili^èan fertrtbft et 11? eôntfe-atrtlrM LÉ Boite { le satiibt Lt BtidAeVr; arot dé Hllttstrè l.àrodr d'Auvergne , et comme lui connu par ses recherches sur la langue celtique; un agronome habile, dk Colf^oK , FdbtfaYenr tfb bel tiabUstfinent rural de Lvsandré; on autre agronome bstjttt», BAftOar-DtSTÂVA « nn satant jtiriseorii suite <!W Jtvi* siMe, Fhrrçoit ftitàxkli* , «ml et émUle de Cnjiis; un mHHbr'e fle l'Assemblée téglslUrrre , fck DkMT t>E Bôtruotft . autebr d*Mfte tWdUctWti dès t£x*ftAfa*rre» & Têtard de reHierrbei sur lès ÀAtihiitits êèUÊftoi: lé f^nc et «pJTihiel Doci bs , historié* de Louis XI , éVrifaid cdnsriéhHbbx et profond; ùti nâf&rallhtV aistluglié, PÉHR\a¥, Hilroîkte b:<l>He, cofre.^ondant de l'Académie royale de médecin*1; le feYoce Kùer bt FotrtkfifELr.E, sïeurdi Beoumanoir, un des tîiers Hè la U^i* ait i*it siècle, mollstre t/tH dispbté à OHll% de Rerz le titre de BttPùit-Bfette i ; l'anteur d'une tZHMkttre ffiHMn èstlbtê* dés wataùrs, PùosiAdkT ; ub dé cH Httntdie'^ o^n frfbt Bobùntr à tlrffmftèttt , lé v>rrueu* L* GshÀTÉ i !e générât GAtrïf fcà , mrtrt jrlbrîelteemfhr- a Wii^.ilri ; bb siir.iut estimable , Habasquk , auteur de recherches curieuses ittrittitées i Notions htsttfi>qiih\ St-oftopflffiei^tc. , sur Ut tïiéi-dtt~i\ordi le grammalHab' J Efetfr . rn»ér»t»«nr rttstfmt dttn* tri tsttrgué cHtKjfae ; Il crimtè «lt KltiWlA^o^, p^lr de Frarfinft lous Ctfarles X , aoeied péfe't rt mVtBWc de fcl flôéWt* rïtynt* de* Aotiquaires; Laôtjyo- MARAts-, qrtt fut ùd éci c^eflr tifc Ift nmien&e rdusfilratlbn de la Rouairte ; tè docfélH- LA-riuttlrt , habile rmhme tùédethi , comblé chimiste et comme agronome; un littérateur eoniirt par ses re<< cherches sur la langue celtique , Legovidkç, auteur d'un Dictionnaire breton-français, l'illustre MahÉ de la Bourdonnais, qui conquit Ma'df'.is *n> tes1 Abtlai? et qui administra si habilement BonrlSoti et Pfle de tVaricé (I); un naturaliste lùstrblt , Le M*ttt;+J tin hotnmè verTiieii* et modeste dont la vie fut fitelne dé bouties œuvres, Micaud de la Vieutilli , fondateur de riostlttithui d% bienfdis.ibcc connue fi PJlris sou* lé nom A'Atyte rvyalâe la Providence', l'ancien député Akki. de là Vigne, qui a doté son payl
(\y Quelque» auteur* prétendent que \a bourdonnais est né a Saint-Halo. — Dinàn , naus lés Ctiles-Uu-ftord , lé réclame âc son côte connue un dé ses (dus glofledl edfabtîL
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