FRANGE PITTORESQUE. — COTES-DU-NORD
natal d'un grand nombre d'établissements utiles; l'honorable et vertueux de Quels* , archevêque de Paris ; le colonel Revel , excellent officier des armées de la République , mort au champ d'honneur ; le carme Toumaijït de Saiht-Luc » historien de Conan nferiaflec et de plusieurs des hommes célèbres de la Bretagne ; un saint breton , Yves Helory, homme éloquent et austère qui, dans le xxii* siècle, fut surnommé l'avocat des pauvres ; etc.
Le département des Côtes-du-Nordestun département maritime, région du nord-ouest , formé de la Basse-Bretagne. — lia pour limites : au nord, l'Océan ; à Test, le dé|>artemcnt d*Nle-et- Vilaine; •a snd , celui du Morbihan ; et à l'ouest , celui du Finiatère. — 11 tire son nom de sa {tosition maritime sur la Manche . qui baigne toute* sa partie septen tri* mule. — Sa superficie est de 701*251 ar-
Sents métriques d'après M. de Prony, et seulement de 644,300 '«près M. Habaeque.
Sol. — Le sol , engraissé par le goémon et les autres plantes marines, se" compose, ju»qn*à trou lieues de dUtance des côtes, de terres excellentes; dans l'intérieur du dé|»arterocnt , la superficie du terrain est une couche de terre à bruyères ou* de landes qui est d'ailleurs assez fertile.
Moftagh es. — Le département est traversé de l'est à l'ouest
Kr la chaîne des Montagnes-Noires , dont le point culminant dans > Côtes-dn-Nord , est le Menez-Haut , qui a en vin m 340 mètres d'élévation au-dessus dn niveau de la mer.— Cette chaîne y forme deux versa uts : les eaux de l'un se jetteut au nord , dans la Manche , et ceux de l'autre au sud , dans l'Océan. Elle se ramifie en un grand nombre de contre-forts qui sillonnent le pays dans tous lés sens.
Forêts.— On compte dans le département 25 forêt» principales, où les essences dominantes sont le ebéne , le bétre , le bouleau et diverses espèces d'arbre» verts. — Les plus considérables parmi ces forêts , «ont celles de Quenecon (4,1 00 hectare*) , de Loudéac (3300) , de la Hunandaîe (3.000) , et de Lorges (2400;.
Cotes et ports. — Les côtes , déchirées par un grand nombre de baies et creusées par l'embouchure de plusieurs rivières , présentent un développement d'environ 245,000 mètres Elles sont généralement escarpées et défendues par des roches et des fabif.es granitiques, au pied desquelles se trouvent Hans certaines localités de grandes surfaces de sable qne l'Océan découvre à la marée basse — Les plages sont composées tantôt de sables fermes et solides, comme dans le golfe de Saint-Brieuc,' tantôt de sables mouvants et qui offrent des dangers réels , comme la grève de Yaudet, près de Lannion. On trouve sur les côtes du nord plusieurs ports de mer, dont les principaux sont le Légué (port de Saint-Brieuc), Binic, Pontrienx (Saint-Qnay), Paimpol et Trégnier.
Iles. — La partie la pins septentrionale et occidentale des côtes présente nn grand nombre d'Iles , dont les plus remarquables sont celles de Goëlo , de Saint Riom , de Brébat , de Maudé et le groupe dit des Sept-lles.
Rivières. — Ancune des rivières dn département n'est par elle-même navigable ; elles ne le deviennent qu'an bord de la mer, à l'aide du flux seulement, et toutes, sauf la Rance, cessent de l'être à la basse marée Les principales sont : le Guer, le Guindy, le Jaudy, le Trieux, le Leff, le Gouet, l'£vron. le Gouesson, l'Arguenon et la Rance , qui coulent tous du sud en nord , et qui ont tout leur cours dans le département ; l'Aven , le Bhtvet , l'Oust , le Lié, et le Meu , ont seulement leur source dans le département et se dirigent dn nord an snd. On évalue la longueur de la partie navigable des rivières à environ 41.000 mètres.
Cajtaux. — Le département possède deux canaux. L'un , celui dn Blavct à V Jul/u, fait partie de la grande communication projetée de Nantes à Brest; l'antre, celui $ Illt-et-Ranet , réunira les deux versants de la Bretagne et doit avoir 80,796 mètres de développement.
Routes. — Depuis quelques années, l'administration locale s'est beaucoup occupée de l'amélioration des communications viables La partie centrale dn pays, et surtout l'arrondissement de Londéae, ont encore besoin qu'on y en ouvre de nouvelles ; néanmoins, le département est traversé déjà par 6 routes royales, et compte 16 routes départementales outre nombre de chemins vicinaux bien entretenus.
Climat.'— Le climat est doux et tempéré, mais excessivement numide et sujet à de perpétuelles variations de l'atmosphère.
VaiïTS. — Les vents dominants sont principalement les veuts de nord et de nord-ouest.
y Maladies. — Les maladies cutanées , parmi lesquelles la gale est en première ligue , les affection» scrofnleuses , catarrhales et rhumatismales , sont les maladie» les plu» communes. Les épidémies causent quelquefois d'assez grands ravages — Le département est an de ceux ou le choléra a sé»i ; il y a duré dix mois , le nombre des malades' s'est élevé à 3,584, et celui des décès à 1,585. — Les deux arrondissements les pins fortement atteints ont été ceux de
Snint-Brienc et de Lannion. — Saint-Brieuc a compté 742 décès 1 ,229 malades ; Lannion 61 3 sur 1 ,477*
UIMAl
Rkovb AjfiMAX. — Les forêts abondent en animaux de tonte espèce; on y trouve des loups, des renards, des blaireaux , etc. Les chevreuils et les sangliers n'y sont pas rares. — Les lièvres et les lapins sont très multipliés dans le» plaines. On cite les lapina de» Sept-lles , q»û sont noirs pour la plupart et ont les yeux rouget* Les hermines , les fouines et les belettes vivent dans le î
des habitations ; pu préjugé assez général parmi les )»aysnns fait croire qu'elles porteut bouheur. -—, Le pays renferme un grand nombre d'oiseaux de toute espèce. Parmi le» oiseaux aquatiques et les oiseaux de mer qui se montrent sur le» côtes et dans les Ile» voisines, on cite les pingouin», le» goélands, les grèbes, les manves. lea eïder* , les cormorans , etc. Les plus remarquables sont les macareux ou perroquets de mer, qui nichent sur les Ilots déserta , et qui . comme les canards tadornes , creusent dans la terre des Lroot pour y déposer leurs œufs. — Les coquillages, le» rrnatareea, lea poulpes et les mollusques sont très mul'ipliés sur les ro«hers on la côte. — La mer y est très poissonneuse ;*ontre le bareug, le maquereau et la sardine, qu'on y pêche en quantité pendant ta saison , on y trouve des congres , des soles , des plies , des rnrbots, des saumons, etc. — La mer a jeté pli' sieurs fois, depuis nae vingtaine d'années, sur les plages qui sont au pied des falaises, et notamment sur celles de Plcstin , de Lannion et de Paimpol , d'énormes cétacés que M. Cuvitr a reconnu former nn genre parti* en lier, et qu'il a nommé», à cause de la sphéricité de leur tête, 'dauphins-globictps. D'après la forme de cet animal et la situation verticale qu'il alfecte, le» naturalistes ont cru reconnaître en lui la sirène ou femme marine (mor groèk des Celtes) sur laquelle lea pécheurs bretons ont une foule de traditions merveilleuses.
RàuJtic végétal. — Les productions végétales des t otes-dat» Nord n'ont rien qui les distingue de celles dn Finistère et dn Morbihan.— Comme dans ces départements, la douceur du cfctnsat permet aux myrtes et aux figuiers d'y fleurir et d'y donner des fruits en pleine terre. — Les essences dominantes dans lea forêts sont le chêne, le hêtre et le bouleau. — Le châtaignier y i bien. — Les arbres verts et le pin maritime surfont ar dans les landes une prompte et belle croissance. - - On r parmi les arbustes l'arbousier, le houx , le genêt, l'ajonc épineux, etc. Le déparlement est placé en dehors de U limite on la vigne peut être cultivée. U renferme de grandes plantations de pommera.
Rèuhe minéral. — Le sol est très varié; «m y trouve des 1er* rains primitifs, de transition , secondaires , tertiaires , d'aliuvio* et même des terrains qu'on soupçonne d'être volcaniques —Lea terrains primitifs occupent à peu près les troi> quarts do départe* ment , on y remarque dn granit , dn gneiss , do porphyre et dn schiste. — Le pays n'est pas riche en mines niétalliqaes , on y exploite cependant dn fer et de la plombagine. On trouve près de Saint-Quay des sables magnétiques. — On exploite aussi en diverses localités des ardoises assez bonnes et du granit d'une grande beauté. Le granit de Saint-Brieuc est susceptible de recevoir am beau poli. — D'après les géologues dn département , on y troarrn en ontre du marbre, du kaolin , de l'ocre jaune et ronge, de In serpentine verte, des améthystes, du quartz hyalin, de la
maline, du grès réfractai re , de l'argile blanche et plastkrae | à la poterie et à lu terre de pipe , ete — Dans on banc Je caâllucrx considérable qui se trouve auprès de Ploua , on trouve des ] de diverses couleurs et dont quelques-unes sont herboriser* terrains calcaires des environs de Dinan renferment assez de débris de coquilles marines pour qu'on les exploite comme fatnst.— On a trouvé il y a quelques années dans la falaise d'EtaMe* , aaa loin de Portrieux, les ossements d'un énorme quadru|iède qne les naturalistes de Saint-Brieuc ont déclaré être nn anHnal anfé~4fihr« vien. — On trouve le long des côtes de Pordic forêt sons-marine analogue à celle qne M.Fmgleye a < en 1812 sur une grève près de Morlaix. — « Un j*mr, cet : député se promenant après une forte tempête, aperçut l'aspect dn cette grève changé. Le sable fin et uni qui la Couvrait avait <~ On voyait à la place un terrain noir et labouré par de 1 Ions C'était un amas de détritus de végétaux , parmi lea distinguait pi o sieurs plantes aquatiques-, et des fe»itle» d*« forestiers. An-dessous de cette couche , se présentaient des nm des joues , des asperges , des fougères et d'antres plantes de \ rie», dont plusieurs' très bien conservées. Enfin, »nr tosit ee te roin on voyait des troncs d'arbres renver>é» dans tous les arat*. La plupart étaient* réduits à l'état de terre d'ombre , d'autres < encore dans un état de fraîcheur. Le» ifs et lea chênes avm" couleur naturelle. Les bouleaux , très nombreux , avaient < leur écorce argentée. Tons ces débris étaient poaés »«r oum de plaise semblable à celle qui forme ordwairensent la j prairies , etc. »
£««x minérales. — Le département possède à ] établissement d'eaux minérales. Les eaux de Dinan 1 muriate do chaux , de sonde , de magnésie , dn soliste