‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 104 sur 725 · MlCHELET · texte numérisé non relu

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de la bataille, le roi fut fait chevalier par Bayard {13-14 septembre).

La paix « perpétuelle ><. — Un aussi

TRANSPORTS DE CANONS Artilleurs de .Marignan, détachés d'un lias-relicf de Bontcmps. (Tombeau de François I" à Paint-Denis.

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L'ÉLECTION DE CH A RLES-Qï' T NT

Diète de nommer un empereur étranger, François I" se porta candidat, affectant de ne voir dans le petit-fils de Maximilien que le roi

duc d'Autriche et, donc, vrai prince allemand.

Ils avaient réuni tous deux des sommes considérables pour acheter les voix à l'encan de

Il semble bien que

prompt succès sur les plus fameux soldats de l'Europe, la première apparition de ces milices provinciales qui seront l'infanterie française, un pareil début, qui donnait tout à craindre et tout à espérer, firent tomber les résistances et amenèrent, pour un temps, la d'Espagne, alors que paix générale. Le duc Sforza céda le son rival était d'abord, Milanais pour une somme d'argent ; les aux yeux des électeurs, Suisses consentirent un traité d'alliance qu'on appelait « la Paix perpétuelle » ; les accords avec l'Espagne, l'Empire et l'Angleterre confirmèrent aux quatre contractants la protection réciproque de leurs Etats.

Ces traités, selon Tordinaire du temps, com portaient de promesses d mariage, d\ dauphin d France, qi i venait d naître, av< la princes Marie d'An gleterre, âge e de deux an^ et de Charh d'Autriche avec la priii cesse Louide France âgée d'un an Enfin le pape conclut le Concordat de 1516 qui reconnaissait à l'Eglise f gallicane ses libertés, en échange de la Pragmatique Sanction abo lie, et au pji la nomination des évêqu< s que Rome ne fera plus qu'investir.

La lai-- Hp '^^^"'■°'^ '^' ^^' représenté au muuieut où il charge les Suisses. W est . i^dU» ue mQjjté aur un cheval Llai.c. Son casque est surmonté d'un grand cimier de

la chrétienté plumes blanches ; il porte sur son armure une casaque de drap d'or. parut si bien (D'après un manuscrit de la Bibl. Nat., Cl. Bertaiid.)

assurée que le pape proclama la Croisade changeait la proportion des forces. Le contre les Turcs qui venaient de con- roi de France était, la veille, le prince le quérir la Perse, l'Egypte et Alger et plus puissant de l'Europe ; l'Espagnol avançaient au Danube. paraissait un maître moins redoutable. L'élection à l'Empire. — La mort de ses États, bien que plus vastes, n'étant l'empereur Maximilien (janvier 1519) pas d'un seul tenant. Maintenant, déclencha la plus grande guerre. l'Empire allait retrouver sous Charles- Bien que la Bw/ie rf'Of fit défense à la Quint «la magnificence de sa dignité »,

H BATAILI F DP MARI NW

L'E.'UPEKEUR MAXIMILIEN (I459-I5Ï9).

(D'après Albert Uiirer.)-

Francfort, le margrave de Brandebourg et l'électeur p al a t i n se soient engagés, contre espèces sonnantes, avec François. Au vote, les électeurs donnèrent tous les sept leurs suffrages ■ au roi d'Espagne qui prit la couronne sous le nom de Charles-Quint, François, beau joueur,

I lit que cela valait mieux pour lui et pour son royaume.

II aurait dû y réfléchir plus tôt et, au lieu de se porter candidat, soutenir contre Charles un prince allemand, le palatin ou le saxon .

Le Grand Empire. — L'élection

I52I. — RIVALITÉDE F RA NÇOIS I^' ET DE C H A RLES-Q UI NT rs

et le nouveau César pouvait dire de ses table, s'était révolté à l'occasion d'une

possessions des deux inondes que le querelle, restée assez obscure, avec la

soleil ne s'y couchait jamais. reine mère. Il n'y a pas, dans l'histoire,

La guerre, inévitable comme le choc de plus affreuse trahison Le connétable

de deux trains engagés sur la même voie passa à l'ennemi, avec une armée d'avén-

en sens contraires, éclata au printemps turiers, s'engagea à faire reconnaître

de 1521. Elle va durer, avec des trêves, Henri VIII comme roi de France et eut

plus de deux cents ans.

Le connétable de Bourbon.

— Sauf aux guerres anglaises, la France, serrée à étouffer entre l'Espagne et l'Empire, n'a point connu de pires dangers qu'aux premières années de cette longue lutte.

' Comme si l'étau n'était pas assez pressant et la supériorité numérique de ses ar-

BAYARt) A CllEVAl.

L'un des premiers portraits équestres (D'après une gravure de 1527.]

promesse de mariage avec la sœur de l'empereur.

Bayard. — La vaillance d'esprit du roi fut entretenue d'abord par des succès : la résistance de Bayard à Mézières ; la défaite des lansqvienets allemands à Neufchàteau ; celle des Anglais sur l'Oise ; l'échec de l'invasion de la Provence où Bourbon, après s'être avancé

méesassezécrasante, Charles-Quint s'était jusqu'à Marseille, fut ramené par Montassuré le roi d'Angleterre Henri VIII, morency. Il avait perdu, par contre, que François avait cru gagner à l'entrevue la Navarre.

fastueuse du Camp du Drap d'or, et le L'Italie lui fut bientôt fatale. Lautrec, pape (d'abord Léon X, puis Adrien VI, battu à la Bicoque, se retira du Milanais ; son ancien précepteur). Bonnivet, l'année suivante, à qui rien Ainsi François I" se trouva tout à n'avait résisté dans sa première furie coup seul contre toute l'Europe, et trahi, d'offensive, fut arrêté à Verceil, et Bayard, en outre, par le premier prince du sang, qui valait une armée, blessé à mort penle duc de Bourbon, descendant d'un dant la retraite de Rebecque. sixième fils de Saint Louis'. Comme Monsieur de Boui^bon se pré- Ce rude soldat, l'un des vainqueurs senta pour consoler le bon chevalier, de Marignan, que le roi avait fait conné- qui avait été étendu sous un arbre, I. Robert de France, comte de Clermont, Bayard lui refusa la main : «Ce n'est pas dernier enfant mâle de Saint Louis. de moi, lui dit-il, qu'il faut avoir pitié.

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