I. Lettre du roi à l'assemblée des représputaiits de Paris
contre l'entreprise de Monarchie universelle, c'est déjà la vaincre.
Les traités successifs ne sont qu'en apparence à l'avantage de Charles-Quint : celui de Cambrai reconnaît, une fois de plus, à la France la Bourgogne, les villes de la Somme ; celui de Nice lui accorde la Bresse, le Bugey et les deux tiers du Piémont ; à Crépy, l'empereur reprend la Savoie et le Piémont, mais convient de donner en mariage au duc d'Orléans sa fille Marie qui apportera en dot les Pays- Bas et la Franche-Comté.
Les ♦ enfants de France », laissés en otages après Madrid, ne rentrèrent qu'après le traité de Cambrai, contre l'énorme rançon de i 200 000 écus, et amenant avec eux leur future belle-mère, l'infante Eléonore dont le mariage avec le roi avait été convenu depuis quatre ans (issol.
Charles-Quint chez François I". — Le voyage de Charles-Quint à Paris, où il fut reçu avec une grande magnificence, deux ans après le traité de Nice, n'eut d'autre conséquence que d'irriter davantage les deux rivaux {1540).
Le? prmces, la duchesse d'Etampes, maîtresse du roi, et son fou Triboulet eussent voulu retenir l'empereur prison^, nier tant qu'il n'aurait pas cédé sur Milan. François se refusa à recommencer contre le petit-fils du Téméraire la félonie de Péronne.
Armée et diplomatie. — Toujours entre deux guerres, tout le temps que le roi, tenace dans sa grande cause, mais incurablement léger, ne donne pas à ses constructions et à ses plaisirs, il le consacre aux institutions militaires et à la politique extérieure, où il apporte un sens aigu du monde moderne. Après la mort de sa mère, son principal conseiller est Montmorency, gouverneur du Languedoc, qu'il a fait connétable.
L'infanterie devient la reine des batailles, mais ce n'est plus une troupe mercenaire (les Suisses), c'est le fantassin français, « bien en point, bien armé, bien leste -», tel que vont le connaître les guerres futures. Montluc, historien des guerres du siècle, écrit qu' « il a toujours eu envie de se jeter parmi les gens de pied ».
L'ordonnance de 1 5 34 crée sept légions de gens à pied, de 6 000 hommes chacune, et organise un sévère recrutement régional.
La diplomatie, qu'elle soit ou non conduite par des prêtres, — elle l'est,