CATHERINE DE MEDICIS
du mot allemand t'/i gduosstM, «confédérés d'Ainboise - : j Pauvres gens qui ne vaunis par le sernaent », peut-être une injure laient pas des Img^ienots, petite monnaie catholique, du temps de la conjuration du temps de Hugues Capet. ^ »
LA RÉFORAIE E\ FRAXCE
François I" et la Réforme. — Lespremiers Les églises réformées apparurent
réfomaés français, qui prêchaient seu- en 1556; elles furent constituées sur le
lemeut le retour à l'Ecriture Sainte et modèle de celles de Strasbourg et de
gardaient presque toutes les doctrines Genève. Les .fidèles les appelaient
catholiques, furent accueillis sans défa- « temples » ; ils étaient « le troupeau » ;
vcur par François I" et, par sa sœur, leurs ministres du culte, «les pasteurs». avec une très vive sympathie. Rabelais Le droit de l'Etat à poursuivre les
inclinait aux premiers « évangéliques ». « hérétiques » et « blasphémateurs » pour
Le Tarlement et la Sorbomie se mirent la propagande des « fausses doctrines »
aussitôt eh bataille. ne fut pas contesté par les calvinistes ;
Homme de la Renaissance, ami des c'est le sujet d'un livre de Théodore de
humanistes, allié des princes luthériens Bèze. Les tiibunaux et les parlements
qui se proclamaient * emiemis de appliquèrent aux réformés, sans pitié,
César ' », le roi eût continué volontiers mais selon toutes les règles de la procé-
à faire preuve de tolérance. Il redoutait dure, les édits royaux. Les bûchers et
les répercussions des disputes religieuses les gibets firent oflîce de convertisseurs. sur la politique. Le Parlement et la Réforme. —
Calvin lui adressa de Genève la lettre- Comme plusieurs membres du Parlepréface de son livre de feu et de larmes, ment de Paris s'opposaient à ce que l'Institution chrétienne. l'Inquisition fût introduite en France, f II ne se décida pour la répression attaquaient les abus de l'Eglise, réclaqu'en 1538. Dès lors, les édits se succé- niaient un concile et demandaient l'adoudèrent contre ♦ les mauvaises erreurs ». cissement ou la suspension des pour- Les Parlements, dans ce siècle de la juris- suites contre les réformés, le roi entra prudence, multiplièrent les condamna- dans la grand'chambre où siégeait la tions à « la hart » (pendaison) et au feu. cour et voulut que la délibération conti- Le savant imprimeur Dolet fut brûlé à nuât en sa présence. Paris, place Maubert, où l'on voit aujour- Au cours de- débats, Anne du Bourg, d'hui sa statue. A défaut des auteurs ou fils de l'ancien chancelier de François I^"', des libraires, les livres furent mis au protesta contre les supplices : « Ce n'est hùcher {Vlnstitutionchrétienne.lesiva^ànc- pas chose de petite conséquence que de tions de r.\ncien et du Nouveau Testa- condamner ceux qui, au milieu des ment'). Le Parlement d'Aix condamna à flammes, invoquent le nom de Jésusr anéantissement tout un petit peuple Christ. 0
héroïque des Alpes, les V'audois, dont II fut aussitôt envoyé à la Bastille
l'antique hérésie inclinait au calvinisme avec trois autres conseillers. (La Bastille
(1540). était une vieille forteresse qui datait de
Mais, nécessairement, plus les peines Charles V ; elle avait été transformée au
devenaient cruelles et plus nombreuses xiv« siècle en prison d'Etat.) les exécutions, plus se développèrent les Ce coup d'Etat annonçait la guerre
doctrines qu'on prétendait extirper, « d'extermination et de bannissement
arrosées, fécondées par «le sang des contre l'hérésie» (1550I. La chambre
martyrs » de la nouvelle foi. spécialement destinée à juger les hcré-
Henri II et la Réforme — La Réforme, tiques, qui fut établie encore sans ministres, sans temples, sans dans tous les pariedogme précis, prit son expansion la plus ments, fut appelée considérable sous Henri II. « chambre ardente »
Les propagandistes furent pour la parce qu'elle ne con-
plupart d'anciens moines et prêtres ; damnait qu'au feu. c'étaient les plus aptes à parler des abus Catherine de Médi-
qu'ils avaient connus et, même, pratiques, ois. — Quand Henri II
Ardents à répandre «la parole de Dieu », fut frappé par la lance
on les vit, comme lespremiers chrétiens, de son capitaine des fîar-
prêchant la nuit dans les faubourgs des, il était à la veille fe»^ écartés, dans les caves et dans les bois. , v^i, r, nn cathçrine
z. voir p. yy. DE MEDICIS