‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 135 sur 725 · ASSASSINAT DE HENRI III · texte numérisé non relu

ASSASSINAT DE HENRI III

liberté ni de culte ni de conscience aux catholiques (3 avril 1589).

Assassinat de Henri III. — Fin juillet, après avoir pris Etampes à la course et Poutoise après une vive résistance, 30 000 hommes de troupes royales et de troupes protestantes étaient devant Paris.

Les ligueurs tinrent bon, exaltés par 'le monitoire de Sixte-Quint qui sommait le roi de comparaître à Rome, sous peine d'excommunication, et par les prédications meurtrières des cordeliers et des curés. C'était la créance de tous les meneurs qu'il fallait tuer « le nouvel Hérode ».

On tient pour certain (sans qu'il y en ait toutefois de pi-euves) que ce fut la sœur des Guise?, la brûlante Montpensier, qui échauffa un pauvre moine bourguignon, de l'ordre des dominicains, très simple d'esprit, Jacques Clément. Il se

glissa à Saint-Cloud, obtint audience du roi et lui donna de son couteau dans le ventre.

Le procureur La Guesle et l'écuyer Bellegarde se jetèrent sur le moine qui, les mains sur la poitrine, les yeux au ciel, semblait attendre et le massacrèrent avec une, précipitation qui parut suspecte.

Henri III dura jusqu'au lendemain on il mourut très chrétiennement, après avoir engagé le roi de Navarre à se convertir et exhorté ses gens à se soumettre à l'héritier légitime (2 août 1589).

Paris accueillit avec des transports de joie la nouvelle de 1' « exécution )>. Les prédicateurs exaltèrent <i Saint Jacques Clément » ; le pape le glorifia en plein Consistoire, <, comn:e" un miracle ■>.

Bien que le cardinal de Bourbon fût retenu à Tours, Mayenne le proclama sous le nom de Charles X.

DÉCLARA TIOX D K HENRI IV. — i^Stj

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