‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 137 sur 725 · I. S.Ai.^T Simon, Parallèle des Trois Rois · texte numérisé non relu

I. S.Ai.^T Simon, Parallèle des Trois Rois

HENRI IV (1553-16101 (D'après Porbus.

ouvert avec un air de bonté », sachant parler à chacun le langage qui convenait et faire parler, délicieux épistolier, de belle humeur, d'une jolie familiarité martiale, et rien du Henri IV de romance qu'on a fabriqué.

Il est véritable que ses mœurs se sentirent jusqu'à sa vieillesse de la licence des \'alois et des camps, mais ses nombreuses amours ne furent pas de simples galanteries, et il riait si peu de la crédulité de son cœur que l'une des grosses difficultés qu'eurent ses ministres, ce fut de le retenir d'épouser ses maîtresses.

Ce qui aida également à sa popularité, c'est qu'il était peuple, mais avec l'allure royale. Le génie n'éclate pas chez lui comme chez Napoléon, mais on sent en lui un parfait équilibre, la raison rayonne de lui.

Aussi a-t-on pu dire de lui qu'il fut le plus Français des rois de France, celui dont l'âme fut le plus passionnément nationale, « le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire ».

Les débuts de Henri IV. — Le premier des Bourbons, roi légitime par la mort du dernier des Valois, n'avait hérité que d'un titre. Il lui restait à conquérir son royaume, dont il avait tout juste ce qu'en occupait son armée.

Ce sera l'œuvre militaire et politique de neuf dures années (1589-1598).

Déclaration du 4 août. — « Le commencement du règne de Henri IV est incomparable », dit Saint-Simon dans son fameux Parallèle des Trois Rois. En effet, toutes les chances, au jugement de tous les contemporains, étaient contre lui. Mais il ne manqua pas un instant à sa cause ; il n'eut pas un doute qu'il gagnerait sa couronne et

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