HENRI IV A PARIS
Entrée de Henri IV à Paris. — L'im- « Paris valait bien une messe ». Généreux
mense majorité des catholiques accueillit à son ordinaire, il laissa partir la garnison
avec joie cet acte de haute politique qui espagnole avec les honneurs de la guerre
annonçait la un des guerres civiles, et amnistia tous les ligueurs, moins une
Mayenne conclut une trêve générale. Les centaine de meneurs qu'il se conten*'a
Etats, flagellés par les cordflettp? impi- d'exiler. tovablesde la Satire
Ménippc'e, se séparèrent. Les plus grandes villes, jusqu'alors hostiles, Orléans, Lyon, Rouen, le Havre, plus de la moitié de la France, se donnèrent tout de suite aux cris de « Vive la liberté française ! A bas les étrangers ! ». Les princes lorrains et presque tous les au-
entk: :: : ■ r ,:;;■. a faki? ;- ; i ! ;-^ 1354). Lprès ia " .:.■. ■-r^: ■:! i ,^ .i;,t-Der.is et son sncre à Chartres, Henri 1\' rentre à Paris au milieu des acclamations. (D'après le ban>n Gérard, Musëe de Versailles. '^
Expulsion des Jésuites. — Les Jésuites payèrent pour les autres ordres religieux qui avaient mené la révolte ; aussi bien le recteur de leur ordre, le père \'arade, allait-il répétant que la conversion du « Xavarrais »
était une comédie, et le père Guignard qu'il fallait le tuer :
« Si on ne peut
très chefs de la Ligue se firent payer guerroyer le Béarnais, qu'on l'assassine. »
leur soumission, à titre d'indemnité pour L'un de leurs élèves, empoisonné par
leurs dépenses de guerre civile. Enfin, ces excitations, Jean Chastel, se dévoua ;
s'étant fait sacrer à Chartres, Henri son couteau n'atteignit le roi qu'à la
entra dans Paris (21 mars 1594). lèvre. Le Parlement décréta aussitôt
Tout le peuple l'accompagna, dans leur expulsion et, en même temps, enre-
un véritable triomphe, à Notre-Dame gistra les édits en faveur des protestants,
et au Louvre. Il dit, avec le sourire, que leur accordant la liberté du culte et
ARRIVEE DR HENRI IV A NOTREDAMI-; I-.1 ^-ravure. qui est de l'cpo'inc. fait voir les maisons (jui couvraient .ilors l'emplacement du parvis actuel, cailiédralc apparaît à l'exircniilé d'une rue. tomme aujourd'hui encore le MiinsUrAs Strasbourg. fKibl. Kal., Es'.)
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