‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 164 sur 725 · LA FRONDE · texte numérisé non relu

LA FRONDE

E grand traité de Westphalie, le plus Contemporaine de la Révolution anglorieux que la France eût encore glaise qui atteignit son sommet en 1649, conclu, qui terminait la guerre de Trente à l'exécution du roi Charles I'"'' et à la ans, nous mettait au Rhin, abaissait la proclamation de la République sous le maison d'Autriche et consacrait les divi- protectorat de Cromwell, la sédition sions de l'Allemagne, c'était le triomphe française ne lui ressembla en rien ; elle en du système de l'Equilibre ; la politique serait à peine la parodie. Elle n'est guère de François I", de Henri l'y et de Riche- que la réaction des intérêts particuliers lieu avait vaincu. contre le gouvernement absolu, mais

Cependant Mazarin n'en eut guère national, qu'a institué Richelieu.

que des reproches : des uns, parce que le On a vu déjà de telles réactions après

traité établissait en Allemagne la liberté les autres grands règnes, après Louis XI

religieuse ; — il n'avait donc pu être et après Henri IV. Mazarin y prête, par

signé que « par un Turc ou un Sarrasin son origine étrangère et le scandale de

déguisé en prêtre » '^ ; — des autres, son enrichissement. Le désordre des

parce que l'Espagne n'y était pas com- finances et les abus de la fiscalité ont créé

■>rise. Or, c'était elle qui s'était retirée de de vifs mécontentements dans le peuple ;

• Conférence dans la pensée de reprendre la misère est extrême dans les provinces,

vantage, grâce aux troubles intérieurs L'ambition de l'aristocratie judiciaire

'elle escomptait et qui commencèrent, (les Parlements) et de la noblesse prin-

.* effet, l'année même du magnifique cière exploite ces souffrances et ces traité (1648).

1. Thiers, discours du 3 mai 1866. 3. Von der Goltz, U Nation armée,

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