LA LIGUE DU K H
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la reine et avec Mazarin. <■■ Abîme de néi^c^ciations. dira le duc de fa Rocliefoucauld, dont personne n'a jamais vu le fond. »
Fin de la Fronde. — Mazarin, habilement, s'était retiré à Bouillon, laissant la révolte en tête-à-tête avec le roi.
Bientôt le «papier», emblème des roj-a-
livrant, une fois de plus, ses amis, et le prince de Conti, la sienne en épousant l'une des nièces de Mazarin. Le cardinal de Retz, bien qu'il eût pris depuis quelque temps figure de Catilina repenti, fut enfermé à Vincennes.
Louis XIV au Parlement. — • Les par
listes, remplava à tous les chapeau.x la lementaires se soumirent, d'ailleurs sans
« paille », emblème des rebelles ; la ville bassesse. Le jeune roi signifia aux
refusa des vivres aux Condéens et aux assemblées l'interdiction de délibérer
Lorrains. Le 13 octobre, Condé s'enfuit désormais sur les édits ; il n'est pas vrai
à cheval. Le 21, le roi rentra «glorieuse- qu'il soit entré le fouet de chasse à la
ment » à Paris et rappela Mazarin, qui fut main dans la grande salle.
reçu en triomphe. Ainsi la paix intérieure fut rétablie,
La Fronde bordelaise, la démagogique mais ces quatre détestables années
« Onnée », ne fut réduite que l'été sui- avaient plongé le pays dans une affreuse
vant (1653I. Trente jours après sa sortie misère; la peste étant survenue, les
de Paris, Condé fut déclaré par le Parle- cimetières de Champagne et d'Ile-de-
ment « criminel de lèse-majesté, per- France furent « trop petits pour recevoir
turbateur du repos public et traître à sa les corps ; les loups y venaient chercher
patrie ». Le duc d'Orléans fit sa paix, en leur pâture ».