‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 18 sur 725 · TRAITÉ DE VERDUN · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE VERDUN

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la nouvelle Rome. Il a fait du Rhin l'artère principale, l'axe de l'Empire dont il a reculé les limites orientales à l'Elbe et au Danube.

De toutes les entreprises étonnantes qui remplissent son règne, celle dont ce grand Occidental a eu le plus constamment le dessein, ce fut l'union sous un seul maître de la Gaule et de la Germanie ancestrale, devenue la conquête de la Gaule franque.

Cependant il avait conçu l'Empire autrement que les grandes monarchies orientales, d'un Attila ou d'un Timour ; sa conception fut romaine par le souci de l'ordre et de la règle et par la constante tendance à subordonner l'individu au système.

C'aef et défenseur de la chrétienté, l'Empereur a droit à l'obéissance de tous

les chrétiens, qu'ils soient Francs ou Gaulois, Saxons ou Italiens. Pour Charlemagne, l'unité de l'Empire n'est que le reflet de l'unité de l'Eglise '.

Quand il mourut à Aix, âgé de plus de soixante-dix ans, il fut placé dans un sarcophage antique qu'on voit encore et qxii porte cette inscription : « Ici repose le corps de Charlemagne, grand et orthodoxe empereur qui accrut largement le royaume des Francs et le gouverna heureusement pendant quarante -six ans. »

Sa vie a été racontée par son contemporain Eginard. La Chanson de Roland, de beaucoup postérieure, est une épopée en langue romane à la gloire de l'empereur à la barbe fleurie et de ses douze pairs. Sa grande ombre a plané sur tout le moyen âge.

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