BARQUES NORMANDES
Longues barques légères sur lesquelles c'eSt-à-dire « pOrtCUr d'un
Ger- '«^ P'^''"'^ <^" ^°'!^ sillonnalentles mers pg^j^ mantcaU ».
"* '■■"lontaient les neuves. *^ , ,, ,
Leduc Hugues descen-
avaient fait alliance contre leur dait d'une famille des bords de la Loire,
frère Lothaire, ils s'étaient accordés par d'origine incertaine.
un pacte conclu à Stra.=bourg. Les chefs de ce clan, Robert le Fort,
La langue des traités, comme des Eudes, Robert I«^ Hugues le Grand,
conciles, était alors le latin. Les deux avaient, au cours des grands troubles
frères voulurent associer à l'alliance qui font du x« siècle l'une des périodes
leurs peuples en leur parlant, non la les plus noires de l'histoire, tantôt exercé
langue de l'Eglise et des chancelleries, le pouvoir effectif sous les successeurs de
mais le langage populaire, celui qui était Charles le Chauve, en véritables régents
usité en Gaule et celui qui l'était en Ger- du royaume, tantôt usurpé la couronne,
manie. appuyés par des partis de nobles et
Leurs pexiples et leurs armées, qu'ils d'évêques en révolte,
voulaient prendre ainsi à témoin, ne La nouvelle dynastie s'appela, du
parlaient déjà plus la même langue. A droite du Rhin, la vieille langue des
sobriquet de Hugues, Capétienne.
La monarchie française, élective en
Francs s'était déformée dans un Jargon principe, devint, de fait, héréditaire, de
qui sera plus tard la langue allemande ; mâle en mâle, par primogéniture.
à gauche, elle avait entièrement disparu Les Normands. — A la fin du ix^ siècle,
devant une déformation du latin qui l'un des points les plus bas où descendirent
sera successivement la langue romane et l'ordre et la civilisation, la barbarie,
la langue française. refouIéeparCharlemagne, se rua de toutes
Charles, prêtant serment devant parts sur son Empire. Les Hongrois,
venus des steppes de la mer Caspienne,